<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951</id><updated>2012-01-07T13:57:59.009+01:00</updated><category term='Numéro 15'/><category term='Numéro 1'/><category term='Numéro 24'/><category term='Numéro 9'/><category term='Numéro 16'/><category term='Numéro 22'/><category term='Numéro 10'/><category term='Numéro 21'/><category term='Numéro 4'/><category term='Numéro 18'/><category term='Numéro 6'/><category term='Numéro 19'/><category term='Numéro 20'/><category term='Numéro 5'/><category term='Numéro 3'/><category term='numéro 11'/><category term='Numéro 7'/><category term='Numéro 17'/><category term='Numéro 8'/><category term='Numéro 2'/><category term='Numéro 23'/><category term='Numéro 12'/><category term='Numéro 13'/><category term='numéro 14'/><title type='text'>Hors Service</title><subtitle type='html'>// journal anarchiste</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>221</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3448964698570243354</id><published>2012-01-07T13:38:00.001+01:00</published><updated>2012-01-07T13:38:35.242+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Télécharger le numéro 24</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/Horsservice24.pdf"&gt;Téléchargez le numéro 24 ici en format PDF.&lt;/a&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/Horsservice24.pdf" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="320" width="226" src="http://4.bp.blogspot.com/-8C-pBmIfj30/Twg8ob0UmoI/AAAAAAAAACo/ROI6M4Ftd7A/s320/horsservice24.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3448964698570243354?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3448964698570243354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3448964698570243354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/telecharger-le-numero-24.html' title='Télécharger le numéro 24'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-8C-pBmIfj30/Twg8ob0UmoI/AAAAAAAAACo/ROI6M4Ftd7A/s72-c/horsservice24.bmp' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3117905130189716925</id><published>2012-01-07T13:34:00.000+01:00</published><updated>2012-01-07T13:49:12.312+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Brique par brique...</title><content type='html'>&lt;br /&gt;En janvier 2012, le nouveau centre fermé de Steenokkerzeel, dit "Caricole", fermera ses portes. Ce nouveau centre fermé au bout de la piste de l'aéroport a pour but d'enfermer les plus récalcitrants parmi les sans-papiers que l'Etat cherche à déporter. Il servira comme moyen de pression afin de dissuader et de mater les révoltes à l'intérieur des centres. A noter d'ailleurs que son ouverture a été retardée de plus d'un an, probablement grâce aux luttes en cours et aux sabotages anonymes sur le chantier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau gouvernement a manifesté son intention de "durcir la politique d'asile", tout comme il prévoit de durcir "la politique carcérale", "la politique budgétaire", "la politique d'allocations et de pensions",... Les indésirables sont nombreux: que ce soient des sans-papiers, des prisonniers, des pauvres, des vieux, des ouvriers. Tous doivent accepter que les années à venir seront "maigres", que les miettes qui tombent de la table des riches et du pouvoir seront rares. Entretemps, les positions se fortifient: le patronat belge mène des campagnes contre des grévistes, les institutions soi-disant d'aide comme le CPAS fermeront les portes de leurs centres d'accueil pour les sans-abris qui en plus n'ont pas de papiers, les syndicats haussent le ton afin de garder le contrôle sur leurs "troupes" qui veulent peut-être en découdre,...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais retournons à ce nouveau centre fermé. Il y a une semaine, une manifestation sauvage a parcouru les rues de Molenbeek. Tracts, affiches, slogans et tags contre les prisons et les centres fermés, contre l'Etat et le pouvoir. Le lendemain, la police empêche par les gros moyens une manifestation devant le nouveau centre fermé: des centaines de policiers anti-émeutes, la cavalerie fédérale et une autopompe protègent le centre. Le bourgmestre de la commune de Steenokkerzeel prend même un arrêt interdisant tout rassemblement. Il faut dire que les dernières manifestations qui s'y sont déroulées ont été assez agitées. Destructions d'infrastructure aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur et une évasion ont donné un élan libérateur à ces rassemblements souvent relativement impuissants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tard, à Bruxelles, des dizaines de personnes cagoulées s'attaquent à l'Office des Etrangers: le hall d'entrée est dévasté, les vitres cassées, des fumigènes et des feux d'artifice sont jetés à l'intérieur de l'énorme bâtiment. Pour rappel, c'est l'Office des Etrangers et son armée de fonctionnaires qui prennent les décisions concernant les centres fermés, les déportations, l'octroi des permis de séjour, des régularisations. Nous nous reconnaissons dans cette attaque directe contre un des responsables de la machine à expulser, et c'est avec beaucoup de joie que nous appelons tout ceux qui veulent se battre pour la liberté, à continuer sur le chemin d'une lutte sans médiation, une lutte qui passe à l'offensive contre ce qui nous étouffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons encore que ces deux dernières années, la lutte contre la construction du nouveau centre fermé à Steenokkerzeel a entre autres choisit ce chemin-là. Les constructeurs du centre, les entreprises comme Besix et Valens, ont été ciblées à de nombreuses reprises par des actions directes, des sabotages, des incendies, des attaques, tout comme les entreprises qui se font du fric avec l'exploitation de ces centres comme ISS Cleaning, Sodexo, la Banque de la Poste, Dalkia ou encore les institutions qui font tourner le carrousel des papiers comme les administrations communales. Car la machine à expulser peut être attaquée partout, par chacun et chacune, avec les moyens qu'il ou elle juge adéquats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luttons pour rien de moins qu'un monde sans frontières.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Feu aux papiers, feu à l'Etat et vive la liberté!&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3117905130189716925?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3117905130189716925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3117905130189716925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/brique-par-brique.html' title='Brique par brique...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6462757703648945165</id><published>2012-01-07T13:33:00.002+01:00</published><updated>2012-01-07T13:50:14.631+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Saint-Gilles: Un mouvement de prisonniers réprimé</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Début octobre, quelques dizaines de prisonniers refusent, à la fin du préau, de remonter aux cellules. Ils exigent un entretien avec la direction par rapport aux conditions de détention, à la nourriture, à la surpopulation (souvent à 3 et même à 4 dans une seule cellule). La direction appelle des renforts de la zone de police du Midi afin de mater le mouvement. Ensemble avec l’équipe de gardiens récemment formés et entraînés pour mater les révoltes de prisonniers et les mutineries, les renforts policiers se livrent à un tabassage en règle sous le préau. Au moins trois prisonniers ont été grièvement blessés. Ensuite, les gardiens entament une grève afin de bloquer toute communication entre l’intérieur et l’extérieur (lors d’une grève, il n’y a ni visite, ni courrier, ni téléphone), comme ils le font souvent pour camoufler des magouilles, des maltraitances, des dénonciations voire des meurtres. Rappelons d’ailleurs que les interventions des policiers de la zone Midi dans les prisons bruxellois sont déjà notoires. En 2009, un de leur commissariats avait été incendié à Anderlecht à coups de cocktails Molotov suite aux maltraitances et tortures de détenus à Forest par des policiers de cette zone, venus remplacer les gardiens pour une énième fois en grève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quasi toutes les semaines, ou mieux, tous les jours, il y a des prisonniers qui protestent, seuls ou ensemble avec d’autres, avec ou sans violence, contre l’état de choses actuel dans les prisons belges, voire même contre tout le système carcéral dans son ensemble. Les gardiens, soudés dans leurs syndicats, font bloc, grève après grève, magouillent, combattent « à leur façon » les prisonniers révoltés. Pour leur part, le ministre de la Justice et toute la clique politique, poussent de toutes parts pour un renforcement sécuritaire à tous les niveaux, annoncent la construction de nouvelles prisons, abolissent avec le programme du nouveau gouvernement formellement une grande partie de possibilités de libération conditionnelle (car en réalité, c’était déjà le cas : de nombreux prisonniers ne sortent qu’à fond de peine, surtout s’il s’agit de personnes qui ne se résignent pas et qui ne lèchent pas le cul des juges). Alors, rien de surprenant que de toutes manières, on essaye de réprimer tout mouvement de prisonniers : en tabassant ceux qui lèvent la voix, en isolant ceux qui se révoltent, en présentant devant la « société » tous ceux qui se trouvent dedans comme des « barbares » et des « monstres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire alors, maintenant que les tensions continuent à croître dans les prisons, aussi bien à Bruxelles qu’ailleurs en Belgique (rappelons simplement la mutinerie à Andenne il y a quelques semaines) ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout d’abord, encourager et soutenir les uns et les autres dans un élan de révolte et de solidarité : ne pas reculer devant la menace de tabassage ou d’isolement, mais se soutenir afin d’affronter ensemble tout l’arsenal répressif de l’Etat.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Deuxièmement, ne pas laisser isoler les mouvements de protestation et de révolte à l’intérieur des prisons : exprimer, dehors, dans la rue, une solidarité offensive, une solidarité qui ne va pas quémander auprès des institutions afin d’obtenir quelques miettes ou quelques améliorations, mais une solidarité qui devient attaque, attaque contre tout ce qui nous fait prisonnier de ce système basé sur l’argent et le pouvoir, attaque contre les rouages de la machine carcérale afin de la saboter, la perturber, la déstabiliser, la détruire.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6462757703648945165?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6462757703648945165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6462757703648945165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/saint-gilles-un-mouvement-de.html' title='Saint-Gilles: Un mouvement de prisonniers réprimé'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4973244793627949479</id><published>2012-01-07T13:32:00.006+01:00</published><updated>2012-01-07T13:51:45.155+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Quand la Stib fait grève...</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Combien de fois la ville de Bruxelles est restée à moitié paralysée par des grèves de la Stib ces derniers mois? On ne saurait plus le dire. J'aime bien quand le train-train quotidien est paralysé, quand la course folle de l'économie est mis à l'arrêt. Et ne me comprenez pas à travers : quand le travail est en grève, je suis le premier à dire que ça pourrait être une occasion pour tâter la possibilité d’une lutte directe contre tous les patrons. Mais...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ils ont jeté des cajoux sur les métros et les trams, grève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Elle m'a insulté lors d'un contrôle de ticket, grève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils refusent de payer, grève. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;En montant, elle m'a agressé quand je lui demandais de valider son ticket, grève.&lt;&lt;/i&gt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et quand la Stib placent des portiques, compliquant la vie à ceux qui n'ont pas de ticket ou qui n'en voudront jamais, les syndicats font quoi? Quand elle augmente une fois de plus le tarif d'un ticket? Quand la Stib respecte ces accords avec la police afin de faciliter des rafles contre des sans-papiers, des fugitifs, des signalés, des recherchées? Rien. Ou pire, applaudissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, je veux bien. Vous avez un boulot chez la Stib et c'est de la merde. D'accord. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en quoi êtes-vous tellement différents de la Stib et sa politique si vous vous battez à coups de grèves et de débrayages pour exactement les mêmes choses que votre direction, c'est-à-dire, la sécurité, le renforcement du controle, l'ordre à tout prix? En fin de compte, il s'agit là de grèves pour défendre l'ordre existant plutôt que de lutte sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus vous vous comporterez comme les gardiens se comportent, dans leur soi-disant bras de fer avec la direction pénitentiaire, face aux prisonniers, plus que vous vous heurterez à l'hostilité diffuse dans les rues, dans les couloirs souterrains de cette ville toujours plus colérique, dans les wagons qui nous transportent, nous, de la viande économique sous controle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez une prison pour nous, la prison des transports en commun avec ces gardiens, ces caméras, ses contrôles, son milieu oppressant aussi bien pour le corps que pour l'esprit? Soyez alors prêts à vous défendre contre des prisonniers qui sont prêts à tout pour détruire les cages et conquérir leur liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4973244793627949479?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4973244793627949479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4973244793627949479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/quand-la-stib-fait-greve.html' title='Quand la Stib fait grève...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7961838513823456242</id><published>2012-01-07T13:32:00.001+01:00</published><updated>2012-01-07T13:52:16.046+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>La fin du transport en commun</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Nous voulons tous aller quelque part. Ce ne serait pas une exagération de prétendre que c’est dans la nature humaine même d’aller, de ne pas rester sur place, de partir à la découverte. Relativement incapable à complètement éradiquer cette pulsion, le pouvoir s’emploie plutôt à déterminer à l’avance la destination de nos routes, en délimitant bien les champs accueillants à la découverte des terrains prohibés. Aller découvrir le nouveau centre commercial, goûter un succédané de la nature dans un parc naturel, se jeter dans l’inconnu d’un nouveau emploi, faire la fête sur les endroits prédestinés à éviter tout joyeux et donc incontrôlable débordement… voilà les destinations offertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la question ne concerne pas uniquement les destinations. La critique de ce monde fantomatique mis en scène par le pouvoir et la marchandise s’enraierait si elle ne capterait pas que c’est &lt;i&gt;le chemin même qui conditionne la destination&lt;/i&gt;. Vivant dans un monde basé sur l’argent, la seule destination de nos errances ne peut être les temples où cet argent règne. Vivant dans un monde où le travail salarié détermine le rythme de la vie, le seul but devient évidemment l’usine, l’entreprise, l’atelier, le supermarché.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Si nous descendons du domaine de la critique de la logique du pouvoir et de la soumission pour nous plonger sur le concret, on se heurte à propos de cette question des chemins et des destinations, quasi directement sur l’existence des transports en commun, qui semblent devenus un des cibles préférés des enragés, évidemment chacun avec ses raisons et ses colères, partageables ou moins. On pourrait se limiter à une critique superficielle des transports en commun, oubliant qu’ils forment effectivement une des plus importantes artères de la ville. On pourrait se limiter à dénoncer les prix trop élevés pour un ticket ou un abonnement, l’augmentation des contrôles, l’installation des portiques transformant l’accès au métro en une séance de gymnastique, ou encore l’abondance de la vidéosurveillance, des agents de prévention,… Et tout ça, c’est absolument nécessaire et utile, mais en même temps, ça risque de nous amener, nous, les ennemis du pouvoir, sur les terrains glissants de la revendication d’un quelconque « droit à la mobilité », des « transports en commun gratuits » ou encore une « réduction de la répression des fraudeurs ». Ce sont des terrains glissants, car ils risquent d’omettre la question fondamentale : pourquoi y-a-t-il des transports en commun, quel but servent-ils ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande majorité des usagers des transports en commun, l’utilisent pour se déplacer de la maison vers le travail, vers des institutions, vers des rendez-vous avec des bureaucrates, vers les lieux de consommation comme le supermarché, le stade ou le disco. Ceci donne une légère amorce afin de comprendre l’importance que le pouvoir octroie à un réseau de transports en commun qui fonctionnent décemment. Le déplacement, la circulation des personnes est fondamentale pour l’économie, pour l’existence du pouvoir. Les transports en commun sont une des réponses à cette nécessité économique de se déplacer, tout comme son organisation fait tout son possible pour &lt;i&gt;offrir le chemin afin de déterminer la destination&lt;/i&gt;. Et ce déplacement doit évidemment se dérouler de la manière la plus efficace (certainement pas l’équivalent de la plus agréable) et la plus sûre (certainement pas l’équivalent de la plus fascinante). La mobilisation totale de la population au quotidien, nécessite des infrastructures adaptées. L’importance de ces infrastructures pour l’ordre social se reflète à l’envers quand elles sont paralysées (peu importe la cause) : retards, chaos, désordre, rupture avec la routine. &lt;i&gt;On dirait du terrain fertile pour la liberté, pour autre chose que la reproduction quotidienne des rôles, du pouvoir, de l’économie. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et jusque là, nous n’avons que touché les aspects concernant la logique de mobilisation économique derrière le transport de masse. Mais les transports en commun configurent profondément non seulement l’espace physique (tunnels, câbles électriques, signalisations, rails de trams, du bruit, uurroosters), mais peut-être encore plus l’espace mental : la ville devient la somme des arrêts de trams et de bus, le territoire se voit délimité par les arrêts desservis, tout le reste n’est que du &lt;i&gt;passage&lt;/i&gt;, la plupart, d’ailleurs, passé, non par hasard, sous le sol. Le réseau des transports en commun, compris avec la militarisation que les transports en commun impliquent, peut être analysé comme une véritable &lt;i&gt;toile &lt;/i&gt;qui couvre le tissu social, contribue à en déterminer les rapports, qui le contient, qui &lt;i&gt;l’enferme&lt;/i&gt;.  Dans la prison à ciel ouvert que le pouvoir est en train de construire, les transports en commun constituent les fils barbelés et les miradors empêchent toute évasion. Comme dans n’importe quelle prison ou camp, les enfermés sont registrés et fichés. Le gigantesque fichage, réalisé à travers les cartes à puces personnalisés, des mouvements de tous les usagers non-fraudeurs (et encore plus, vu la vidéosurveillance), n’est en effet qu’un des aspects de la prison sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, les transports en commun ne sont pas une forteresse imprenable. Exactement parce que c’est un réseau qui s’étend partout, ils ne seront jamais à l’abri des gestes perturbateurs. Son omniprésence constitue en même temps sa vulnérabilité. Crever les pneus dans le dépôt des bus, sectionner les câbles le long des rails, détruire les signalisations qui mettent de l’ordre dans la circulation, ériger des obstacles sur les rails…, les possibilités pour des attaques simples et reproductibles sont infinies et surtout impossible à prévenir et à éviter pour les directeurs de la prison sociale. Chaque perturbation, peu importe son ampleur, a des effets immédiats sur la routine quotidienne, qui, clairement, est celle du travail, de l’économie, du pouvoir et du contrôle. Combattre pour garder les transports en commun accessibles à tous devient, dans cette optique, revendiquer une prison ouverte – exactement ce que le pouvoir est en train de construire. Il nous semble d’ailleurs assez non pertinent de prévoir si, dans le monde de nos rêves, dans un monde où l’argent sera détrôné et le pouvoir détruit, existeront encore ces transports en commun vu que sa logique actuelle est entièrement et exclusivement imprégné de l’économie qui nous voulons détruire et du contrôle social que nous voulons éradiquer. Aujourd’hui, il s’agit de concevoir ce que sont réellement les transports en commun : les artères du capitalisme, les barrières qui excluent tout ce qui sorte de la routine du travail et du pouvoir, les fils barbelés de la prison à ciel ouvert en construction. Et comme l’évasion d’une personne ne signifie pas encore la destruction de la prison (et dans une certaine mesure même pas la liberté, liberté qui, comme on le dit souvent, &lt;i&gt;ne peut s’étendre à l’infini qu’à travers la liberté des autres&lt;/i&gt;), la question revient à attaquer les transports en commun dans le but de les perturber et de les détruire. Paralyser la circulation orchestrée et conditionnée revient à non moins que de se battre pour la liberté de tous.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7961838513823456242?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7961838513823456242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7961838513823456242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/la-fin-du-transport-en-commun.html' title='La fin du transport en commun'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4528550497928323573</id><published>2012-01-07T13:30:00.001+01:00</published><updated>2012-01-07T13:52:51.343+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Le Congo est juste au coin de la rue</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le combat pour le pouvoir et l’argent gaspille des vies, partout&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emeutes. Incendies. Vitrines brisées. Barricades de poubelles et de déchets. Cocktails Molotov contre des véhicules de police. Blocages de la petite ceinture. Un porte-parole de la police, un bourgmestre remplaçant, quelques journalistes encaissent des coups ou sont chassés. Depuis quelques semaines, il y a du grabuge à Matonge, Bruxelles. Le quartier reçoit sa dose de répression : des policiers anti-émeute encerclent le quartier, canon à eau, gaz lacrymogène, hélicoptère, tabassages de personnes pourtant déjà maintenues à terre. Des centaines d’arrestations, trois semaines d’interdiction de rassemblement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le motif premier de ces manifestations spontanées sont les élections au Congo. Ce pays infiniment vaste au cœur de l’Afrique, où c’est misère et compagnie depuis des décennies. Des entreprises occidentales reluquent les matières premières dans l’est du Congo (sans quoi, tous ces précieux portables ne seraient que des jouets en plastique). Les pays voisins, les seigneurs de guerre, les « chefs rebelles », comme l’élite politique locale et nationale reniflent la puanteur de l’argent. Ils ont recruté des soldats pour assassiner et violer. Un business d’organisations de secours qui grossissent mensuellement les comptes d’une poignée de bienfaiteurs professionnels. Un écheveau de luttes de pouvoir dans lequel les médias préfèrent ne pas salir leurs mains. Le président a malignement résolu le dernier grand conflit régional en partageant partiellement son pouvoir avec la plupart des chefs locaux. Des dirigeants rebelles sont maintenant généraux. Evidemment, tous les leaders ne sont pas satisfaits, mais la lutte pour le pouvoir n’est plus une guerre ouverte. Même si la vie quotidienne ressemble à une situation de guerre. Des villes comme Goma sont devenues, grâce à leurs statuts de bases de départ des casques bleus de l’ONU, des refuges où la survie est un combat quotidien. Dans les environs de ces villes, des vastes camps de réfugiés et des villages éloignés où des hommes armés sont une menace permanente. Certaines régions passent pour tranquilles, des régions où les gens ont maintenant le droit de se faire exploiter dans les mines de l’élite politique. Au péril de leur vie et avec la pollution de régions entières (des métaux dans les fleuves, l’irradiation nucléaire, là où l’uranium est extrait) en échange d’un minable salaire.&lt;br /&gt;               &lt;br /&gt;Une partie de la population avait placé ses espoirs dans les élections démocratiques afin de se défaire de Kabila, d’obtenir des changements et sortir de cette situation misérable. Avec la machine de propagande et la mainmise de Kabila sur les institutions étatiques, il est déjà surprenant que le candidat de l’opposition, Tshisekedi, ait une réelle chance de gagner (en sachant que même sans fraude, Kabila ramasse encore beaucoup de votes, mais assez ?). Une opposition qui, lors de la prise du pouvoir de Kabila, a simplement été mise de côté et semblait ensuite très faible. Une grande majorité de cette opposition semble s’assoupir dans les sièges du parlement de Kinshasa. Celui qui est contre Kabila, semble aujourd’hui être pour Tshisekedi. Mais le pouvoir corrompt et au Congo peut-être encore plus vite qu’ailleurs. La survie politique à Kinshasa dépend en grande partie du contrôle d’une armée qui est un ramassis de différents leaders (qui aspirent tous à un morceau toujours plus grand du gâteau), de relations avec les entreprises occidentales (qui préfèrent ne pas voir un Etat stable, capable d’imposer des règles et des taxes), d’un équilibre subtil de pouvoirs afin d’empêcher les pays voisins de commencer une nouvelle guerre. Comment Tshisekedi pourrait-il changer cela ? Comment placer nos espoirs dans une démocratie « qui fonctionne » et dans des nouveaux leaders politiques au Congo, tandis que les leaders de la démocratie belge (« le bon exemple ») défendent depuis des décennies uniquement leurs intérêts au Congo, contribuant à la situation misérable d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction du nouveau Ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders, en disait long. Celui qui a des problèmes avec Kabila, peut s’adresser à la Cour Suprême du Congo (au service de Kabila). Pour les leaders politiques occidentaux, tout va bien si les règles de la démocratie sont (plus ou moins) suivies. Au-delà de ça, les politiciens francophones de ce petit pays ont trop de connexions et trop d’intérêts économiques au Congo pour en avoir quelque chose à foutre de la situation misérable des gens sur place. Le MR et le PS préfèrent ne pas trop tirer dans les jambes de Kabila, c’est mauvais pour les affaires. C’est la raison pour laquelle certains manifestants à Bruxelles s’adressent aux partis flamands. Peut-être ont-ils moins d’intérêts économiques au Congo et oseront donc prendre des airs. Mais au-delà des déclarations politiquement correctes de quelques sermonneurs, c’est le désintérêt qui règne. Attendons-nous réellement que les politiciens se soucient de notre sort ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Qui n’est pas enragé ? Le changement est-il possible tant que le capitalisme aura besoin des matières premières rares du Congo pour ses trouvailles de haute technologie ? Tant que durera le trauma des enlèvements, des viols, des massacres ? Tant que des hommes se laisseront enrégimenter pour servir les intérêts de leur leader ou autre mokonzi ? Tant que nous placerons nos espoirs dans des dirigeants politiques qui ne pourront que décevoir ?&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4528550497928323573?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4528550497928323573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4528550497928323573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/le-congo-est-juste-au-coin-de-la-rue.html' title='Le Congo est juste au coin de la rue'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2604961545901003398</id><published>2012-01-07T13:29:00.003+01:00</published><updated>2012-01-07T13:53:27.027+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Matonge: pour des émeutes contre tout pouvoir</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Soyons clairs et nets: la situation sociale et économique au Congo vaut bien - et on dirait au moins - quelques émeutes à Matonge. L'exploitation terrifiante de la population aussi bien par des entreprises occidentales que par des patrons locaux, les massacres continuels perpétrés aussi bien par le régime de Kabila que par les soi-disant opposants et seigneurs de guerre ou de clans, la corruption et la terreur politique qui infeste tous les domaines de la vie sociale... Autant de raisons pour exprimer sa rage et se battre pour des changements fondamentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombre de personnes diront que tout ira pour le mieux au Congo si une "véritable démocratie qui fonctionne" s'y installait. Selon les intempéries du moment, les partisans de celle-ci ("l'opposition") changent de nom. Aujourd'hui il semble que ce nom soit celui de Tshisekedi, à qui le régime de Kabila n'est pas prêt à céder le pouvoir. Demain, une fois Tshisekedi au pouvoir, ce nom serait autre, voir redeviendrait celui de Kabila (junior junior, peut-être) et ainsi de suite. C'est le cirque politique, démocratique ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entendons-nous bien: il est nécessaire de se battre contre le régime de Kabila, mais ce n'est pas pareil de se battre contre un régime pour le remplacer par un autre que de lutter pour la liberté tout court, et donc contre tout régime. Le pouvoir peut changer de couleur, peut effectivement devenir plus acceptable et moins corrompu (en général au prix de devenir plus insidieux et moins facile à combattre), mais il restera toujours le fond de tous les problèmes. Tant qu'il y aura pouvoir, il y aura exploitation, massacre, corruption, terreur. Se battre contre tout pouvoir ne signifie pas vouloir une guerre civile et permanente; nous pensons simplement que la liberté de chacun et de chacune, des rapports de solidarité et d’auto-organisations, donc libérés de toute autorité, sont les meilleures armes contre les horreurs de ce monde, beaucoup plus forts et durables que n'importe quel régime qui prétend "protéger" le peuple pour mieux régner sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains diront peut-être qu'il faudrait avancer pas par pas, qu'on ne change pas ce monde de pouvoir et d'argent en une nuit. Que Tshisekedi ne sera peut-être pas parfait, mais au moins un peu mieux que Kabila. Que tant qu'il y a de la dictature dans un pays, il faudrait se battre pour le transformer en démocratie, même en sachant que la démocratie est simplement une autre forme de pouvoir, et donc d'exploitation, de fossé entre riche et pauvre, d'oppression, de centres fermés, de prisons. Mais un tel raisonnement "du moindre mal" omet la possibilité de parler radicalement, fondamentalement du "bien". Et il faut le dire, aujourd'hui encore plus que hier, aussi bien au cœur de Bruxelles qu'à Kinshasa: pour vivre en liberté, pour mener une vie meilleure, une vie riche d'expériences et de goûts, riche de rapports réciproques, tout pouvoir doit disparaître, tous les politiciens et patrons doivent s'en aller. On pourrait même insister encore plus: dans un climat comme celui du Congo, il faudrait d'avantage insister sur la nécessité d'un soulèvement, d'une insurrection qui affronte toute forme d’oppression, qu'elle vienne de l'Etat, d’entreprises ou de clans guerriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes sûrs que parmi les émeutiers de Matonge, il y en a qui ne se font aucune illusion sur le pouvoir et sa capacité de devenir de temps en temps plus doux. Nous sommes sûrs que la rage qui cible commerces, banques, police et institutions est capable de beaucoup plus que jouer aux partisans de Tshisekedi. Nous sommes sûrs que dans les temps à venir, à Bruxelles, nombreuses seront les occasions, multiples les prétextes pour mettre le feu à la poudrière: car la liberté s'est déjà montrée lors des soulèvements en Tunisie, en Egypte, en Libye, elle se lève en ce moment même en Syrie et au Kazakhstan (où des milliers des grévistes se sont insurgés contre l'Etat), elle doit se lever aussi à Bruxelles et ailleurs. Son drapeau n'est pas celui des Tshisekedis du monde entier, ni celui des nationalistes flamands ou autres, ni celui de politiciens ou d'aspirants-politiciens. Son drapeau, c'est simplement le refus de la politique, de la domination, du pouvoir, c'est la revendication non-négociable d'une vie libre et pleine.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2604961545901003398?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2604961545901003398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2604961545901003398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/matonge-pour-des-emeutes-contre-tout.html' title='Matonge: pour des émeutes contre tout pouvoir'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1135775944909747840</id><published>2012-01-07T13:28:00.005+01:00</published><updated>2012-01-07T13:57:59.016+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Que crève le vieux monde!</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que l’on rie ! Il faut que l’on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du vernis et du convenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements d’hypocrisie et de mensonges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers, épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi, inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez des vœux, en voilà : que crève le propriétaire qui détient la place où j’étend mes membres et qui me vend l’air que je respire ! Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences sur le champ de mon corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui prépare sa pâtée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas. Ce jour-là, c’est la répétition d tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caresse de la putain a comme équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de lute et d’antagonismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui les empêchent de venir à plus de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propriété, la patrie, les dieux, l »honneur courront risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs. Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements d’hypocrisie et de mensonges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers, épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi, inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez des vœux, en voilà : que crève le propriétaire qui détient la place où j’étend mes membres et qui me vend l’air que je respire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences sur le champ de mon corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui prépare sa pâtée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas. Ce jour-là, c’est la répétition d tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caresse de la putain a comme équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de lutte et d’antagonismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui les empêchent de venir à plus de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propriété, la patrie, les dieux, l’honneur courront risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs. Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Albert Libertad &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;in &lt;i&gt;l’anarchie&lt;/i&gt;, 27 décembre 1906.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1135775944909747840?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1135775944909747840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1135775944909747840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/que-creve-le-vieux-monde.html' title='Que crève le vieux monde!'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-9137014988274049094</id><published>2012-01-07T13:26:00.005+01:00</published><updated>2012-01-07T13:56:46.231+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Rien à demander, tout à exproprier 24</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Début décembre, le bijoutier Bens abat le jeune Jordy Kasavubu quand celui-ci s’apprête à le braquer devant sa villa à Liège. La semaine suivante, après les funérailles de Jordy, des émeutes éclatent au centre-ville de Liège. De l’autre côté de la barricade, les organisations patronales et les politiciens exigent d’avantage de protection judiciaire pour ceux qui défendent l’argent, la richesse, les bijoux, les coffres-forts contre les mains audacieuses d’un quelconque pauvre qui tente de prendre l’argent là où il se trouve en abondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mi-décembre, on apprend une belle nouvelle : la bijouterie de Bens, d’ailleurs située à Tillf, a été attaquée. Couverts par la nuit, des inconnus ont cassé toutes les vitres blindés de la bijouterie et se sont emparés des bijoux qui se trouvaient dans l’étalage. Une belle action d’expropriation, bien ciblée et, pourquoi pas, reproductible par quiconque sait manier une masse.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-9137014988274049094?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/9137014988274049094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/9137014988274049094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/rien-demander-tout-exproprier-24.html' title='Rien à demander, tout à exproprier 24'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6126136177507265444</id><published>2012-01-07T13:26:00.002+01:00</published><updated>2012-01-07T13:57:07.141+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Feu aux papiers, vive la liberté!</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Fin novembre, des cocktails molotov sont jetés sur deux combis de police garés devant le Service Population de la commune de Farciennes. Le feu se propage vers le bâtiment : cinq espaces ravagés par les flammes, cartes d’identités, permis de séjour etc. inclus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos pensées tournent alors vers Schaerbeek, l’année 1911. Le 17 avril, la maison communale flambait. L’incendie était bel et bien d’origine volontaire : plusieurs engins incendiaires fabriqués de vessies de porc remplies de térébenthine, attachées en haut d’une bougie. Au pied de la bougie se trouvaient des écailles de bois qui flambaient quand la bougie fondait. Ainsi les flammes remontaient en haut et incendient la vessie de térébenthine. L’auteur de cet incendie restera pour toujours caché, quelque part dans l’histoire. Mais ce qui est sûr, c’est que le registre de population de Schaerbeek a été entièrement détruit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on s’aventure d’avantage dans l’association, on arrive chez quelques pays en soulèvement comme par exemple la Tunisie. Lors du soulèvement contre le régime de Ben Ali, mais également ensuite contre le nouveau régime, les maisons communales, les archives de la Justice, les registres d’huissiers et les registres de propriété ont été plusieurs fois incendiés. Afin de marquer la distance entre ce qui a été et ce qui veut venir, les archives de l’Etat et des institutions se révèlent toujours être du bon combustible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Registrer des gens, par des cartes d’identité, des listes, des dossiers, n’est rien d’autre qu’un moyen pour contrôler la population et faciliter l’oppression. Les gens sont fichés pour ensuite pouvoir plus facilement les exclure, traquer, persécuter, enfermer, déporter. Il est donc tout à fait logique que tout ce qui a à voir avec le recensement des gens (qu’il s’agisse d’archives de police, d’actes de naissances, de documents de nationalité) a toujours été un des cibles révolutionnaires et insurrectionnelles.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6126136177507265444?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6126136177507265444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6126136177507265444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/feu-aux-papiers-vive-la-liberte.html' title='Feu aux papiers, vive la liberté!'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7065433096226667746</id><published>2012-01-07T13:25:00.002+01:00</published><updated>2012-01-07T13:57:25.519+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Un monde sans argent, frontières et papiers</title><content type='html'>&lt;br /&gt;Nous vivons une époque où les gens sont poussés par-dessus bord à un rythme accéléré. Expulsés de leur logement, ils se retrouvent dans la rue. Tandis que nous le voyons tous de nos propres yeux que le nombre de sans-abris augmente rapidement, le CPAS bruxellois n’a trouvé rien de mieux que de fermer cet hiver les portes de son accueil d’urgence pour tous les sans-papiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons une époque où la sainteté de l’argent, de la propriété et de descendance détermine d’une façon toujours plus brutale qui a encore accès à la société, et qui devra crever à leurs frontières. Mais ce n’est pas l’époque à déterminer nos idées. La société d’aujourd’hui a ses racines dans celle du passé. L’argent, la propriété et la descendance garantissent depuis le début de leur existence l’exclusion, l’exploitation et l’oppression.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Et donc nous continuerons, aussi dans cette époque où les conditions de vie et de contrôle durcissent, toujours à lutter pour rien de moins qu’un monde sans papiers, sans argent, sans frontières. Un monde de liberté est un monde sans oppression et donc aussi sans les moyens qui facilitent l’oppression.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7065433096226667746?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7065433096226667746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7065433096226667746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/un-monde-sans-argent-frontieres-et.html' title='Un monde sans argent, frontières et papiers'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7801921780295835111</id><published>2012-01-07T13:24:00.001+01:00</published><updated>2012-01-07T13:57:44.681+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 24'/><title type='text'>Brèves du désordre 24</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La police est une cible&lt;/b&gt; - En quelques semaines, au moins trois fois la police a été ciblé par des incendiaires: une fois à Farciennes où deux combis et une remorque ont brûlés, une deuxième fois à Quaregnon où la porte d'entrée du commissariat a été incendiée et une troisième fois à Ixelles où plusieurs véhicules de police, stationnés devant le commissariat, ont été brûlés à l'aide de cocktails molotov. Ces attaques sont survenues dans le contexte d'une mutinerie à la prison d'Andenne, de troubles aux prisons de Saint-Gilles et de Forest, de tabassages en masse de ceux qui ont protesté ces derniers temps dans le quartier de Matonge contre le régime de Kabila au Congo, et le soutien de l'Etat belge à celui-ci,...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Capitalisme vert ?&lt;/b&gt; – Un incendie a ravagé une bonne partie d'un hangar appartenant à la société Solar-Tech, spécialisée dans la fabrication d'applications solaires et l'installation d'éoliennes. Face à l'horreur de l'industrialisme, du nucléaire et des industries énérgetiques, nombreuses personnes revendiquent en effet des solutions “vertes” à l'intérieur du capitalisme et de l'Etat: énérgies renouvelables, une agriculture biologique, etc. Aujourd'hui, l'écologie est devenu une marché comme n'importe quelle autre, voir pire, car elle donne une couleur verte au capitalisme, tout en gardant en place les mêmes rapports sociaux, rapports d'exploitation et d'oppression. Attaquer l'économie écologique, signifie dès lors refuser toute logique du “moindre mal”, du “petit-à-petit”, du reformisme et remet en question l'ensemble de l'économie et de l'Etat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les bus parlent &lt;/b&gt;– Des inconnus ont peint des slogans contre les frontières, les centres fermés et les déportations, sur huit bus, garés sur le parking de De Lijn à Louvain. Ainsi, ils ont non seulement esquinté le train-train quotidien des transports en commun avec quelques idées, mais également rappelé l'ouverture imminente du nouveau centre fermé à Steenokkerzeel.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7801921780295835111?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7801921780295835111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7801921780295835111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/breves-du-desordre-24.html' title='Brèves du désordre 24'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-9024673516792432433</id><published>2011-11-29T13:32:00.001+01:00</published><updated>2011-12-01T14:31:54.492+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Téléchargez numéro 23</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/Horsservice23.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt; (pdf)&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-kNFXD_oFdwM/TteBvLnWVsI/AAAAAAAAACQ/jfFbp9O3E8Q/s1600/Horsservice23.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="320" width="226" src="http://4.bp.blogspot.com/-kNFXD_oFdwM/TteBvLnWVsI/AAAAAAAAACQ/jfFbp9O3E8Q/s320/Horsservice23.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-9024673516792432433?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/9024673516792432433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/9024673516792432433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/telechargez-numero-23.html' title='Téléchargez numéro 23'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-kNFXD_oFdwM/TteBvLnWVsI/AAAAAAAAACQ/jfFbp9O3E8Q/s72-c/Horsservice23.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4532328313470632657</id><published>2011-11-29T13:30:00.003+01:00</published><updated>2011-11-29T13:30:51.122+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Edito</title><content type='html'>Mercredi 16 novembre, 21.30h. Trois quart des détenus se lancent dans une émeute à la prison d'Andenne. Ils détruisent tout sur leur passage. Toute l'infrastructure du chauffage et une partie du circuit d'électricité est mis hors service. Le mobilier carcéral vole en éclats, un bureau des matons est incendié, des vitres brisées, même une partie du sol troué. Depuis un moment, la tension règne à Andenne : occupation de préau sous les cris de « libérez les prisonniers! » et barricade dans un aile mi septembre, prise d'otage de deux matonnes mi octobre. Cette fois-ci, l'émeute départ après l'annonce de la suppression du moment de prière lorsque les cellules sont ouvertes au sein de l'aile. Néanmoins, beaucoup de non-croyants participeront aussi à l'émeute. Les matons avaient besoin d'un prétexte pour pouvoir supprimer ce régime de cellules ouvertes, une exigence qui s'inscrit dans toute une gamme de demandes pour plus de pouvoir et plus de répression. Depuis l'émeute, tout le monde est enfermé en cellule, sans douche, ni activités ni visites, service minimum des matons, pour une durée indéterminée. Les rapports de force qui se jouent à tout moment des deux côtés des barreaux a cette fois-ci connu une belle réponse de la part des émeutiers détenus. Même si nous ne nous reconnaissons pas dans une partie des prétextes de la mutinerie - car prier ne nous libérera pas -, nous nous reconnaissons d'autant plus dans ce désir de détruire ces cages et foutre en l'air toutes les taules.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4532328313470632657?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4532328313470632657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4532328313470632657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/edito.html' title='Edito'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3471836132245680488</id><published>2011-11-29T13:30:00.000+01:00</published><updated>2011-11-29T13:30:14.446+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Liège – Encore un jeune braqueur mort sous les balles d’un bijoutier</title><content type='html'>&lt;i&gt;C’est quoi la couleur de l’argent? Rouge, rouge de sang !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jordy Kasavubu avait 18 ans. Il est mort. Tué par un bijoutier lors d’une tentative de braquage à Liège. Quand Jordy et son complice s’approchaient de la villa du bijoutier, celui-ci a sorti une arme et a tiré cinq coups. Jordy est mortellement touché, son complice est blessé et sera arrêté et incarcéré. Le corps de Jordy était encore chaud quand les premiers politiciens, représentants des intérêts des commerces, bijoutiers et entrepreneurs prenaient la défense du bijoutier. Ils revendiquaient ce qu’ils ont déjà : le droit de tuer pour défendre leur propriété contre les pauvres qui cherchent à s’arracher, au péril de leur vie, une partie du gâteau.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt; Jordy a joué le jeu, et il a perdu &lt;/i&gt;» diront pas mal de gens. Sauf que ça n’a rien d’un jeu et qu’il n’y a personne qui s’y met pour le simple plaisir de jouer. Pour vivre dans ce monde, il faut de l’argent. Une petite partie de la population en a des montagnes, une autre partie, la plus grande, en a trop peu ou simplement pas. Voilà l’origine d’un conflit qui ne s’apaisera jamais de lui-même, un conflit où le sang coule. Où l’argent prend sa véritable couleur : rouge. Et le sang qui coule, c’est quasi toujours du même côté : c’est le sang des damnés, des exclus, des orphelins de ce monde qui coule, pas celui des riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutons à cela, car ce n’est qu’un autre aspect, peut-être moins visible, du même conflit, tous ceux et celles qui sont broyés par le système économique. Qui sont les perdants dans l’éternelle course du travail, de l’argent, du progrès des bourses. Des milliers et des milliers de gens dépriment, mettent fin à leur vie, pètent les plombs à cause de l’économie. Des milliers et des milliers sont mutilés suite à des accidents de travail, sont empoisonnés par la toxicité des usines, tombent malades en vivant dans conditions insupportables. L’économie est à l’origine du plus grande cimetière du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous, qui combattons pour un monde sans argent, sans rapports de concurrence et de commerce entre les gens, sans exploitation, pensons que l’expropriation générale est nécessaire : c’est-à-dire, qu’il faut que nous, les exclus, les exploités, les rejetés, nous nous emparons par la force les richesses du monde, les moyens indispensables pour vivre. Non seulement demain, quand peut-être s’ouvrira un nouvel horizon de liberté sur les ruines du monde actuel, mais déjà aujourd’hui. Obtenir quelques miettes en échange d’un travail qu’on déteste nous est insupportables ; faire des génuflexions pour toucher quelques aumônes de l’Etat ; rentrer dans le système et exploiter d’autres pour s’enrichir ; reporter, au nom du travail, la vie même à un lendemain qui ne viendra jamais – voilà ce que nous refusons, voilà ce qui nous fait dire que &lt;i&gt;l’expropriation est nécessaire&lt;/i&gt;, ici et maintenant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Liège, on a pu voir que la mort de Jordy n’est pas restée qu’une simple nouvelle dans les journaux qui lui ont tous crachés dessus, comme ils crachent toujours sur ceux qui osent défier l’obéissance, la résignation et l’acceptation de l’état des choses. Après l’enterrement de Jordy, des dizaines de petits groupes d’émeutiers sont descendus dans le centre-ville de Liège, saccageant tous sur leur passage : des commerces, une galerie commerciale, des symboles de la ville de Liège, des magasins, des voitures de ceux qui pensaient passer leur samedi soir dans leur bulle protégée, dans un quelconque restaurant cossu du centre-ville. Ce qui est rendu clair par ce passage émeutier, une fois de plus, c’est que dans le conflit qui divise ce monde, il y a ceux qui défendent l’état actuel des choses et ceux qui veulent le détruire ; il y a ceux qui le subissent et ceux qui s’insurgent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3471836132245680488?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3471836132245680488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3471836132245680488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/liege-encore-un-jeune-braqueur-mort.html' title='Liège – Encore un jeune braqueur mort sous les balles d’un bijoutier'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8247807036353297005</id><published>2011-11-29T13:28:00.002+01:00</published><updated>2011-11-29T13:28:39.887+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Brèves du désordre 23</title><content type='html'>&lt;b&gt;Emeutes à Liège, des feux allumés ailleurs&lt;/b&gt; – Comme on le racontait déjà dans l’article sur la première page, des émeutes ont donc secoué quelque peu le centre-ville de Liège après le meurtre du jeune braqueur Jordy. Comme on le sait très bien, l’incendie de véhicules et de voitures (de préférence de luxe ou appartenant à des entreprises, évidemment) fonctionne comme une torche de révolte pour d’autres révoltés ailleurs. Aussi bien à Anvers qu’à Ghlin, des rebelles avaient compris ça et n’ont pas tardé à allumer des véhicules la nuit même des émeutes à Liège. Et à Mons, des incendiaires se sont pris à une école en poussant des poubelles en feu devant le système de ventilation. Le feu a ensuite fait le reste ; les locaux techniques de l’école ont été ravagés. Pareil le lendemain, où le feu est bouté aux installations techniques du Lycée d’Etat à Beauvechain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8247807036353297005?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8247807036353297005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8247807036353297005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/breves-du-desordre-23.html' title='Brèves du désordre 23'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4248182290879645850</id><published>2011-11-29T13:26:00.000+01:00</published><updated>2011-11-29T13:26:58.857+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>En Tunisie, le soulèvement ne se laisse pas étouffer…</title><content type='html'>Tunisie. Après la chute du régime de Ben Ali, tout a été mis en œuvre pour rétablir l’ordre. Ou mieux, préparer l’avènement du nouvel ordre. Au lieu de vivre sous le joug d’une domination dictatoriale, les masses d’exploités et de pauvres en Tunisie sont invités à se plier docilement sous le joug d’une domination démocratique. Ces derniers mois, la Tunisie a vu un énorme renforcement sécuritaire pour assurer la « transition » vers l’ère post-Ben Ali, mais a aussi été le théâtre d’affrontements ponctuels avec les forces de l’ordre, de grèves dans les bassins industriels, les administrations, l’éducation et d’attaques contre les institutions du pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons par exemple ce qui s’est passé à Kasserine, le 24 septembre 2011. Une énorme opération policière a envahi les faubourgs de la ville, afin de « pacifier » les quartiers chauds, où fermente toujours l’esprit de rébellion et de révolte ouverte contre le pouvoir. La venue des policiers a été accueillie avec des affrontements dans la rue. Le gouvernement parle de « jeunes émeutiers, peut-être à la solde des forces réactionnaires ou sinon des simples délinquants ». Tous les gouvernements ne savent que mentir quand leur pouvoir est remis en question. Car pour les puissants il est inconcevable que des gens se rebellent contre tout pouvoir tout court, contre l’exploitation tout court. Comme Gannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, le déclarait : « La révolution n’a pas été faite contre l’Etat, mais contre un régime. » Et bien, tout semble indiquer qu’il s’agit là d’un mensonge éhonté et que de nombreuses personnes en Tunisie ne sont pas prêtes à accepter un simple maquillage de la domination. Qu’il y a ceux qui veulent simplement &lt;i&gt;la liberté&lt;/i&gt;, le cri de guerre du soulèvement tunisien, et qui constatent que la transition actuelle n’est pas la liberté, mais, de fait, juste un autre régime, juste une autre forme de pouvoir, juste encore de la politique. Par là, nous ne voulons pas dire que nous croyons que tous ceux qui descendent encore aujourd’hui dans la rue en Tunisie, ont une idée claire et nette de ce qui serait alors &lt;i&gt;cette liberté&lt;/i&gt; en positif. Mais la liberté prendra corps et âme dans la nécessaire &lt;i&gt;négation &lt;/i&gt;de toute forme d’imposition, de régime, de pouvoir. La révolte faisant chemin, la liberté s’étendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 28 octobre, le jour des élections en Tunisie, la fameuse journée d’une nouvelle ère, a vu la relative victoire électorale du parti islamiste Ennahda. A l’annonce même de la victoire de cette formation politique réactionnaire, des milliers de gens sont descendus dans les rues du foyer du soulèvement, à Sidi Bouzid. Non seulement ils ont expliqué par le geste incendiaire ce qu’ils pensaient d’Ennahda (leur local a été brûlé), mais ils sont repartis, tout comme ils l’ont fait pendant le soulèvement contre Ben Ali, à l’assaut des institutions du pouvoir : le tribunal brûlé, les archives des huissiers incendiés, de multiples postes de police et une caserne de la gendarmerie détruits, un centre de formation professionnel saccagé, quelques magasins mis à sac,… Le lendemain des émeutes, le gouvernement décrète le couvre-feu pour étouffer la révolte, dont elle prétend qu’elle a été fomentée, évidemment, par la « contre-révolution ». N’empêche que la révolte s’est répandue vers d’autres villes et bourgades (comme Meknassi, Menzel Bouzayène, Regueb, Bir Lahfey et Mazouna), là-aussi, les locaux et dépôts d’Ennahda ont été incendiés, des institutions attaquées etc. Notons encore que la vie économique et administrative à Sidi Bouzid est restée paralysée par une vaste grève générale pendant plusieurs jours. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, est-ce qu’on peut croire aux paroles du gouvernement tunisien, fidèlement répétés par les médias occidentaux, qui prétend que ces émeutes sont orchestrées par les anciens benallistes ou encore par le parti « Pétition Populaire » du millionnaire Hechmi Haamdi, habitant à Londres et dont quelques listes ont été invalidées lors des élections ? Ou est-ce qu’on écoutera un peu nos cœurs et nos cerveaux afin de comprendre que le soulèvement en Tunisie cherche, malgré et contre la transition démocratique ou islamiste, un chemin vers la liberté ? Pour notre part, il nous semble idiot de répéter comme des perroquets ce que les autorités tunisiennes disent, et nous choisissons carrément le côté de ceux qui continuent à se battre contre le pouvoir, pour la liberté. Le Printemps arabe n’est pas fini, peut-être ne fait-il que commencer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4248182290879645850?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4248182290879645850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4248182290879645850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/en-tunisie-le-soulevement-ne-se-laisse.html' title='En Tunisie, le soulèvement ne se laisse pas étouffer…'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6916454194669892847</id><published>2011-11-29T13:24:00.000+01:00</published><updated>2011-11-29T13:24:38.870+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Que sont ces soulèvement dont on sait à peine quelque chose?</title><content type='html'>Il est vrai que de bonnes informations sur ce qui se passe à l’autre bout du monde peuvent certes être intéressantes, d’autant plus que nous savons que les journaux officiels sont remplis jour après jour de mensonges et de propagande démocratique. Mais il est certes aussi vrai qu’il est impossible de refléter les choses exactement comme elles le sont. Il vaut certes la peine de creuser pour savoir ce qui se passe, mais d’autant plus vaut-il la peine de toucher quelques mots sur les choses qui nous semblent importantes, comme une amorce pour parler de nos idées. Donc, pas en tant que journalistes, mais comme des personnes en lutte qui replacent le soulèvement dans les pays arabe en leur propre sein. Comme une tentative permanente de relier notre lutte ici pour la liberté avec leur lutte pour la liberté là-bas. Parce que les insurgés là-bas nous donnent du courage et nous inspirent à persévérer, parce que leur lutte étend notre propre horizon et approfondit nos idées. Parce que ça nous rend heureux quand on apprend que des gouvernements sont chassés et que leurs bâtiments sont détruits. Pas parce que nous voulons consommer les cris de liberté des autres via internet, mais parce que nous nous sentons intimement liés avec tout acte de révolte contre l’autorité et pour la liberté, où qu’il soit dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Risques et confiance&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt; Mon sang, mon âme, pour toi je mourrai. &lt;/i&gt;»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il est impossible de lutter sans prendre des risques. Que se passerait-il si ta meilleure amie, ta compagnonne de lutte, ton frère ou ta voisine se faisait tuer lors d’une protestation dans la rue, parce qu’elle luttait trop ardemment, en plein combat pour la liberté  ? En Syrie, les «versets» cités ci-dessus sont récités lors des funérailles des opposants tués par le régime. Tout comme dans d’autres pays, les larmes pour la mort d’un compagnon sont reforgées en poignées de main plus déterminées encore… On pourrait se poser la question : nous aussi serions-nous capables de rester debout quand on est frappé d’une telle manière ? Nous aussi serions-nous capables de devenir plus déterminés à travers les contretemps de la vie en lutte ? Au lieu de penser à ce que nous perdrions de notre liberté en luttant, sachons que c’est seulement en luttant que l’on peut conquérir la liberté.&lt;br /&gt;Et tout comme il est impossible de lutter sans prendre des risques, il est impossible de lutter sans avoir confiance en soi-même et en ceux qui se trouvent à nos côtés. Si on vit sous une dictature, la confiance entre compagnons de lutte doit être profonde, tellement profonde que les services de renseignements n’y ont pas d'accès. Et en effet, quelle différence il y a-t-il entre ceux qui travaillent pour les renseignements en échange d’avantages et de privilèges, et les délateurs qui sont prêts à vendre la peau de leurs complices en échange de la tranquillité, de l’argent, des drogues, d’une libération  ? Ou les braves citoyens qui sont toujours prêts à appeler la police, à condamner d’autres, à se jeter devant une prison pour la protéger contre des manifestants enragés s’il le faut. Si nous voulons lutter pour un autre monde et contre tous ceux qui nous oppriment, alors il faut en finir avec l’acceptation de cette tendance dans la société de tout le monde qui balance tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Liberté et autonomie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme il nous faut se débarrasser de tous les dirigeants. Dans la lutte pour la liberté, dès qu’on se remet à écouter n’importe quel chef qui nous dit d’arrêter de réfléchir, ce qu’il faut qu’on fasse et comment il faut qu’on le fasse, nous perdons de nouveau la liberté. On peut le voir en Lybie, en Egypte, en Tunisie, mais on apprend aussi que le vent insurgé là-bas ne s’est toujours pas calmé. Que des gens sont en train de s’insurger de nouveau, contre les nouveaux maîtres. La lutte pour la liberté continue et il nous semble particulièrement important d’en causer, car nous aussi, nous menons une lutte pour la liberté, contre toute politique et gouvernants.&lt;br /&gt;En tant qu’anarchistes insurgés, nous préférons l’auto-organisation et l’autonomie de petits groupements de compagnons qui se coordonnent entre eux à toute tentative politique d’unir la lutte sous un seul et unique programme. Nous ne voulons pas appeler les gens à courir derrière nous et ne voulons pas faire d'eux ce que nous désirons, non, nous voulons encourager chacun et chacune à s’organiser avec ceux dont il ou elle se sent le plus proche. De cette manière, on peut se renforcer les uns les autres et quand même rester nous-mêmes, on peut se réunir quand on le pense nécessaire, mais on peut aussi de nouveau se séparer quand on le désire. De cette manière, nous apprenons à être indépendants dans la lutte et à développer notre propre pratique offensive. Quand l’insurrection se déroule au quotidien, et grandit parce que nous choisissons pour elle, nous, entourés de milliers de personnes, ne serons pas une masse vulnérable, mais des individus assez forts et capables de partir ensemble à l’assaut du ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pour la destruction de toutes les cages&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que beaucoup de gens se lamentent et se doutent du sens d’une lutte pour la liberté, dans d’autres pays, les larmes pour les morts se mélangent avec les poignées de l’esprit combatif. Et ici nous disons  : combien de gens doivent encore être jetés à la rue  ? Combien de sans-abris doivent mourir cet hiver  ? Combien de braqueurs doivent être tués  ? Combien de heures sacrifiées à un boulot à la con  ? Combien de mois encore derrière les barreaux  ? Combien d’années encore vivre avec quelqu’un qui te frappe et te terrorise  ? Combien de secondes par jours passer en mode dépressif  ? Combien de temps encore se consoler avec des heures de télévision, des litres de bière, des tas de trucs étincelants ? Depuis combien de temps le sait-on déjà que cette société n’a rien à nous offrir  ? Alors, finissons-en enfin avec cette façon traumatisée d’être dans la vie. Il y aura toujours des plaies à panser, mais la vie nous offre plus que nos problèmes et lamentations. Soyons courageux, combatifs, déterminés. Débarassons-nous des chaines de la peur et osons regarder la liberté confiamment en face, la liberté avec ses beaux yeux défiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Et ne luttons pas&lt;/i&gt; pour une vie meilleure, pour une cage plus agréable. Mais &lt;i&gt;luttons pour &lt;b&gt;rien de moins&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; que la vie libre, pour la destruction de toutes les cages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6916454194669892847?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6916454194669892847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6916454194669892847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/que-sont-ces-soulevement-dont-on-sait.html' title='Que sont ces soulèvement dont on sait à peine quelque chose?'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6642697158975561680</id><published>2011-11-29T13:21:00.002+01:00</published><updated>2011-11-29T13:21:31.789+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Brèves de la Syrie</title><content type='html'>&lt;b&gt;Manifestations &lt;/b&gt;– Dans nombreuses villes en Syrie, depuis le 15 mars, des manifestations hebdomadaires se succèdent, rassemblent à chaque fois des milliers de gens. Quasi toujours, s’en suivent des affrontements avec l’armée. Déjà plus de 3000 opposants ont été massacrés au cours de la révolte. A nombreuses occasions, des bâtiments officiels, des bureaux du parti Baath, des entités commerciales du régime et des commissariats ont été mis à sac et incendiées, comme par exemple à Hama, Deera, Banias et Homs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Défiance &lt;/b&gt;– Les funérailles des opposants tués ne sont pas que des moments de deuil, mais se transforment en forts moments de révolte. Les pleurs vont de pair avec les poignées serrées, affirmant à chaque fois et malgré la répression sanglante, la volonté immuable de continuer le combat aux cris de « Nous voulons la liberté », « Le peuple veut voir tomber le régime » et « Nous allons pendre Assad ».&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Résistance armée&lt;/b&gt; – Dés le début de la révolte en Syrie (et déjà les années avant d’ailleurs), des petits groupements armées ont menée des actions de résistance contre le régime et les troupes. Ainsi, au cours des mois, plusieurs têtes du régime, des tortionnaires connus et des responsables directs de la répression, ont été abattus. Sinon, ces dernières semaines, la résistance armée semble se répandre. De plus en plus de déserteurs de l’armée rejoignent le côté de la révolte. Les actions armées ciblent surtout des officiers de l’armée et des structures militaires, comme par exemple des barrages de route. Le 16 novembre, une attaque armée a été menée contre les bâtiments des services de renseignements à Damas. Les bâtiments ont été entièrement détruits à coups de RPG et de mortiers. Une tentative de libérer des prisonniers, retenus dans des bâtiments pas loin, a malheureusement échouée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mercenaires &lt;/b&gt;– Le régime syrien a fait appel à l’Iran et à l’Hezbollah pour livrer des mercenaires, prêts à tirer sur les foules. Par dizaines, des militants d’Hezbollah et des gardes d’élite de l’Iran passent la frontière sous l’œil bienveillante des gardes-frontières pour servir et défendre le régime d’Assad. C’est d’autant plus ironique qu’Assad ne cesse de qualifier la révolte comme fomentée par des islamistes. Il n’est pas rare que lors des manifestations, les slogans scandés incluent « Ni frères, ni salafistes » (le « frères » faisant référence à l’organisation des Frères Musulmans, qui s’est aujourd’hui mis du côté de l’armée égyptienne qui tire à nouveau sur des manifestants, des grévistes, des révoltés).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6642697158975561680?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6642697158975561680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6642697158975561680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/breves-de-la-syrie.html' title='Brèves de la Syrie'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5440011937966764824</id><published>2011-11-29T13:20:00.003+01:00</published><updated>2011-11-29T13:20:40.439+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>La contre-révolution de la “stabilité” et de “l'ordre”</title><content type='html'>&lt;i&gt;En Egypte, les forces réactionnaires se réorganisent&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de suite après que le soulèvement indomptable mettait le président égyptien Moubarak à genoux, l'armée prenait le pouvoir. De fait, ceci signifiait que les mêmes généraux qui ont servi sous Moubarak exercent toujours leur joug sur le pays. Ces derniers mois, lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, des dizaines de personnes ont été tuées, des milliers d'autres blessées. Déjà 14 000 personnes, qui ont participé au soulèvement entre autre après que Moubarak ait cédé le pouvoir aux militaires, ont été jugées par des tribunaux militaires. Le commando militaire a établi un contrôle total sur les médias. De par ces médias, il s'essaye à une politique de division pour mieux régner en répandant de la propagande contre les manifestants coptes. Évidemment, les rapports de force ont été altéré après la chute de Moubarak. Les militaires se rendent par exemple bien compte qu'ils feraient mieux de garder les Frères Musulmans et les salafistes en amis (ils ne réagissent pas contre la violence salafiste). Les propositions pour des changements dans la constitution prenaient en compte les intérêts des salafistes (sans pour autant renoncer à leurs propres intérêts). En échange, les Frères Musulmans ont fourni les voix décisives pour le référendum et pour soutenir la légitimité nécessaire des chefs militaires. Le tout est justifié par le besoin de restaurer « la stabilité et l'ordre », ce qui est une revendication dans laquelle les classes dominantes pourraient se retrouver vu leurs intérêts économiques (des troubles font rarement du bien au commerce). Mais aussi toute la classe politique, qui n'avait presque pas de prise sur le soulèvement (et ceci inquiète toujours les politiciens) et dont certains craignent toujours de se voir présenter les comptes pour leur rôle dans l'ancien régime. En finalement aussi les Frères Musulmans, qui comptent bientôt prendre en mains cet ordre-là. Les insurgés qui étaient là depuis les premiers jours, en payent le prix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le sommet de l'armée dirige la contre-révolution n'est pas tellement étonnant. Pendant le soulèvement, l'armée s'est tenue, dans un certain mesure, à l'écart, probablement parce que les conscrits qui la compose sont issus de la population. L'armée et le régime ne pouvaient donc pas (comme par exemple en Libye), jouer sur la loyauté à une ethnie ou à une tribu afin de défendre le pouvoir contre les insurgés. Une intervention ouverte et affirmée de l'armée égyptienne contre le soulèvement, aurait bien pu résulter en un anéantissement de celui-ci. Donc, la position des chefs militaires était « neutre ». Cette « neutralité » signifiait dans la pratique évidemment par exemple de cautionner l'assaut des partisans de Moubarak contre la place Tahrir. Et c'était sous couvert de cette même « neutralité » que les chefs militaires envoyaient les blindés et les tanks dans les rues pour imposer le couvre-feu. Que le commandement militaire se prétend aujourd'hui « défenseur de la révolution » relève d'un cynisme hallucinant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5440011937966764824?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5440011937966764824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5440011937966764824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/la-contre-revolution-de-la-stabilite-et.html' title='La contre-révolution de la “stabilité” et de “l&apos;ordre”'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2607738499752145750</id><published>2011-11-29T13:20:00.000+01:00</published><updated>2011-11-29T13:20:04.905+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>L'Egypte dans la ligne de mire</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le cœur du soulèvement bat toujours&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rythme du soulèvement ne s'est pas arrêté avec le départ de Moubarak. Les rues de Caire sont recouvertes de graffitis. Des groupes et des individus sont restés combatifs. Les manifestations se sont terminées par des affrontements contre le « pouvoir de transition » et ciblaient le ministère des Affaires Intérieures, le Conseil Suprême des Forces Armées et les médias contrôlés par l'Etat. Beaucoup de commissariats de police ont été mis à sac, soit afin de les raser du sol, soit afin de libérer des prisonniers. Les grèves se succèdent dans les bassins industriels et les zones franches. Et à peu de temps des premières élections, les troubles s'intensifient. Face à la contestation, le ministère des Affaires Intérieurs et ses forces de l'ordre jouent le même sale rôle que sous l'ancien régime. La junte militaire d'aujourd'hui ressemble beaucoup à l'ancienne. Samedi dernier, de nombreuses villes ont de nouveau été le théâtre de manifestations et d'émeutes. La police et les unités militaires ont cherché à évacuer la place Tahrir au Caire, mais les combats sur et autour de la place continuent ardemment. On compte de nouveau des dizaines de morts et des milliers de blessés parmi les opposants. Dix mois après le début du soulèvement qui a chassé Moubarak, la lutte reste vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme lors du soulèvement du début de cette année, les supporters des deux grandes équipes de foot de la capitale se retrouvent sur les barricades. Avant 2011, c'étaient surtout eux qui avaient le plus d'expériences avec les combats de rues contre la police. En septembre, c'étaient de nouveau eux  à prendre d'assaut l'ambassade israélienne. La veille, la police avaient chargé brutalement suite à un match. Les ultras ont réagi en descendant dans la rue pour attaquer la police, qui se tenaient bien à l'abri des ces enragés. Cette descente dans la rue a alors donné lieu aux attaques contre le Ministère des Affaires Intérieures et l'ambassade israélienne (ce qui, en fin de compte, arrangeait pas mal le commandement militaire vu que ça détournait l'attention de la situation intérieure).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2607738499752145750?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2607738499752145750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2607738499752145750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/legypte-dans-la-ligne-de-mire.html' title='L&apos;Egypte dans la ligne de mire'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2882195064659097998</id><published>2011-11-29T13:19:00.002+01:00</published><updated>2011-11-29T13:19:13.398+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>ALGERIE - Emeutes à Hadjadj après la mort de quatre harragas dans la Méditerannée.</title><content type='html'>Après la mort de quatre jeunes harragas qui essayent de travers la mer pour aller en Espagne, des émeutes ont éclatées dans Hadjadj, une petite ville dans la région de Mostaganem en Algerie. Les émeutiers revendiquent le repatriement rapide des corps des morts, enragés de voir leur vie et leur avenir bloqués par les frontières. A leur arrivée en Espagne, les survivants de la traversée ont été enfermés dans des centres de détention. Lors des émeutes à Hadjadj, le bâtiment communale et un poste de gardes ont été incendiés. Le fait que des émeutes ont éclatés après le noyade de ces quatre harragas, nous rechauffe le coeur. Car trop souvent, les morts lors des traversées de la mer sont vu comme le cours normale des choses. Soulignons encore que depuis le début de l'année, au moins 2000 personnes ont trouvé la mort dans la Méditerannée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2882195064659097998?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2882195064659097998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2882195064659097998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/algerie-emeutes-hadjadj-apres-la-mort.html' title='ALGERIE - Emeutes à Hadjadj après la mort de quatre harragas dans la Méditerannée.'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8690911995298543853</id><published>2011-11-29T13:18:00.003+01:00</published><updated>2011-11-29T13:18:32.719+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Les obstacles à la liberté</title><content type='html'>A Esneux, près de Liège, le jeune Jordy Kasavubu est mort sous les balles du bijoutier Jean-Claude Bens, qui tire lors d’une tentative de braquage. Son corps n’est pas encore froid, son complice est encore à l’hôpital que voilà Christine Mattheeuws du syndicat neutre des indépendants (SNI) qui crie pour davantage de poursuites judiciaires. En même temps, le fils du bijoutier déclare dans la presse que les braqueurs prennent des risques, car ils défendront l’argent et le commerce pour lesquels ils ont travaillé. Celui qui complète le tableau est le brave citoyen qui approuve tout ça. Et il y a aussi Hassan Nassiri qui a comparu devant le tribunal de Nivelles, le jeune dont le complice a été tué l’année passée par un autre bijoutier, un nommé Olivet de Tubize. Le procureur a exigé 7 ans de prison ferme !&lt;br /&gt;La protection de la propriété et de la marchandise prend des formes toujours plus hallucinantes. Les services de prévention des communes (comme par exemple Saint-Gilles) octroient des primes à ceux qui veulent bien équiper leur maison avec toute sorte de moyens technologiques contre le cambriolage. Grâce au lobbying des associations de défense des intérêts des commerçants (comme par exemple Unizo en Flandres, UMC et Comeos à Bruxelles et en Wallonie), l’Etat prévoit des subsides pour les supermarchés qui pensent à raviver leur intérieur avec un réseau de vidéosurveillance. A Liège, les associations de commerçants enjoignent les commerçants à donner des informations relatives à des « personnes suspectes » à la police. En même temps, Isabelle Morgant (UMC) se plaint de la faiblesse du nombre de commerçants qui savent qu’ils peuvent faire installer un bouton dans leur magasin, permettant à la police d’écouter à distance tout ce qui se passe. Et à Bruxelles, la police a obtenu l’accès permanent aux caméras installées à l’intérieur des magasins de la rue Neuve. &lt;br /&gt;Dans un monde qui nous rend esclaves, qui nous puni, enferme et assassine à cause de ce foutu argent, il est grand temps d’une lutte où nous nous débarrassons de tout ce qui est riche, et de tout ce qui est pauvre. En temps de crise économique, la criminalité ne fera qu’augmenter. Nous continuerons notre combat pour un monde sans argent, en piétinant  toutes les institutions et entreprises capitalistes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8690911995298543853?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8690911995298543853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8690911995298543853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/les-obstacles-la-liberte_29.html' title='Les obstacles à la liberté'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7542991451139452016</id><published>2011-11-29T13:18:00.000+01:00</published><updated>2011-11-29T13:18:03.734+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Au-delà des murs</title><content type='html'>A la prison de Turnhout, quelques dizaines de détenus sont montés sur le toit pour protester après qu’un prisonnier se soit vu refuser la visite par des gardiens. La police est massivement descendue sur place afin de mettre fin au mouvement, qui a duré au total bien quelques heures. La police prétend qu’elle n’a pas dû faire usage de la force pour faire descendre les prisonniers. Un détenu a été mis en isolement.&lt;br /&gt;A la prison de Merksplas, pas moins de quatre détenus se sont faits la belle au cours du mois d’octobre, à différentes occasions. Tandis que les trois premiers avaient réussi à simplement grimper le mur pendant le préau, le dernier évadé a scié les barreaux de sa cellule et s’est cassé de l’infâme endroit tôt le matin. Les tensions entre détenus et gardiens/direction semblent bien monter à la prison de Merksplas, comme le démontre le récent passage à tabac d’un gardien par plusieurs prisonniers. &lt;br /&gt;Evasion, émeutes, mutineries, refus, la solidarité et un immuable et incorruptible désir vers la liberté – voilà les armes dont disposent les prisonniers rebelles pour se battre contre la prison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7542991451139452016?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7542991451139452016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7542991451139452016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/au-dela-des-murs.html' title='Au-delà des murs'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8436707010506251234</id><published>2011-11-29T13:17:00.000+01:00</published><updated>2011-11-29T13:17:25.876+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Huye, hombre, huye de Xosé Tarrío</title><content type='html'>«&lt;i&gt; De toute façon, n’importe quelle tentative valait mieux que crever lentement dans une cellule, les bras croisés. Je préférais l’éventualité d’une rafale de mitraillette à la prison. La véritable valeur de la vie ne consistait pas à la préserver à tout prix, mais plutôt à la risquer dans la recherche de quelque chose de meilleur, d’une liberté authentique qui me donnerait la possibilité de me réaliser complètement. La vie se trouvait en dehors de ces murs.&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Huye, hombre, huye &lt;/i&gt;est le récit autobiographique de Xosé Tarrío González (1968-2005), un récit qui se déroule quasi exclusivement à l’intérieur des murs des prisons espagnoles. Tout comme pleins d’autres de la même naissance et génération que lui, Xosé, encore mineur, est incarcéré dans la prison pour un délit contre la propriété. A l’intérieur des murs, ses condamnations s’accumulent : meurtre d’un co-détenu, rébellion, révolte et une série interminable de tentatives d’évasion. Ils le traînent de prison en prison, il vit toutes ces années en isolement, mais ils n’arrivent pas à apaiser son esprit combatif, son éthique et son désir de liberté. Même pas quand ils rentrent lui et d’autres détenus rebelles dans l’effrayant module FIES. Ce module d’isolement a été créé parce que dans cette période, des mutineries, évasions, prises d’otage, luttes pour des meilleurs conditions et la liberté sévissaient dans les prisons espagnoles. Le livre témoigne d’un ferme courage et d’une claire intelligence, de quelqu’un qui réussit à rester soi-même même quand ils essayent de le broyer et à maintenir vivant des rapports intenses de camaraderie et de solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Huye, hombre, huye, chronique de l’enfermement&lt;/i&gt;, 310 p., disponible à la bibliothèque anarchiste Acrata, 4 euros.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8436707010506251234?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8436707010506251234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8436707010506251234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/huye-hombre-huye-de-xose-tarrio.html' title='Huye, hombre, huye de Xosé Tarrío'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7773789162139418783</id><published>2011-11-29T13:16:00.002+01:00</published><updated>2011-11-29T13:16:26.154+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Deux filles se promènent main dans la main</title><content type='html'>Un samedi matin dans un quartier vivant près de la gare du Midi. Deux filles se promènent main dans la main. Rien d' extraordinaire, ça fait même partie de l'aspect de la rue. Ce jour là pourtant, elle se font violemment agresser ; essuyant des coups, elles en sortent le nez cassé, le visage en sang, des bleus à plusieurs endroits. L'agresseur ne dira rien, ne prendra pas les sacs laissés sur le trottoir, et s'en ira tranquillement, comme il était venu. C'est son quartier, il fait ce qu'il veut, et alors que la place est noire de monde, personne ne réagit. &lt;br /&gt;Plusieurs versions circulent. S'agirait-il d'une personne qui n'a pas voulu accepter que les filles se promènent main dans la main, qu'elles s'aiment peut être, et qu'elles ne veulent pas cacher leur amour ? S'agirait-il d'une personne qui n'a pas trop de problèmes avec cela, mais qui a par contre voulu les draguer et qui n'a pas accepté un refus ? On en saura rien, nous ne sommes pas des enquêteurs, ni des juges. Finalement on pourrait dire que des connards, il y en aura toujours. Qu'il ne s'agit pas d'appeler à plus de flics dans la rue, de même pas faire appel à eux du tout, mais de prendre en main l'autodéfense face aux attaques à son intégrité – sachant que ça ne résout pas la question à la base. Le problème pour moi n'est pas seulement ce connard, mais plutôt l'absence de réactions de toutes les autres personnes autour. Comme si ça peut aussi faire partie des rapports humains sans trop de soucis.&lt;br /&gt;Ceux qui ont profité de l'incident pour crier à la répression et à la stigmatisation d'une partie de la population ne trouveront pas notre complicité. Par contre, il me semble important d'en parler, de personne à personne. &lt;br /&gt;Ça se déroulera fin août, au quartier Stalingrad. Ce quartier a une importance symbolique pour moi. Pendant toute l'été, on y a tenu des assemblées ouvertes dans la rue, autour de la question des sans papiers, des centres fermés. Beaucoup de formes d'oppression ont passé la revue et pendant plusieurs mois, le rendez-vous y était fixé pour se trouver le soir pour parler des manières collectives et individuelles à résister, à lutter. Il s'y est passé quelque chose de magique, on s'y trouvait entre personnes avec papiers, personnes sans papiers, hommes, femmes, européens, africains. C'était un beau mélange qui donnait de l'air à la question « comment affronter les oppressions qu'on ne veut plus subir » ? On a parlé de révolte, de rage, de liberté, de bonheur dans les petites choses. Évidemment, tout n'est jamais super et parfait comme on le voudrait tous et toutes, mais c'était un bon début déjà. Une expérience qui montre qu'on est capable de dépasser certains a prioris et idées figées dans les moments où l'on partage des expériences de lutte. &lt;br /&gt;Au même endroit, seulement quelques semaines après la fin des rencontres, une chose pareille s'y passe. &lt;br /&gt;Pendant un certain temps, un air de liberté respirait à Stalingrad. Un souffle qui est très fragile, il peut s'envoler immédiatement. La liberté s'envole quand une femme ne peut pas refuser les avances d'un homme sans se faire taper dessus. Quand une femme est juste bonne à suivre les règles de leurs maris ou grand frères. Quand un couple hors des normes hétérosexuelles écope le droit de recevoir des coups. Comme si l'amour était une question de règles figés, de diktats à suivre, de pulsions à réprimer, au nom de quoi ? De la communauté qui te suit de l’œil, des hommes religieux qui se prétendent maître de tous et de toutes ? De l'incertitude même de suivre ses désirs et d'oser se confronter à ceux qui veulent nous museler, nous faire rentrer dans leurs cases.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7773789162139418783?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7773789162139418783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7773789162139418783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/deux-filles-se-promenent-main-dans-la.html' title='Deux filles se promènent main dans la main'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-199416616608566659</id><published>2011-11-29T13:15:00.002+01:00</published><updated>2011-11-29T13:15:51.586+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 23'/><title type='text'>Rien à demander, tout à exproprier</title><content type='html'>Un écrivain et d’autres démocrates organisaient depuis plus d’un an un « G1000 », où 1000 citoyens devraient débattre pour formuler des propositions pour le futur gouvernement et la classe politique. C’est comme si le cirque politique en soi ne suffisaient déjà pas, voilà des gens qui sont venus ensemble pour découvrir « que nous tous, nous avons un petit politicien en nous. » Génial ! Va leur expliquer que la démocratie n’a rien à voir avec la liberté, que la politique c’est le poison pour la vie, que l’Etat, peu importe s’il se prétend équitable ou honnête, imposera toujours ses diktats ! Rien à faire, on continuera à creuser le fossé entre les braves citoyens, occasionnellement délateur, politicien, contrôleur, « voix critique », lécheur de cul des patrons et ceux qui veulent vraiment se battre pour la liberté. Alors, ça nous a beaucoup fait rire d’apprendre que le soir avant cette grand fête de la démocratie citoyenne aux Tour et Taxis à Molenbeek, des voleurs ont dérobés les 1000 frangipanes prévus pour les citoyens-politiciens ! Ah, et on l’oubliera presque, le même soir, les vitres de la voiture de monsieur l’écrivain le démocrate ont été cassés. Il avait laissé son GPS dans la voiture… Creusons, creusons ce fossé entre les faux critiques et les révoltés !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-199416616608566659?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/199416616608566659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/199416616608566659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/rien-demander-tout-exproprier_29.html' title='Rien à demander, tout à exproprier'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8793075936745344640</id><published>2011-11-03T14:07:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T14:07:55.738+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Téléchargez numéro 22</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/Horsservice22.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt; (pdf)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8793075936745344640?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8793075936745344640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8793075936745344640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/telechargez-numero-22.html' title='Téléchargez numéro 22'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-279982145000514326</id><published>2011-11-03T14:06:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T14:06:17.186+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Pleurer… ou attaquer ?</title><content type='html'>L'air s'humidifie de larmes. Des larmes versées pour un emploi perdu, pour une allocation menacée par les mesures d'austérité, pour une survie toujours plus difficile, pour un loyer devenu impayable, pour une existence rapidement en train de se détériorer. Plus personne n'en doute: le monde qu'on a connu et tel que le pouvoir nous l'a présenté, est en rapide transformation, ou, si on veut, en décomposition. Les certitudes d'il y a quelques années ne sont plus, les illusions d'obtenir quelques miettes en échange d'une résignation et d'une acceptation du monde tel quel s'évaporent, la concertation sociale qui nous tenait peut-être à l'abri d'une existence trop rude et d'une conflictualité plus ouverte exhale son dernier souffle de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de raisons donc pour pleurer, comme trop d'exploités et d'opprimés ont fait au cours de l'histoire. Beaucoup de raisons pour s'attacher quand-même, malgré tout et peut-être sans trop y croire, à la politique, à faire confiance à la démocratie, aux institutions et ainsi assurer au pouvoir la perpétuation qu'il veut à tout prix. Beaucoup de raisons pour une fois de plus, adhérer aux syndicats afin qu'ils négocient quelque chose en notre faveur en échange de beaucoup en leur faveur; se joindre aux mouvements de contestations citoyens, pacifiés et policés comme par exemple ces fameux "indignés"; ou encore se replier dans une quelconque identité préfabriqué dans les laboratoires de la servitude pour se tenir à l'abri de la tempête. Beaucoup de raisons pour se laisser enrégimenter et accompagner, sans jamais changer quoi que se soit, sans jamais remettre en question les fondements de ce monde, les transformations mises en œuvre par le pouvoir et le capital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y en aura beaucoup qui se mettront à pleurer. Cependant, notre lutte ne vise pas à venir à leur secours pour les consoler, mais se déploie carrément sur un autre terrain: le terrain de l'offensive et de l'attaque, peut-être brutal et violent, mais subversif, dans le sens où nous voulons toucher aux fondements de ce monde et les changer radicalement. Que ceux qui ne veulent plus entendre parler de la politique, des syndicats, des partis, des associations citoyennes, de défilés pacifiques, de grèves dirigées d'en haut, se retrouvent, se reconnaissent réciproquement dans les révoltes en cours. Pas pour s'unir, pas pour devenir une armée ou une structure disciplinée, mais pour se soutenir les uns les autres, continuer les attaques diffuses et disparates contre le système, en choisissant, chacun et chacune, ses armes et les terrains où frapper la domination. Incontrôlables comme tous ceux qui désirent la vraie liberté et pas celle des droits et des devoirs; qui désirent la vraie vie et pas une existence réduite à la survie, au travail et à la consommation de merde; qui portent un nouveau monde dans leurs cœurs et ne seront jamais prêts à céder le moindre pas là-dessus, ni face aux flics, ni face aux juges, ni face aux citoyens, ni face aux technocrates, ni face à l'appât du gain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la tempête sociale à venir, nous serons l'ombre qui est partout et qui dans la nuit des temps allumera les torches de la liberté, contre toute autorité, contre tout pouvoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-279982145000514326?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/279982145000514326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/279982145000514326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/pleurer-ou-attaquer.html' title='Pleurer… ou attaquer ?'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6297847156646454664</id><published>2011-11-03T14:05:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T14:05:23.087+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Quand les bouffeurs de trousseau revendiquent leurs droits...</title><content type='html'>Gardien &lt;i&gt;m. : flic raté, bouffeur de trousseau, tortionnaire, salace de pouvoir, abruti total etc.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul syndicat en Belgique qui n'abandonne jamais sans avoir obtenu un compromis à la table des négociations est certainement le syndicat des gardiens. Il reste toujours debout, il mène des actions, il est toujours prêt à revendiquer plus de fric et moins de pression au travail, il obtient plus de journées de grèves payées que de journées de travail et manque rarement d’avoir ce qu’il demande. Un exemple pour le prolétaire enragé ? Nullement. Car les rêves du syndicat des gardiens sont nos cauchemars. Quand des gardiens font grève, c’est toujours à nous d'en payer les frais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une grève des gardiens signifie 24h sur 24 enfermé en cellule. Pas de douches, ni de promenades, ni d’activités, ni de visites, ni d’acquittements potentiels. Lors de leurs grèves, la police reprend le contrôle de la prison avec le seule langage qu’elle connaît : le langage de la matraque et des menottes. En 2010, on dénombre 106 journées de grève, c’est-à-dire presque 1 jour sur 3. Pendant ces grèves, 3250 policiers locaux et 2254 policiers fédéraux ont été déployés dans les prisons. Et quand la police menace aussi de faire grève car elle en a marre de devoir reprendre le boulot des gardiens, la grève se transforme en « service minimum » : ce qui, pour les prisonniers, signifie exactement la même chose : ni douches, ni promenades, ni activités, ni visites. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les derniers mois, quand les gardiens de Saint-Gilles revendiquaient leurs droits, ça voulait dire :&lt;br /&gt;- que c’est à eux de décider quels prisonniers sont transférés et sous quelles conditions&lt;br /&gt;- que la prison dispose d’une cellule d’isolement spéciale&lt;br /&gt;- qu’un groupe de gardiens soit spécialement entraîné pour tabasser des prisonniers&lt;br /&gt;- que le régime et le règlement soient adaptés à leur gré ; ce qui revient à moins d’espace de manœuvre pour les prisonniers, plus pour les gardiens&lt;br /&gt;- augmentation du nombre de gardiens pour mieux pouvoir rabaisser les détenus, étouffer la révolte et la désobéissance et augmenter de manière générale la répression. &lt;br /&gt;- 5 équipements supplémentaires : des boucliers, casques, matraques, tasers, lacrymogènes et évidemment la permission de s’en servir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gardiens ont tout obtenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début octobre, quelques prisonniers ont fait un mouvement de protestation contre les conditions dans la prison (notamment l’obligation de se doucher à l’eau froide, le fait que des gardiens déchirent les dossiers des prisonniers devant leur nez, des visites interdites ou annulées sans raison spécifique etc.). Ils occupent le préau. Le nouveau commando de choc des gardiens spécialement entraînés pour ce genre d’interventions fonce sur le préau et massacre les prisonniers. Quelques détenus sont gravement blessés. Au moins une personne doit être amenée à l’hôpital. Évidemment, pas le moindre mot dans les médias, ceux-ci ne font que faire écho aux revendications pour plus de répression. D’ailleurs, c’est depuis plusieurs mois qu’on peut constater que plus aucune nouvelle des mouvements de prisonniers, des révoltes etc. ne sortent dans la presse régulière, sans doute pour mieux étouffer les révoltes en les isolant du monde extérieur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ne nous comprenez pas de travers : nous soutenons la cessation du boulot de gardien à 100 %. Qu’ils cessent d’être des bourreaux. Qu’ils cessent d’être des gardiens parce qu’il n’y aurait plus de prisons du tout. Voilà une revendication, voilà une grève totale que nous soutiendrons entièrement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6297847156646454664?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6297847156646454664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6297847156646454664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/quand-les-bouffeurs-de-trousseau.html' title='Quand les bouffeurs de trousseau revendiquent leurs droits...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6195857466976049228</id><published>2011-11-03T14:03:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T14:03:47.984+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Schools are prisons... and prisons burn</title><content type='html'>C’est la rentrée scolaire. Une nouvelle année de soumission et d’humiliations nous attend. Pendant ces deux derniers mois de « temps libre », on a pu se reposer à tel point qu’un grand nombre d’entre nous commence déjà à s’ennuyer. Est-ce peut-être parce que l’école ne nous enferme pas seulement physiquement mais aussi psychiquement? C’est-à-dire qu’elle nous dérobe de notre possibilité de décider pour nous-mêmes sans l’influence d’un prof ou d’une autre autorité.&lt;br /&gt;Et utilisons dès le début les bons mots ici ; l’école est une prison et rien d’autre. Je définie le terme de prison comme un lieu ou une institution qui nous enferme, afin de maintenir, d’une façon ou d’une autre, cet ordre social. Le travail, les écoles, les « hôpitaux » psychiatriques, les appartements entassés, les centres de rétention, les pénitenciers. Les fonctions des prisons varient, mais leur racine reste la même – garantir le bon fonctionnement de cette société basée sur l’oppression et l’exploitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlons ici donc de l’école, un sujet qui est, selon moi, trop souvent négligée dans la lutte contre toute domination. L’école est purement autoritaire. Le prof a le pouvoir total ; pendant que lui il parle, tout le monde doit se taire. On doit lui demander une permission pour les choses les plus banales ; aller aux toilettes, parler, se lever ou boire de l’eau. Le prof peut tout interdire selon son humeur, sans même devoir expliquer sa décision. Toute violation sera puni. Les caméras de surveillance deviennent la normalité. Paradoxe si on se souvient que c’est ainsi qu’ils veulent faire de nous des individus capables d’agir de façon autonome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce stricte règlement est bien visible et par conséquent souvent critiqué, notamment par toutes sortes de personnes se disant de gauche. Mais après avoir passé des années et des années dans cette prison, il devient difficile de dépasser ce cadre étriqué, de remettre l’école en soi en question. Il ne s’agit là donc pas de détruire la prison qu’est l’école mais plutôt de la « démocratiser » ou de la rendre un peu plus supportable. Ceci n’est qu’un pas de plus vers la perfection du système éducatif et bien loin de ce que nous désirons. Ces critiques semblent d’ailleurs tous ignorer un point primordial; l’école n’est pas une institution isolée, mais elle fait bien partie d’un contexte sociale. Et c’est exactement là que nous, en tant qu’anarchistes, pouvons intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’école fait partie du monde capitaliste et y prend un rôle décisif ; l’école a pour but de préparer les plus jeunes de cette société pour le « marché du travail ». Les valeurs propagées à l’école sont, entre autres, l’obéissance, l’ambition du travail et la compétition. L’école nous mène tout droit vers les usines, les bureaux et le chômage, mais en aucun cas vers notre liberté. Si nous luttons contre le capitalisme, nous devons rejeter les écoles avec la même rage que nous rejetons le travail ou toute autre domination sur nos vies.&lt;br /&gt;L’éducation a bien changé pendant le temps, mais son but ultime reste toujours le même ; imposer l’autorité des « adultes » aux « enfants », comme c’était le cas chez les Spartiates dans l’antiquité ou encore au moyen-âge dans des écoles dirigées par l’Église. Les écoles n’ont pas été inventées pour « notre propre bien », mais bien pour nous domestiquer et faire de nous des roues dans un système complexe et aliénable. Ainsi, les écoles, n’étant qu’un outil du pouvoir, sont à détruire sans pitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Différentes formes d’attaques contre ces prisons sont à l’ordre du jour, mais trop souvent estampillées comme « violence gratuite » commise par des jeunes délinquants. Cette diffamation n’est qu’une tentative désespérée d’isoler les révoltés contre les écoles. En affirmant hautement notre complicité avec ces enragés, nous pouvons briser le silence qui accompagne ce « vandalisme ». Casser des vitres, agresser les profs ou détruire le mobilier sont des actes d’individus que l’État n’a pas encore pu transformer en êtres dociles. Opposons décidément la séparation trompeuse entre le « politique » et le « social » pour enfin regagner nos vies. Ce n’est pas un hasard que les écoles sont parmi les cibles premières dans toute révolte sociale. Dépassons toutes les limites que cette société nous impose. Ce qui nous pousse à attaquer les écoles - et toutes les autres prisons - est notre passion pour la liberté qui s’étend à l’infini.&lt;br /&gt;Pour que la prochaine alerte au feu soit plus que juste une mesure préventive...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6195857466976049228?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6195857466976049228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6195857466976049228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/schools-are-prisons-and-prisons-burn.html' title='Schools are prisons... and prisons burn'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6727247534195412006</id><published>2011-11-03T14:02:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T14:02:58.995+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Brèves des écoles</title><content type='html'>Comme le disait déjà le texte à côté, les attaques et les sabotages contre l'école ne sont pas rares. Pour donner un petit aperçu de l'ampleur de ce phénomène liberatoire, nous avons recueilli quelques gestes de ces dernières semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SAINT-GILLES - Après que la direction ait ordonnée une fouille des dizaines d'élèves pour retrouver des objets volés, de nombreux élèves se révoltent. Ils refusent de retourner en cours, occupent la cour de récréation et commençent à saccager les bâtiments de l'école. Enfin, la direction fait intervenir la police pour rétablir l'ordre et l'obéissance. Quelques jours plus tard, une autre école dans le même quartier, près de la place Bétlehem, subit un saccage nocturne. Tout le matériel qui valait quelque chose a été dérobé, tandis que les bureaux et les classes ont été systématiquement saccagés. La direction parle d'une "acte de vengeance pour la fouille et l'intervention policière". Les cours sont suspendus pour au moins quelques semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHARLEROI - Pendant la nuit, le feu est bouté à une annexe de l'école téchnique. L'intervention des pompiers empêche une propagation vers les autres bâtiments de l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MARCHES - Pendant la nuit, des inconnus incendient les poubelles sur la cour de l'Athenée. Le feu se propage et détruit une bonne partie des bâtiments. Les cours sont suspendus pour une durée indéterminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;HUY - Même chose qu'à Marches, sauf que le feu des poubelles incendiées ne se propagent malheureusement pas vers les bâtiments de l'école sécondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JAMBES - Lundi, quelques heures avant l'arrivée des élèves, un incendie ravage le bâtiment de l'Internat et endommage quelques classes. Les cours sont suspendus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6727247534195412006?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6727247534195412006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6727247534195412006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/breves-des-ecoles.html' title='Brèves des écoles'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-683476118562108213</id><published>2011-11-03T14:01:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T14:01:52.332+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Pour en finir avec le nationalisme</title><content type='html'>Les temps où face aux Etats et aux frontières, naissait le rêve de la fraternité de l’humanité entière et que « notre pays » était le monde entier, semblent désormais révolues. Aujourd’hui, face à un monde  de changements rapides qui font peur, on assiste à une recrudescence de toutes les formes possibles de nationalismes. Mais comment définir ces formes, comment définir l’essence du nationalisme qui semble entraîner toujours plus de monde ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout nationalisme commence par une exclusion. Pour définir « une nation », il faut établir des critères pour déterminer qui &lt;i&gt;n’en fait pas partie&lt;/i&gt;. Ça pourrait être la couleur de peau, l’endroit de naissance, l’identification avec des traditions culturelles, le langage. La nation se définit donc par des choses qui ne dépendent pas de la volonté de chaque individu, même si l’adhésion aux valeurs culturelles de la nation pourrait sembler indiquer le contraire. Dans un monde où personne n’est libre de donner soi-même forme à sa vie et où exprimer son individualité, son unicité, signifie la révolte, les nationalismes prétendent offrir un foyer à ceux qui se sentent perdus, à ceux qui ne s’estiment pas capables ou assez « forts » pour être (et devenir) simplement soi-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le nationalisme, en plus du fait qu’il érige des barrières insurmontables entre les hommes (barrières qui ne peuvent mener qu’à l’incompréhension, le mépris, l’exclusion, la guerre et le génocide), réunit des pôles contradictoires et prétend ainsi surmonter les profondes divisions dans la société. Aussi bien le policier que le voleur peuvent adhérer à la même nation, tout comme le riche et le pauvre, l’entrepreneur et le travailleur, le politicien et le sujet. Dans un monde qui est en pleine transformation (ou qui court vers l’abîme, comme disent certains), où les tensions sociales entre ceux d’en haut et ceux d’en bas se font d’avantage sentir au quotidien, où la possibilité d’une explosion sociale menace la stabilité et reconfigure les rapports dans toute la société, dans la politique, dans la gestion des pauvres, ce n’est pas un hasard que de tout côté le nationalisme remonte. Il est identifié par les pouvoirs comme un dénominateur commun qui se révélera bien utile pour canaliser la rage non pas vers les responsables d’un monde pourri, mais vers d’autres pauvres, déshérités, damnés,… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le crade nationalisme flamand semble être devenu la force politique principale au nord du pays, soutenu non seulement par la caste dirigeante mais aussi par d’assez larges couches de la population, cette évolution ne saurait pas nous faire oublier qu’il n’y a pas que ça. Le retour en force du nationalisme se montre par exemple aussi maintenant en Libye, où au moins une partie des insurgés s’est mis à chasser ou enfermer les esclaves de Kadhafi (surtout des noirs venus du sud du Sahara). Partout où un drapeau national est hissé, des fils barbelés, des postes-frontières et des camps d’internement apparaissent. C’est inévitable, c’est dans l’essence même de tout nationalisme, même soi-disant « de gauche ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'en est-il de l’identification identitaire ici à Bruxelles ? Même si elle ne prend pas la forme politique du nationalisme, le « communautarisme » est fortement ancré dans la population bruxelloise. Les raisons sont pareilles : le refus du monde actuel se retrouve canalisé vers la glorification d’une appartenance à telle ou telle communauté. Mais ces « communautés » ne sont pas opposées à ce monde, elles en font partie et aussi le fondent, tout comme le capitalisme, l’étatisme, le racisme. A l’intérieur de chaque communauté basée sur « la nation », les mêmes mécanismes sont reproduits : exclusion des autres, reproduction immuable des valeurs traditionnelles et opprimantes, réunion de ce qui, dans la perspective d’une transformation libertaire du monde, devrait s’opposer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul antidote contre le nationalisme et le communautarisme nous semble être de partir de l’appréciation et de l’affirmation de l’unicité de chaque être humain. Ce n’est que quand l’homme décide enfin de se battre pour, et de donner soi-même forme à une vie libre, qu’il comprend que sa « nation », son « peuple », son « drapeau », son « ethnie » n’étaient que des fausses idées et préjugés pour le faire marcher au pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-683476118562108213?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/683476118562108213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/683476118562108213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/pour-en-finir-avec-le-nationalisme.html' title='Pour en finir avec le nationalisme'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8264543422920987426</id><published>2011-11-03T14:00:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T14:00:03.309+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Je crache sur tous les drapeaux !</title><content type='html'>Je crache sur le drapeau belge. Je crache, car ce drapeau est trempé dans le sang de mes frères et sœurs, du passé et d’aujourd’hui, qui ont été massacrés, torturés, enfermés, affamés, exploités au nom des intérêts de l’Etat belge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crache sur le drapeau flamand, car son nationalisme écœurant me fait vomir. Ce nationalisme qui prône les valeurs de l'Ordre et du Travail, faisant la chasse aux immigrés, &lt;br /&gt;aux « déviants », aux rebelles. Qui cherche à enrégimenter tout le monde, riche comme pauvre, patron comme travailleur, bureaucrate comme chômeur, dans une même identité nationale, tous unis contre « les autres », tous pour le Pouvoir de la Nation et la protection de ses Valeurs. Comme le racisme, le nationalisme est l’antidote contre le virus de la bataille sociale, du combat pour l’émancipation et pour la destruction du pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crache sur le drapeau francophone, car c'est encore un drapeau de la politique. Je crache dessus, parce que je déteste tous les politiciens de toutes les couleurs, tous les patrons, tous les industriels, tous les puissants. Parce qu’entre eux et moi, il ne peut y avoir qu’une lutte à outrance – eux pour se préserver, moi pour détruire leur pouvoir et conquérir la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crache sur tous les drapeaux nationaux, car partout où le drapeau national est hissé, l’oppression est chez elle. C'est le drapeau qui flotte sur les prisons, sur les casernes militaires, sur les commissariats, sur les postes-frontières. Toutes les institutions qui étouffent ma vie et la liberté sont ornées de drapeaux nationaux. Et comme en le voit en Tunisie, Egypte ou Libye: lors des soulèvements, l'apparition du drapeau national est toujours le signe précurseur d'un nouveau régime, d'un nouveau pouvoir, d'une nouvelle exploitation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je crache aussi sur ceux qui courent derrière les drapeaux nationaux. Qui marchent au pas de l’hymne national, qui font la guerre au nom de la nation, qui sont fiers de servir les intérêts de « leur » nation, de « leur » communauté. Je crache sur ces soldats aveugles et obéissants qui protègent les intérêts du pouvoir. Et que les choses soient claires: je m’en fous si ce pouvoir se prétend belge, flamand, marocain, wallon, palestinien, turc, européen, africain ou encore mondial. Je crache sur les drapeaux, car je crache sur tout pouvoir, sur toutes les autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crache sur tous les drapeaux, car mon cri de vie, mon cri de révolte, c’est l’anarchie, c’est la liberté qui ne connaît ni loi, ni frontière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8264543422920987426?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8264543422920987426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8264543422920987426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/je-crache-sur-tous-les-drapeaux.html' title='Je crache sur tous les drapeaux !'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8288690444275711770</id><published>2011-11-03T13:58:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T13:58:40.528+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>L'internationale de la révolte</title><content type='html'>PARIS - Un sabotage anonyme a provoqué une panne de télévision, téléphone et Internet touchant plus de 15 000 clients. Trois cent fibres optiques enterrées à 10 mètres de profondeur ont été retrouvées sectionnées. Ces spéléologues ont en effet bien vu: la dépendance des réseaux informatiques et énergétiques rend le système économique et social très vulnérable aux gestes de ceux qui ne veulent pas que la machine continue à tourner. Ces ruptures et court-circuits de l'ordre social pourraient contribuer à créer l'espace et le temps pour autre chose que le train train quotidien de l'exploitation et de l'autorité. D'autant plus que les câbles se trouvent désormais partout, jamais à l'abri de quelque geste saboteur.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOSCOU - Depuis quelques temps, certains villes russes voient une recrudescence des actions directes contre le pouvoir. Suite notamment à des attaques incendiaires réalisés par des anarchistes contre des commissariats de police, des bureaux administratifs de l'Etat, des archives judiciaires, quelques compagnons anarchistes ont été arrêtés et torturés par la police. Ils ont été libérés quelques jours plus tard, mais ces arrestations ne sont pas restés sans suite dans la rue: à Moscou notamment, dans un quartier riche, une dizaine de voitures de luxe ont été incendiées, ainsi que deux véhicules de police stationnés devant un commissariat. La solidarité anarchiste n'est certes pas une œuvre caritative, mais justement le renforcement de la volonté de continuer à lutter, à tisser des liens de complicité qui sont la meilleure défense face aux juges et à l'ordre social.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8288690444275711770?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8288690444275711770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8288690444275711770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/linternationale-de-la-revolte.html' title='L&apos;internationale de la révolte'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6667523578652635182</id><published>2011-11-03T13:57:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T13:57:46.474+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Criminalité, ze-kwa-sa?</title><content type='html'>La criminalité, c’est un problème. Voilà une vérité aveuglante. Le fameux sentiment d’insécurité en est la conséquence et plus d’agents de police et de contrôle est le remède. Des hordes entières de politiciens fondent leurs campagnes électorales sur cette vérité. Les médias vivent des histoires sensationnelles qu’ils vendent à leurs lecteurs indignés. Les entreprises de sécurité s’en font du fric et sont devenues un des rares secteurs qui continue à croître et à embaucher plus de personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La criminalité, c’est une solution. Voilà un simple constat quand on observe les crimes les plus commentés : braquages, vols, cambriolages. Pour survivre dans cette société, il nous faut des thunes. Et depuis que consommer est assimilé à vivre, même pour &lt;i&gt;vivre &lt;/i&gt;il nous faut des thunes. Bref, tout a son prix.  &lt;br /&gt;La manière permise pour obtenir des thunes n’est pas toujours la plus accessible. Quand par exemple on n’est pas prêt à accepter les humiliations, l'absence de sens, la vie gaspillée, le corps détruit en échange d’un maigre salaire. Ou quand ça ne nous est même pas offert. Alors, il reste toujours la manière non-permise pour arracher quelques thunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tribunaux anglais qui condamnent aujourd’hui à la chaîne des gens pour avoir participé à des pillages, nous démontrent une fois de plus qu’il ne faut pas disposer d’une quelconque particularité génétique afin d'opter pour la manière &lt;i&gt;illégale&lt;/i&gt;. De 11 à 59 ans, d’un professeur aux élèves, d’un employé de supermarché (celui-là même qui a été pillé) aux chômeurs, d’un chef de cuisine d’un restaurant aux livreurs de pizzas, des parents et des enfants, des femmes et des hommes et à l’inverse de tous les commentaires racistes, toutes les couleurs de peau étaient présentes. Tous ont profité de l’occasion pour s’approprier directement des choses qui, en d’autres circonstances, leur coûteraient beaucoup trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, pour nombreuses personnes, la criminalité peut être une solution. Surtout quand les risques semblent limités, notamment le risque d’être pris et de devoir subir la vengeance de la Loi. Certains font tout pour augmenter ces risques le plus possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car pour certains, la criminalité est un vrai problème. Pour les commerçants qui veulent transformer nos vies en argent. Qui augmenteraient volontiers les prix à l’infini s’ils ne croiraient pas qu’en baissant un peu le prix, ils peuvent vendre plus et donc faire plus de profits. Qui paieraient volontiers les salaires les plus bas possible s’ils ne pensaient pas qu’en payant un peu plus de salaire, on favorisera production et consommation, générant donc plus de profits. Pareil pour l’Etat qui se donne le rôle de protecteur de l’économie, c'est-à-dire, le système où on oblige les gens à vendre leur énergie à des entreprises, pour pouvoir acheter un misérable succédané de la vie (la consommation) avec le salaire. Pour pouvoir imposer ce rôle de dépendance et de soumission, les autres manières pour avoir de l’argent sont déclarées illégales et punies dans les tribunaux de l’Etat. &lt;br /&gt;L’Etat fait de la criminalité un problème. Il prétend nous protéger de la criminalité, alors qu’en vrai, il défend simplement l’économie et ses règles. Il prononce des condamnations morales sur les « bons » et les « méchants », sur les « travailleurs honnêtes » et les « profiteurs ». Il crée le sentiment d’insécurité pour ensuite pouvoir se présenter comme solution. Et pour ceux qui n’avalent pas l’idéologie de l’Etat et du Capital, il y a la loi. Qui ne veut pas entendre, la sentira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, la criminalité n’est donc pas uniquement une solution, mais aussi un problème. Nous avons vu entrer en taule beaucoup de personnes. Le contrôle augmente et la répression n’est pas avare dans l’octroi des peines. Les endroits où se trouvent des montagnes de thunes (les quartiers riches, les banques, les grands commerces, les magasins de luxe) sont toujours mieux protégés. Peut-être les émeutes anglaises pourraient fournir un exemple du fait que malgré tout, les mercenaires de l’Etat ne contrôlent pas toujours tout. Et, même face aux techniques de contrôle les plus sophistiquées et une présence massive d’uniformes, un peu de créativité et d’audace peuvent souvent ouvrir de nouvelles possibilités. &lt;br /&gt;La criminalité est aussi un problème quand elle n’est qu’une manière alternative pour quand-même faire partie de l’économie. Quand la criminalité vise uniquement la consommation sans vie. Quand elle copie les rôles de dépendance et de soumission du monde de travail salarié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La criminalité peut être une solution. La criminalité peut être un problème. Mais par rapport à la police, l’Etat, la Loi et le Capital, on peut être clair : ils sont nos ennemis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6667523578652635182?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6667523578652635182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6667523578652635182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/criminalite-ze-kwa-sa.html' title='Criminalité, ze-kwa-sa?'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3947101975234064570</id><published>2011-11-03T13:54:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T13:54:34.869+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Rien à demander, tout à exproprier</title><content type='html'>Parfois c'est l'ennemi même qui donne des bons conseils. Selon les associations qui défendent les intérêts du commerce, un nouveau phénomène s'est récemment rajouté au simple vol à l'étalage. Vu les nouveaux dispositifs mis en place pour contrer les vols dans les magasins (alarmes, portiques, détectives, caméras, vigiles), certaines personnes ont eu la lumineuse idée d'y aller avec un peu plus de force que d'habitude. En groupe, ils rentrent dans un magasin de leur choix, se servent et sortent tous ensemble, s'en fichant des systèmes antivol et en débordant les vigiles. Même si le vol individuel restera toujours un important instrument à disposition de ceux qui ont autre chose à faire dans leur vie que compter les sous et qui veulent échapper à l’obligation de vendre son énergie pour enrichir un patron, un commerçant, un propriétaire etc., il nous semble que cette gentille pratique du pillage pourrait refaire basculer un peu le rapport de force avec les vigiles souvent trop zélés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3947101975234064570?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3947101975234064570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3947101975234064570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/rien-demander-tout-exproprier.html' title='Rien à demander, tout à exproprier'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5323322364679749171</id><published>2011-11-03T13:53:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T13:53:27.835+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Les indésirables. La lutte contre les centres fermés à Lecce (Italie)</title><content type='html'>&lt;i&gt;Recension&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Ce livre relate la lutte des anarchistes à Lecce (dans le sud de l’Italie) contre le centre fermé pour clandestins (un camp de déportation pour sans-papiers), géré par la fondation religieuse Regina Pacis. Leur textes ont été repris dans ce bouquin, qui les replace dans leur contexte, et donne ainsi un aperçu du conflit contre les gestionnaires et autres collaborateurs de ce camp. Au printemps de 2005, cette prison a été définitivement fermée et un peu plus tard, quelques compagnons ont été incarcérés. Entre temps, cette même fondation a déplacé ses activités « caritatives » en grande partie vers la Moldavie tandis que tous les compagnons anarchistes ont été libérés. &lt;br /&gt;La lutte de ces anarchistes a été une source d’inspiration pour nombreux compagnons ailleurs dans le monde. Il y en aura toujours qui seront surpris de constater qu’une lutte contre une prison peut réellement aboutir à sa fermeture, mais ce n’est pas de cela qu’on voudrait parler ici. Car, comme les compagnons de Lecce le disent eux-mêmes : &lt;i&gt;la fermeture d’un seul camp ne change absolument rien à comment fonctionne le monde&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;Et cette phrase touche à la première raison pour laquelle nous conseillons ce livre : la lutte contre le centre fermé à Lecce n’est jamais resté bloquée dans sa spécificité, mais touchait à chaque fois d’autres aspects de l’oppression, en reposant en permanence les questions fondamentales du pourquoi le monde tourne comme il tourne. Cette lutte concerne les prisons, mais en même temps la guerre, la pauvreté et l’hypocrisie religieuse. Elle a rendu clair qu’il y a des responsables de l’état des choses, et qu’un peu d’imagination suffit pour pouvoir les frapper de beaucoup de manières différentes. &lt;br /&gt;Ainsi on arrive au deuxième point qui nous semble important à souligner. La lutte à Lecce en est certes une pour puiser de l’inspiration et de la force, mais pas non plus une lutte à copier, à plagier. Cette lutte était justement intéressante parce qu’elle réussissait à se placer carrément dans le contexte spécifique (dans le sud de l’Italie, où l’église catholique a encore beaucoup de pouvoir, où il y a des petits villages où tout le monde se croise et se connaît et où, sur les côtes, pleins d’immigrés arrivent à travers la Méditerranée) et à agir dans ce contexte. Ainsi, les anarchistes allaient aux fêtes des villages pour distribuer des tracts contre un médecin, habitant le village et travaillant dans le camp ; ils perturbaient la messe solennelle de Pâques célébrée par l’archevêque de la Curie de Lecce, également président de la fondation qui gérait le camp. Dans leurs tracts, ils prenaient la défense de quelques attaques anonymes, comme par exemple ce cocktail Molotov jeté contre la maison du prêtre Lodeserto (le directeur du camp) après des tabassages d’immigrés au centre fermé (tabassés aussi par Lodeserto lui-même). Ou quand le portail de la cathédrale de Lecce a été incendié en solidarité avec la lutte contre les camps de déportation. &lt;br /&gt;Dans beaucoup de textes, ces compagnons dénoncent les abus et les exactions à l’intérieur du centre, mais jamais ils n'en restent là. Leur lutte n’a pas été une lutte en solidarité avec des victimes enfermées, mais un combat contre ceux qui s’enrichissent en exploitant la misère des autres. Contre ceux qui font le choix de se faire du fric en exploitant la peur. La solidarité devenait vivante à travers l’action et l’agir. En somme, ce n’était pas une lutte pour la liberté des sans-papiers, mais une lutte pour la liberté de tout le monde. Et ceci, en attaquant directement, à la première personne, tous les responsables et l’autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;215 p., Mutines Séditions, mai 2011, Paris – 8 euro&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5323322364679749171?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5323322364679749171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5323322364679749171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/les-indesirables-la-lutte-contre-les.html' title='Les indésirables. La lutte contre les centres fermés à Lecce (Italie)'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2181668099185977761</id><published>2011-11-03T13:51:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T13:51:06.329+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Les obstacles à la liberté</title><content type='html'>L'Etat prévoit de construire vers 2013 au moins quatre nouvelles prisons (à Dendermonde, Beveren, Leuze-en-Hainaut et Marche-en-Famennes) et vers 2015 la nouvelle méga-prison à Bruxelles (qui serait construite à Haren). Ces prisons seront construites sur le modèle d'une collaboration publique-privée: l'Etat paye les frais, les entreprises vont non seulement les construire, mais aussi les gérer au nom de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des manières parmi d'autres à la disposition de ceux qui veulent se battre contre ces projets de nouvelles prisons, qui combattent pour la liberté, donc pour une transformation radicale de cette société et non pas pour protéger et perpétuer l'ordre existant, consisterait à identifier et saboter les constructeurs de nouvelles prisons. Peut-être pas tellement parce qu'ainsi, on pourrait espérer les "obliger" à arrêter les travaux, mais plutôt parce que les saboter signifie diffuser partout le refus d'une société carcérale, en mots et en actes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, voici le lot des vautours de l'enfermement: &lt;br /&gt;* Le consortium BAM et plus spécifiquement ses branches belges Interbuild et Galère, le tout financé par les banques Dexia, KBC et ABN-AMRO.&lt;br /&gt;* Le consortium Eiffage Benelux&lt;br /&gt;* Le consortium "Future Prisons", comprenant les entreprises Cordeel, Willemen, SNC Lavalin et Cofinimmo.&lt;br /&gt;* Les bureaux d'architectes Jaspers - Eyers &amp; Partners, Stéphane Beel Architectes, VK Engineering.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, encore plein d'autres petites entreprises feront leur beurre avec la construction des nouvelles prisons. On ne tardera pas à mettre en lumière leur implication.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2181668099185977761?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2181668099185977761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2181668099185977761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/les-obstacles-la-liberte.html' title='Les obstacles à la liberté'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3438344699687874063</id><published>2011-11-03T13:50:00.000+01:00</published><updated>2011-11-03T13:50:25.723+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 22'/><title type='text'>Brèves du désordre 22</title><content type='html'>&lt;b&gt;Tension à Anderlecht&lt;/b&gt; - Depuis un grand contrôle de la police fédérale au début du mois d'octobre contre la criminalité, les tensions dans les quartiers d'Anderlecht se sont aggravées. Même si la police refuse de donner des commentaires et pousse les journalistes à ne surtout pas parler de tout ce qui pourrait encourager la révolte, quelques signes du désordre sont quand-même arrivés aux oreilles: le commissariat central de la rue Démosthène, ouvert 24h sur 24, a été criblé de balles de plombs (une bonne vingtaine de vitres cassés), un autre commissariat a été caillassé. On parle aussi d'une grenade qui a explosé contre la façade d'un concessionaire/garage. Par ailleurs, un petit incendie s'est déclaré dans le sous-sol du Palais de Justice de Bruxelles, juste avant l'ouverture des séances. Les pompiers ont rapidement maîtrisé ce feu en-dessous du cul des juges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Tache d'huile&lt;/b&gt; - Les incendies de voitures, camionnettes, camions et de poubelles font tâche d'huile depuis quelques semaines, surtout dans la région de Charleroi et de Mons. On retiendra par exemple cette nuit où au centre-ville de Charleroi, plus de 50 tas de poubelles ont été incendiés, provoquant des dégâts aux façades des magasins, des commerces et des bâtiments administratifs. Ou encore cette attaque au cocktail Molotov contre des voitures de luxe garés sur le parking du centre commercial. Depuis quelques semaines, on constate en effet chaque nuit des incendies volontaires. La police parle d'une vague de violence aveugle, on y voit plutôt de la révolte qui se déchaîne et cherche à se frayer un chemin. Que chaque incendie devienne une torche de reconnaissance entre les révoltés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bien vu&lt;/b&gt; - A Zeebruges, un incendie de câbles a provoqué la paralysie d'une grande partie du trafic naval de ce port pendant plus d'un jour. Le feu a pris dans un tunnel de câbles. La cause reste inconnue, mais cet incendie prouve une fois de plus combien le système économique et l'ordre social dépendent des réseaux énérgétiques et informatiques, qui sont d'ailleurs impossible à surveiller entièrement. Ca nous rappelle aussi cet incendie dans une cabine de haute tension qui a plongé le quartier européen, le Parlement européen etc. dans le noir pendant quelques heures, provoquant l'évacuation des eurocrates.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3438344699687874063?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3438344699687874063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3438344699687874063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/11/breves-du-desordre-22.html' title='Brèves du désordre 22'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-605974788640539159</id><published>2011-08-26T13:19:00.003+02:00</published><updated>2011-08-26T13:42:19.850+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>Téléchargez numéro 21</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/Horsservice21.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt; (pdf)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-605974788640539159?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/605974788640539159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/605974788640539159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/telechargez-numero-21.html' title='Téléchargez numéro 21'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3318126970182864529</id><published>2011-08-26T13:17:00.000+02:00</published><updated>2011-08-26T13:17:42.056+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>London Calling</title><content type='html'>&lt;i&gt;Un appel à d’autres révoltés sur le continent, à mettre le feu à la poudrière&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La capacité de l’homme à s’adapter aux circonstances ne connaît pas de limites. On peut lui imposer un milieu des plus affreux, fait de misère, de pauvreté, de prison ; lui enlever toute perspective de vivre une vie pleine et passionnée, tout espoir ; l’encourager même à commettre les actes les plus vils au nom de la patrie, de la morale, du maintien de l’ordre, et il ne bronchera pas. Il regardera ses pieds et s’adaptera aux circonstances. Cette capacité est le fil qui traverse toute l’histoire humaine, c’est le fil de la résignation, de l’acceptation de l’inacceptable, l’effacement de soi-même au nom du « moindre mal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n’en est pas toujours ainsi, et il n'en sera jamais toujours ainsi. Ça aurait pu se passer autrement, là-bas en Angleterre, à Londres dans le quartier de Tottenham, où Mark Duggan a été tué par les balles de la police qui voulait l’intercepter. Ça aurait pu ne rien provoquer, engendrer quelques pleurs peut-être, mais rien de plus. Sauf, ça ne s’est pas passé de cette manière, l’acceptation de ce énième meurtre policier a dû faire place à une explosion de rage qui a vite embrasé quasi toutes les grandes villes d’Angleterre. « Londres mis à feu et à sang » titraient les journaux pour décrire la colère. « Londres aux mains des émeutiers et de pillards » disait-on pour décrire les innombrables attaques contre des magasins, des supermarchés, des centres commerciaux, des bâtiments de l’Etat, des commissariats de police, des écoles et des milliers de gens qui ont déclenché une fureur qui fait d’une certaine manière écho à ce qui s’était passé en novembre 2005 en France ou encore en décembre 2008 en Grèce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette révolte en Angleterre a éclaté avec une violence telle qu’on pourrait dire qu’elle contient toute la violence vécue au quotidien, dans tous les rapports sociaux. La violence du travail, de l’environnement empoisonné, de la concurrence effrénée entre tout le monde, de la misère, du loyer, de l’école, de l’Etat,… a trouvé aujourd’hui en Angleterre un écho dans la rue, un écho de révolte qui se met &lt;i&gt;en contre&lt;/i&gt;, directement, sans dialogue politique aucun, sans trêve ni paix possible. Et si des saloperies ont bien pu se passer lors de cette révolte, comme ne cessent de répéter les médias, les défenseurs de l’ordre, le « soutien critique » de la gauche, les réformistes, les humanitaristes, la question reste de savoir ce qui est crapuleux et pourquoi ça l'est. Les opinions différeront. Mais il faut être clair que ces actes ne sont rien comparées aux saloperies qui se passent tous les jours, justifiées et stimulées par le pouvoir (massacres, guerres, tortures, exploitation,…) ou par l’ordre social dans son ensemble (violence domestique, concurrence jusqu’à la mort, drogues et antidépresseurs pour oublier,…). Ils sont beaucoup plus un prolongement, un ombre d'un monde trop amoché qui puni le choix de ne pas vouloir marcher avec l'anathème du fou ou du criminel. Dans ce sens, on pourrait dire que la violence d’une révolte est libératrice quand elle se dirige contre ce qui nous opprime et enferme et qu'elle se différencie de la violence du pouvoir et de la société dans le sens qu'elle détruit des obstacles pour ériger un monde sur d’autres bases, tandis que le deuxième enchaîne, assujettit, protège l’ordre existant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;London Calling&lt;/i&gt;, cette première grande révolte à l’intérieur de l’Europe depuis les soulèvements dans le monde arabe. C'est peut-être un signe précurseur que les temps à venir seront marqués par de forts conflits, qui vont opposer ceux qui veulent maintenir l’ordre social actuel, et ceux qui veulent le renverser – sans peut-être encore savoir exactement ce qu’ils veulent mettre à la place. Mais la révolte doit de toute façon partir du &lt;i&gt;négatif&lt;/i&gt;, de la négation de ce qui existe, pour libérer de l’espace et du temps pour construire d’autres rapports sociaux. Nous, anarchistes, voulons sans détours la destruction de l’ordre actuel fait d’exploitation, de riches et de pauvres, d’autorité qui écrase toute liberté sauf celle d’obéir aux chefs, de rapports asphyxiants entre les hommes, et nous n’avons pourtant pas de plan précis pour le remplacer. Mais par contre, nous avons un rêve et un désir de liberté qui nous pousse au combat. Dans ce combat, on peut rencontrer d’autres révoltés qui sont sur leur chemin à eux, et forger des complicités et des relations qui contiennent déjà en soi les germes d’un autre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;London Calling&lt;/i&gt;, car cette révolte n’est pas seulement un signe précurseur, mais aussi un &lt;i&gt;appel&lt;/i&gt; à déchaîner les mauvaises passions. A ne plus avoir peur d’affronter ce qui détruit nos vies, d’arracher le masque aux moralismes qui condamnent les gens quand ils s’insurgent, et les louent quand ils commandent ou obéissent, de laisser nos yeux s’illuminer par le feu qui doit embraser ce monde putride. &lt;i&gt;London Calling&lt;/i&gt;, un appel à d’autres révoltés sur le continent, à mettre le feu à la poudrière.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3318126970182864529?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3318126970182864529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3318126970182864529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/london-calling.html' title='London Calling'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-9171950220230576452</id><published>2011-08-26T13:13:00.002+02:00</published><updated>2011-08-26T13:43:17.820+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>La pluie sous le soleil brillant</title><content type='html'>&lt;i&gt;Les villes britanniques se déchaînent &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme pendant les émeutes de 2005 à Paris ou d'autres conflits de rue qui se trouvent (trop) près de la maison, les journalistes, spécialistes, politicards, prétendus politicards, porte-paroles de la police (cette fois-ci britanniques) se précipitent de taxer les événements de “pur vandalisme” ou de “criminalité organisée”. Ne parlons surtout pas d'un acte politique. Une interprétation politique des émeutiers n'était en effet pas à l'ordre du jour. Dans les colonnes des journaux, pendant les émissions télévisées à la radio ou dans les débats à la télévision, on ne voit que les mêmes frimeurs professionnels revenir. Et dans la rue, quand un journaliste de service est chassé, on ramasse quelques bons mots; “Je ne fais que reprendre ce que les impôts m'ont pris”, “Je fais ça jusqu'à ce qu'ils m'arrêtent”, “C'est fun c'est tout”...Certaines choses semblent évidentes, mais manquent à être 'les causes'. Les réactions peuvent différer, les problèmes restent les mêmes ; la police, les loyers, un job pourri ou pas de thunes. La crise économique n'a pas aidé non plus : pendant que les banques reçoivent des milliards d'euros de crédit, ailleurs on se serre la ceinture. Plus d'accès à l'éducation pour faire miroiter un bel avenir. Plus d'assistants sociaux pour occuper les jeunes. Pas d'avenir dans cette société. Et puis quelqu'un est abattu par des flics zélés, et c'est peut-être toi le prochain. Et puis la ville s'enflamme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont ces moments où toutes les marchandises impossibles à payer sont à saisir. Ces moments dans un pays avec plus de caméras de surveillance que d'habitants, où soudain les flics perdent tout contrôle et doivent battre en retraite. Ces moments où les gens peuvent détruire ce qui les rend étrangers dans leur ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc les flics sont attaqués, les marchandises volées ou détruites, et les bons citoyens restent bouche bée. Il n'y a pas d'explications, pas de représentants. Pas de tentative de concertation, de compromis. Pas de &lt;i&gt;politiqu&lt;/i&gt;e. Une explosion de rage. “On doit s'insurger. Les taxes sont trop élevées, on n'a pas de boulot et il y a eu trop d'économies. Pour le gouvernement, les jeunes sont surtout un problème. Ils doivent pas s'étonner si ça leur est renvoyé à la gueule.” Pendant une explosion pareille, il se passe peut être des choses qui ne nous plaisent pas. Ce n'est pas pour autant qu'on doit marcher avec l'hystérie et les condamnation des médias. Ils en ont fait leur travail de détourner les faits, de taire certaines choses et d'en amplifier d'autres. Ce sont des moments où la balance du pouvoir est perturbée, et beaucoup de choses deviennent possibles. Le résultat n'est pas toujours aussi beau, mais cela dépend en partie aussi de nous-mêmes. Ce sont des moments où chacun et chacune ayant un ardent désir de destruction contre cette Société peut donner sa contribution. C'est dans l'interaction de ces actes que cela devient intéressant, loin des condamnations morales, des analyses politiques ou des explications sociologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Londres brûle&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Londres brûle. Jeudi soir, un homme, Mark Duggan est abattu par la police. Samedi soir, lors d'une protestation dans le quartier de Tottenham, des émeutes éclatent. Quelques voitures de police sont attaquées et incendiées. Les renforts de police n'arrivent pas à maîtriser la situation, et des magasins sont pillés et réduits en cendres. Des barricades bloquent le trafic et la police. Un supermarché Aldi et un magasin de tapis (et les appartements au-dessus, il n'y a pas de blessés) causent une mer de feu considérable. Des cocktails molotovs et des pierres sont jetés contre la police. Une voiture de la BBC est ravagée. La nuit d'après, les émeutes se diffusent vers d'autres quartiers dans le nord, l'est et le sud de Londres. Alors que la police se concentre sur Tottemham, les pillages et les incendies se développent à Enfield, Walthamstow, Waltham Forest, Croydon, Brixton, Ponders End et Oxford Circus (dans le centre). A Hackney, les flics sont attaqués avec des pierres. Alors que la première nuit, les pillages semblaient plus arbitraire et chaotiques, à partir de la deuxième nuit, ce sont surtout les magasins de vêtements les plus chers, les magasins d'électronique et les supermarchés qui sont visés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier ministre Cameron doit interrompre ses vacances en Toscane (Italie) et revenir en Grande-Bretagne. Tous les policiers sont rappelés de leurs vacances, et les agents pensionnés sont remis au boulot. A un moment donné, le premier ministre menace d'engager l'armée. Autour de 16.000 flics sont appelés pour maîtriser les émeutes à Londres. Mais à partir de lundi, elles éclatent aussi dans les villes de Manchester, Birmingham, Bristol, Nottingham, Wolverhampton, West Bromwich et Liverpool. A Manchester, la police appelle la population à rester hors du centre ville. A Birmingham, un commissariat de police brûle. A Londres même, les confrontations se poursuivent et s'élargissent aux quartiers de Peckham, Lewisham, Camden, Clapham, Ealing, Woolwich. Deux voitures de la BBC et Skynews sont attaquées et ravagées à Croydon. A Tottenham, une voiture de ITN est attaquée et le matériel d'un caméraman est détruit. La BBC et Skynews louent des agents de sécurité pour accompagner leurs cameramen. A Notting Hill, les clients d'un restaurant chic sont forcés de donner leur bijoux, porte-monnaies, portables et la caisse et le service sont emportés. Le même jour, un homme est abattu dans le quartier londonien de Croydon, il meurt à l'hôpital (les premières nouvelles parlent d'un meurtre de police, après, l'histoire devient plus floue). A Ealing, un homme est blessé alors qu'il essayait d'éteindre un conteneur d'ordures en feu. Il se serait fait attaquer. L'homme avait régulièrement des conflits avec les jeunes du quartier, il meurt quelques jours plus tard à l'hôpital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretemps, les politiciens, les commissaires de police et les commerçants (qui se présentent comme les représentants des « riverains ») font les déclarations habituelles, et les médias publient les photos des émeutiers avec la demande de balancer les personnes reconnues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi soir, c'est la première nuit relativement calme à Londres. Dans les autres villes, les émeutes continuent. A Manchester et Liverpool, des centres commerciales sont pillés (entretemps on l'appelle « aggressive shopping ») et des voitures sont incendiées. A Nottingham, deux commissariats de police sont incendiés avec des cocktails molotov et trois autres sont attaqués avec des pierres. A Salford, il y a surtout des confrontations avec les flics, et un véhicule de la BBC et une voiture d'un journaliste sont incendiés. Aussi à Wolverhampton, Leicester, Reading, Oxford, West Bromwich, Gloucester et Milton Keynes, des conflits de rue ont lieu. A Birmingham, trois gardes citoyens qui veulent protéger leurs entreprises sont tués par une voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, plus de 2000 personnes sont arrêtées. Les prisons londoniennes sont pleines à craquer, et d'autres prisonniers sont transférés. Les cours de justice travaillent en permanence, jour et nuit. Les leaders politiques annoncent de lourdes peines. La police et les organisations privées utilisent les 'réseaux sociaux' sur internet, et les images des médias et des caméras de surveillance (et donc aussi des portables) pour identifier des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une semaine après, la police admet que l'arme de Mark Duggan n'avait pas tiré. Et que la balle qui avait atteint le véhicule de police pendant l'arrestation venait en fait du pistolet d'un policier.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-9171950220230576452?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/9171950220230576452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/9171950220230576452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/la-pluie-sous-le-soleil-brillant.html' title='La pluie sous le soleil brillant'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8725145371579239947</id><published>2011-08-26T13:12:00.000+02:00</published><updated>2011-08-26T13:12:08.503+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>Des deux côtés du mur...</title><content type='html'>&lt;i&gt;Le baromètre dans les prisons belges semble indiquer une prochaine tempête. Depuis des années, la révolte couve au sein des établissements pénitentiaires, chaque prisonnier pour ses raisons à soi, et depuis des années aussi se dessinent à l’extérieur des prisons des oppositions irréductibles et dures à la prison et à l’existence même d’un endroit aussi abject. Parcourons ce qui s’est passé ces dernières semaines, ce qui donne le rythme à un conflit qui va grandissant et qui, espérons-le, embrassera sous peu les prisons.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sur les évasions récentes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;En quelques semaines, trois évasions avec prise d’otage d’un maton (7 prisonniers évadés) se sont produites, et une tentative a échoué. Scandale, grève des matons, alertes de sécurité au sein des prisons, et ici et là, cris de joie dans la rue.&lt;br /&gt;D’une certaine manière, chaque évasion trace dans la société deux côtés. L’un va condamner de toutes ses forces l’évasion, dépeindre les évadés comme des barbares qui agressent et violent ceux qu’ils croisent sur leur route, exiger d’avantage de peines, de sécurisation des prisons, donner carte blanche pour une exécution sommaire des évadés. L’autre va reconnaître dans l’évasion un désir de liberté qui se trouve, peut-être d’une autre manière, aussi en lui ; il comprendra ce qui pousse quelqu’un à enjamber les murs, le liera avec son propre rejet de l’état actuel des choses. Et au milieu, on l’oubliera presque, entre ces deux, dans cette zone grise qui se vante de son démocratisme, ceux qui vont peut-être dénoncer les conditions dans les prisons, mais uniquement pour rendre l’enfermement plus efficace (et certainement pas pour les abolir comme une monstruosité inventée par le pouvoir), ceux qui vont « comprendre le désespoir », mais plaider pour une punition plus efficace, ceux qui, en d'autres mots, n’ont jamais pu concevoir la liberté autrement que comme un ensemble de droits et de devoirs, de lois et de contrats.&lt;br /&gt;Chaque évasion est donc aussi un défi à tout le monde pour réfléchir sur ce qu’est la prison et, dans notre cas et celui d’autres rebelles, pourquoi et comment nous la combattrons. En tant qu'ennemis de tout pouvoir, nous n’utilisons pas des armes chargées d’autorité, de réformes de lois, de négociations et de dialogues ; mais des armes forgées dans la liberté, dans le refus de commander et d’obéir. Et cet aspect, cette qualité de liberté nous rend capables de distinguer la prise d’otage quotidienne qu’exerce l'État sur les milliers de prisonniers dans ses taules, d'une prise d’otage de quelques instants pour obliger un geôlier à ouvrir les portes de l’enfer. Les gardiens de prison, qui se lamentent et font grève pour dénoncer cette manière de s’évader (comme s’ils ne dénonceraient pas aussi &lt;i&gt;toutes&lt;/i&gt; les autres manières de s’évader), sont effectivement, au sein de la prison, de simples obstacles à franchir, comme les barreaux, les murs, les barbelés. Il n’y a rien de compliqué là-dedans, et les actes de torture, de violence gratuite et humiliante, restent jusqu’aujourd’hui le triste privilège des gardiens de prison, pas de ceux qui essayent de s’évader ou qui se révoltent contre la prison.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Sur le module d’isolement à Bruges&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le régime appliqué à nos compagnons Nordin Benallal et Farid Bamouhammad, qui se trouvent tous les deux dans le module d’isolement à Bruges, a récemment été approuvé et donc légalisé par un tribunal à Bruxelles. Des avocats avaient dénoncé les conditions de torture dans ce module, une véritable vengeance de l'État contre ces deux prisonniers qui n’ont jamais cessé de combattre la prison et la Justice, de critiquer cette société d’argent et de pouvoir. Mais le tribunal, réalisant comme toujours sa vocation de défenseur de l’ordre actuel, a considéré ce régime comme justifié (des cellules, où tout est en béton, en permanence éclairées par des phares ; la promenade dans une cage ; des menottes pour attacher Farid à la grille ou lors des rares occasions où il peut sortir de la cellule,…). Hans Meurisse, le colonel sans honte des prisons belges, en a encore rajouté une couche, en refusant de discuter avec l’avocat de Nordin à propos du régime – sale petite vengeance parce qu’une procédure devant le tribunal aurait pu critiquer son règne. Nordin et Farid sont actuellement au cachot dans le module, en signe de refus de l'ensemble de ce régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et à Saint-Gilles…&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Trois agressions contre des matons dans la rue, en route après leur sale boulot pour se rendre à la maison, ont suffi pour provoquer une grève au sein de la prison de Saint-Gilles. Des inconnus avaient reconnu les matons (ils avaient oublié de cacher leurs uniformes, comme les matons qui travaillent au module d’isolement cachent leur badge pour camoufler leur nom de tortionnaire) et les ont insultés, menacés, frappés, volés, bref… les ont attaqué. On ne saurait jamais oublier combien il est important de porter le conflit qui couve dans les taules dans la rue, dans une perspective offensive contre tout ce qui fait tourner la machine carcérale et ce qu’elle représente. On ne saura jamais oublier que &lt;i&gt;l’injustice a un nom et une adresse&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8725145371579239947?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8725145371579239947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8725145371579239947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/des-deux-cotes-du-mur.html' title='Des deux côtés du mur...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8827257610714582781</id><published>2011-08-26T13:10:00.000+02:00</published><updated>2011-08-26T13:10:13.875+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>Faire sauter les voies sans issue…</title><content type='html'>Il y a des problèmes pour lesquels il n’existe pas de solutions dans cette société. On vit dans une voie sans issue. Quand on trouve un lieu pour y habiter et avoir un chez-soi, il faut chercher de l’argent pour le payer. Quand on réussit à traverser les frontières à la recherche d’une vie meilleure, il faut obtenir des papiers pour vivre dans ce nouveau pays. Alors on marche dans la rue, on marche dans cette voie sans issue en abandonnant notre propre volonté, nous limitant à la recherche de la survie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des problèmes pour lesquels il n’existe pas de solutions dans cette société. Tous, nous le savons et pourtant… Si nous gardons espoir, souvent il ne porte rien de plus que le désir d’être, un jour peut-être, finalement accepté par cette société, intégré dans ses structures. Cette société qui nous écrase, qui nous opprime, qui nous crache dessus, on voudrait être intégré dans ses structures… La nécessité de survivre nous fait accepter que la vie soit dure et on pense qu’on est fort si on est capable de la subir jusqu’à l’infini. On se sent mal quand la société nous frappe, mais on est heureux quand elle nous embrasse. Et on continue à marcher dans cette voie sans issue, car quand même, ici c’est mieux que là-bas… On continue à marcher dans cette voie sans issue, en se cognant la tête contre ses murs, jusqu’à la perdre… la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être qu’il est l’heure de faire sauter cette rue. Cette rue qui s’appelle Rue de l’Oppression, Rue de la Domination, de la Survie, de l’Inégalité, de l’Autorité, Rue de l’Etat, de la Police, de la Justice, Rue de la Cruauté, de la Prison, de l’Expulsion… Rue de la Monotonie et de l’Abrutissement, de l’Ennui et du  Désespoir. De la Soumission, de la Résignation, de la Concurrence. Cette rue qui fait bien partie de toutes les villes du monde, car ce monde de chefs se nourrit de notre misère, partout, et toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous marchons comme des prisonniers dans cette ruelle, c’est en partie à cause de l’idéologie du pouvoir. L’idéologie qui nous dit qu’un esclave capable de porter des kilos sur son dos est un bon esclave. La peur des représailles du maître fait que l’on ne se révolte pas. Autant que le chantage et l’isolement que les chefs utilisent pour nous garder au calme. Le chantage, et des promesses, des promesses d’une régularisation, des promesses d’une pension après des années de dur labeur, des promesses de vacances, d’une belle voiture ou d’un avenir pour nos enfants. Et alors, on oublie la rage. On l’étouffe parce qu’on finit par croire qu’il vaut mieux ne pas s’énerver, qu’il faut tout simplement encore faire un effort, qu’il faut sourire une fois de plus, et penser que tout est bien comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fois, on remarque des dessins sur les murs des ruelles. Des dessins qui expriment une voix claire contre ce monde d’humiliation. &lt;i&gt;Feu aux prisons! Sabotons la machine à expulser!&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Vive la révolte, l’évasion, les mutineries! Solidarité avec les insurgés! &lt;/i&gt;Au milieu de la grisaille, ces traces écrites nous rappellent de rester un être humain face à ce monde de béton et de barreaux. Se révolter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers mois, des rumeurs circulent dans les ruelles de nos vies. Des rumeurs qui parlent d’émeutes, de soulèvements et d’insurrections. Des rumeurs de la possibilité de s’insurger contre le pouvoir, de détruire les bâtiments des responsables de la misère, d’être solidaires les uns avec les autres dans la lutte. Et on commence à réaliser, lentement, que la plus puissante arme du pouvoir est qu’il nous a volé notre imagination. Si cela est possible maintenant, pourquoi ne l’était-ce pas avant? Si cela est possible là-bas, alors pourquoi pas ici? Le pouvoir  nous laisse pour unique rêve celui d’être bien intégré. Etre quelqu’un qui travaille (le métier de ses rêves) et qui dépense son argent dans des marchandises. La soi-disant la belle vie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là, on a bien compris qu’on n’a plus rien à attendre du pouvoir. Il est comme il est : il aime l’argent, et le contrôle ; point barre. Alors, pourquoi ne pas nous défaire de ces rêves qui nous enchaînent ? Pourquoi ne pas arracher nos rêves au pouvoir, les extorquer de son armement ? Nos rêves nous poussent à chercher des complices révoltés. Nous permettent de regarder au delà de cette voie sans issue, et comme dans l’imagination tout est possible, cela nous invite à atteindre ce tout. Le pouvoir nous a fait croire que la misère est là pour toujours, mais on n’y croit plus. Un autre monde, une autre vie est bien possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart d’entre nous habitent ces ruelles de la misère, mais on n’a pas besoin d’être nombreux pour commencer à lutter. Par contre, on a fortement besoin de commencer, vivre chaque jour comme une invitation à la révolte. Et oui, pour une révolution, on a bien besoin d’être nombreux, mais aussi d’idées solides. Des idées de base qui nous permettent de refuser la politique, de refuser la présence policière, la collaboration avec les institutions qui maintiennent l’ordre actuel. Des idées d’égalité, donc d’anti-autorité, des idées qui empêchent une contre-révolution, des idées dont on a besoin pour vivre en liberté. Eradiquons les rapports de domination de notre société, sinon de nouveaux chefs continueront à s’imposer. Eradiquons les rapports inégaux, car c’est également parce qu’on est habitué aux relations de pouvoir depuis qu’on est enfant, qu’on les accepte, qu’on les reproduit, qu’on les trouve normales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a besoin de se confronter, de crier la rage, d’être fâché. L’anesthésie nous fait oublier que le mal qu’ils nous infligent n’est pas un détail à refourguer aux oubliettes. On a raison de les faire chier, on a bien raison. Et on le fait, parce qu’on désir une rue qui s’appelle liberté et une autre qui s’appelle solidarité. On se bat pour la rue de l’individualité et de l’autonomie, de l’aventure et de l’étonnement. La rue de la volonté et de la confiance, la rue de la réciprocité et celle de la découverte. Du sourire, de l’intimité, de l’ouverture et de la chanson enthousiaste…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8827257610714582781?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8827257610714582781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8827257610714582781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/faire-sauter-les-voies-sans-issue.html' title='Faire sauter les voies sans issue…'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5894557137887993999</id><published>2011-08-26T13:08:00.002+02:00</published><updated>2011-08-26T13:08:40.752+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>Des frontières...</title><content type='html'>Chaque année, des milliers de personnes tentent le passage vers l'Europe. La plupart d'entre elles recherchent une vie meilleure (peu nous importe leurs raisons précises). Mais beaucoup n'atteignent jamais le point final de ce voyage où, quand elles sont arrivées, la vie promise se cache très loin. Le nombre de personnes noyées en Méditerranée depuis l'insurrection en Libye est estimé à plus que 2000 (selon les chiffres officiels). C'est comparable au nombre de morts tombés en Syrie depuis le début de l'insurrection sur ce territoire, pendant que des institutions comme Frontex, main dans la main avec les états frontaliers, pompe toujours plus d'argent et de moyens pour surveiller et contrôler les frontières. A titre d'exemple, voyons la Grèce, où ils ont voulu poser un nouvel obstacle devant les pieds des migrants, et cette fois-ci littéralement. Entre la Grèce et la Turquie donc, l'État grec est en train de construire un fossé antichar d'une longueur de 120 km, de 7 mètres de profondeur et 30 mètres de largeur, muni de toutes sortes de gadgets techniques, pour traquer les gens qui voudraient franchir cette frontière entre les deux pays. Les travaux ont commencé en décembre 2009, une tranchée de 15 km est déjà réalisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le concept de frontière concerne toujours moins exclusivement l'endroit où on doit traverser un pays. Elle se diffuse aussi à l'intérieur même de tout le continent. Dans la rue, les flics font toujours plus de rafles. Des caméras surveillent chaque coin de rue. Les nouveaux centres de déportation poussent partout comme des champignons. Les mailles du filet se resserrent. Les médias aussi semblent mener une terreur sans cesse renouvelée contre les immigrés. Les journaux se remplissent de paroles hostiles, selon lesquelles plus de personnes doivent être déportées, doivent se casser pour préserver notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré cette réalité, nous entendons des nouvelles des émeutes. Des gens qui ne s'inclinent pas face à leur destin écrit par les puissants, mais tiennent la barre. Comme ceux qui ont détruit en grande partie le centre fermé à Steenokkerzeel. Ou à Bari, en Italie, où des centaines d'immigrés (beaucoup d'entre eux ayant fui la Libye) ont occupé une autoroute et des voies de train pour protester contre les retards bureaucratiques dans le centre et les conditions de vie qu'ils y mènent. Des pierres ont été posées sur les rails, des feux allumés dans les alentours, le trafic ferroviaire dans la région a subi pas mal de retard. La police a été attaquée avec des barres de fer et des pierres, leurs véhicules endommagés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les révoltes dans les centres fermés dans toute l'Europe nous donnent de l'espoir. Des gens qui ont le courage de se battre, malgré tout. Ce sera la lutte qui abattra les frontières.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5894557137887993999?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5894557137887993999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5894557137887993999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/des-frontieres.html' title='Des frontières...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4973496623557716123</id><published>2011-08-26T13:07:00.000+02:00</published><updated>2011-08-26T13:07:33.232+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 21'/><title type='text'>Brèves du désordre 21</title><content type='html'>&lt;b&gt;Bus ravagés&lt;/b&gt; – Sur un terrain à Machelen, des dizaines de bus de l'entreprise 'Eurobussing' sont défoncés. L'entreprise gère le transport des écoles et des touristes, et collabore aussi avec De Lijn. Les vitres de dizaines de bus sont brisées, les extincteurs sont vidés et du mazout volé. Sur le terrain en question, l'État veut construire une nouvelle prison pour y enfermer 1000 personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Tension latente&lt;/b&gt; – Quand une boulangerie industrielle brûle à Molenbeek à cause d'une bouilloire explosée, les flics sont insultés et reçoivent des cailloux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Barricade&lt;/b&gt; – Dans la Stropstraat à Gand, des squatteurs érigent une barricade pour résister à une expulsion de l'immeuble occupé. Les flics arrivant sur place reçoivent des œufs. Les habitants peuvent s'échapper par l'arrière du bâtiment. Personne n'est arrêté. Le jour même, un tract est diffusé contre l'expulsion et en solidarité avec les émeutiers au Moyen-Orient, en Afrique du nord et ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Évasions dans l'offensive&lt;/b&gt; – Depuis la prison de Huy, deux prisonniers réussissent à s'évader. Armés d'un cutter, ils prennent deux matons sous le bras et exigent que les portes soient ouvertes. Une fois dehors, ils laissent partir un maton et prennent le deuxième dans une voiture. Ils se disent au revoir dans les environs de Charleroi. Les prisonniers sont toujours à l'air libre. &lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, un prisonnier d'Andenne tente le coup et prend en otage deux matons avec une bombe artisanale en main. L'homme ne parvient pas à franchir les murs. Mais cela ne décourage pas les autres : une semaine plus tard, une nouvelle évasion s'ensuit, cette fois-ci de la prison de Jamioulx. Trois prisonniers prennent en otage un maton et forcent un chemin vers l'extérieur. Ils prennent la voiture de fonction du gardien en otage et disent au revoir à la prison. Quelques heures plus tard, le maton est relâché le long d'une autoroute en France. Quelques semaines plus tard, l'un d'eux est arrêté, les deux autres sont toujours libres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Consulat&lt;/b&gt; –  Une quarantaine de personnes diffusent des tracts devant le consulat marocain à Bruxelles. Sur la façade, des affiches sont collées, et à l'entrée on laisse des tomates pour symboliser les accords commerciaux entre le Maroc et l'Union européenne. Le rassemblement se tient pour protester contre les expulsions, la répression contre les immigrés et les contrôles des frontières. Et le rôle des consulat dans tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une initiative comme une perle&lt;/b&gt; – A Saint-Trond, l'ouverture planifiée d'une nouvelle bijouterie ne peut pas se faire parce que, pendant la nuit, on brise les vitres du bâtiment et la façade est travaillée par de l'acide corrosif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Slogans et pneus crevés&lt;/b&gt; – Dans le quartier de Sint-Amandsberg à Gand, des dizaines de façades, y compris celle d'un bureau de police, sont repeintes de slogans contre le capitalisme. Les pneus de quelques voitures tout-terrain sont crevés.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;La chasse aux schtroumpfs!&lt;/b&gt; – Lors d'une fête à Visée, dix flics Bruxellois en congé sont attaqués par une dizaine de jeunes. Six agents doivent être emmenés à l'hôpital. Quand les flics font irruption dans une fête illégale à Amay, ils sont assaillis de verre, pierres et de bouteilles par les dizaines de personnes présentes. Plus tard, une patrouille est attaquée et deux voitures de police endommagées. Personne n'est arrêté. À Droixhe, près de Liège, une émeute éclate quand la police essaye d'intervenir dans une dispute violente entre deux hommes et quelques commerçants. Les deux appellent à l'émeute, et quarante personnes attaquent les flics. Ils sont finalement arrêtés, et menacent que le commissariat sera aussi attaqué. Les flics appellent des renforts pour protéger chaque commissariat des environs. A Anderlecht, deux flics sont attaqués alors qu'ils s'occupent d'un accident routier mortel. Cinq personnes s'attaquent aux flics, deux sont arrêtées. Un flic ramasse des coups. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Matons sur la défensive&lt;/b&gt; – Les matons de la prison de Saint-Gilles entament une grève en réaction aux problèmes qu'ont l'air d'attirer leurs uniformes hors des murs. A plusieurs occasions, ils ont été menacés, frappés et dépouillés sur leur chemin de ou vers la prison. Le transfert annoncé de Farid vers la prison de Saint-Gilles augmente la trouille des matons. Farid a déjà parcouru bon nombre de prisons belges. Il est réputé pour ne pas se laisser faire, et leur rendre la monnaie de leur pièce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Huissier à l'esprit lent&lt;/b&gt; – A Liège, un homme doit comparaître pour violence contre un représentant de la justice. Un huissier s'était rendu chez lui et s'était pris la porte dans la gueule. L'huissier n'était pas tout à fait sûr de ce qu'il voulait dire par là, et a sonné de nouveau à la porte. Cette fois-ci, l'habitant lui a éclairci les idées à l'aide d'un bâton en bois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Communication enflammée&lt;/b&gt; – Dans la prison de Turnhout, un prisonnier se fâche car il ne reçoit pas la permission de téléphoner, et qu'un transfert planifié vers une autre prison se fait attendre. Il se retranche dans la cellule et accueille les deux matons venant le chercher avec de l'eau bouillante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Occupation de préau&lt;/b&gt; – A Lantin, une quarantaine de détenus refusent de réintégrer les cellules après la promenade. Ils exigent un prolongement de l'heure du préau. Une bonne heure après, ils réintègrent les cellules, ayant eu gain de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Thalys retardé par le vandalisme&lt;/b&gt; – Le Thalys vers Bruxelles subit des retards grâce au vandalisme contre l'infrastructure des rails aux environs de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Lion flamand en feu&lt;/b&gt; – Le soir de la fête flamande, un drapeau flamand, attaché à la villa du président local du NVA Michel De Sutter, est incendié à Eeklo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Voitures en flammes&lt;/b&gt; – Quatre voitures brûlent tout près des bureaux de publicité Mortierbrigade à Schaerbeek. L'agence venait de déménager à cause du vandalisme et des agressions subies à Molenbeek. Ailleurs à Schaerbeek, un garage pour taxis est incendié. À Melsbroek, un hangar pour camions est livré aux flammes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Conteneurs de chantier&lt;/b&gt; – A Gilly, trois conteneurs de chantier sont incendiés. Quelques mois auparavant, Gilly, près de Charleroi était bien bousculé par plusieurs nuits d'émeutes et d'incendies, suite à la mort de deux personnes après des interventions de police. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Romantique le long de l'Escaut&lt;/b&gt; – En soirée, une action de protestation a lieu dans les bureaux de la banque Ackermans en Van Haaren (financiers du pont Lange Wapper, un projet de mobilité mégalomane à Anvers). L'entrée et la porte à tambour sont endommagées, des tags y sont laissés: 'lobby du béton', 'Trop de voitures', 'On veut la nature', 'Sauve la forêt',...Sur le trottoir est peint « Arrêt du tracé Bam ». La nuit, des barrières nadar sont posées dans la rue, et pour la deuxième fois depuis sa brève existence, le dépôt de Vélo de la place Stuivenberg est mis hors service par du vandalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Militaire visé&lt;/b&gt; – Depuis une voiture, on tire sur un soldat en patrouille sur le domaine militaire Leopoldsburg. Personne n'est blessé.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Flammes éternelles &lt;/b&gt;– A Begijnendijk, on cambriole une église. À l'intérieur, les chaires, quelques statues de saints et les rideaux sont incendiés. Les extincteurs sont vidés sur les chaises. Les dégâts sont considérables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4973496623557716123?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4973496623557716123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4973496623557716123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/08/breves-du-desordre-21.html' title='Brèves du désordre 21'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2684326421233494064</id><published>2011-07-25T20:24:00.002+02:00</published><updated>2011-07-25T20:24:55.984+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>Téléchargez numéro 20</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice20.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt; (pdf)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2684326421233494064?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2684326421233494064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2684326421233494064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/telechargez-numero-20.html' title='Téléchargez numéro 20'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-487107045593060869</id><published>2011-07-25T19:25:00.000+02:00</published><updated>2011-07-25T19:25:23.249+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>Le quartier de haute sécurité à Bruges est contesté depuis sa mise en service</title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;i&gt;L’histoire des luttes est notre histoire !&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en juin 2008 (il y a donc trois années d’ici) que le quartier de haute sécurité est mis en service dans la prison de Bruges. C’est une réponse claire aux multiples rébellions, évasions et émeutes qui avaient mis de nombreux cœurs en feu et en flammes aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la prison. Huit cellules individuelles ne contenant que le minimum, deux cachots, deux cellules transformées en parloir (une derrière des carreaux et une à table). Son but est de briser les détenus récalcitrants qui y sont enfermés pour quelques mois ou jusqu'à l'année entière, voire plus. Briser l’esprit rebelle, faire observer le droit chemin, la bonne conduite. Éviter de possibles contagions de la rébellion en écartant les soi-disant meneurs. C’est à travers le parcours de trois personnes qui y seront incarcérées, en différents moments, que nous voulons rappeler les luttes qui ont ébranlé ce lieu infâme depuis le début. Trois personnes qui sont considérées comme les plus dangereuses du pays, trois personnes qui sont marquées par leur esprit clair, fort et insoumis, par leur refus de se plier devant l’autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Une oubliette pour les détenus récalcitrants&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ashraf Sekkaki sera un des premiers à y être enfermé. Ses compagnons de section: un détenu qui est considéré comme meneur de l’émeute qui a détruit une aile entière de la prison de Merksplas, et un sans-papiers qui a attaqué la directrice de la prison d’Anvers. Ashraf est considéré comme le meneur de plusieurs émeutes qui faisaient ravage dans différentes prisons. Une d’elles aura lieu suite à une altercation entre une famille et les matons lors d’une visite à Hasselt. Le préau sera bloqué à deux reprises, le mobilier de la prison volera en éclats, les matons recevront l’addition pour les humiliations incessantes qu’ils infligent aux prisonniers.&lt;br /&gt;Très vite, Ashraf fait sortir des lettres témoignant des conditions de détention infâmes, l’isolement ferme, les médicaments distribués à tout va. Il compare le QHS au camp d’emprisonnement de Guantanamo. Pas de contact avec l’extérieur, pas de courrier – donc interdiction de faire les cours qu’il suivait -, pas de visites sauf celle, strictement réglementée et surveillée, de son avocat. Il doit subir deux fouilles corporelles approfondies chaque jour, ainsi qu’une fouille de la cellule, un isolement complet de 23 heures sur 24 avec une «promenade» autorisée dans une cage grillagée, menottes aux poignets et aux chevilles. Le chauffage n’est pas allumé avant la fin du mois d’octobre. «Je me sens comme dans un laboratoire où l’on voudrait tester jusqu’où l’on peut aller», écrit-il. “&lt;i&gt;Je suis un humain, pas un robot, donc je me rebelle. Quand je me comporte bien, on dit que c’est grâce au régime d’isolement. Quand je me comporte mal, on dit : il faut l’isoler encore plus. Quand Hans Meurisse &lt;/i&gt;[Directeur Général des prisons qui décide du placement en QHS]&lt;i&gt; lira ceci, je n’ai qu’un message pour lui: rien ne dure pour toujours. L’emprisonnement est comme une folie imposée. Pour moi, la liberté ne sera jamais assurée ni ordinaire. Peut être que, bientôt, je n’oserai même plus lui tendre la main, je continue à la regarder comme la richesse d’un autre. Ce que l’on oublie, c’est que l’endurance d’un humain n’est pas inépuisable. Ils pourraient bien à un moment se retrouver dans une situation pénible. Car, une balle que l’on essaie de garder sous l’eau, ressurgit avec pleine force&lt;/i&gt;”. L’État se sent attaqué et va tenter de décredibiliser les dénonciations de ce régime. Le ministre de la justice se fait fort d’affirmer que le régime n’est que temporel, limité dans un temps déterminé qui ne dépasse pas quelques mois. Trois ans après, on verra que c’était une bonne blague. Certains détenus y sont enfermés sans aucune perspective d’y ressortir. Ashraf est taxé de menteur, le journaliste qui a publié les lettres sera rappelé à l’ordre. Peu après la publication de ces lettres, l’État invite les journalistes à découvrir le splendide quartier d'isolement pour montrer qu’il n’a rien à se reprocher. Lors de la venue des journalistes, les détenus feront un tel bordel que l’on entendra à peine parler le directeur qui essaie de garder la façade à tout prix. Ashraf ne rate pas un moment. Sa protestation véhémente met en branle la tentative de justifier une telle torture, le directeur ne trouve plus ses mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;Le quartier d’isolement ravagé par une émeute dévastatrice&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Farid Bemouhammad le rejoint un mois plus tard, en août 2008. Farid est transféré de prison en prison 6 fois par an, et ce depuis 10 ans déjà. Il sera toujours enfermé en régime strict, et il passera bien longtemps dans le bloc U à la prison de Lantin. Quartier d’isolement où l’État voulait instaurer un deuxième QHS. Ça se passera autrement car le bloc U devenu le nouveau QHS se fera détruire, une fois avant et une fois après la mise en service du QHS. Le quartier finira par ne plus être reconstruit. C’est à Lantin que les matons entrent dans la cellule de Farid et le menacent de lui injecter le calmant &lt;i&gt;Haldol&lt;/i&gt; – qui a tué de nombreuses fois déjà. Peu après, il est transféré à Bruges. Menottés les pieds et les mains pendant chaque déplacement -même pour la douche -, fouilles corporelles quotidiennes. &lt;br /&gt;En avril 2009, alors que Ashraf et Farid se trouvent toujours dans le QHS, une révolte rendra ce régime inutilisable pendant plusieurs mois. Cinq des six prisonniers participent à la révolte. Ils font inonder les cellules d’eau et détruisent tout le mobilier qu’ils peuvent. Le lendemain, une émeute éclate dans une autre aile de la prison de Bruges. Dehors, de nombreux tracts sont distribués et des affiches collées pour saluer cet acte de rébellion. La destruction de ce régime parle à bien des révoltés dehors qui luttent depuis des années contre la prison. «&lt;i&gt;solidarité avec bruges 6 avril - Pour célébrer la destruction du quartier de haute sécurité à la prison de Bruges, le hall d’entrée du commissariat de police près de la Gare du Nord à Bruxelles a été incendié. Solidarité !&lt;/i&gt;»  peut-on lire sur internet. Fin avril 2009, la faculté de criminologie de l’université de Gand est occupée en solidarité avec les mutineries dans les prisons et les centres fermés, et plus spécifiquement avec la destruction de la section de haute sécurité de la prison de Bruges. “&lt;i&gt;Nous avons choisi d’occuper la faculté de criminologie parce que cette science est étroitement liée à la prison, à la justice et à la police. En effet, ceux qui condamnent jour après jour des dizaines de personnes à plusieurs années de prison ou à se faire déporter ont souvent commencé leur ignoble carrière dans cette faculté.&lt;/i&gt;”&lt;br /&gt;Les prisonniers se retrouvent donc de fait en détention normale. Ashraf s’évadera durant l’été  2009 en hélicoptère de la prison de Bruges, sera incarcéré au Maroc quelques semaines après, s’évadera de nouveau en novembre 2010 de la prison à Oujda. Il ne trouvera la liberté que pour un jour et sera enfermé dans la prison de haute sécurité de Rabat dans l'isolement le plus total. Après 7 mois, il peut envoyer un message au monde extérieur: son esprit n'est pas brisé pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;La révolte trouve des échos dehors&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretemps, les révoltes continuent à éclater dans les autres prisons, les évasions se succèdent, les attaques contre la police continuent à chauffer les esprits dehors. Cocktails molotovs contre les commissariats, confrontations physiques avec la police. De nombreux syndicats de matons se font également viser. Vitres brisées, locaux incendiés, tags dénonçant leur rôle de bourreaux. Leurs voitures se font brûler comme dernièrement encore devant la prison à Ittre. Les syndicats des matons se plaignent de fréquentes insultes ou même tabassages quand des matons sont reconnus dans la rue, dans les bars, devant leur domiciles. Un service en vaut un autre...&lt;br /&gt;«&lt;i&gt;Une bombe incendiaire contre la façade de la maison d’un gardien n’est plus une exception,&lt;/i&gt;» se plaint le syndicat. «&lt;i&gt;Les gardiens, médecins, directeurs et assistants sociaux travaillant dans le module d’isolement de la prison de Bruges sont attendus quand ils sortent de leur boulot. Des gens les attendent à la sortie pour les insulter, les harceler et ils se font systématiquement prendre en photo.&lt;/i&gt;» dit Laurent Sempot, porte-parole de Hans Meurisse, directeur général des prisons. Les entreprises qui construisent de nouvelles prisons ou entretiennent celles déjà existantes s’en prennent plein aussi. Les rassemblements et les manifestations sauvages contre les prisons et en solidarité avec les révoltés se multiplient dehors.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Après la destruction, c’est le réaménagement du QHS&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le QHS sera de nouveau mis en service dans le cours de l’année 2009 et fera quelques changements de décor. Depuis lors, le lit et le lavabo sont attachés au sol et fabriqués en acier. L' armoire est retirée. L’équipe de matons changera. Les types nazis, armoires à glaces seront remplacés par un mélange plus productif. S’introduiront un plus vieux “avec qui on peut parler”, un belgo-marocain jouant sur la communauté, quelques femmes, des gens qui ressemblent moins à des bourreaux mais qui le sont autant, de par la fonction qu’ils acceptent de réaliser. Une télé plasma est installée dans chaque cellule pour apaiser la rage : un coup raté. La télé est installée telle qu’on ne peut pas la regarder sans se mettre dans une position impossible. Viendront s’ajouter à l’équipe de gérants du QHS: des infirmières qui administrent une dose de calmants trois fois par jour et harcèlent ceux qui la refusent, un psychiatre qui rentre - avec 6 matons - dans les cellules des détenus pour les convaincre que la résignation sera le seul salut. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui encore, les protestations contre l’isolement ne cessent pas&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nordin Benallal est enfermé dans le QHS en octobre 2010. Après son évasion de la prison de Ittre en octobre 2007, il sera repris en Hollande et enfermé dans le camp de concentration réaménagé en prison, dans le quartier de haute sécurité de Vught, qui servira comme exemple pour mettre en place le QHS de Bruges. Hans Meurisse s’acharnera spécialement sur lui, car 9 mois après, Nordin se retrouve toujours enfermé dans le QHS, sans la moindre évolution dans son régime de détention. Courrier censuré, pression continuelle afin de prendre des médicaments - ce qu’il a toujours refusé – interdiction de visites, sauf à table pour ses parents et sœurs et visite à carreaux pour deux amis, et ce depuis 9 mois déjà. Comme en Hollande, Nordin refuse de sortir au préau dans la cage à lion - qui n’est rien d’autre qu’une insulte. Il n’aura pas respiré un peu d’air frais et vu le ciel depuis presque 4 ans maintenant.&lt;br /&gt;Farid sera encore trimballé de prison en prison et sera de nouveau enfermé dans le QHS en mai 2011. Sa révolte est quotidienne, à chaque occasion possible, il montre sa rébellion face à son enfermement. La solidarité entre les deux détenus est grande. Ils s’entre-aident le plus qu’ils le peuvent, avec le peu de moyens qu’ils ont. Le 20 juin 2011, Nordin et Farid entament une grève de la faim et de la soif ensemble. Après 5 jours, ils suspendent la grève. Farid allait être mis au goutte-à-goutte et n’avait pas de prise sur ce qu’ils allaient bien mettre dedans. Cela fait des années que le personnel pénitentiaire menace de lui injecter des calmants dangereux. Tous les deux sont déterminés à ne pas vouloir leur faire ce plaisir là, ils ne sont pas prêts de mourir. &lt;br /&gt;Un rassemblement de solidarité a lieu devant la prison de Bruges après 5 jours de grève de la faim et de la soif. Une trentaine de personnes, proches, amis et compagnons de Nordin et de Farid, expriment leur solidarité et dénoncent l’existence des modules d’isolement. Après la lecture de quelques communiqués par les sœurs de Nordin, une banderole disant «Brisons l’isolement. Pour un monde sans prisons» est déployée, des slogans sont hurlés.&lt;br /&gt;Dans le quartier d'isolement, ça continue à gueuler de tous les côtés, les détenus n’acceptant pas d’être jetés dans les oubliettes de l’État: c’est cette rage-là que nous continueront à diffuser dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous reconnaissons dans leurs actes de révolte contre la justice et contre l’enfermement. Tout comme nous nous reconnaissons dans tout choix de défier ce monde basé sur le capitalisme et l’exploitation. Nous ne voulons pas de ce monde basé sur le modèle carcéral. Ils voudraient que nous devenions tous flics dans nos têtes, pour nous convaincre que cela ne sert à rien d’affronter la misère que nous subissons, que nous ferions mieux de mendier quelques miettes de changement. Ils voudraient bien nous apprendre à nous fliquer les uns les autres, à balancer nos complices. Nous faire croire qu’il vaut mieux se ranger, baisser la tête, travailler comme des esclaves, accepter l’humiliation, vendre notre dignité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;NOUS LEUR DISONS: JAMAIS DE LA VIE.&lt;br /&gt;SOLIDARITÉ AVEC LES RÉVOLTÉS DEDANS ET DEHORS. &lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-487107045593060869?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/487107045593060869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/487107045593060869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/le-quartier-de-haute-securite-bruges.html' title='Le quartier de haute sécurité à Bruges est contesté depuis sa mise en service'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4893439057188034642</id><published>2011-07-25T19:20:00.000+02:00</published><updated>2011-07-25T19:20:31.284+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>Rien à déclarer</title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;i&gt;Ils cherchent des mouchards; ils ne trouveront que des mollards &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mots provocants pour t'éperroner. Une conversation innocente ; seulement pour faire un brin de causette. Quelques questions creuses pour obtenir une première réponse. Puis des menaces, du chantage.“Si tu ne parles pas maintenant, tu le paieras cher après”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La routine quotidienne dans les commissariats de police est dans les jeux psychologiques. A chaque fois, ils essaient de te faire parler jusqu'à ce qu'ils aient quelque chose pour te coincer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de toutes les nouvelles techniques (l'analyse ADN, les caméras de surveillance...), les services policiers se basent toujours sur ce moyen séculaire de l'Inquisition: l'interrogatoire. Car malgré toutes les séries policières où des affaires sont résolues dans les moins de 24 heures grâce à une trace ADN improbable, l'affligeante réalité est que la plupart des gens sont condamnés sur base de simples déclarations. Des déclarations qu'ils ont faits eux-mêmes, ou que d'autres ont fait. Ainsi, cette invitation, nous la recevrons à chaque fois : balance ton voisin et tu t'en sortiras mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela n'est pas surprenant, c'est le credo de notre société: pousse un autre dans la merde et rampe sur son dos. Ça se passe ainsi sur les lieux de travail, parfois même dans la rue. Dans la bouche des flics et des juges, ça devient: pousse l'autre dans la merde ou on t'y pousse toi. Le chantage ne rate pas son but, nous connaissons malheureusement les exemples. Quoique ce n'est pas donné que la balance s'en sorte mieux, la police n'ayant pas de loyauté particulière envers ses collaborateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Balancer, dénigrer les autres ou coopérer pour être dans les petits papiers du juge, c'est une surenchère du vice. Ils nous montent les uns contre les autres et la Justice ricane depuis le banc de touche. Puis après que chacun soit devenu le bâtard de l'autre, on pourra tous aller crever dans un coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'ils fassent leur sale boulot eux-mêmes. Le refus de collaborer, de te balancer toi-même ou les autres, ça ne nous rend que plus forts. Refuser de dénoncer, de manière inflexible. Ne pas nous laisser diviser. Ils peuvent crier, hurler, taper, flatter, faire des promesses... « Rien à déclarer ».&lt;br /&gt;Dans les milieux anarchistes/anti-autoritaires, les limiers de l'État farfouillent aussi. Plusieurs compagnons ont été appelés avec la demande de faire passer des infos. Ils posent aussi bien des menaces que des cajoleries sur la table. La recherche des balances s'ajoute à la découverte d'une caméra de surveillance dans la maison des compagnons, le passage à tabac de compagnons menottés dans les commissariats de police, les fouilles et les intimidations lors des contrôles d'identité, leurs divisions fabriquées entre les 'bons' et les 'mauvais' qu'ils essaient de nous imposer. L'État est prêt à sortir du placard toute une série de techniques de répression pour diviser et briser ses ennemis. À cela, nous ne pouvons répondre qu'en renforçant la solidarité. Derrière la diversité des pratiques et d'angles d'attaque, nous nous retrouvons ensemble sur une même base anti-autoritaire. Et à l'opposé total de cette posture, en l'État, nous ne pouvons voir qu'un ennemi. Et quand il essaie d'appliquer ses sales techniques sur certains de nos compagnons, nous serons toujours de leurs côtés. Soutenons-nous les uns les autres dans une attitude de refus total et de non-collaboration face à la Justice, ses limiers et ses copains journaleux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4893439057188034642?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4893439057188034642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4893439057188034642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/rien-declarer.html' title='Rien à déclarer'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6252235603648730185</id><published>2011-07-25T19:18:00.001+02:00</published><updated>2011-07-25T19:18:20.766+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>Harragas</title><content type='html'>&lt;i&gt;Harraga&lt;/i&gt; signifie “quelqu'un qui brûle les frontières” en arabe. C'était un terme plutôt péjoratif pour des personnes qui n'ont pas de visa temporaire ni carte de travail ou d'études. Les flux migratoires récents poussés par les révolutions arabes et les expériences de lutte qui les ont accompagnés ont contribué à ce que ce terme soit de plus en plus approprié en positif. “Le reflet de sans-papiers déterminés à franchir tous les obstacles” comme le posait récemment quelques compagnons de Paris.&lt;br /&gt;En avril, une masse de tunisiens trouvent leur chemin vers la France, en passant par Lampedusa. Sans abri ni de quoi manger, ils occupent les places et les parcs. Les rafles se succèdent. La solidarité contre ces rafles et les confrontations avec la police tout autant. Le premier mai, les harragas forment un bloc autonome à la tête de la grande manifestation syndicale. Le même soir, ils occupent un bâtiment de la Mairie de Paris dans un quartier populaire qui doit servir comme base de départ pour la lutte. &lt;i&gt;“Ni police, ni charité, un lieu pour s'organiser!”&lt;/i&gt; pend sur la façade. Le 4 mai, le bâtiment est expulsé avec grand déploiement de force et quelques jours après, le gymnase est occupé. De là part une manifestation sauvage à travers le quartier avec mégaphone et banderole. Quand quelques voleurs sont encerclés par la police, une réaction spontanée solidaire s'ensuit. Des projectiles s'envolent sur les flics, leurs pneus sont  dégonflés, des poubelles incendiées. Quelques jours plus tard, une manifestation sauvage parcourt le quartier. Le 21 mai, une manifestation est encerclée par la police, 70 arrestations, quelques harragas sont blessés. Pendant ce temps, une vingtaine de personnes gâchent une fête du PS. Le lendemain, une trentaine de harragas et solidaires perturbent un événement commercial pour la relance du tourisme en Tunisie, en collaboration avec la Mairie. Des tracts sont distribués avant et pendant l'action. Le 28 mai, une trentaine de harragas et personnes solidaires manifestent devant le centre fermé de Vincennes où quelques compagnons de lutte sont aussi enfermés. &lt;i&gt;Liberté!&lt;/i&gt; résonne à l'intérieur comme à l'extérieur. Des feux d'artifice ont lieu différents soirs de suite. Les harragas enfermés seront finalement relâchés. Aussi bien des partis de gôche et des associations religieuses que la Mairie veulent gérer les occupations : les uns refusent de laisser entrer quelques harragas incontrôlables, les autres instaurent des listes nominatives, des vigiles et une obligation de rentrer le soir. Le choix de certains de continuer une lutte autonome de tous les sans-papiers s'impose. Le 11 juin, une trentaine de harragas et solidaires perturbent un salon immobilier tunisien. Des tracts sont distribués derrière une banderole “&lt;i&gt;Ni business ni frontières&lt;/i&gt;”. “&lt;i&gt;Dictature ou démocratie, au final c'est bien l'argent qui gouverne&lt;/i&gt;”. La veille, de grands tags apparaissent sur les murs: “&lt;i&gt;Détruisons la propriété&lt;/i&gt;”, “&lt;i&gt;Brûlons les frontières&lt;/i&gt;”, “&lt;i&gt;Vive la révolution&lt;/i&gt;”, “&lt;i&gt;A bas le commerce&lt;/i&gt;” et une grande banderole est suspendue au-dessus du périphérique. Le 17 juin, un  rassemblement de solidarité d'une centaine de personnes a lieu derrière une banderole qui dit: “&lt;i&gt;Des papiers pour tous ou plus de papiers du tout&lt;/i&gt;”. Le 20 juin, des feux d'artifice sont lancés devant le centre fermé à Vincennes, les jours suivant, au moins deux sans-papiers s'évadent du même centre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6252235603648730185?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6252235603648730185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6252235603648730185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/harragas.html' title='Harragas'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-939637614372607989</id><published>2011-07-20T20:54:00.001+02:00</published><updated>2011-07-25T19:08:47.901+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>De Sidi Bouzid à Paris:  Brûlons les frontières (et le reste)</title><content type='html'>Deux semaines après le 14 janvier et la chute de Ben Ali en Tunisie, on pouvait lire une affiche sur les murs de Paris en solidarité avec les insurgés des deux côtés de la Méditerranée. S’interrogeant à haute voix sur les soulèvements populaires, elle commençait ainsi :&lt;br /&gt;« Ces dernières semaines en Tunisie ou en Algérie, des milliers et des milliers d’individus sont sortis dans la rue pour manifester leur rage et leur révolte contre des conditions de vie insupportables. En plein hiver, ces blocages de routes, ces pillages massifs de supermarchés et d’entrepôts, ces saccages de villas de riches et de lycées, ces attaques de commissariats, ces mutineries et autres assauts victorieux contre des prisons nous ont réchauffé le cœur… Aujourd’hui, malgré des dizaines de morts, la soif de liberté des insurgés ne semble pas prête de s’éteindre. Mieux encore, elle pourrait se diffuser un peu partout. Car partout, c’est un peu la même poudre qui s’accumule, celle de la misère et de l’écrasement quotidien. Car partout, et ici aussi, c’est un même monde qui voudrait nous soumettre : un monde fric et de pouvoir pour quelques-uns, d’enfermements et de coups assassins pour tous les autres. Un monde au service des patrons et des Etats, quelle que soit leur couleur, et quelle que soit la manière dont ils entendent nous exploitent et nous contrôler. A présent que de nouveaux maîtres plus démocrates se précipitent pour se partager le gâteau en Tunisie, est-ce &lt;i&gt;vraiment &lt;/i&gt;pour cela que des milliers de révoltés se sont battus au cri de ‘Liberté’ ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse n’a pas tardé, avec d’un côté la diffusion des soulèvements et insurrections en Egypte, puis en Libye ou en Syrie, et d’un autre avec l’afflux de migrants qui ont débarqué dans la petite île italienne de Lampedusa. Suite à l’instabilité du pouvoir, les opérations de contrôle aux frontières effectuées par la Tunisie, en accord avec l’Europe, ont en effet commencé à diminuer, et parfois même à s’interrompre. Les lourdes portes du continent européen – blindées à coups de camps de rétentions externalisés dans le désert libyen, de navires de guerre au large des côtes italiennes et espagnoles ou de champs de mines à la frontière grecque – se sont alors entr’ouvertes. Près de 26 000 harragas tunisiens ont débarqué en l’espace de deux mois à Lampedusa.&lt;br /&gt;Sous couvert d’« urgence humanitaire », la réaction du pouvoir italien a été l’ouverture de 13 camps de rétention temporaires dans le sud de la péninsule. La mise en place d’un tel dispositif était également liée à l’impossibilité d’enfermer directement tous les nouveaux arrivants dans les centres de rétention habituels (les CIE), qui existent depuis 1998, parce qu’ils ont subi des dégâts considérables ces deux dernières années suite aux révoltes qui s’y sont succédées. Pour les seuls mois de février et de mars 2011, révoltes et évasion collectives ont par exemple partiellement endommagé les camps de Gradisca, Modena, Turin et Bari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour transférer les harragas par centaines sur le continent dans ces 13 « centres d’accueil et d’identification » (CAI), l’Etat a alors aussi bien réquisitionné des navires de tourisme que déployé des bateaux militaires. Dans ces camps, l’objectif était de les trier selon leur nationalité et les nombreux statuts en vigueur (demandeur d’asile, réfugié, sans-papier déjà enregistré dans l’espace Schengen,…) Dans le premier de ces centres, ouvert le 27 mars à Manduria dans les Pouilles pour 3000 personnes, d’immenses tentes bleues estampillées « ministère de l’Intérieur » ont été dressées en rase campagne, au milieu d’une double enceinte de grillages de deux et quatre mètres de haut. Militaires, policiers et humanitaires du type Croix Rouge gardaient et géraient le camp, les uns utilisant la matraque, les autres la persuasion et le chantage.&lt;br /&gt;Dès le 28 mars, près de 500 harragas se sont mutinés et évadés de Manduria : la plupart voulaient poursuivre le voyage et gagner France, ou d’autres pays où ils avaient des contacts. Le 2 avril en début de journée, 200 retenus armés de pierre contre leurs geôliers parvenaient à défoncer les grillages et à s’évader. L’après-midi, tandis que se déroulait une manifestation de solidarité, 400 autres sortaient du camp : beaucoup pour s’enfuir, d’autres pour se joindre à la manifestation, avec de bloquer ensemble la route au cri de « &lt;i&gt;Liberté &lt;/i&gt;! ». Face à une situation sans pareille, les renforts militaires n’y ont rien fait : ou bien ils tiraient sans vergogne dans cette foule en colère, ou ils lui permettaient de sortir à sa guise. C’est ainsi que les portes de Manduria ont été ouvertes de façon permanente… Dans les camps de Potenza, Santa Maria Capua Vetere (édifié sur une décharge d’amiante en Sicile), la situation n’en était pas moins explosive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début avril, les gouvernements tunisien et italien ont fini par signer un accord : en échange d’un permis de séjour humanitaire de 6 mois pour tous les harragas arrivés avant le 5 avril, la Tunisie acceptait de réadmettre automatiquement sur son territoire tous ceux qui arriveraient en Italie après cette date. L’Europe lui offrit même en rab des moyens supplémentaires de contrôle (caméras thermiques, bateaux, véhicules tout terrain,…) pour renforcer ses frontières. Du jour au lendemain, les harragas tunisiens ont débarqué à Lampedusa ou ailleurs sur les côtes ont été décrétés immédiatement expulsables. La compagnie Air Mistral, propriété des Postes italiennes, effectuait alors deux vols quotidiens pour déporter 30 tunisiens (plus deux flics par expulsé) à chaque voyage.&lt;br /&gt;Fin avril, alors que des permis de séjour temporaires ne sont délivrés qu’au compte-goutte, les camps d’accueil provisoires changent de fonction en devenant par décret des centres de rétention. Maintenant que les harragas ont été triés selon leur nationalité (il y a aussi des Egyptiens ou des Libyens) et leur date d’arrivée, leur destin était scellé : ce sera l’expulsion forcée ! Bien entendu, il y a heureusement toujours des individus qui se révoltent, comme ce fut par exemple le cas au centre de Santa Maria Capua Vetere. Là, les retenus ont même obtenu que les Tunisiens du camp arrivés après le 5 avril obtiennent à leur tour un titre de séjour temporaire, et que ceux des autres nationalités puissent déposer une demande d’asile. Certains, logiquement méfiants de l’accord passé, ont aussi directement repris leur destin en main : quelques jours après l’accord, 90 retenus organisaient et réussissaient une évasion collective. A Pozzallo, en Sicile, ce furent une quarantaine d’Erythréens et de Somaliens qui se sont révoltés et évadés. Ceux qui ont été rattrapés furent envoyés en prison. Au cours du procès, ils ont raconté leurs multiples tentatives d’entrer en Italie et leur refoulement vers les trois camps libyens où la torture est érigée en mode de gestion, en vertu des accords migratoires entre l’Europe et la Libye. Dans ce pays, les représentants du CNT (conseil national de transition) ont d’ailleurs assuré à plusieurs reprises à l’Italie et à la France que les accords signés avec Kadhafi en la matière resteraient en vigueur s’ils parvenaient à s’emparer du pouvoir. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle l’OTAN ne bombarde pas la marine libyenne, dont l’Europe a trop besoin pour surveiller ses frontières extérieures.&lt;br /&gt;Dans les centres de rétentions permanents, les révoltes et résistances ont également continué. Le 21 avril par exemple, 15 sans-papiers parvenaient à s’évader de celui de Modena, après avoir scié les barreaux d’une fenêtre. Le 2 mai à Milan, sept Tunisiens raflés à Gênes se révoltaient dans le centre. Incarcérés, ils seront condamnés à 10 mois de prison. Des manifestations de solidarité ont eu lieu devant les centres de Brindisi, Bari, Turin, Modena, Bologne, Manduria, Santa Maria Capua Vetere ou en Sicile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir du 15 avril, au fur et à mesure que les permis de séjour sont délivrés, des milliers de harragas tunisiens tentent de poursuivre leur voyage. Souvent transportés puis abandonnés en rase campagne, ils finissent toujours par rejoindre à pied un centre ville et prendre un train vers le nord, direction Vintimille et la frontière italo-française. Au prix de dizaines de refoulements par les gendarmes français (qui suspendent même tout le trafic ferroviaire le 17 avril), ils finissent généralement par réussir à passer. Après tout ce périple, pas étonnant qu’un de leurs slogans qui fuse spontanément dans les rassemblements et manifs à Paris soit « &lt;i&gt;on est là ! on est là ! on ne bougera pas !&lt;/i&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après plus de deux mois de galère (et après avoir risqué la mort lors de la traversée de la Méditerranée : 2000 noyés depuis janvier), certains de ces indésirables ont commencé à lutter avec des camarades et des compagnons, comme à Marseille ou à Paris, pour se poser dans un lieu, et pour tenter d’arracher des papiers. Même si plusieurs centaines ont fini par accepter le chantage du retour « volontaire » (300 euros), notamment poussés par des associations comme France Terre d’Asile, des centaines d’autres ont bien l’intention de se battre ici, malgré les multiples expulsions de squats ou de rafles.&lt;br /&gt;A notre avis, l’un des enjeux de cette lutte n’est pas seulement le partage d’un même dégoût contre les chiens en uniforme, et l’expérimentation commune de pratique de débrouilles. Lorsqu’émergent des paroles comme « &lt;i&gt;des papiers pour tous ou plus de papiers du tout&lt;/i&gt; », « &lt;i&gt;ni police ni charité &lt;/i&gt;», « &lt;i&gt;100% liberté&lt;/i&gt; », ou que retentissent à nouveau les slogans des émeutes tunisiennes de décembre et janvier dernier (certes parfois mêlés avec ambiguïté à des chants de stade ou même à l’hymne national), c’est aussi un possible qui peut commencer à se dessiner : celui d’une révolte sans médiation contre toute autorité, et la mise en acte de ce fameux « &lt;i&gt;brûlons les frontières &lt;/i&gt;» qui est à l’origine du mot &lt;i&gt;harraga&lt;/i&gt;. Si la solidarité avec les soulèvements de l’autre côté de la Méditerranée, c’est aussi de se battre ici sans concession pour la liberté ; et si la détermination des harragas a pu croiser la nôtre lors d’occupations, de manifestations ou de débuts d’émeutes… le chemin commun qui s’ouvre pourrait être (dé)pavé de plus d’une mauvaise intention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait de Harragas, supplément au journal Pourquoi pas ?, Paris, juillet 2011.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-939637614372607989?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/939637614372607989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/939637614372607989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/de-sidi-bouzid-paris-brulons-les.html' title='De Sidi Bouzid à Paris:  Brûlons les frontières (et le reste)'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7526297085876812495</id><published>2011-07-20T20:50:00.001+02:00</published><updated>2011-07-25T19:09:18.838+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>300.000</title><content type='html'>Selon les chiffres les plus récents, le nombre de « malades du travail » continue à fort grimper ces dernières années. Par la dénomination « malades du travail », on désigne les travailleurs qui sont tombés malades à cause des conditions du travail et qui ne peuvent plus retourner travailler pendant une longue durée. Aujourd’hui il s’agit de plus de 300.000 personnes (et ceux qui ont été mutilés suite à des accidents de travail n’y sont même pas repris). Environ la moitié de ces « malades du travail » souffre de troubles psychiques : stress, dépression, paranoïa, des attaques de panique, des crises d’angoisse. Un quart est concerné par des problèmes de lésions au dos - permanentes. Et ceci ne sont que les chiffres officiels. En réalité il existe probablement encore plus de gens qui persévèrent malgré tout / qui n’ont pas les moyens de ne pas persévérer ou qui ne sont simplement pas inclus dans les statistiques comme les sans-papiers.&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Le travail ennoblit!&lt;/i&gt;” “&lt;i&gt;Le travail rend libre!&lt;/i&gt;” “&lt;i&gt;L’emploi de ta vie!&lt;/i&gt;” Oubliez ces 300.000 personnes, oubliez tous ces corps mutilés à vie sur le lieu de travail, oubliez tous ces gens qui ont laissé la vie sur un chantier, dans une usine, dans la course pressée vers le boulot ! Travailler plus, travailler plus longtemps, être flexibles, bosser plus vite : voilà le message de hier, voilà le message d’aujourd’hui. Combien de temps encore ? Combien de temps encore avant que nous ne paralysions la machine à meuler de l’économie et commencions à réfléchir là-dessus et à nous battre pour d’autres manières de vivre ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7526297085876812495?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7526297085876812495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7526297085876812495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/300000.html' title='300.000'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1530311641827438201</id><published>2011-07-20T20:49:00.001+02:00</published><updated>2011-07-25T19:09:44.384+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>Allez, allez, à la rencontre de l’avenir!</title><content type='html'>Comme des oiseaux laids gigantesques, les grues dominent la ville, la regardent d’en haut en pivotant lentement autour de leur axe. Je ne sais combien elles sont. Je ne les ai pas comptées, vu que leur nombre change de toute façon chaque jour. Généralement avec une propention vers le haut. Et là où ces grues se trouvent, des choses poussent du sol. Encore plus grandes et plus monstrueuses que les grues elles-mêmes, accentuées des mois durant par des cris de contractions. Parfois tellement profonds et grondants que le petit appartement où j’habite, commence à trembler ; ensuite tellement hauts et stridents que les nerfs de tout être dans les environs sont excités à un tel point de parfois céder. Et tout le monde qui tient ses yeux et ses oreilles un peu ouverts pour ce genre de choses, sait d’avance que de tels cris ne peuvent être autre chose que le présage d’une fausse couche. Et jusqu’aujourd’hui, ils ont toujours eu raison. Mais les commandants, ceux qui de derrière leur bureau font en sorte qu’avec chaque cri et chaque amas de béton finalement chié, le fric s’accumule dans leurs poches, eux ils parlent de la réalisation d’un &lt;i&gt;masterplan&lt;/i&gt;, d’un pas vers l’avenir, bâfré d’&lt;i&gt;espoir &lt;/i&gt;et d’&lt;i&gt;ambition&lt;/i&gt;. Peu importe dont il s’agit, des bureaux pour la ville, des parkings-centres commerciaux-complexes avec un ascenseur vers le parc, une voie ferrée ou une prison ; il s’agit de quelque chose de &lt;i&gt;nouveau&lt;/i&gt;, du progrès, d’évolution, certes en route vers un monde plus parfait. Au moins, c’est ce qu’on veut nous faire croire. Et alors ici à Louvain, ils s’en sont pris à la &lt;i&gt;louvainaise&lt;/i&gt;. Bon, ont-ils dû se dire, si on veut mettre un tiers de la ville par-dessous-dessus, alors peut-être donner aux habitants quand même aussi le sentiment que c’est aussi un peu pour eux qu’on fait tout ça ici, non ? Et avec la ruse d’un vieux socialiste qui connaît son peuple et l’innovation d’une poignée de nouveaux riches, on a « invité les riverains et les intéressés à réfléchir ensemble sur l’aménagement du futur espace publique du Vaartkom ». Une invitation pour faire partie du changement. Qu’il s’agisse pour lieu de ce futur bijou d’une ancienne zone industrielle presque inhabitée a dû bien les arranger. Qui va faire beaucoup de bruit s’il s’agit d’en finir avec un vilain petit canard ? Et même si on parlait à cette rencontre surtout du nombre d’arbres à planter, et de barbecues accessibles pour tout le monde ; ce qui compte est quand-même le sentiment, n’est-ce pas, d’avoir épuisé toutes les possibilités en tant que brave citoyen critique. Quelle idylle gentille et démocratique ! Entretemps, on continue de plus belle à démolir, à creuser, à tasser des pierres là où il faut, selon le grand masterplan. Et équipés d’un casque d’écoute et des cachets pour les nerfs, nous nous sommes, malgré tout le stress du boulot, doucement habitués à ce bruit épouvantable, à la poussière dans le nez, aux rues dépavées, à la disparition de lieus ou endroits verts aimés et jusque là intouchés par leurs sales doigts. Même la multiplication incommensurable des yeux de surveillance et des uniformes, qui de manière miraculeuse vont enrichir notre nouveau paradis, n’est même plus remarquée par le briller et le flamboyer du luxe en verre. Car, si on arrive quand-même à se hasarder à regarder tout cela un peu plus attentivement, on pourrait croire que le progrès tant loué n’est en effet rien d’autre qu’une cage dorée avec des barreaux transparents. Fini les bisous furtifs quelque part dans une ruelle ténébreuse. Fini de se retrouver et boire quelque breuvage dans la rue. Fini de s’allonger dans l’herbe sauvage. Pour tout ça, ils aménageront des endroits séparés et sécurisés, &lt;i&gt;pour notre propre bien&lt;/i&gt;. Que tout puisse se passer au mieux dans les rangs contrôlés. Le shopping pour les shoppeurs, l’école pour les petits, le lieu de travail pour les grands, le camp pour les étrangers et la prison pour les méchants, les indésirables et les briseurs de l’harmonie. Voilà, avouez que ce n’est pas tellement difficile. La seule question qui nous reste alors est de savoir où, dans toute cette manie de tout mettre en ordre, nous avons laissé nos vies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1530311641827438201?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1530311641827438201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1530311641827438201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/allez-allez-la-rencontre-de-lavenir.html' title='Allez, allez, à la rencontre de l’avenir!'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8511164585360554218</id><published>2011-07-20T20:40:00.001+02:00</published><updated>2011-07-25T19:10:04.374+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 20'/><title type='text'>Brèves du désordre 20</title><content type='html'>&lt;b&gt;Grève de la faim dans le module d'isolement&lt;/b&gt; – Dans le module d'isolement de Bruges, construit pour briser les détenus récalcitrants et “à risque élevé d'évasion”, Farid Bamouhammad et Nordin Benallal entament une grève de la faim et de la soif, pour protester contre les conditions de détention dans ce module d'isolement. La grève durera 5 jours. La famille et des amis de Nordin se rassemblent devant la prison pour exprimer leur solidarité contre l'isolement. Une banderole est déployé “Brisons l'isolement. Pour un monde sans prisons”. Quelques semaines plus tard, un autre rassemblement de solidarité a lieu, devant le palais de Justice à Bruxelles, lors d'une audience sur le QHS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Évasions&lt;/b&gt; – A Nivelles, deux détenus s'évadent. Ils avaient attaqué un gardien lors de la visite, avec un couteau fait maison. Après, ils prennent en otage une gardienne et exigent d'ouvrir les portes. Les deux compères sont toujours à l'air libre. Peu après à Lantin: autour de 5h du matin, un détenu manipule les barreaux et arrive à les franchir. Il descend avec une échelle de corde fait maison et se coince dans les barbelés. Les gardiens le reprennent. À Audenarde, un détenu s'en va pendant un transfert, il est repris peu après. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Fumer : liberté toujours&lt;/b&gt; – Un détenu transféré vers l'hôpital, arrive à s'évader de là. Après une ruse, ses menottes sont libérées et il flanque un des deux gardiens par terre pendant que l'autre fume sa clope dehors. Le détenu s'en va par la sortie de secours. Après un carjacking, plus aucune trace de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Hangar d'entreprise en flammes&lt;/b&gt; – A Court-Saint-Étienne, un grand hangar part en fumée. Le dépôt  était utilisé par trois grandes entreprises. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Feux de joie&lt;/b&gt; – A Molenbeek, une dépanneuse contenant deux voitures et un container sont incendiés. À Charleroi, quatre voitures partent en flammes. A Anvers, une tentative d'incendie touche une Ferrari. Un héros du consummérisme peut éteindre le foyer de l'incendie. A Limette, trois voitures sont incendiées ; à Liège plusieurs voitures partent en flammes. A Wavre, Mons et Huy, des voitures sont également incendiées. A Huy, deux jeunes sont arrêtés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Manifestation &lt;/b&gt;– 450 personnes se rejoignent dans le quartier européen contre la situation économique et sociale en Europe. Très vite, ils prennent des gaz lacrymogènes et des coups de matraques. Quelques heures plus tard, les flics lancent le canon à eau pour disperser une manifestation sauvage dans le quartier Matongé. Maintenant, ce sont eux qui sont régalés de pierres depuis la manif et les maisons environnantes. Quelques vitres de magasins volent en éclats.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;École en feu&lt;/b&gt; – Il nous semble clair que lorsque quelques personnes tentent d'incendier l'école à Andenne en posant des poubelles en feu devant la porte, c'est afin de la remercier pour tous ces moments chouettes qu'ils y ont vécus. Ce n'est pas la première fois que l'école subit une tentative d'incendie. Réaction du directeur: « Tous les jeunes ont déjà fait des mauvais coups, ou ont pensé le faire. Comme mettre un chewing-gum dans une serrure. » Mais là, on s’en prend à leur école de façon plus grave.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;De la merde pour l'industrie nucléaire&lt;/b&gt; – Trois groupes de personnes joyeusement armées de sacs de merde font un don délicieusement puant à quelques entreprises du nucléaire. Chacun de ces présents est accompagné d'un petit mot de remerciement.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Décharger son cœur&lt;/b&gt; – Le nombre de menaces adressées aux policiers et magistrats du parquet a augmenté depuis l'année dernière. Dans des dizaines de cas, ils doivent recevoir une protection. Le centre de crise du ministère de l'intérieur parle d'une tendance sociale : « Toujours plus de gens sont de plus un plus violents et ont de moins en moins de respect pour l'appareil gouvernemental. » cela ne peut que nous confier un large sourire sur le visage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Trains bloqués&lt;/b&gt; – Dans la gare du Midi à Bruxelles, une centaine de personnes bloquent deux trains spéciaux pour les euro-parlementaires et leurs collaborateurs à Strasbourg. Une concertation y est planifiée autour de quelques propositions de loi en matière de la gestion économique de l'Europe. Les trains seront bloqués pendant 20 bonnes minutes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Accueil chaleureux&lt;/b&gt; – Quand une patrouille de police est appelée pour libérer des personnes d'un ascenseur, l'appel s'avère être trompeur. La police est attendue par quatre personnes et sera régalée de coups durs. Ils appellent finalement des renforts. Deux flics seront hors service pendant au moins 10 jours. Quatre suspects sont arrêtés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Léopold rouge de sang&lt;/b&gt; – A Namur, capitale de la Wallonie et terre d'accueil pour le meurtrier de masse, sa statue est criblée de peinture rouge, le mot 'assassin' et un A cerclé ornent la stèle. Les inscritpions seront nettoyées dès le lendemain par la vigilante commune, sans toutefois pouvoir remettre totalement à neuf l'immonde idole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Antifa &lt;/b&gt;– Le parti estudiantin fasciste NSV est régalé de quelques bombes de peinture et des œufs pourris pendant la dernière activité de l'année de cet année, à Gand. L'action est revendiquée en solidarité avec un anarchiste russe en cavale et autres compagnons en lutte; pour la liberté totale et l'anarchie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8511164585360554218?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8511164585360554218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8511164585360554218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/07/breves-du-desordre-20.html' title='Brèves du désordre 20'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-998206871502604020</id><published>2011-06-20T12:41:00.002+02:00</published><updated>2011-06-20T12:42:41.511+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>Téléchargez numéro 19</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice19.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-998206871502604020?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/998206871502604020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/998206871502604020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/telecharger-numero-19-ici.html' title='Téléchargez numéro 19'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5587102952540610847</id><published>2011-06-18T23:25:00.000+02:00</published><updated>2011-06-18T23:25:07.215+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>Coupable!</title><content type='html'>« &lt;i&gt;Dans un monde où se battre pour la liberté est un crime, l’innocence est sans doute le pire qui peut arriver à l’homme.&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase aurait pu être écrite par de nombreuses personnes. Par l’insurgé tunisien qui est aujourd’hui chassé et incarcéré par le nouveau régime démocratique là-bas. Par le réfugié qui a traversé la Méditerranée et met à sac les centres fermés pour illégaux en Italie. Par le partisan syrien qui, malgré la répression sanglante, ne recule pas et va à la recherche des responsables du régime, révolver en main. Tous savent que leur combat contre le pouvoir les rend inéluctablement &lt;i&gt;criminels&lt;/i&gt;, coupables du crime de vouloir vivre libres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi ici, où l’hymne à l’innocence continue d’ensorceler beaucoup de gens, il y a des &lt;i&gt;coupables&lt;/i&gt;. Le pouvoir et ses médias évitent d’en parler, cherchent à les cacher, à les enterrer dans ses geôles les plus profondes, ou à les rendre inoffensifs en les isolant socialement. Et s’il n’y a vraiment pas moyen, alors il n’y a plus aucune retenue, et les coupables sont proclamés « barbares », « asociaux », « névrosés », « canaille sans conscience ». Tout le monde doit anxieusement verrouiller les portes devant ces cosaques modernes qui ne craignent ni dieu ni loi. Pourtant… pourtant tout le monde n’avale pas ces amalgames qui ne profitent qu’au pouvoir. Pourtant, certains savent reconnaître la rébellion des autres, car ils sont eux-mêmes coupables de rébellion. Ma rébellion n’est peut-être pas la même que celle d’un autre, mais réussit néanmoins à tisser des liens entre nous ; des liens qui peuvent être une terre fertile pour le combat libertaire, contre ce monde d’argent et de pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenons-nous du prisonnier qui a récemment été libéré de la prison de Lantin par quatre copains. Tout comme ses complices, cet évadé n’est certes pas innocent. On l’a déclaré coupable de braquer les temples de l’argent, on le déclare aujourd’hui coupable du crime de fuir la torture de l’enfermement démocratique, comme plein d’autres qui ont cavalé avant lui ces dernières années, et qui de cette façon se sont insurgés contre la Justice de cette société. Nos pensées volent alors immédiatement vers le procès qui s’annonce pour bientôt, celui de l’évasion de la prison d’Ittre en 2008, lorsque notre compagnon Nordin Benallal s’était fait la belle : un énième fait de guerre de son refus de cette société et ses geôles. Aujourd’hui la Justice, qui ne pardonne ni n’oublie jamais, veut prendre sa revanche en dispensant encore plus de peines contre lui et son présumé complice… Force et courage pour ces deux-là, et pour tous ceux qui ne baissent pas la tête devant les matons et les juges. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coupables sont aussi ceux qui ont brûlé vers minuit cinq voitures appartenant à des matons sur le parking de la prison d’Ittre. Coupables du fait de ne pas se résigner devant tant de mauvais traitements dans cette taule ; coupables du fait d’avoir armé leurs cœurs et leurs mains pour aller débusquer l’ennemi ; coupables du fait de combattre la prison par des actes concrets. Leur attaque a sans doute mis de la rage au ventre à pleins de personnes, et ne sera pas vite oubliée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant tant de culpabilité, nous anarchistes, nous ne crions pas à l’innocence ; nous n’offrirons pas d’excuses ; nous n’évoquerons pas des circonstances atténuantes. Nous aussi sommes coupables du crime de nous insurger ici et maintenant, contre tout ce que nous considérons comme des obstacles sur le chemin vers la liberté, vers un monde où il n’y aura plus de maîtres ni d’esclaves, plus de riches ni de pauvres, plus d’oppresseurs ni d’opprimés. Nous aussi, nous sommes coupables de cracher dans la face de tous ceux qui défendent cette société, des matons en passant par les patrons, et jusqu’aux politiciens de toute sorte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’&lt;i&gt;innocence &lt;/i&gt;serait vraiment le pire qui pourrait nous arriver.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5587102952540610847?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5587102952540610847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5587102952540610847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/coupable.html' title='Coupable!'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2271424835463551447</id><published>2011-06-18T23:21:00.000+02:00</published><updated>2011-06-18T23:21:14.521+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>Bienvenu dans le camp de récréation (bis)</title><content type='html'>C’est une vieille astuce, mais elle est encore pratiquée de manière enthousiaste, vu qu’à chaque fois elle fait preuve d’efficacité : le racket financier ! Son principe est plutôt simple : des quartiers riches, des magasins chics ou des événements branchés repoussent logiquement les pauvres. Les propriétaires le font évidemment exprès, pour pouvoir déterminer qui passe et qui fréquente ces lieux. Les pauvres n’ont rien à dire, ils sont exclus. Ces jours-ci, les prestidigitateurs capitalistes ne masquent presque plus leur intention de tromper le public ; ils effectuent les manœuvres nécessaires grossièrement et brutalement, et se noient presque dans leur propre arrogance, fiers qu’ils sont du résultat obtenu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaines, le domaine récréatif de Hofstade a été entièrement clôturé d’une enceinte, doublée d’un sas gardé par des policiers. On n’y passe pas sans contrôle d’identité, ou sans payer l’entrée en tant que non-habitant du village. Ils l’ont fait à cause du fait que c’était toujours plus difficile de l’appeler « agréable », à cause de la présence de quelques machos irritants. Mais bon, ça faisait des années que c’étaient comme ça. Pour eux, la vraie goutte qui a fait déborder le vase a été une grande bagarre où des dizaines de jeunes ont pris à partie les policiers, en les chassant à coups de pieds et de poings du domaine. La réponse a été l’installation d’une porte d’entrée qui vaut bien celle d’un aéroport ou d’une prison. En premier lieu, l’objectif est de tenir à l’écart les jeunes en leur imposant un prix à l’entrée. Et s’il y a quand même encore des gens prêts à mettre le fric, alors ils sont bien contrôlés, et irrévocablement flanqués à la porte si on les soupçonne de « comportements inacceptables ». Pas besoin de spécifier que le point limite où le comportement devient « inacceptable », est entièrement déterminé par les flics et le Bloso, l’organisme qui gère le domaine et la caisse.&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, les jeunes ne viennent plus, les villageois râlent à cause de cette enceinte tout autour, mais le calme est revenu. Bloso est content, mais réservé. Il a évidemment compris que ces gamins étaient quand-même bien en tant que consommateurs… la vente de glaces et de boissons a plongée. Apparemment, les capitalistes ne peuvent quand-même parfois pas tout avoir.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais évidemment, ils continuent d’essayer. D’autres domaines récréatifs dans le pays voyaient déjà venir l’averse, suite aux événements et à la militarisation du domaine de Hofstade. Ardemment, ils ont déclaré la guerre face à l’invraisemblable avancée des troupes du désordre. Quoi que c’est avant tout de manière préventive, car dans la plupart des domaines, on doit avouer qu’ils n’ont jamais eu des vrais problèmes. Mais mieux vaut prévenir que guérir, ont pensé les directeurs des domaines de Kessel-Lo, Diest et Huizingen : ils ont considérablement augmenté l’entrée de leurs pathétiques terrains de jeu. Et bien entendu, là aussi uniquement pour les non-habitants de la région en question. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains de ces patrons du récréatif venaient sans honte expliquer à la télévision locale la vieille astuce. Le citoyen moyen a compris, et donné son accord. Ce qui n’est pas encore là, peut encore venir, pensaient-ils. Puis ils ont zappé vers une autre chaîne, et noté anxieusement les résultats du Lotto…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2271424835463551447?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2271424835463551447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2271424835463551447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/bienvenu-dans-le-camp-de-recreation-bis.html' title='Bienvenu dans le camp de récréation (bis)'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5873247508644868735</id><published>2011-06-18T23:17:00.000+02:00</published><updated>2011-06-18T23:17:32.766+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>Révolution.</title><content type='html'>Un mot et une idée qui à travers l’histoire a jeté des millions de gens dans la bataille. Qui maintes fois a fait trembler les fondements de cette société de riches et de pauvres, d’oppresseurs et d’opprimés. Qui a aussi été accaparée par de nouveaux dictateurs, et qui, déformée et mutilée, a aussi engendré de nouvelles oppressions, de nouveaux massacres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, cela faisait quelques décennies qu’on n’en parlait plus, que l’idée qui avait poussé tant de gens à se dresser courageusement contre la domination avait été recouverte d’une épaisse couche de poussière, d’oubli et de désespoir. A présent, cette idée d’un bouleversement total de la société actuelle commence de nouveau à forcer les portes des consciences. Timidement mais fièrement, on la prononce, en espérant trouver des gens dont le cœur ne s’est pas arrêté de battre. Des gens qui ont reconnu dans les soulèvements récents du monde arabe un assaut libératoire, et qui maintenant veulent l’embrasser et le vivre à leur tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’est-ce que la révolution peut signifier aujourd’hui ? Comment en parler entre nous sans être rattrapé par le vocabulaire du pouvoir, qui a désormais profondément pénétré la vie de chacun ? Si nous nous refusons à nous hasarder sur le terrain de donner du sens à ce cri de liberté qu’est la révolution, d’autres le feront alors à notre place, et avec les pires intentions. Si nous n’osons pas déjà, ici et maintenant, essayer de vivre, contre et au-delà des lois et des coutumes, ce que nous désirons comme nouveau monde ; si nous n’avons pas le courage de nous révolter chacun, sans délégation ni médiation, contre tout ce qui nous écrase dans ce monde, la révolution ne sera qu’un fantôme, une illusion de plus, un mirage extrêmement utile en ces temps instables, à ceux qui veulent toujours manipuler, commander, gouverner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, allons-y, nous aussi. Dans les colonnes de ce petit journal, on tente de contribuer à remplir de sens et d’idées la tension révolutionnaire qui a audacieusement relevé la tête, et qui ne tardera pas à menacer l’ordre existant, ici comme ailleurs. Mais c’est une tension fragile, et on ne se mettra jamais assez en garde contre ceux qui veulent la fausser, la manipuler ou la canaliser vers de nouvelles oppressions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par révolution, nous n’entendons pas un simple changement de régime, mais une transformation profonde de la société tout entière, sur des nouvelles bases. Comme le disait un compagnon de Tunisie aujourd’hui en cavale après le soulèvement de février dernier, « &lt;i&gt;nous avons scié l’arbre du pouvoir, nous avons coupé ses branches, mais nous n’avons pas détruit ses racines. Aujourd’hui en Tunisie, sur ces mêmes racines pousse déjà un nouvel arbre du pouvoir, d’oppression.&lt;/i&gt; » La révolution, comme nous l’entendons, doit semer le sel et le soufre sur les racines du pouvoir. Il ne s’agit pas d’échanger une dictature particulièrement odieuse pour une démocratie avec sa caste de politiciens, ou encore une démocratie parlementaire particulièrement corrompue pour une démocratie plus « honnête », mais de jeter à bas toutes les institutions qui prétendent diriger la vie. Nous ne voulons pas d’une révolution politique qui changerait les visages des puissants, mais une révolution sociale qui détruit tout pouvoir politique, pour remettre la responsabilité et l’organisation de la vie sociale dans les mains de tout le monde. Nous voulons donc une révolution, pas pour changer ou aménager l’Etat, mais pour le détruire. Et nous sommes sûrs que cette destruction ne sera pas suivie par le chaos et le massacre civil, comme ils essayent de nous faire croire depuis des siècles, mais plutôt par l’auto-organisation. Comme ces quartiers ou ces villages en Tunisie qui, après avoir chassé les dirigeants politiques et la police, ont réussi (avant que le nouveau pouvoir ne s’installe) à organiser eux-mêmes la vie sociale, à l’organiser de manière directe entre eux, sans médiation politique ni pouvoir central. Ce sera un parcours d’expérimentation long et peut-être difficile, mais au moins ce sera un parcours vers la liberté, vers l’affranchissement et l’épanouissement de chaque être humain. La révolution sociale, c’est justement l’ensemble de ce parcours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révolution sociale est dans la cohérence entre les fins et les moyens. Nous sommes intimement convaincus que si on utilisait des méthodes et procédés politiques et autoritaires, cela ne pourrait engendrer que des résultats politiques et autoritaires. Voilà pourquoi les anarchistes ne veulent pas s’organiser en parti politique, ni en organisation centralisée, ni se servir des moyens qui appartiennent au pouvoir et le légitiment (élections, pétitions, manipulations, collaboration, participation au pouvoir). Ici et maintenant, nous voulons déjà tendre le plus possible vers le monde nouveau que nous portons dans nos cœurs, un monde où la liberté des uns étend à l’infini celle des autres. Voilà pourquoi nous insistons sur le fait de n’accepter aucun chef, ni au pouvoir ni dans la contestation. Et comme un anarchiste disait il y a cent ans, « &lt;i&gt;si je dois ériger des potences pour vaincre, je préfère perdre &lt;/i&gt;». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce qu’elle sera violente, cette révolution ? A cette question, nous répondons sans hésiter &lt;i&gt;oui&lt;/i&gt;, et d’ailleurs, elle l’est déjà. Il n’est pas imaginable de penser que les puissants cèderaient sans broncher, que les patrons seraient d’accord pour abolir leurs privilèges, et pour remettre toute la richesse sociale aux mains de tout le monde, à chacun selon ses besoins, que les industriels et les scientifiques à la solde du pouvoir abandonneraient le gain qu’ils tirent de leurs projets de destruction de l’environnement, d’empoisonnement de la planète. Il faut s’y opposer par la force. Pas avec cette violence terrible qui enchaîne comme la leur, mais avec une violence libératrice qui démolit les structures du pouvoir, qui ouvre les cellules de l’existence, et qui en finit avec ceux qui sont ou veulent être des chefs. Et comme on le voit en Tunisie, en Egypte ou ailleurs, ce ne sont pas les insurgés qui versent le sang de manière indiscriminée, qui brûlent les maisons des pauvres, mais bien le pouvoir et ses serviteurs. Eux sont sanguinaires, tortionnaires, geôliers, eux n’hésitent pas à sacrifier la vie de milliers de personnes pour préserver leur pouvoir, et c’est encore eux qui nous font la morale, disant que les mécontents de ce monde doivent respecter leurs règles, leur légalité, et qu’à la violence des tirs dans la foule, on ne peut opposer que des mains désarmées. Le pouvoir se maintient aussi bien par sa force armée et son fric, que par le mensonge et la fausse morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer ces quelques lignes, on voudrait dire encore que la révolution n’est pas le grand soir à attendre patiemment, mais la tension qui fait déjà ici et maintenant palpiter les veines de ceux qui ont décidé d’en finir avec l’exploitation et l’autorité. Dans chacun de nos refus, de nos désobéissances, de nos coups, individuels ou collectifs, contre la domination, la révolution prend corps. Dans chacune de nos expériences avec de la véritable solidarité au lieu de la charité, de la véritable entraide au lieu de la concurrence et de la compétition, de la véritable auto-organisation au lieu de laisser l’initiative au pouvoir, la révolution vit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la fureur et l’espoir des soulèvements dans le monde arabe ont ouvert des brèches dans la continuité de la domination, là-bas comme ici. La peur est en train de changer de camp, et doit le faire davantage. Nous sommes parfaitement conscients que le chemin est encore long et sera sans doute douloureux. Peut-être avons-nous des choses à perdre – et cette affirmation en soi est déjà discutable, dans ce monde totalitaire qui ne laisse presque pas de place à autre chose qu’à sa propre oppression –, mais nous avons surtout beaucoup de choses à gagner. Aujourd’hui, décider de se placer du côté de ceux qui s’insurgent pour la liberté, est un pas à faire sans délai. Aujourd’hui, choisir de démolir chemin faisant les fausses idées qu’ils nous ont plantées dans les cerveaux, signifie se débarrasser des plus grands obstacles sur le chemin vers la liberté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5873247508644868735?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5873247508644868735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5873247508644868735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/revolution.html' title='Révolution.'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6483271482009586143</id><published>2011-06-18T23:13:00.000+02:00</published><updated>2011-06-18T23:13:36.575+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>« Rien ne détruit aussi minutieusement que le progrès »</title><content type='html'>&lt;i&gt;La construction du Réseau Express Régional et autres grands travaux&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autoroutes, tunnels, viaducs, chemins de fer, lignes à grande vitesse, métros… les veines de la circulation, les veines du corps de cette société, les artères de sang qui font tourner l’économie. Et là où il y a un encombrement, où la fluidité baisse, le chemin est dégagé, on construit, on creuse, on réaménage. Car la vitesse, c’est tout, il faut aller vite, toujours plus vite. Le transport de marchandises et d’hommes est un des tendons d’Achille de la société actuelle, où ne comptent que les critères économiques : vitesse, rentabilité, contrôlabilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout en Belgique, des grands travaux d’axes de transports sont en cours. A Bruxelles également, où un des grands projets est la construction du soi-disant « Réseau Express Régional » (RER). Le long de différentes voies ferrées partant de Bruxelles, des voies supplémentaires sont construites pour que ce RER effectue des « connexions locales » : il s’agit d’une sorte de train-métro qui reliera la capitale à la périphérie de Bruxelles, et aux villes autour dans un rayon de 30 kilomètres (Termonde, Louvain, Malines, Louvain-la-Neuve, Nivelles). Au sud de la ville, des dizaines d’hectares de forêts ont déjà été abattus ; au nord, évidemment dans les quartiers pauvres, des pâtés entiers de maisons doivent être démolis ; à l’ouest et à l’est, les pelleteuses sont en train d’éventrer les quelques prés qui restaient encore. Et au centre, on est en train de creuser un énorme tunnel entre Schuman et le parc Josaphat. Des milliards d’euros sont investis dans ce projet. L’Etat veut ainsi « faciliter la circulation entre le domicile et le travail », c’est-à-dire nous transporter plus vite et plus en sécurité, en perdant le moins de temps possible entre « le temps de repos » (à la maison) et « le temps du travail » (au boulot).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Finalement, ils investissent dans quelque chose qui profitera aussi à tous, » diront peut-être certains. Mais ils oublient le fait que ce RER est uniquement une réponse à une demande que le système se pose &lt;i&gt;à lui-même&lt;/i&gt;, pas à nous. &lt;i&gt;Eux &lt;/i&gt;veulent que nous allions plus vite au travail, que nous perdions « moins de temps ». &lt;i&gt;Eux &lt;/i&gt;veulent que tout, et nos déplacements aussi, réponde à une logique purement économique qui supprime tous les autres besoins et désirs. &lt;i&gt;Eux &lt;/i&gt;veulent que tous nos mouvements soient dictés par une science de l’&lt;i&gt;efficacité &lt;/i&gt;où les désirs et besoins non directement rentables (repos, calme, prendre son temps, traîner, se déplacer tranquillement et à l’aise,… surtout quand on prend ceux-ci à notre gré) sont assimilés à du parasitisme social. A leurs yeux, et malheureusement aussi aux yeux de trop d’exploités, les parasites sont ceux qui ne sont pas prêts à sacrifier toute leur vie au veau d’or de l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une manière de forcer les gens à reproduire certains comportements, à s’approprier certaines attitudes, consiste à recréer leur milieu, l’espace dans le sens le plus large du mot. Enferme un homme dans d’immenses immeubles à appartements qui ressemblent à des cellules et, peu à peu, leur comportement ressemblera à celui de prisonniers (en sachant qu’au-delà des manipulations dans l’espace qui touchent l’esprit et le corps, chacun reste toujours capable de se dresser contre la prison qui nous enferme). Forcer les êtres humains à survivre dans un milieu où tous les moyens de transport répondent à la logique économique du profit, et ils « guériront » de leur envie de traîner « sans but » mais le cœur grand ouvert dans la rue, comme du fait de « jouir » aussi intensément de leurs déplacements que de leur destination.&lt;br /&gt;Etant donné que nous passons tous une bonne partie de nos journées à nous déplacer, le fait que tous ces déplacements doivent passer par des moyens de transport qui nous aliènent de l’expérience même du déplacement, cela implique une amputation d’une partie importante de nos vies.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, on ne vient que de toucher les conséquences psychologiques et de conditionnement des grands travaux d’infrastructure, comme le RER autour de Bruxelles. D’autres conséquences jouent sur l’espace en tant que tel. A chaque projet de construction, chaque « infrastructure », l’espace se remplit d’avantage de la logique du système (l’économie capitaliste, le contrôle démocratique ou pas,…) : ils ne laissent plus aucun trou de libre. Partout où nous allons, nous nous déplaçons dans un espace qui est entièrement aménagé en fonction des besoins de l’Etat et de l’économie. Personne n’ayant pas perdu ou vendu son humanité, n’aménagerait son espace de telle façon, si lui ou elle pouvait un jour se prendre pour un dieu-architecte. Personne ne rêve d’un monde sillonné par des autoroutes hurlantes, des TGV passant à grand fracas, des fleuves déviés et endigués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet du RER n’est qu’une partie de ces travaux d’infrastructure avec lesquels ils réaménagent nos vies et l’espace en fonction de &lt;i&gt;leurs &lt;/i&gt;besoins. A Bruxelles, n’oublions par exemple pas l’extension prévue du ring (des dizaines sinon des centaines d’hectares de forêts – déjà très rares – disparaitront). La question à se poser dès aujourd’hui n’est pas comment faire changer d’idée à l’Etat par voie de pétitions ou de requêtes, mais de savoir comment intervenir soi-même, de manière directe, pour empêcher et saboter ces travaux. Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra de nouveau avoir prise sur l’aménagement de l’espace, et annuler celui de l’ennemi.  Ce n’est qu’en obstruant les artères de transport et de communication de cette société, qu’on pourra conquérir du temps pour réfléchir nous-mêmes sur notre temps, nos besoins et nos désirs ici, sur cette planète déjà tellement mutilée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6483271482009586143?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6483271482009586143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6483271482009586143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/rien-ne-detruit-aussi-minutieusement.html' title='« Rien ne détruit aussi minutieusement que le progrès »'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6385908277468310917</id><published>2011-06-18T23:08:00.002+02:00</published><updated>2011-06-18T23:08:36.063+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>Un champ de pommes de terre génétiquement modifiées détruit !</title><content type='html'>Dimanche 29 mai, environ trois cent personnes ont assailli et détruit un champ de pommes de terre à Wetteren, près de Gand. Il ne s’agissait pas de n’importe quel champ, mais d’une expérience de recherche de plusieurs institutions étatiques, où des scientifiques bricolent et jouent avec la génétique des pommes de terre. Une noble cause selon les intéressés. Les nouvelles pommes de terre seraient alors résistantes au mildiou, une maladie qui touche ces plantes et « nécessite » l’utilisation de marées de pesticides. Chouette, se dirait-on, ces scientifiques lubriques du progrès se sont mis à réfléchir sur notre santé, et cherchent des manières pour éliminer ces pesticides toxiques. Evidemment, ce n’est bien sûr pas cela qui les intéresse. L’Etat investit des millions d’euros dans cette recherche, parce que ces marées de pesticides coûtent aussi des marées d’argent, et que le mildiou freine les chiffres de la production. Ils pensent au progrès de l’économie, rien de plus, rien de moins.&lt;br /&gt;Un autre cas n’est pas moins exemplaire. A Zwijnaarde, à une vingtaine de kilomètres de Wetteren, ils s’amusent à vasouiller avec l’ADN des peupliers, convaincus qu’avec ces énormes arbres, ils pourraient créer une nouvelle espèce qui rapporterait plus pour la production de bois et de papier. Et à chaque fois, c’est la même chanson. Même dans le domaine de la lutte contre le cancer (car je te vois déjà douter), les autorités investissent des sommes hallucinantes dans la recherche pas tellement pour éradiquer la misère humaine que comporte le cancer, mais parce que garder tous ces malades plus ou moins vivants grève les budgets. Et qu’à long terme, ils voudraient bien en finir.   &lt;br /&gt;Nous soutenons totalement la destruction de ce champ à Wetteren, parce que nous sommes convaincus que c’est la seule chose sensée à faire contre cette logique manipulatrice du progrès : la détruire, l’écraser, l’extirper jusqu’à la racine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté du fait répugnant que toutes ces trouvailles scientifiques sont inconditionnellement au service de l’économie, elles comportent aussi en soi des conséquences nuisibles pour notre liberté. Car plus tout devient compliqué, et moins chacun peut encore le comprendre, et alors plus nous sommes soumis à une petite horde de techniciens et à l’Etat pour prévenir des désastres. Le progrès renforce ainsi par définition le contrôle que le pouvoir a sur nos vies. Tu te souviens encore des images de Fukushima, juste après la catastrophe nucléaire ? Ca ressemblait une zone de guerre. Les uniformes y variaient de blanc à vert, mais il fallait être aveugle pour ne pas voir là une occupation.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En poussant toujours plus loin ces technologies, notre environnement est irréversiblement violé. Quand en plus ça commence à carrément prendre une mauvaise tournure, toute vie est étouffée. Arrivent alors l’Etat et ses scientifiques (avec des bodybags et des mitraillettes) comme gestionnaires de la crise, comme des sauveurs venus du ciel. Chouette ! Tout le monde semble alors avoir oublié un petit détail : c’est justement eux qui sont responsables de l’existence de cette folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe suffisamment de raisons pour combattre la technologie. A un rythme effréné, elle détruit la nature et nous condamne en passant à devenir prisonniers du progrès et de la clique des scientifiques et des puissants qui la dirigent. &lt;br /&gt;Les propriétaires de la recherche expérimentale à Wetteren, dont l’université de Gand, ne semblent pas être trop contents de ce qui s’est passé. Ils ont dénoncé les assaillants du champ comme « une bande de fondamentalistes », et ont solennellement promis de persécuter ces cosaques sans merci. On n’aurait rien attendu d’autre de leur part. En tant qu’amants zélés du système, ils maudissent leurs adversaires. Ils cherchent des manières pour nous effrayer, nous décourager, nous casser. Mais vous inquiétez-pas, il en va de même de notre côté de la barricade, les gars.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6385908277468310917?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6385908277468310917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6385908277468310917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/un-champ-de-pommes-de-terre.html' title='Un champ de pommes de terre génétiquement modifiées détruit !'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8356350174391202839</id><published>2011-06-18T23:07:00.000+02:00</published><updated>2011-06-18T23:07:36.762+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 19'/><title type='text'>Brèves du désordre numéro 19</title><content type='html'>&lt;b&gt;Une torche dans la nuit&lt;/b&gt; – Une belle nuit d’un vendredi, cinq voitures appartenant à des matons ont été incendiées sur le parking de la prison d’Ittre. La rage incendiaire de ceux qui ne supportent plus de barreaux et d’enfermement a entièrement détruit les cinq véhicules.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Un métier captivant&lt;/b&gt; – Les syndicats des matons et le ministère de la Justice dénoncent la multiplication des actes d’agression contre les matons. Ce qui à l’intérieur des murs était déjà un phénomène croissant, semble aujourd’hui gagner en force aussi dehors : des matons sont reconnus, harcelés et attaqués lors de fêtes, dans la rue, dans des bars, dans le métro. Selon les syndicats, « un cocktail molotov contre la façade d’une maison où habite un gardien n’est plus une exception. » Le ministère y rajoute que les directeurs, les médecins, les assistants sociaux et les psychologues qui travaillent au sein des taules sont également toujours plus insultés et menacés, notamment ceux travaillant dans le module d’isolement de la prison de Bruges. L’honnêteté les oblige quand-même à avouer qu’à la fin, ils ne sont pas surpris que toujours plus de gens ne montrent aucun respect pour le métier de gardien de prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L’oiseau courrait, grimpait et volait&lt;/b&gt; – Le jeune Mohamed El Jabbari, condamné à des années de prison pour plusieurs braquages de banques, s’est évadé de la prison de Lantin. En journée, quatre complices ont coupé l’enceinte autour du mur de la prison et ont posé une échelle contre le mur. D’en haut du mur, ils ont tiré quelques rafales au-dessus des têtes des matons et ont aidé leur compagnon à reconquérir sa liberté. Malgré un déploiement important, la police n’a pas réussi à attraper le fugitif. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Et aussi la justice&lt;/b&gt; – Sur parking du tribunal d’Arlon, la voiture du magistrat du Parquet André Jordan a été incendiée pendant la nuit. La carcasse calcinée était un beau témoignage du dégoût profond contre juges, magistrats et tout le bazar.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Spontanément&lt;/b&gt; – Il semble qu’à Gand sévit une épidémie d’ « auto-combustion » de camionnettes. Et pas n’importe quelle camionnettes, mais surtout celles appartenant à l’entreprise ISS Cleaning. Cette entreprise se fait du fric en collaborant avec les centres fermés pour illégaux. Les deux dernières camionnettes d’ISS qui ont brûlé étaient, selon le Parquet, « des auto-combustions spontanées » en plein milieu de la nuit. Comme elles sont méchantes et désobéissantes, ces camionnettes d’ISS Cleaning à Gand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Chiffres&lt;/b&gt; – Même si nous n’aimons pas les statistiques, on voulait quand-même vous passer les infos suivantes. Dans la période de 2005 au 2010, ce sont en tout 248 illégaux qui se sont évadés des différents centres fermés. Heureusement, seule une petite minorité a été de nouveau rattrapée après l’évasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Patates &lt;/b&gt;– Une 300-aine d’ennemis des organismes génétiquement modifiés (le pouvoir et l’industrie lorgnent depuis longtemps sur la manipulation génétique des plantes et de la vie) ont, malgré la présence policière, détruit un champ expérimental de plants de pommes de terre génétiquement modifiés. Les dégâts sont importants, on parle d’une année de recherche perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Eclaboussés&lt;/b&gt; – Une bonne charge de bombes de peinture a été jetée pendant la nuit contre deux commissariats de police dans la région de Louvain (à Wilsele et Heverlee), ce qui a accentué leur fonction de protecteur de l’ordre établi et du pouvoir. A Ronse, l’arrestation trop zélée d’un jeune « fauteur de troubles » a engendré le siège nocturne du commissariat local. Des dizaines de jeunes ont attaqué le comico et les policiers, pour exiger la libération de leur copain, ce qui à la fin a été obtenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Réaménagement du quartier&lt;/b&gt; – A Molenbeek, quelques jeunes ont été attrapés après des excursions dévastatrices sur un projet de réaménagement du quartier (où ils ont tout défoncé et tenté d’y mettre le feu) et un concessionnaire (où ils ont détruit les fenêtres d’une trentaine de voitures). De l’urbanisme au capitalisme : détruisons-les ! La nuit de leur arrestation, on note d’ailleurs l’incendie de deux voitures à Anderlecht.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Chasse aux fascistes&lt;/b&gt; – A Anvers, des inconnus ont jeté des pierres à travers des fenêtres d’une maison où était affichée de la propagande pour le parti fasciste Vlaams Belang. A Gand, les vitres de plusieurs cafés de droite ont été cassées et leurs façades peinturlurées.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Feu au capital&lt;/b&gt; – A Louvain, des inconnus ont mis le feu à du papier et du carton devant l’entrée d’une filiale bancaire, qui a été endommagée par les flammes. A Liège, un incendie volontaire a ravagé un entrepôt de marchandises.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8356350174391202839?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8356350174391202839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8356350174391202839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/06/breves-du-desordre-numero-19.html' title='Brèves du désordre numéro 19'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1152826941545298507</id><published>2011-05-25T15:18:00.003+02:00</published><updated>2011-05-25T15:32:02.297+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Le bélier de l’insurrection</title><content type='html'>Télécharger numéro 18 &lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice18.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le bélier de l’insurrection&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;... a fracassé une bonne partie des portes de l’Europe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soulèvements en Afrique du Nord n’ont, pour nous, jamais été quelque chose de très distant. Tout d’abord parce qu’ils parlent directement à nos cœurs. Ces gens qui mettent à bas le joug de la dictature avec des cris et des actes pour une vie plus libre. Parce que ces soulèvements nous inspirent, nous donnent du courage, comme ils en donnent aussi à pleins d’autres. Parce qu’à travers eux, il est à nouveau possible de songer à des insurrections et à des révolutions, non pas comme quelque chose d’un passé poussiéreux, mais plutôt comme des possibilités actuelles.&lt;br /&gt;Après, c’est aussi simplement un fait que la politique de l’Afrique du Nord est liée à la politique de l’Europe occidentale, tout comme le combat contre les puissants là-bas influence également la politique ici. Considérons, par exemple, l’immigration de ces milliers de gens qui tentent d’atteindre l’Europe à travers la Méditerranée. Maintenant que la situation politique en Tunisie, en Libye et en Égypte est devenue tellement instable, l’Union européenne ne sait plus très bien quoi faire. Les partenaires dictatoriaux qui aidaient l’Union européenne à contenir l’immigration et à déporter les sans-papiers ont été chassés, ou (comme dans le cas de Kadhafi) refusent de continuer leur collaboration avec l’UE. En d’autres mots : les soulèvements ont fracassé une bonne partie des portes entre l’Afrique du Nord et l’Europe, et nombreux sont ceux qui tentent alors leur chance. L'État italien s’est vu obligé de donner des papiers provisoires à une partie d’entre eux, car il ne savait plus quoi faire avec tous ces gens arrivant à Lampedusa. De nombreux migrants ont alors pu continuer leur route vers d’autres pays européens. Sauf que… ces autres pays ne veulent pas accepter ces papiers italiens. Comme toujours, le jeu politique se joue sur le dos des pauvres. Un jeu politique amenant à plus de contrôles aux frontières à l’intérieur de l’UE, à la mise en œuvre des scénarios d’urgence et d’état de siège,… Les soulèvements en Afrique du Nord foncent à pleine vitesse contre les murs érigés par l’abjecte politique de migration de l’UE. &lt;br /&gt;Ce renforcement sécuritaire à l’intérieur de l’UE ne tombe en rien du ciel. Tandis que dans différents pays, des gens sont en train de lutter pour plus de liberté, ici ils sont en train de renforcer nos cages. Partout, de nouveaux camps de déportation (« centres fermés »), des prisons et des modules d’isolement sont construits ; partout, la vidéosurveillance et la présence de vigiles en tout genre s’étendent ; partout, la législation répressive est élargie. Partout, on restreint la liberté. Nous devons nous préparer à les parer et passer à l’offensive, car on sait très bien que la chasse aux sans-papiers s’intensifiera tout comme la chasse à ceux qui enfreignent la loi pour pouvoir survivre ou ceux qui le font parce qu’ils rêvent d’un autre monde. Aussi bien ceux qui n’ont pas de boulot que ceux qui en ont ressentent déjà que l’oppression est croissante. Ils nous font la guerre, à nous tous. &lt;br /&gt;Mais peut-être peut-on aussi voir ces choses d’une autre manière, presque comme un défi. Regarder vers cette réalité non pas comme quelque chose qui nous est imposée, mais comme quelque chose dont nous faisons nous aussi partie. Et que cette réalité dépend donc aussi de notre collaboration et de notre apathie ou justement de notre insubordination et de notre révolte. Laissons un moment de côté les politiciens et leurs chiens pour retourner à nos rêves d’insurrection et de révolution. Sur le continent européen aussi, des germes d’une période fébrile créent des remous. Le mécontentement va grandissant et parfois il s’exprime, par exemple à travers de petites révoltes anonymes ou encore des moments plus collectifs d’affrontement. Sachons aussi que le racisme en Europe est très répandu et qu’il nous faut tenir en compte la possibilité trop réelle d’une intensification de la haine de l’étranger. L'État peut toujours utiliser un épouvantail pour rendre responsable de tous les problèmes une partie de la population, afin que nous oubliions que c’est l'État lui-même qui a fait les lois qui nous pourrissent la vie.&lt;br /&gt;Mais qui sait. Qui sait. Il y a une chance de pollinisation croisée entre les révoltes d’ici et celles de là-bas. A travers les expériences de ceux qui en ce moment même passe la Méditerranée, mais aussi parce que les soulèvements là-bas ont éveillé quelque chose chez beaucoup d’entre nous : il ne nous est pas  forcé de passer toute notre vie à genoux, nous pouvons nous battre pour la liberté. Augmentons alors ces possibilités d’une pollinisation en créant des moments où des gens avec différentes expériences de révolte peuvent se rencontrer, peuvent apprendre à parler dans ce monde qui nous monte les uns contre les autres. Arrêtons de nous contenter de survivre et de nous livrer à cette concurrence féroce pour découvrir ce que signifie la camaraderie, ce qu’est la solidarité dans la lutte, le goût qu’a la vie lorsque nous la conquérons, ce que signifie d’essayer de réaliser nos rêves d’une vie libre.  &lt;br /&gt;Aussi grande puisse être la pression qu’ils exercent contre nous, une chose est sûre : ils n’arriveront jamais à écraser le désir de la liberté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1152826941545298507?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1152826941545298507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1152826941545298507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/le-belier-de-linsurrection.html' title='Le bélier de l’insurrection'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8720957839352683869</id><published>2011-05-25T15:17:00.002+02:00</published><updated>2011-05-25T15:17:38.944+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Bienvenu au camp de récréation</title><content type='html'>La honte. Le scandale. Le scandale de cette terrible jeunesse bruxelloise qui descend à Hofstade. Et avant que les critiques ne nous assaillent : oui, on le sait très bien qu’à Hofstade, comme dans tous ces « camps de plaisir », l’ambiance est souvent très déplaisante… Mais à quoi peut-on s’attendre d’autre quand on s’accumule les uns sur les autres sur quelques dizaines de mètres carrés voués au « temps libre »? &lt;br /&gt;Soit. Ces jeunes bruxellois, ces « hordes de barbares » qui font tellement perdre le sommeil à la ministre Turtelboom que ça lui a définitivement enlevé toute envie, sont depuis peu accueillis là-bas par la Police Fédérale en tenue anti-émeute. Les contrôles et les harcèlements commencent déjà à la gare ; les bus venant de Bruxelles sont arrêtés en cours de route et tous ceux qui ont l’air « méchant » sont soumis à des contrôles d’identité. Sans compter que la ministre vient aussi de décider qu’à partir de maintenant, il faudrait payer 5 euros pour entrer à Hofstade, espérant ainsi décourager les pauvres bruxellois. Alors deux cents jeunes ont pris à partie quelques policiers en leur offrant un aller simple vers l’hôpital. A juste titre.&lt;br /&gt;Même le fameux « temps libre », ce cadeau miraculeux de la société de consommation, ne semble guère se différencier du « temps obligé » : partout on nous accueille à coups de contrôle, de sécurité, de règles de comportement, de police, de caméras. Du camp scolaire passant par le camp de travail jusqu’au camp de récréation.  &lt;br /&gt;Le seul temps libre que nous puissions vivre serait-il celui que l’on arrache lors de l’affrontement avec tous les camps, leurs avocats et leurs défenseurs ? N’y a-t-il que dans la révolte qu’on puisse réellement expérimenter du plaisir et entrevoir une lueur d’un mondequi ne serait pas constitué de grillages, de barreaux, de caméras, d’obligations, de gardes ? &lt;br /&gt;Arrêtons d’aller faire la queue en masse à n’importe quelle porte d’accès, même s’il s’agit d’un domaine de récréation. Transformons plutôt tout ce qui nous entoure en une énorme pleine de jeux où le plaisir commence en chassant tous les uniformes et tous les comportements de chef.&lt;br /&gt;Et cette Turtelboom… bien, il nous faudrait lui faire pièce lors de la prochaine excursion scolaire…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8720957839352683869?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8720957839352683869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8720957839352683869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/bienvenu-au-camp-de-recreation.html' title='Bienvenu au camp de récréation'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4790828332965447123</id><published>2011-05-25T15:16:00.001+02:00</published><updated>2011-05-25T15:16:31.354+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Balayer cette merde!</title><content type='html'>Deux anarchistes de Bruxelles viennent de découvrir que soit la Police Fédérale, soit la Sureté de l’Etat a laissé quelques « effets personnels » dans leur appartement. Il est très probable qu’il ne s’agisse pas là d’un oubli, vu que nous pouvons affirmer avec la certitude la plus absolue qu’aucun défenseur du pouvoir n’est le bienvenu dans la maison de l’anarchie (exception faite pour des guet-apens peut-être). Les visiteurs, indésirables donc, se sont introduits en cachette dans l’appartement de ces deux compagnons et ont installé une caméra de surveillance cachée dans leur cuisine. La caméra est aussi grande qu’un dé et était cachée derrière une petite grille de ventilation, reliée à trois grandes batteries et à un émetteur. &lt;br /&gt;Vous disiez ? Oui, en effet, ce sont des enfoirés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ils pensaient semer la peur et la paranoïa avec ces appareils de surveillance, ils se trompent gravement. Notre bataille pour la liberté, contre toute autorité et exploitation, côte à côte avec ces deux compagnons, continue. Nous avons toujours su que ce chemin serait parsemé d’embûches, nous n’avons jamais cru que ce serait facile, mais nous avons au cœur des idées, des rêves et des désirs qui ne reculeront jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4790828332965447123?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4790828332965447123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4790828332965447123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/balayer-cette-merde.html' title='Balayer cette merde!'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6987910875772836396</id><published>2011-05-25T15:15:00.004+02:00</published><updated>2011-05-25T15:15:48.615+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Coup de gueule</title><content type='html'>On est dans la merde. Déjà quand on vient au monde, on pleure. C'est mauvais signe. On se dit :  « Merde, les 9 mois sont finis, c'est une misère qui nous attend maintenant ». Puis on oublie qu'on a pleuré, et le système est fait pour ça. On va à l'école, ensuite au boulot, puis on fait 2,3 gosses, on promène un labrador et on oublie ce que c'est que de vivre. &lt;br /&gt;Et quand t'es pas comme eux, quand tu ne veux pas de cette vie, t'es “anormal”, t'es un alien. Et ils ne parlent  pas de ces êtres qui vivent sur la planète Mars. Non, ils parlent de nous, ici, sur terre, le mot latin pour 'étranger'. Et, ceux-là, il faut les écarter. Alors, ils vont te dire ce que t'as fait, pourquoi tu l'as fait, ils vont parler pour toi, inventer leur histoire. T'as beau rester silencieux, ils peindront le tableau à ta place. Ils vont te nourrir, ils vont tout décider pour toi. Puis, il y a un mec en aube ou en habit qui arrive, qui dit ce qu'il faut faire et pas faire à tambour battant et puis tu te rends comptes qu’il touche des enfants. Quelle bande d'hypocrites.&lt;br /&gt;J'ai bien rigolé quand l'archevêque archi-dégueu Léonard s'est pris quatre tartes dans la face à Louvain-la-Neuve. Mais il n'était pas le seul, deux jours plus tard, c'est Jean Michel Javaux qui a eu droit à sa part du gateau. Ce p'tit ministre écolo ne s'est pas seulement pris des tartes à la crème, mais aussi des œufs, de  la farine, et de l'eau pour déglutir le tout. Ce mec veut implanter un centre commercial de 25.000 mètres carrés en bord de Vesdre près de Verviers. Et les riverains sont en colère, heureusement. Quand il s'est rendu là-bas pour vendre sa sauce, il a eu droit à la déguster. &lt;br /&gt;Restons à Verviers, De Clerck s'est ramené à la prison là-bas pour constater les dégâts. Les murs sont en train de s'écrouler, sur les détenus, il y a carrément des murs qui s'écrasent, mais le monsieur aurait besoin d'un mois d'études pour estimer avec précision la nature de l'éventuel problème. Comme à Lantin, où 1000 détenus sont enfermés dans un bâtiment bâti sur un terrain non-cultivable qui s'effondre et qui n’est de toute façon plus qu’une demi-ruine. Il faut libérer les détenus, c'est simple. J'ai entendu dire que des gars d'une aile à Verviers ont été transférés à Andenne, où ce n'est pas plus drôle, encore plus de monde par cellule. La tension monte là-bas aussi.&lt;br /&gt;Récemment, la Belgique a été félicitée par le Conseil des droits de l'homme. C'était con d'y croire encore, c'est une grosse pièce de théâtre, une farce. Evidemment qu'ils applaudissent, ce sont des pays comme la Birmanie, la Chine, l'Irak qui siègent dans ce conseil, des États bien connus pour le soin qu'ils portent à bien traiter leurs ressortissants, ils disent “super, faut surtout faire comme nous”. &lt;br /&gt;La semaine passée, un mec s'est fait évacuer du quartier d'isolement de Bruges, par l'ambulance et le Cobra, une équipe d'intervention de la police de Bruges armée de shotguns et de mitraillettes. Va deviner dans quel état le détenu se trouvait. Des cris et des pleurs toute la matinée, et puis des sirènes. Intervention chirurgical et puis plus rien. « Mouvement spécial » comme le maton l'a dénommé. Puis t'as le gardien gradé qui s'amène, gros sourire aux lèvres; « Voici votre visite, ah oui, vous avez dû attendre 30 minutes, n'est-ce-pas? Un quart d'heure en plus et on oublie l'affaire? » Et il se casse.&lt;br /&gt;Dans une prison 'normale' ce serait au moins un événement, ici, c'est devenu la norme. Comme s’il ne s’était rien passé, personne ne sait, personne n'en parle. Par contre, de Ben Laden, ça on en parle. Partout, tout le temps, ils en font un vrai icône. Alors que c'est simple, une crapule en moins et puis basta. Passons à autre chose. Mais non, ils doivent vendre toute leur soupe de justifications et de droits de l'homme. « On l'a enterré selon la tradition musulmane ». D'abord ils passent leur temps à dire « non non, nous on n'est pas racistes, on n'a rien contre les musulmans », et puis quand ils buttent Ben Laden, ils veillent à bien respecter les coutumes musulmanes. Sous-entendu: c’était quand-même un musulman comme les autres. Bref, ça ne vaut pas la peine d'y consacrer plus de mots. Un ami à moi est mort il y a deux semaines. Fusillé près de Charleroi par un p'tit branleur. Je ne savais même pas qu'il était libéré, et le voilà sous terre. &lt;br /&gt;Ce monde est hypocrite, et tout le monde veut s'y adapter. Ils prennent les gens pour des cons, mais faut dire ce qui est : au vu de comment ça marche, il y en a beaucoup qui doivent l’être.&lt;br /&gt;Depuis plusieurs jours, toutes les chaînes télévisées crient au scandale et réclament la restriction de la liberté conditionnelle, un jour de ça ressemble à un mois. Ils utilisent habilement un personnage que tout le monde méprise de toute façon. Il y a des sites web qui appellent à la haine, et les politiciens dévorent. Très vite, ce n’est plus uniquement de cette personne que l’on parlait. Les médias et les politiciens créent un climat dans lequel tout le monde trouve tout à fait normal que les détenus soient gardés sous les verrous pour l'éternité. Le soi-disant 'débat' porte maintenant sur la liberté conditionnelle dans son ensemble. Les prisons craquent déjà de partout, une partie est détenue préventivement, une autre a droit à une soi-disant libération conditionnelle, qui existe surtout sur papier pour l'instant. Mais les politiciens veulent aller plus loin, ils veulent rogner partout ou cela est possible. Et ce, alors que beaucoup de juges prennent déjà en compte que les peines ne sont pas totalement purgées, et infligent une peine beaucoup plus lourde en conséquence. Cette libération anticipée n'existe pas pour beaucoup d'entre nous, nous payons donc deux fois. S'ils étaient un minimum honnête, ils admettraient que les seuls qui bénéficient d'une libération anticipée ce sont ceux qui se comportent à merveille. Mais qui est-ce que cela concerne? Ceux qui n'ouvrent jamais leur bouche, ceux qui disent toujours oui et qui subissent. Des pédophiles aussi, car, en prison, y a pas d'enfants, ils se comportent donc comme des anges. Pour les autres, un simple rapport suffit pour retarder la libération à jamais. Ils nous rabâchent les oreilles avec leurs appels à mettre en place les peines incompressibles. De toute façon, pour une grande partie d'entre nous, le mot coupable semble être écrit sur notre tronche et les médias n'hésitent jamais à en rajouter une couche, peu importe ce de quoi ils nous incriminent, nous en sommes déjà reconnus responsables. Les prisons sont pleines à craquer, et au lieu de libérer les gens (pour commencer déjà ceux qui sont en préventive et libérables en conditionnelle), ils veulent prolonger le temps de détention, et pour éviter que ça explose, y a le quartier d'isolement et les mesures sécuritaires supplémentaires. Depuis 4 jours, ils me privent de sommeil avec leurs machines qui creusent du petit matin jusqu'au soir, en l'occurrence la compagnie d'alpinisme Geny qui installe un nouveau filet anti-hélicoptère. De Clerck s'est hâté de libérer des thunes (la seule chose qu'il peut libérer, lui) pour blanchir son image de prisons trop peu sécurisées. Il ne comprend pas que tant qu'on enferme des gens sans aucune vue sur la fin de leur peine, vouloir la liberté est la chose qu'il y a de plus humaine. Il suffit d'une bonne dose de détermination pour s'évader, et au plus ils sécurisent les prisons, au plus sanglantes seront les évasions.&lt;br /&gt;Si la justice a bien fait une bonne chose pour moi, c'est de m'enlever l’obligation de voter. Je ne pourrais pas, même pas blanc, donne-moi l'amende, où est-ce que je signe? Même s'ils me graciaient, je ne voudrais surtout pas récupérer mes droits civiques. Je suis un mauvais belge, je le serai toujours. &lt;br /&gt;La Flandres est bien bien loin, ça tout le monde le sait, elle me fait trop penser à la Hollande avec son arrogance et son racisme imprégné de partout. Mais faut pas croire que Bruxelles y échappe. Ce n'est pas pareil, mais ce n'est pas mieux pour autant. À Bruxelles, l'immigration n'est pas tant un problème pour eux, c'est vrai, car tout se tient par le fric, peu importe d'où il vient. Bruxelles est tenu par les commerçants, grands et petits. S'il y a bien une chose qui les unit tous, c'est le commerce. Prenons la rue de Brabant par exemple. Une grande partie des commerçants se voient régulièrement en réunion avec les échevins, le bourgmestre, la police. Pour bien coopérer et veiller à ce que leurs intérêts soient bien mis en place. De là à dire « tiens, ce mec est revenu quatre fois avec une autre bagnole, c'est bizarre, non? », il ne reste qu'un pas à franchir. Mais heureusement, une partie des petits commerçants reste bien méfiante vis-à-vis des réunions avec les politiciens. Faut pas s'étonner que certains portent des coups là où ça fait mal, dans leur portefeuille, et reprennent leur part du butin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Kiket&lt;/i&gt;,&lt;br /&gt;quartier d’isolement de Bruges&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* C'est le même Foruminvest qui a implanté un centre commercial gigantesque à Courtrai, terrain de jeu du bourgmestre et ministre de la Justice De Clerck « Si j'ai pu bâtir 5 ponts, pourquoi pas 10 prisons? ». Des anarchistes s'étaient opposés à ce projet mégalomane. Ils avaient ensuite été suivis par les riverains, mais il était déjà trop tard. Ils ont été trainé pendant plusieurs années dans les méandres de la pour tags, affiches et agitation contre ce projet. Finalement, ils furent condamnés à une peine de travaux forcés pour l'un et quelques mois de prison avec sursis pour l'autre, mais surtout à des milliers d'euros à payer sous la menace d’un huissier. C'était une histoire d'honneur pour De Clerck.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6987910875772836396?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6987910875772836396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6987910875772836396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/coup-de-gueule.html' title='Coup de gueule'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5909346790434864155</id><published>2011-05-25T15:15:00.001+02:00</published><updated>2011-05-25T15:15:05.439+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Des nouvelles du monde</title><content type='html'>Tunisie – Fin avril, des prisonniers ont mis le feu aux prisons de Gafsa et Kasserine. 550 prisonniers ont alors saisi l’occasion pour se casser des tristes cellules du nouveau régime. (Rappelons aussi que lors du soulèvement, 11 000 prisonniers s’étaient évadés.) Une semaine après les mutineries de Gafsa et de Kasserine, des nouvelles nous sont parvenues et nous laissaient entendre que dans plusieurs villes et régions, des nouvelles émeutes ont éclaté contre le « gouvernement provisoire ». Sous des cris comme « Liberté ! » et « Vive la révolution ! », des milliers de gens masqués se sont affrontés aux forces de l’ordre, ont pillé et saccagé des bâtiments administratifs et commerciaux et incendié au moins six commissariats. Tout comme son prédécesseur Ben Ali, le nouveau gouvernement a décrété l’état de siège.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Argentine – Un lundi matin, la circulation ferroviaire des banlieues pauvres vers la capitale Buenos Aires été gravement perturbée suite à un incident. Beaucoup de trains étaient retardés ou supprimés, des milliers de voyageurs restaient bloqués. Et alors la résignation a laissé place à la colère. A trois endroits, des voyageurs ont saccagé la gare, pillé les distributeurs de titres de transport et incendié plusieurs wagons de train. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inde – Dans la région de Konkan, depuis un certain temps, des protestations virulentes de la population locale sont en cours contre le projet de construction d’une nouvelle centrale nucléaire par le gouvernement indien en partenariat avec l’entreprise française Areva. Il y a quelques semaines, de graves émeutes ont éclaté. Des manifestants ont mis le feu à des bâtiments étatiques et des commerces. Lors du siège du commissariat de police, des policiers ont ouvert le feu, tuant un manifestant. L’Etat craint que les milliers d’opposants à la centrale nucléaire se soient déjà accaparés d’armes et de munitions en pillant d’autres commissariats. Il a dès lors déclaré l’état de siège permanent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grèce – Début mai, de nouvelles manifestations de milliers de personnes contre les mesures d’austérité du gouvernement socialiste ont paralysé plusieurs villes. Surtout à Athènes, les affrontements avec les forces de l’ordre furent très violents. Plus de 100 personnes ont été blessées et ont dû être hospitalisées, un compagnon anarchiste est toujours dans le coma (la police lui a cassé le crâne). Entretemps, des groupes fascistes, avec le soutien de la police, se sont lancés dans une offensive sans précédant à l’encontre des immigrés : deux immigrés ont été assassinés, des dizaines d’autres ont été blessés à coups de bâtons et de couteaux, la maison d’une famille immigrée a été incendiée. Par ailleurs, plusieurs squats et centres anarchistes ont été attaqués par les fascistes. La ville est sous haute tension et beaucoup repensent à décembre 2008, lorsqu’un jeune compagnon a été assassiné par la police, déclenchant pendant des semaines une vaste révolte de milliers de gens. D’ailleurs, les anarchistes grecs appellent à des actions de solidarité internationales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5909346790434864155?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5909346790434864155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5909346790434864155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/des-nouvelles-du-monde.html' title='Des nouvelles du monde'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1488671208654035548</id><published>2011-05-25T15:14:00.002+02:00</published><updated>2011-05-25T15:14:20.872+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>C’est avec beaucoup de peine que nous disons adieu à</title><content type='html'>Hans Meurisse, directeur général des prisons belges&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dévoué comme seul lui l’était, Hans nous a quitté dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Il faisait une visite de travail à la prison de Verviers pour vérifier que celle-ci puisse bien être qualifiée de « délabrée » et de « délétère ». Alors qu’il inspectait un mur particulièrement vétuste, il a été écrasé par un bloc de béton. Aplati, raide… Hans était mort sur le coup. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais laissons en suspens cet événement particulièrement cruel, parcourons la vie aventureuse et zélée de notre cher Hans. Quittée l’école secondaire, Hans choisissait déjà résolument la direction qu’il suivra tout au long de sa vie. Fièrement, il s’inscrivit à la faculté de Droits. Entouré de futurs collègues juges, directeurs pénitentiaires, psychologues judiciaires et commissaires, il fut initié aux secrets de la loi pénale afin de suivre sa vocation de défendre la propriété privée et la morale étatique. Ne reniant pas une certaine tendance à la perversion, Hans fut attiré vers l’illustre science de l’enfermement, du cassage psychologique du caractère criminel. Avide de savoir, il apprenait toutes les théories carcérales qui ont été développées avec précision et zèle au cours des siècles. On pourrait dire qu’à la fin de ses études, Hans, entièrement dévoué à la cause, avait développé plus d’imagination autour de comment enfermer et isoler que sur le « comment faire l’amour ». Ses appétits sexuels au lit diminuaient de manière inversement proportionnelle à ses désirs un peu sadomaso concernant le délaissement exploitable de ses futurs sujets. Mais il apprenait, il apprenait, et obtenait brillamment son diplôme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir acquis toutes ces conceptions théoriques, Hans s’est jeté de manière optimale dans la mise à l’épreuve de ses constatations sur des cobayes vivants. Il devint directeur à la prison de Gand et y apprit toutes les ficelles du métier. Déjà à ce moment-là, il n’était pas donner à tout le monde de savoir apprécier l’honorabilité de sa fonction ni de sa personne, et ces éléments criminogènes ont commencé à éprouver une haine féroce envers sa personne. Ambitieux, Hans ne voulait pas rester un « simple » directeur de prison, son étoile montait vite et enfin il pouvait accéder au siège de directeur général des institutions pénitentiaires du Royaume de Belgique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que des mauvaises langues ont pu prétendre, Hans n’a jamais perdu le contact avec la réalité de chaque prison. Il les aimait trop. Il s’est toujours efforcé à prendre soin en personne des « clients embêtants ». Il nous en a encore fourni la preuve en s’investissant personnellement dans la construction de deux modules d’isolement, des prisons à l’intérieur de la prison, à Bruges et à Lantin. Et non par pour ensuite déléguer la gestion de ces modules à quelqu’un d’autre. Non. Il a courageusement pris cette responsabilité sur ses épaules. Chaque jour, il se penchait sur le sort des isolés, il donnait ou refusait les permissions pour d’éventuelles adaptations de régime, il décidait si un isolé méritait de manger avec des couverts normaux,… Et cette implication zélée, cet engagement, n’a pas toujours su être reconnue à sa juste valeur par tout le monde. Quand le Ministre de la Justice s’est rendu en personne à la prison de Bruges pour y faire une petite visite de l’établissement et qu’une heure plus tard quelques prisonniers s’étaient évadés en hélicoptère, Hans a dû se cacher, se planquer. Sa résidence officielle fut cernée par des unités d’intervention spéciale de la police,… tant il semblait possible et probable qu’au moins un de ces évadés voulait venir le remercier personnellement pour les services rendus.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y aura-t-il quelqu’un à sa hauteur pour le remplacer ? On ose en douter. La gestion des dizaines de prisons qui sont littéralement sur le point de s’écrouler, dans lesquelles des prisonniers n’ont toujours pas oublié qu’il est possible de se mutiner et dans une situation de fortes tensions sociales qui fait que toujours plus de gens se retrouveront derrière les barreaux, être directeur général ne doit pas être facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tout seigneur tout honneur. &lt;br /&gt;Et gare aux blocs de béton !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1488671208654035548?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1488671208654035548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1488671208654035548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/cest-avec-beaucoup-de-peine-que-nous.html' title='C’est avec beaucoup de peine que nous disons adieu à'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1021694863537423144</id><published>2011-05-25T15:13:00.002+02:00</published><updated>2011-05-25T15:13:29.437+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>“When they knock at your front door”</title><content type='html'>&lt;i&gt;A propos d’huissiers de justice et d’insoumis&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça tombe souvent entre les plis des jugements judiciaires et disparaît ensuite dans ses marges. Mais, au-delà des condamnations effectives ou conditionnelles, ils octroient aussi souvent des amendes. Et ça ne s'arrête pas là. Il arrive aussi que des personnes ne peuvent simplement pas payer leurs factures.&lt;br /&gt;Pensez à Electrabel par exemple, cette géante entreprise d'énergie qui ramasse des milliards d'euros grâce aux maudites centrales nucléaires qui sont amorties et, avec ce monopole, ils peuvent jongler un peu avec les factures. Imaginez encore quelqu'un qui prend les transports en commun sans ticket, seulement pour arriver quelque part, et ne peut ou ne veut pas payer. Lui aussi écopera d’une amende si il ou elle est attrapé. Et n'oublions pas les conseils communaux. Combien sont-ils à avoir instaurer un GAS pour “combattre les tracasseries (les incivilités ?)” comme les graffitis ou les crachats? Reste encore ces villes qui font expulser les Roms et autres squatteurs de leurs maisons sous peine d'astreintes.&lt;br /&gt;Des amendes donc. Un de ces moyens que s'approprie le pouvoir pour condamner les gens et faire peser une charge supplémentaire sur la vie du poursuivi. L'argent est toujours une des clés de voûte de la société et beaucoup doivent le subir alors que d'autres n’en ont jamais assez. C'est une 'arme' puissante qui peut aider à constituer des vies, mais surtout les détruire.&lt;br /&gt;Les riches ne doivent pas trop se faire de soucis. S'ils ont déjà des problèmes juridiques, un petit extra de plus ou de moins...ça ne fera pas la différence. Les pauvres ou les récalcitrants par contre ont de quoi se soucier.&lt;br /&gt;Et le pouvoir ne serait pas le pouvoir s'il n'avait pas de chacals à sa disposition. Des vassaux soumis qui vendraient corps et âme pour avoir une partie du gâteau, en empoisonnant la vie des moins soumis. C'est là qu'ils apparaissent, jamais très visibles, plutôt comme des spectres dans la nuit, mais sans doute haïs par beaucoup...les huissiers de justice.&lt;br /&gt;Cet individu implacable (mais comment pourrait-il en être autrement?) qui vient toquer à la porte d'un 'débiteur' quand on s’y attend le moins et qui, sans la moindre émotion,  vient déposer une ordonnance judiciaire ou non à propos de dettes impayées.&lt;br /&gt;Il ou elle est souvent accompagné par un serrurier et un flic. Ce dernier peut être là pour veiller à ce que tout se passe 'dans la légalité', mais plus que probablement aussi pour protéger le sinistre corps de ce monstre sans-cœur, si nécessaire.   &lt;br /&gt;Nous sommes dès lors surpris que ce monstre rencontre si peu d'obstacle sur son chemin. Qu’attendons-nous pour chasser cette racaille à coup de grêle? Et épargnez-nous le blahblah démocratique à propos des recours judiciaires possibles. Il est déjà trop tard, et procéder contre ceux qui veulent te voir condamné envers et contre tout n’est que perte de temps et d'énergie. Non, nous ne voulons pas du tout chercher de nuances. Car au plus on y pense et au plus on se rend compte que ces canailles ne méritent pas de pitié. Ils sont eux-mêmes impitoyables et n’en éprouve aucune honte.&lt;br /&gt;Ce n'est pourtant pas un appel partant du principe d'oeil pour oeil, dent pour dent. Nous ne sommes pas religieux à ce point-là. Non, c'est un cri sincère de rage. Nous n'aimons pas voir des gens dégradés et réduits à ce qu'ils ont...mais surtout ce qu'ils n'ont pas.&lt;br /&gt;Un de ces mécanismes d'exclusion que nous détestons profondément. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisons donc feu de tout bois de notre énergie et de notre dignité enragée pour dire et montrer aux oppresseurs de nos vies ce que nous pensons d'eux!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1021694863537423144?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1021694863537423144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1021694863537423144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/when-they-knock-at-your-front-door.html' title='“When they knock at your front door”'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6157295741181170401</id><published>2011-05-25T15:12:00.002+02:00</published><updated>2011-05-25T15:12:41.355+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Quelques bonnes idées de résistance</title><content type='html'>&lt;i&gt;En Flandre, chaque jour, une soixantaine de familles sont expulsées de leur maison parce qu'ils ne peuvent plus payer le loyer. De 2008 à 2009, ce chiffre a doublé. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux hommes, de 67 et 75 ans, attaquent un huissier de justice qui voulait leur remettre une pièce judiciaire à Lingewaarde. Ils l’ont d’abord insulté et lui ont ensuite donné des coups de pied et de poing. L’huissier a dû être examiné par un médecin. Une fois à la police, les deux ont déclaré ne pas avoir su qu'il s'agissait d'un huissier. La Justice ne sait pas trop quoi faire avec eux.&lt;br /&gt;A Saint-Job, un huissier de justice a du mal à expulser une maison, il a essayé plusieurs fois, à chaque fois il est attaqué d'une manière ou d'une autre. Ses papiers sont arrachés et jetés dans le tas, il reçoit des gifles par ci, par là. Ce sera finalement les flics qui feront le sale boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Maasmechelen, un homme sort son chien pour attaquer l’huissier de justice et les flics qui viennent voler et vider sa maison. Un flic blesse le chien, il sera tué un peu plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neuf hypermarchés de Carrefour sont occupés. Un huissier de justice impose 1000 euros par heure et par jaune et client qui est empêché d'entrer le magasin à Berchem-ste-agathe. Des échauffourées ont lieu avec la police, un ouvrier est arrêté. À Ninove, les ouvriers qui bloquent l'entrée du magasin refusent de montrer leur carte d'identité quand l’huissier joue au contrôleur. 30 ouvriers sont arrêtés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Marche-en-Famenne, un homme entre dans la cave d'un huissier de justice, et met le feu aux dossiers et aux archives. Le feu prend trop vite et il perd conscience. Il sera arrêté peu après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personne ayant été expulsée de chez elle retourne au palais de justice pour y tuer le juge de paix Brandon en pleine audience. Elle déclare avoir agi par vengeance à l'égard de la justice en général, mais plus spécifiquement celle qui avait ordonné son expulsion de chez elle après un litige entre elle et le propriétaire. Elle est incarcérée à la prison de Forest et très vite internée. Cela équivaut à une peine de prison à vie, prolongée tous les 6 mois. La justice veut le faire passer pour un fou qui aurait commis un acte incompréhensible. Pourtant, il y en a beaucoup qui comprennent ce geste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personne, expulsée de chez elle par des huissiers de justice de Saint-Josse, ne baisse pas les bras: elle harcèle les huissiers et leurs collaborateurs par téléphone afin de leur rappeler leur sale boulot. Après que la juge Brandon se soit fait flinguer,  il se sent en confiance et durcit le ton:  “Je vais tous vous tuer, vous qui travaillez avec lui et surtout lui, comme ce qui est arrivé à la juge Brandon.” Ensuite, il se rend à son bureau, le personnel refuse de lui ouvrir la porte. Il sera brièvement arrêté par la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Zaventem, une personne qui refuse de payer une facture d’ambulance est condamnée par un juge de paix doit payer une facture supplémentaire. Selon leurs propres mots, il serait “connu pour son irritation vis-à-vis de la magistrature”. Après ces événements, il envoie un courrier au juge de paix. Dans l’enveloppe se trouve l'article de presse de la mort de Brandon accompagné de la phrase suivante : “Cela vous étonne?” Il est brièvement arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les Ardennes, une personne reçoit la visite d'un huissier de justice, elle est expulsée. Elle prend sa voiture et se barre en France avec l'intention d'y acheter une arme. Sa famille la balance et les flics commencent à la chasser. S'en suit alors une course-poursuite. Elle est arrêtée sur l'autoroute par un barrage d’une vingtaine de flics. Dans sa voiture se trouve une arme factice gagnée à la foire, objet devenu pièce à conviction. Il écope d’une amende de 825€ et de 7 mois avec sursis pour avoir... eu une mauvaise intention? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune garçon de Tournai est arrêté pour de nombreux faits de vol. Au tribunal de la jeunesse, en attendant d'être entendu par le juge, il ne sait pas rester en place et entre dans une pièce inoccupée où se trouve un veston qu'il emporte. La veste appartenait à un huissier, qui n'a pas aimé perdre le contenu de son gros portefeuille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un huissier passe à la maison d'une personne à Genk et n'arrive pas à convenir d’un accord à l'amiable. Quand l’huissier se pointe à son boulot, avec la police, ceux-ci sont attaqués. L’huissier reçoit alors un coup de boule et un policier est attaqué au niveau du cou et des côtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme barricade sa maison contre la venue des flics et d'un huissier à Louvain. Il menace de faire exploser sa maison s'ils ne le laissent pas tranquille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les flics se rendent dans une maison de repos de Tertre où réside une octogénaire afin de lui remettre les clés de sa maison. Pour une facture de 778€ non-payée aux contributions et qui était arrivée où elle n'habite plus, l’huissier M. Simonet de Mons a fait vider sa maison pour une valeur de 40.00 €. Afin de récupérer les meubles, il faut payer les honoraires de l’huissier, c'est-à-dire 2219 €. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, laissons la parole aux bâtards eux-mêmes:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“&lt;i&gt;Il est très rare que je termine ma journée de la manière dont je l’avais prévue, l’urgence est la règle, et le stress, inhérent au métier. Même s’il est très clair que de plus en plus de gens sont en difficulté, le stress a toujours été là même lorsque j’ai commencé il y a vingt ans. Il y a deux semaines, j’ai encore appris que l’un de mes confrères s’était suicidé ”, confie l’huissier  Philippe Bourdeaud’huy. “Des saisies qui, par ailleurs, ne se passent généralement pas toujours très bien. Certains de mes confrères se sont déjà fait tirer dessus; les agressions physiques, cela peut toujours arriver. D’autres confrères se sont fait attaquer, il est pratiquement devenu obligatoire de se protéger. J’ai des caméras de surveillance, un système de protection pour les vitres du guichet&lt;/i&gt;.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste des 5 professions les plus détestées:&lt;br /&gt;1. les huissiers de justice&lt;br /&gt;2. les contrôleurs des contributions&lt;br /&gt;3. la police&lt;br /&gt;4. les agents de stationnement&lt;br /&gt;5. les avocats&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6157295741181170401?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6157295741181170401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6157295741181170401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/quelques-bonnes-idees-de-resistance.html' title='Quelques bonnes idées de résistance'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8151030426819446856</id><published>2011-05-25T15:11:00.000+02:00</published><updated>2011-05-25T15:11:38.611+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 18'/><title type='text'>Brèves de désordre Numéro 18</title><content type='html'>A l'arrêt - A Ronet (près de Namur), une panne d'electricité frappe la gare de formation. La circulation des trains dans la région est fortement perturbée. Selon la SNCB, il s'agit d"un acte de malveillance". Quelques semaines plus tard, une grève contre des licenciements y paralyse toute la circulation des trains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feu aux tribunaux - Sur le parking à l'arrière du Palais de Justice à Arlon, la voiture appartenant à André Jordant, magistrat du Parquet d'Arlon, est détruite par un incendie pendant la nuit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... et feu au capital - A Ghlin, des cocktails molotov sont balancés contre le concessionaire Daihatsu AD Motors. Onze véhicules garés sur son parking sont détruits, le showroom est aussi endommagé par les flammes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alerte - La maison communale à Molenbeek est évacuée suite à une fausse alerte à la bombe. Pareil pour le bâtiment de Swissport à l'aéroport de Liège. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pneus crevés - A Arlon, un contrôle de police dégénère. Les policiers sont insultés et pris à partie. Quand une personne se fait serrée, les troubles continuent devant le commissariat. Au cours de la même nuit, les pneus de 61 voitures sont crevés dans les alentours. Ca rappelle d'ailleurs l'action de "La génération suivante" à Anvers qui ont dégonflé en une nuit les pneus de centaines de 4x4 en guise de protestation contre la pollution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hors service - Un câble de fibre optique coupé à Fleurus provoque une panne assez grosse du réseau de Mobistar dans la région du Hainaut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeunesse engagée - Les bureaux du Service Communale de Jeunesse (service de prévention inclu) de Braine-le-Comte sont incendiées. Apparemment une jeunesse particulièrement participative là-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taxi - A l'aéroport de Zaventem, un chauffeur de taxi tente d'échapper à un contrôle policier. Il aurait alors emporté un policier sur le capot de la voiture; le policier a alors sorti son arme et a tiré trois coups. Le chauffeur a été atteint à l'épaule. Des centaines de taxis ont alors bloqué pendant toute la nuit l'autoroute qui donne accès à l'aéroport. Lors du blocage, il y a eu des échauffourées avec la police. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flop - Le jour avant le premier mai, des néonazis du NSA veulent tenir leur propre manif. Faute de gens, ils restent traîner autour de la gare de Gand. Là, ils reçoivent quelques oeufs remplis de peinture. Quand ils veulent aller boire une bière, ils sont envoyés chier par le patron du bar. Entretemps, les médias parlent d’une “campagne de haine” contre certains bars à Gand, lieux de rencontre des organisations de droite. Les vitres et portes s’y font régulièrement attaquer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8151030426819446856?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8151030426819446856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8151030426819446856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/breves-de-desordre-numero-18.html' title='Brèves de désordre Numéro 18'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6249303401380551731</id><published>2011-05-01T22:26:00.001+02:00</published><updated>2011-05-25T15:31:00.144+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>Guerre, catastrophe, démocratie, prison – Nous voulons la révolution</title><content type='html'>Télécharger numéro 17 &lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice17.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un temps où les mots semblent perdre leur sens, où le langage du pouvoir cherche à pénétrer dans toutes nos conversations, nous pensons d’autant plus indispensable de nous efforcer de parler clairement. Arrêtons de répéter comme des perroquets ce que les journaux nous disent, ce que les télévisions nous montrent, ce que les puissants veulent nous faire croire.  La question n’est pas de vouloir à tout prix être d’accord, ni de convertir qui que ce soit, mais d’au moins parler avec notre bouche, avec nos mots, avec nos douleurs et nos espoirs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;La guerre ou… la révolution&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début des bombardements effectués par l’OTAN contre les forces loyales à Kadhafi en Libye a marqué un passage fatal. Ce qui sans aucun doute était au début un soulèvement armé d’une importante partie de la population contre le régime en place, est petit-à-petit en train de se transformer en une guerre militaire. A part des poignées de résistances auto-organisées, ce que les autorités de tout bord appellent des « irréguliers », le soulèvement en Libye semble avoir dégénéré en conflit entre armées opposées. Et ce n’est alors pas pour rien que les « irréguliers » là-bas ont toujours été très méfiants vis-à-vis « l’opposition officielle » qui a copié les hiérarchies, les grades, les structures de commandement de l’armée de Kadhafi. De fait, la militarisation du conflit a enterré la possibilité d’un bouleversement radical de la société libyenne. De nouveaux uniformes, de nouveaux chefs, de nouvelles autorités font obstacle à ceux qui veulent expérimenter d’autres rapports sociaux, des rapports de solidarité et de réciprocité, d’auto-organisation de la vie sociale entre les gens eux-mêmes au lieu d’un nouveau régime, de nouvelles structures étatiques, de nouveaux leaders et de nouveaux privilèges. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, en Libye, il s’agit de soutenir de toutes les manières possibles les insurgés qui ont combattu et qui dans l’avenir combattront de nouveau pour un changement profond de la société. Comme le disait un compagnon anarchiste libyen, il s’agit maintenant de refouler le chantage du pouvoir, qu’il soit de Kadhafi, de l’opposition officielle ou des pays de l’OTAN, qui veulent enterrer la possibilité d’une révolution sociale en poussant vers une guerre purement militaire. N’oublions jamais ceux qui sont tombés en combattant pour la liberté, qui ont défié un régime monstrueux en ne comptant que sur leurs propres forces, en mettant leur vie en jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La catastrophe ou… la révolution&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui s’est passé au Japon n’est pas un désastre naturel, mais une catastrophe sociale. Ce qui s’est passé dans les centrales nucléaires au Japon n’est pas un incident malheureux, mais la triste conséquence d’un monde rempli d’usines qui vomissent leur poison, de centrales nucléaires implantées partout qui ont mis une hypothèque lourde et néfaste sur la vie et la liberté sur terre, d’une économie qui empoisonne la planète et les esprits, n’obéissant qu’à la recherche de toujours plus de profits pour les puissants et les riches. &lt;br /&gt;Au Japon, des régions entières sont actuellement quadrillées et militarisées. Après avoir construit des centrales nucléaires, après avoir fait passer les intérêts de l’économie capitaliste avant tout, l’Etat japonais se présente maintenant comme le seul acteur capable de sauver la situation, de gérer le désastre, d’ « aider les gens ». En installant un régime militaire dans les zones dévastées de l’île, en instaurant un régime de contrôle scientifique réduisant les habitants autours des zones contaminés par la radiation à des simple numéros, à des taux de radioactivité ou encore à des cobayes, l’Etat renforce son emprise sur la population. Et apeurée par la très réelle menace nucléaire, la population accourt vers son sauveur… &lt;br /&gt;Mais la cause d’un problème ne peut pas en être en même temps sa solution ; si la cause continue à exister, le problème s’amplifie. Et le problème, ce ne sont pas tellement les désastres naturels, mais ce monde d’industries et de centrales nucléaires, de métropoles invivables et de campagnes dévastées. C’est ou continuer à rendre la catastrophe permanente dans ce monde, ou changer radicalement de voie, détrôner l’économie et son roi l’argent, cesser de croire aux scientifiques, compter sur les experts pour apporter des solutions à des problèmes qu’ils ont eux-mêmes crées et réinventer de nouvelles manières de vivre ensemble. C’est ou la catastrophe de ce monde remplis d’horreurs, ou la révolution sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La démocratie ou… la révolution&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les cris de victoire venant de l’Egypte et de la Tunisie, des cris transformés unilatéralement par les médias ici en hommages populaires à la démocratie occidentale, un nouvel ordre est en train de prendre le dessus. Les militaires égyptiens tirent de nouveau sur des foules en émeute, les prisons tunisiennes se remplissent avec des insurgés qui ont combattu pour autre chose qu’un simple changement de régime, les différentes rackets politiques et religieux font tout pour essayer de récupérer et de canaliser la rage vers de putrides nationalismes ou d’oppressantes religions. Mais malgré la répression croissante, les combats continuent. Tandis qu’en Egypte, les grèves sauvages contre les anciens et nouveaux patrons se succèdent, des zones entières de la Tunisie restent encore aujourd’hui hors des griffes du nouvel Etat en s’auto-organisant pour faire face aux besoins matériels, en mettant en pratique la réciprocité et la solidarité au lieu de la compétition capitaliste, en refoulant des villages flics, chefs politiques et juges, identifiés comme expressions de l’asphyxie de la liberté.  &lt;br /&gt;Tout est mis en œuvre pour faire oublier qu’il y a d’autres possibilités que l’alternative entre dictature et démocratie. Qu’il est possible d’expérimenter des manières de vivre ensemble qui ne sont pas guidées par un Etat, qu’il soit élu ou imposé. Qu’il y a d’autres choix possibles que de subir une exploitation féroce comme dans la plupart du monde ou de respecter une paix sociale entre exploités et exploiteurs en se contentant des miettes comme il en est souvent question ici. &lt;br /&gt;Tout est mis en œuvre pour faire oublier ce que les puissants de partout, démocratiques ou dictatoriaux, méchants ou gentils, féroces ou humains, redoutent le plus : une révolution sociale qui en finit avec les causes de l’exploitation et de l’oppression. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La prison ou… la révolution&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ont choisi d’aller sur le chemin du combat pour la liberté, pour la vraie liberté, il n’y a toujours eu au final que deux réponses venant de leurs ennemis : les balles ou la prison. Tout récemment, des anarchistes italiens ont une fois de plus été frappés par la répression. Cinq compagnons de Bologne se trouvent en prison, une soixantaine de domiciles a été perquisitionnée partout en Italie. Accusés d’« association de malfaiteurs », l’Etat les emprisonne en espérant ainsi freiner les luttes qu’ils mènent contre les centres fermés pour clandestins en attaquant les responsables de la machine à expulser ; leurs luttes en solidarité avec les insurgés de l’autre côté de la Méditerranée en attaquant les entreprises italiens profitant du régime de Kadhafi pour importer du gaz et du pétrole et exporter des armes servant à mater les révoltes (ces mêmes entreprises sont d’ailleurs aussi candidates pour construire des centrales nucléaires en Italie, ce qui s’accompagne aussi de résistance) ;  leur choix irréductible pour la révolte en ciblant toutes les structures de la domination.&lt;br /&gt;Si nous parlons d’eux, c’est parce que nous nous reconnaissons dans leurs combats, parce que nous partageons avec eux, au-delà des frontières, ce désir de liberté qui les incite à se battre, en mots et en actes. Aucune prison n’arrêtera jamais notre lutte pour la liberté et notre solidarité avec ces compagnons italiens consiste, comme avec les compagnons incarcérés dans d’autres pays dans le monde, à continuer, toujours continuer, avec l’espoir au cœur et les  poings fermés, de saper la domination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettons le feu à la poudrière.&lt;br /&gt;Que souffle le vent de la liberté, que se déchaîne la tempête de l’insurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Des anarchistes&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6249303401380551731?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6249303401380551731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6249303401380551731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/guerre-catastrophe-democratie-prison.html' title='Guerre, catastrophe, démocratie, prison – Nous voulons la révolution'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-4527068608878207002</id><published>2011-05-01T22:23:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T22:23:32.004+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>Des jours et des nuits de colère, de pavés et de feu à Charleroi</title><content type='html'>Le 1 avril, Sandro, âgé de 27 ans, est mort lors d’une interpellation brutale par la police à Gilly, une commune de Charleroi. Les tensions sont vite montées, d’autant plus que pleins de passants ont vu l’interpellation et qu’il était clair pour tout le monde que le cœur de Sandro a arrêté de battre sous les coups des policiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine quelques heures après ce meurtre d’Etat, des jeunes masqués commencent à jeter des pavés contre des patrouilles de police. Des véhicules de la police et des voitures privées des agents dans la rue et devant plusieurs commissariats sont cassées à coups de barre et de pierres. Tôt le soir, le commissariat de Gilly se mange quelques cocktails molotov. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, la journée commence bien, avec des attaques en règle contre les commissariats de Gilly et de Lodinsart par des gens masqués armés de pierres et de barres de fer. Le soir, les enragés s’affrontent pendant des heures avec la police, qui a fait venir des renforts et une autopompe de la police fédérale. A côté, des petits groupes brûlent des véhicules partout, à Gilly et aux alentours, notamment sur les parkings des supermarchés, et cassent systématiquement les vitres des commerces et des institutions comme les Mutualités Socialistes. Cette nuit-là, des véhicules flambent aussi ailleurs en Belgique, notamment à Liège et à Bertrix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche 3 avril, les enragés écument les rues en petits groupes. Des poubelles et quelques voitures sont transformées en torches de rage, les vitres des commerces sont brisées. Le lendemain, dans plusieurs communes de Charleroi, des véhicules et un bulldozer sont incendiés. Entretemps, la police fédérale a militarisé la commune de Gilly, mais les enragés, à quelques arrestations administratives prêt, réussissent à rester hors des griffes des chiens de garde de l’Etat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine d’après, un autre jeune décède lors d’une interpellation dans des circonstances similaires. Dans la presse, on évoque de « la cocaïne d’une trop haute qualité » qui provoquerait des attaques cardiaques quand elle est prise à trop forte dose – une pitoyable tentative pour légitimer le monopole étatique de la violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les voitures continuent de flamber. Un conteneur d’un chantier est brûlé et, ici et là, des cocktails molotov sont jetés contre des commerces et des bâtiments officiels. Après dix jours de troubles, la presse annonce que les tensions sont en train de diminuer… Quelques heures plus tard, tôt en soirée, des inconnus jettent des cocktails molotov contre un combi garé sur la route (les agents avaient juste tourné le coin pour une « intervention »). Il leur semble plutôt difficile de faire en sorte que l’ordre règne… alors, jetons d’avantage d’huile sur le feu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-4527068608878207002?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4527068608878207002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/4527068608878207002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/des-jours-et-des-nuits-de-colere-de.html' title='Des jours et des nuits de colère, de pavés et de feu à Charleroi'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5953986476311520094</id><published>2011-05-01T22:22:00.004+02:00</published><updated>2011-07-25T19:10:28.217+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>La conquête de la liberté.  La Libye : guerre ou insurrection ?</title><content type='html'>Les nouvelles de la situation libyenne qui nous parviennent par la presse régulière, ne nous  racontent que l’histoire de la guerre. C’est une histoire qui nous fait frémir : des bombardements, des morts, des bombes cluster,  des blessés et des réfugiés. Est-ce que l’insurrection en Libye est devenue une longe histoire d’horreurs ? Est-ce qu’il ne reste plus rien que la guerre, maintenant que l’affaire se corse ? Est-ce qu’il n’y a plus rien à dire sur ces événements pleins de force, d’audace et de persévérance de gens qui ont pris les armes pour se libérer eux-même et tous les autres du joug d’un dictateur qui les a opprimé pendant 42 ans ? Les médias occidentaux veulent nous faire croire qu’il n’y a là-bas qu’une guerre sanguinaire en cours, et ça ne nous surprend pas. L’Occident, avide de pouvoir et d’argent, et son OTAN doivent légitimer leur rôle de « sauveurs du peuple libyen ». Ainsi, ils se trouvent dans l’obligation de cacher la réalité combative des insurgés libyens et de nous faire miroiter que ces gens là sont désemparés, et rien de plus. Mais, fermons un instant les journaux des médias capitalistes, et cherchons à regarder l’insurrection de près. Partons à la recherche de son histoire.&lt;br /&gt;Shebab&lt;br /&gt;Il est dit beaucoup de mal dans « nos » journaux à propos de ce qu’on appelle les « shebabs ». Les shebabs, ce sont les insurgés qui refusent de se laisser enrégimenter dans la nouvelle structure militaire qui est en train de se former dans la partie libérée de la Libye. On les traite de fous, de bandits, de gens qui ne savent pas ce qu’ils font, qui ne veulent pas obéir aux ordres militaires, qui ne sont pas de vrais rebelles.&lt;br /&gt;Mais cette création d’une image négative des insurgés a ses conséquences. Ce n’est qu’en échange d’une acceptation de la structure militaire, en échange de la formation d’une vraie armée, que les insurgés pourront recevoir des armes de l’Occident. S’ils ne l'acceptent pas, alors rien. En d'autres mots, ce que l’Occident demande aux insurgés, c’est d’arrêter leur insurrection en échange d’une guerre. Car l’Occident voudrait bien préserver et renforcer son contrôle sur ce pays. Un contrôle notamment nécessaire pour freiner « l’immigration clandestine » (qui passe souvent par la Libye), ou pour s’assurer des ressources pétrolières et en gaz. Ils ne peuvent pas maintenir sous contrôle une insurrection, mais une guerre oui.&lt;br /&gt;Une structure militaire classique implique des colonels et des généraux qui prennent les décisions stratégiques et de la piétaille, de la chair à canon, pour exécuter ces ordres sans réfléchir. Une structure militaire implique mener une guerre, et dans une guerre, il s’agit uniquement d’éliminer l’ennemi. En Libye, bien autre chose semble être en cours, quelque chose de beaucoup plus profond. Tout d’abord, ces shebabs ne sont pas de la chair à canon, mais des hommes de chair et de sang. Beaucoup refusent de devenir une armée, et ceci démontre que, pour eux, il ne s’agit pas uniquement d’éliminer l’ennemi, mais qu’ils sont en train de se battre pour beaucoup plus : pour la liberté. Et cette liberté, on la perd dès le moment où on commence à avaler les ordres des nouveaux Kadhafi. Ces nouveaux Kadhafi qui naissent, ces nouveaux patrons qui aiment que d’autres obéissent à leurs ordres, qui s’octroient le maudit droit de gouverner les autres. L’autorité peut bien être symbolisée par un personnage infâme comme le dictateur, ce n’est clairement pas seulement la chute de ce fou qui est nécessaire à la conquête de la liberté. Cette conquête, elle est en cours qu’on lutte. C’est la conquête du maintenant, le seul chemin vers un avenir libre. Obéir aux ordres des nouveaux militaires libyens signifie la fin de l’insurrection, l’annonce d’une nouvelle époque de soumission et d’obéissance. Et tant de choses sont en jeu.&lt;br /&gt;Aussi la composition diversifiée des insurgés nous montre-t-elle des traces de quelque chose de plus profond. Il s’agit là de gens d’origines différentes, et d’immigrés aussi. En sachant que dans un pays comme la Libye, ces immigrés ont eu une position de second rang, qu’ils ont connu beaucoup de racisme, leur participation à l’insurrection a une très grande valeur. Si les distinctions entre ces groupes de la population s’émoussent, alors ça veut dire qu’un pan de la société est en train de chanceler.&lt;br /&gt;Nous ne savons pas ce qu'il en est des femmes. Mais on ne peut pas s’imaginer que la moitié de la population serait exclue d’un processus insurrectionnel en cours depuis des semaines. De toute façon, la libération des femmes n’est possible qu’en continuant ce processus. Les hiérarchies entre hommes et femmes ne peuvent être bouleversées que lorsqu'il y a de l’espace ouvert pour ça. Cet espace ne peut s’ouvrir que quand l’insurrection avance, quand le refus de la militarisation reste debout.&lt;br /&gt;Auto-organisation et affinité&lt;br /&gt;L’insurrection dans la ville de Misrata nous est aujourd’hui surtout présentée comme une grande histoire d’horreurs, le combat impossible. Pourtant, les batailles sont encore en cours  à Misrata et il nous semble de toute façon que ce qui se passe là-bas, ne peut pas être renfermé dans le vocabulaire guerrier de la « défaite » et la « victoire ». Nous n’avons pas l’intention de nier qu’il y a beaucoup de morts ou que le combat est dur. On pourrait effectivement dire que l’insurrection apporte peu quand on est mort. C’est même vrai. Mais ici, notre intention est de mettre en lumière les choses qui sont en train de naître, qui là-bas, au milieu des combats, ont la possibilité de naître. D’autant plus qu’on pourrait dire que si les bombardements de l’OTAN ont été dans une certaine mesure une aide pour le combat des insurgés, il n'en reste pas moins que si cette dernière enlève le combat de leurs mains, ce sont les insurgés qui perdent. &lt;br /&gt;Regardons par exemple la manière dont s’organisent les insurgés dans cette ville de Misrata. Comme partout ailleurs en Libye, ils ne disposent pas d’un arsenal d’armes qui, au plan technologique, est à la hauteur de l’armée de Kadhafi. Ils se battent avec des grenades artisanales, des cocktails Molotov, des armes légères et ceci, mélangé avec de la créativité, du courage et de la solidarité. Ils forment une guérilla urbaine qui empêche Kadhafi de reprendre la ville. Les insurgés connaissent la ville comme leur poche, leurs champs de batailles sont comme un labyrinthe hostile où les troupes du colonel n’osent presque pas mettre pied. Autour de la fameuse rue Tripoli, l’armée kadhafienne a posté des tireurs embusqués, mais ils sont nombreux à mourir parce qu’ils ont été coupés du reste des troupes par les insurgés et n’ont plus de nourriture ou d’eau ; d’autres se rendent. Voilà pourquoi l’armée donne maintenant la préférence aux bombardements et aux bombes cluster : Misrata ne peut pas être reprise, à moins qu’on ne la terrorise en semant des bombes. &lt;br /&gt;Un autre avantage des shebabs est qu’il ne s’agit pas d’une armée de soldats anonymes face à l’armée anonyme de Kadhafi, mais de gens qui s’organisent en petits groupes. Des cercles de gens qui se connaissent et se font confiance, s’organisant contre l’oppression. Des individus qui se sont battus côte à côte et qui continuent de se battre. Voilà le combat des shebabs partout en Libye. Et là, la question n’est pas tellement de savoir si cela comporte un avantage militaire, quand cela relève surtout d'une nouvelle manière de se rapporter les uns aux autres : non pas comme des soldats, mais comme des camarades en lutte contre l’oppression.  &lt;br /&gt;Même si l’insurrection est écrasée, on pourrait encore dire que, dans un certain sens, les insurgés ont gagné. Ils ont goûté le combat à côté de leurs amis et de leurs proches ; ils ont goûté une lutte qui laisse les individus intacts, qui les laisse être des hommes, des humains qui refusent de se laisser détruire par des structures militaires cherchant de nouveau à les transformer en robots obéissants. &lt;br /&gt;Solidarité&lt;br /&gt;A travers toute l’insurrection en Libye et les soulèvements dans d’autres pays, se noue un fil rouge gorgé de solidarité. Les rebelles de Misrata se sont insurgés par solidarité avec ceux de Benghazi. De plus, les insurgés refusent de conclure un deal avec Kadhafi, un deal qui couperait le pays en deux. Car ils savent que d’autres insurgés se trouvent encore sur le territoire, et ils refusent de les abandonner aux horreurs du colonel.&lt;br /&gt;Rappelons aussi la question de la nourriture. Un aspect très beau de cette insurrection, c’est que la valeur de l'argent est en ce moment en train de disparaître. La Libye est un pays qui est en grande partie dépendant de l’importation de nourriture, et maintenant encore, la nourriture leur parvient d’au-delà de la frontière avec l’Egypte. Celui qui n’a plus d’argent ne paye pas. C’est aussi simple que cela. Pareil pour la distribution dans les villes aux mains des insurgés ou au front. &lt;br /&gt;Mais pour luttent-ils  ?&lt;br /&gt;C’est une question que beaucoup se posent, et pour être honnête : soupir… On pourrait remplir toute une bibliothèque avec la description du régime dictatorial de Kadhafi. Mais penchons-nous sur un élément de son système, car celui-ci nous montre quelque chose de très marquant et beau. Kadhafi gouvernait avec l’aide d’une grande partie de la population travaillant pour les services secrets. Un système identique à celui de la Stasi dans l’ex Allemagne de l’Est. En d'autres mots : un système où il vaut mieux se méfier de ton propre frère, voisin,… Car ceux qui travaillent pour les services secrets sont partout, et dénoncent toute personne qui s’exprime contre le dictateur. Où les dissidents sont enlevés dans leur lit et jetés dans des prisons souterraines…&lt;br /&gt;Et voilà qu’une insurrection éclate dans un tel pays. La méfiance a fait place à la confiance. Se dénoncer s’est transformé en être solidaires. Que dans un pays basé sur la forme la plus intime du « diviser pour régner » une insurrection aie vu le jour, est d’une signification inestimable. Est en jeu les rapports entre les gens ; et la transformation de ces rapports est beaucoup plus forte que les bombes de l’OTAN.&lt;br /&gt;Et nous?&lt;br /&gt;Qu’on entende ici uniquement parler de l’OTAN, des démarches diplomatiques du Conseil National,… comme s’ils étaient les protagonistes, et les shebabs qu’un phénomène marginal, a peut-être encore d’autres raisons que le pouvoir et l’argent. Peut-être veulent-ils nous empêcher de développer de mauvaises intentions. Veulent-ils empêcher que l’insurrection en Libye ne nous inspire. Qu’on se mettrait en tête que nous aussi, ici, nous pourrions déclencher une insurrection. Une insurrection qui partirait de l’auto-organisation en petits groupes de gens qui se connaissent bien. Peut-être aussi parce que des embryons d’une telle manière de s’organiser existent déjà aussi en l’Occident, comme par exemple quand des jeunes s’organisent pour attaquer quand la police a tué (pensons simplement à ce qui s’est passé à Charleroi récemment). &lt;br /&gt;N’oublions pas non plus que Sarkozy, pendant les émeutes de novembre 2005 en France, a proposé d’utiliser des appareils militaires pour mater cette révolte. Et que l’OTAN a une base militaire quelque part dans le nord de l’Italie où les militaires se spécialisent dans des méthodes et des technologies pour mater des insurrections en ville. Car ils savent très bien que ces insurrections peuvent éclater. Aujourd’hui, ils condamnent les puissants de nombreux pays parce qu’ils font tirer « contre leur propre population ». Il faut bien se mettre en tête que les pays de l’OTAN n’hésiteront pas à faire pareil dès que le pouvoir sera menacé. Et ils s’y préparent déjà. &lt;br /&gt;Il est à nous&lt;br /&gt;C'est simple : nous aussi sommes opprimés, nous aussi sommes capables de nous organiser pour nous battre contre l’oppression. Nous aussi pouvons nous redécouvrir et être solidaires dans une lutte pour notre liberté. Voilà la vraie menace pour tout pouvoir sur terre. &lt;br /&gt;Pour terminer, nous envoyons plein de courage aux insurgés qui sont en train d’enterrer dans leur passé l’obéissance. Que crève Kadhafi, ensemble avec tous les autres qui aiment exercer du pouvoir sur d’autres qu’eux-mêmes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5953986476311520094?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5953986476311520094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5953986476311520094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/la-conquete-de-la-liberte-la-libye.html' title='La conquête de la liberté.  La Libye : guerre ou insurrection ?'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3150381834702300000</id><published>2011-05-01T22:22:00.000+02:00</published><updated>2011-05-01T22:22:09.831+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>Vous en restez là?</title><content type='html'>&lt;i&gt;Débordements lors des manifestations contre l’austérité à Bruxelles&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin mars, des débordements ont eu lieu lors des manifestations à Bruxelles contre les mesures d’austérité. Des affrontements de plusieurs heures entre la police et des manifestants, des vitres de plusieurs ministères brisées, une dizaine de flics blessés… Les syndicats qui se veulent porte-parole de la colère qui s’est exprimée là, ont entretemps vite rangé leurs banderoles et leurs tambours. A part quelques groupements syndicaux nettement plus radicaux comme les métallos, les centrales syndicales et les petits partis politiques de gauche ont unanimement condamné le désordre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque là, pas de surprise. Même si les syndicats mettent parfois un peu d’huile de coude, ceci est toujours soumis à leur seule volonté d’arriver à des accords avec les patrons et le gouvernement. Pareil pour le conflit autour du nouvel accord interprofessionnel : après quelques appels à la grève, silence complet. Il ne faut pas que ça continue, car ça risque de les dépasser et de causer peut-être des brèches dans le modèle loué de la conciliation, de la paix sociale entre exploiteurs et exploités. D’autant plus qu’il y a encore un inconnu qui est venu frapper aux portes. Au-delà de leurs « résultats concrets », les soulèvements dans les pays arabes ont mis des questions sur la table qui étaient depuis longtemps rangées, au moins dans ce plat pays : l’insurrection, voire la révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les appels au calme insidieux des centrales syndicales, les grèves sauvages dans les transports en commun, dans certains secteurs industriels sont en train de faire tâche d’huile, surtout dans le sud du pays. Une autre envie de juste continuer à aller bosser et de se résigner à ce que les syndicats négocient un peu, semble être en train de naître. Cette envie est encore très fragile, très vulnérable, mais elle est là. Cette envie, au-delà d’éventuelles aspirations, s’exprime tout d’abord par la recherche des gens pour prendre l’initiative, pour ne plus attendre les consignes politiques ou syndicales, pour creuser un peu le conflit avec les capitalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face au printemps arabe, c’est peu, très peu, on le sait. Mais on vient de loin. Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est retrouver le courage de parler avec sa propre bouche, chercher à retrouver les mots pour exprimer ce qui a été recouvert par la tombe du modèle de la réconciliation sociale. A bas donc tous ceux qui se posent en obstacle sur ce chemin de découverte, qu’ils s’appellent syndicats ou partis, qu’ils se camouflent en brun, en vert ou en rouge. Osons-nous inspirer ouvertement de ce que les insurgés des pays arabes nous montrent : qu’il est possible de se révolter, qu’il est possible de s’attaquer directement aux causes de nos misères. Et alors, peut-être arrivera-t-on à redonner du sens à des mots qui nous ont été enlevés et que nous avions oubliés ; des mots comme le bouleversement, comme la révolution sociale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3150381834702300000?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3150381834702300000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3150381834702300000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/vous-en-restez-la.html' title='Vous en restez là?'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-8928987096027012816</id><published>2011-05-01T22:21:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T22:21:40.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>Le bonheur des uns...</title><content type='html'>&lt;i&gt;Trois personnes condamnées à 30 années de prison pour avoir tué un policier&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nuit de décembre 2007, trois hommes, lors d'un vol d'une voiture à Lot, se heurtent à une patrouille de police. On ouvre le feu sur un combi, et l'un des deux policiers meurt, l'autre est blessé. Un des hommes en cavale est blessé aussi, les trois prennent tout de même la fuite. Le pays est en émoi, et la consternation générale est de taille. Par la suite, la policière morte est élevée au ciel, avec armes et bagages de déclarations de soutien et de médailles d'honneur. Comme une héroïne tombée trop jeune. Les hommes qui ont ouvert le feu en premier sont voués d’emblée à l'enfer. Comme des brutes inhumaines qui ne reculent devant rien, contre lesquelles aucune peine ne peut être trop lourde. Quelques d'années plus tard, trois hommes se trouvent sur le banc des accusés et sont condamnés à 30 années de prison, qu'est-ce qu'on aurait pu imaginer d'autre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons clairs : je ne pense pas que des gens qui, à un moment donné, ouvrent le feu sur la police et enlèvent une vie, soient des personnes sans cœur. Pas plus que je n'éprouve de respect pour la police, ou que j'en aurai d'avantage s’ils s'en vont les pieds devant. Ce que je vois dans cette société est un monopole de violence (un droit exclusif sur l'utilisation de la violence) de la part de l'État. C'est lui qui édicte les règles de la vie quotidienne, et utilise la violence pour la maintenir. De l'intimidation avec les amendes et les peines de prison, jusqu'au faut de tuer des gens quand cela s'avère être la façon 'adéquate' d'agir. Tous les x semaines en Belgique, des personnes sont tuées par la police, meurent en taule, ou sont atteintes de balles par leurs armes de service. Jamais ce n'est jugé inhumain, jamais les responsables ne sont appelés des assassins, jamais on ne leur crache dessus pour ce qu'ils sont réellement : des serviteurs de ce système qui sont là pour réduire en silence ceux qui, d'une manière ou une autre, ne l’acceptent pas. Il est donc compréhensible que les traqués de cet existence les réduisent aussi de temps en temps au silence. Je peux le comprendre, je peux être face au même choix. Quoi que je pense que cela ne peut jamais être un choix facile. Une simple exaltation de la violence ne me dit rien du tout. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si la violence est utilisée pour opprimer d'autres ou si, en revanche, elle est utilisée contre les oppresseurs. Et même là, ça reste un choix difficile. Si pour certains, c'est seulement une question accessoire que d’ôter la vie à quelqu'un, j'ai peu en commun avec eux, même si ce sont des flics qui tombent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourtant ce rideau de fumée qui doit être arraché de force. Les flics, avec le soutien des médias, sont toujours présentés comme des héros qui, par tous les temps, mettent leur propre sécurité en jeu pour les choses restent vivables pour nous. Alors que nous pouvons sentir coup après coup que cela signifie en pratique tout autre chose. Oui, ils mettent en jeu leur sécurité, mais pas pour moi, plutôt contre moi, et contre mes idées. Ce sont eux les protecteurs de cette misère faite d'argent et des rapports de pouvoir. Ils sont prêts à mourir en l'honneur de la loi et du roi. Lorsque cela arrive donc logiquement, je ne vais pas en perdre le sommeil pour autant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-8928987096027012816?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8928987096027012816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/8928987096027012816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/le-bonheur-des-uns.html' title='Le bonheur des uns...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1465617581127430367</id><published>2011-05-01T22:20:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T22:20:56.852+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>La jeunesse c'est le futur! Nous sommes tous voués à l'échec...</title><content type='html'>&lt;i&gt;&lt;br /&gt;Autour de la protestation estudiantine pour un gouvernement&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des actions ont été mises en place dans plusieurs villes. A Bruxelles, une véritable manifestation a déjà eu lieu il y a quelques mois et bientôt ce sera le tour d’une autre. Les étudiants prennent les devant, suivis par une meute de citoyens modèles, tous derrière une banderole plein de préoccupation sincère et de bonnes intentions. Leur mission: donner un signal fort aux politiciens. Leur faire savoir qu'il est temps de se conduire en adultes, et ne plus tarder à former un gouvernement. Quel génial aperçu d'éclatante démocratie dis-donc... ça me fait gerber.&lt;br /&gt;Et tout ça à un moment où il ne manque certainement pas de bonnes raisons pour sortir de sa baraque. Car pendant que notre futur prend la rue pour donner du cœur à l'ouvrage de ceux qui nous empoisonnent la vie, il y a, très loin et près d'ici, des personnes qui se battent bel et bien contre ceux qui leur empoisonnent la vie. Il y a quelques semaines, un homme est mort à Charleroi, quelques heures après avoir été passé à tabac et arrêté par la police. Dans les jours qui ont suivi, des policiers ont été attaqués dans leurs commissariats et dans la rue. Les bâtards en uniforme ont été énergiquement servis avec des pierres et des cocktails molotov. Quelques jours auparavant, à Bruxelles, des flics se sont pris des projectiles et des coups de bâtons quand ils ont essayé d'arrêter quelqu'un, et à Anvers aussi, des personnes s'en sont prises aux flics. À Vottem, lors d'une manifestation annuelle contre les centres fermés, quelques portes d'enceinte ont été arrachées, et des personnes se sont joyeusement rendues au préau des prisonniers, banderoles en main et gueulant leur rage.&lt;br /&gt;Et puis, on ne parle même pas de tous ces autres endroits sur le globe où beaucoup se battent contre les conditions qui leur sont imposées. Les protestations estudiantines en Angleterre qui sortent régulièrement des bornes, les nombreuses révoltes dans les centres fermés en Italie, les personnes qui continuent leur lutte dans les pays de l'autre côté de la Méditerranée, même après les concessions des nouveaux maîtres, qui ont pu réduire au silence une grande partie des insurgés. Et ce ne sont là que quelques fragments de ce qui se joue quotidiennement. Pensez à tous ces moments et endroits où des personnes se soulèvent, pour leurs désirs, pour leur dignité, pour leur liberté. &lt;br /&gt;Mais non, allons tous et toutes à Bruxelles pour rappeler à leur devoir quelques cravates qui sont aussi responsables pour la prise en otage de nos vies. On peut s'en moquer, ou bien en pleurer. J'en rirai, s’il n'était pas aussi clair que tous ces ambitieux manifestants ne trépignaient pas d'impatience pour pouvoir bientôt reprendre la place de tous ceux qui ont du pouvoir dans cette société. Aussi ne compte pas que j’aille frapper à leur porte pour les encourager à bien faire leur travail. Si j'avais quelque chose à leur dire, ce serait de ne jamais dormir sur leurs deux oreilles. Car tout le monde n'exalte pas le cours actuel des choses, et tout le monde ne se résigne pas à l'existence réduite que dessine la démocratie. Que de nombreuses autres nuits troublées s’en suivent...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1465617581127430367?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1465617581127430367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1465617581127430367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/la-jeunesse-cest-le-futur-nous-sommes.html' title='La jeunesse c&apos;est le futur! Nous sommes tous voués à l&apos;échec...'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3173110591350559827</id><published>2011-05-01T22:05:00.001+02:00</published><updated>2011-05-01T22:05:34.054+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 17'/><title type='text'>Brèves du désordre</title><content type='html'>Ça reste drôle – Ils ont beau se plaindre, les « journalistes de gauche » du journal flamand De Morgen, que c’est « lâche » d’attaquer le chef de l’Eglise catholique, nombreux sont ceux qui continuent à trouver très amusant et sportif d'« entarter » l’archevêque Léonard. Lors d’un séminaire à Louvain-la-Neuve, ce berger particulièrement conservateur et homophobe a été entarté à quatre reprises. Soyons sportifs, continuons à discréditer les leaders religieux de tout bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feu pour la clique des capitalistes – A Bruxelles, deux bombes incendiaires explosent pendant la nuit devant le bâtiment de Comeos, la Fédération belge des Employeurs du Commerce. L’explosion a été entendue dans un large périmètre et les dégâts sont considérables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et feu pour l’Etat et le Capital – A Herve, un véhicule appartenant à la Ville a été détruit par le feu. A Waterloo, un hangar dans le zoning industriel a été incendié. Et à Esneux, la Poste se plaint que des vandales s’en prennent particulièrement à ses véhicules. Peut-être parce que la Banque de la Poste se fait du fric en enfermant des prisonniers et des immigrés en gérant les comptes bancaires de ces geôles ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black-out – L’incendie d’une cabine électrique près d’entreprises a plongé la région et la ville même d’Enghien dans le noir. Ce n'est pas uniquement l’inondation insupportable de la télévision qui a été interrompue, mais aussi le fonctionnement des entreprises et des institutions qui a été perturbé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Court, court ! – Un prisonnier de Nivelles transporté à un commissariat de police à Anvers pour un interrogatoire concernant un vol, a réussi à s’évader des griffes des flics et de la justice. La police a déployé en vain les grands moyens (hommes, chiens et l’hélicoptère) pour le rattraper. A Bruxelles, deux clandestins qui venaient d’arriver par avion et ont été arrêtés par la douane, se sont mis à courir au moment opportun. Ensuite, ils ont volé une voiture des services de l’aéroport, foncé sur le tarmac et percé plusieurs enceintes. Les deux sont toujours heureux et libres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la chasse – A Anvers, on pratique de la chasse ces derniers temps. Cette fois-ci, ce ne sont pas les flics qui essayent de chasser et de traquer les indésirables, mais des jeunes enragés qui s’en prennent à une patrouille et des bus avec des pavés et des barres. Quelques jours avant, un cambrioleur est mort dans « un accident de voiture » lors d’une course-poursuite avec la police. La police peut être de nouveau fière de son zèle en matière de protection de la sacro-sainte propriété privé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah… les fascistes – Pour la énième fois, l’étalage des bureaux du parti Vlaams Belang à Roeselare a été cassé. Leur café Gezelle à côté de la gare se plaint aussi d’un vandalisme constant et particulièrement ciblé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coup pour coup – C’est clair, à Bruxelles, on ne les aime pas, ces agents de sécurité de la STIB. Non seulement ils n’aiment pas qu’on les insulte (ils donnent en moyenne une amende par jour pour insulte), mais de temps en temps ils rencontrent aussi nos poings… Ainsi, récemment, un agent a été bien roué de coups à la station de Simonis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envahir, c’est le meilleur début – Lors d’une manifestation contre les centres fermés pour illégaux à Votem, une cinquantaine de manifestants défoncent les grilles et pénètrent dans le camp. Entretemps, les politiciens et leurs militants qui semblent se sentir toujours bienvenus sur cette manif annuelle à Liège, se sont cassés en toute hâte pour laisser la police faire son sale boulot d’arrêter les envahisseurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3173110591350559827?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3173110591350559827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3173110591350559827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/breves-du-desordre.html' title='Brèves du désordre'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6514634253112599462</id><published>2011-05-01T19:42:00.001+02:00</published><updated>2011-05-01T21:07:12.282+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>À la guerre comme à la guerre</title><content type='html'>Télécharger Hors Service 16 &lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice16.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les démocrates envoient leur artillerie&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 20 mars 2011, les premiers missiles et bombes de l'alliance internationale tombent sur la Libye. Les blessés civils sont amenés à l'hôpital, il y a des morts. Le ministre de la guerre De Crem nous prévient à la télé qu'il y aura des images pas très belles, il préfère qu'on ne regarde pas. &lt;br /&gt;Cela leur a pris un peu de temps, aux grands pouvoirs occidentaux, mais là, ils se sont tous mis d'accord. Le dictateur Kadhafi est l'ennemi, il faut le chasser à coup de bombes. Il y a quelques mois encore, ils étaient encore ses meilleurs amis, comme avec les autres dictateurs du Maghreb. Ils se faisaient payer à leur compte leurs vacances de luxe dans des villégiatures exotiques avec des stars pour les divertir, et de grands accords étaient conclus. Et c'est bien là que ça coince maintenant.&lt;br /&gt;Faut dire ce qui est, Kadhafi ne leur est plus utile. Soit il est jeté hors du pouvoir par les insurgés (c’est peu probable à ce point), soit il regagne le contrôle en massacrant une partie de la population, après quoi les leaders occidentaux auront plus de mal à continuer à lui serrer la main. Quoi qu'il en soit, le dictateur ne leur sert plus. Comble de l'hypocrisie : à Bahreïn par exemple, les manifestants se font massacrer par la police et l'armée saoudienne, mais là, ces mêmes leaders oublient vite fait leur rôle héroïque de gardiens des droits humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Libye, ils seraient tous unis pour venir au secours d’émeutiers qui combattent le mal incarné ? Qui les croit encore? Ce n'est évidemment pas pour cela qu'ils sont partis en guerre. D’ailleurs, ils ne font même pas fait tellement d'efforts pour masquer leurs vraies intentions. Arrêter les flux migratoires vers l'Occident, préserver le pétrole et éviter que les terroristes musulmans ne s’emparent des armes. Rien de bien nouveau sous le ciel, mais cette fois-ci sans Kadhafi, faut préparer un nouveau terrain.&lt;br /&gt;Arrêter les immigrés préventivement. Cela fait des années que des milliers de personnes tentent de passer la Méditerranée pour rejoindre l'Europe en passant par l'île de Lampedusa. Des accords avaient été conclus entre le gouvernement libyen et les gouvernements européens pour y mettre fin. Ceux qui essaient de partir se font torturer par les forces armées et les patrouilles maritimes (la Libye et l'Italie main dans la main), avant de croupir dans les trois camps (mille places) construits dans le nord de la Libye. Depuis les débuts de l'insurrection, comme dans les pays émeutiers alentours, les gens ont saisi leur chance pour quitter le pays. Maintenant, ce sont aussi bien les balles du pouvoir libyen que les bombes du pouvoir occidental qu'ils fuient. Dans les prisons italiennes pour étrangers, une lutte est en cours depuis plus longtemps. Les camps brûlent, des personnes arrivent à s'évader. &lt;br /&gt;Mettre le pétrole dans leur propre poche. L'occident voudrait bien continuer à piller les réserves de pétrole et de gaz en Libye, comme il a toujours pillé les terres des autres, peu importe s'il faut coloniser ou signer des accords commerciaux pour cela. &lt;br /&gt;Empêcher que les méchants musulmans ne prennent les armes. Vieux son de cloche encore. Des armes que les pouvoirs occidentaux ont, par ailleurs, fournies à Kadhafi, et dont une partie vient du petit village belge d’Herstal. Le fric sent bon, peu importe ce qu’on fournit et à qui. Bien évidemment, nous sommes opposés aux personnes qui en massacrent d'autres, aussi bien quand cela se fait au nom de dieux, du capital ou de la démocratie. Seulement, qui sont ces terroristes ? Pour Kadhafi, tous les insurgés sont des membres d’Al Qaïda. Pour l'Occident, tous ceux qui prennent les armes contre eux sont également des terroristes. Pour eux, c'est simple, tous sont des terroristes qu’il faut éradiquer au nom de la paix mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette voie qui est tracée, la révolution est volée des mains des Libyens. Maintenant que les chasseurs à réaction volent en rase-mottes au-dessus des villages et villes, la résistance se transforme en armée de terre régulière. Les shabaab (jeunes) doivent être embrigadés et disciplinés. Et ils doivent écouter les officiers qui, à peine une semaine plus tôt, exécutaient les ordres de Kadhafi. Ainsi, le soulèvement populaire ressemble plus à une armée de conquête. Les alliés occidentaux ne demandent pas mieux qu'une armée et un gouvernement « mène » la révolution. Ils veulent, le plus vite possible, un régime stable au pouvoir, pour rétablir le cours normal des choses. Ils veulent à tout prix éviter un scénario comme en Égypte ou en Tunisie, où les confrontations perdurent. Car en Libye aussi, beaucoup de personnes ne seront pas satisfaites des vieux leaders en nouveaux habits, pas plus que des nouveaux leaders en vieux uniformes. Mais qui irait se rebeller contre la nouvelle armée qui les a « libérés »? Et contre les boss de l'OTAN qui ne travaillent certainement pas gratuitement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre c'est la paix, voilà une escroquerie vieille comme le monde. Une chose est sûre : les insurgés libyens ont besoin de solidarité internationaliste s'ils ne veulent pas être battus à plat de couture par le pouvoir. Soit par la répression féroce, soit par la main douce de la démocratie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6514634253112599462?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6514634253112599462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6514634253112599462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/la-guerre-comme-la-guerre.html' title='À la guerre comme à la guerre'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5391032185719933375</id><published>2011-05-01T19:41:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T19:41:37.400+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>L'irradiation vient à notre rencontre</title><content type='html'>&lt;i&gt;Il n'y a pas de solution aux catastrophes nucléaires&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 11 mars, un tremblement de terre et un tsunami font des ravages au Japon. On compte déjà près de dix mille morts, et au moins autant de personnes sont toujours portées disparues. Des villes et villages entiers sont effacés, et les intempéries hivernales ne font qu'empirer les choses. Au moins une partie de la nourriture dans les magasins est contaminée par la radioactivité, idem pour l'eau potable. Parce que la centrale nucléaire de Fukushima n'a pas été épargnée, l'irradiation radioactive fuit de partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que deux semaines après le tremblement de terre et le tsunami au Japon, personne n'a réussi à reprendre le contrôle de la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima (plus personne ne parle des autres centrales nucléaires). Malgré tous les spécialistes partout dans le monde, personne ne sait plus quoi faire. C'étaient et ce sont pourtant les mêmes spécialistes qui faisaient –et font encore- comme si l'énergie nucléaire était une science qu'ils maîtrisent parfaitement. Quant aux 6 réacteurs japonais, ils sont depuis 22 jours déjà des assassins silencieux, insidieux, dont nous ne pouvons qu'attendre de voir ce que donnera la suite. Les spécialistes ont bien trouvé quelques solutions, comme y déverser l'eau qui se trouve autour des réacteurs. Elle est en effet tellement contaminée que quiconque reste quelques heures dans son environnement, meurt dans les 30 jours. Alors on balance cette eau. Et où ? Dans l'océan naturellement, pourquoi pas ? Et lorsque la pression augmente trop dans les réacteurs ? Alors on libère un peu plus de vapeur. C'est comme cela que le nuage radioactif a été emporté par le vent du Japon en Europe de Nord et de l'Est, en passant par l'Amérique du Nord. En un mot, on peut mesurer que la radioactivité a augmenté à l'autre bout du monde. Quelques 20 000 kilomètres plus loin. On ne doit donc pas s'étonner quand, à 60 km de la centrale nucléaire, les mesureurs font déjà tilt. Même si le gouvernement japonais estime qu'une zone d'évacuation de seulement 20 km suffit, et que plus loin, il n'y aurait plus de souci. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récapitulons.&lt;br /&gt;L'énergie nucléaire provoque l'irradiation et la contamination radioactive. La radioactivité bousille les cellules et l'ADN des cellules vivantes, provoquant le cancer. Puis on meurt du cancer. Plusieurs accidents, allant de petites fuites aux grandes catastrophes, ont montré que la technologie est tout sauf infaillible.&lt;br /&gt;Le combustible pour l'énergie nucléaire est l’uranium, extrait de mines. Dans ces mines, au Congo par exemple, les personnes travaillent pour un salaire ridicule et sans protection.&lt;br /&gt;Les déchets des centrales nucléaires restent radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années. Les génies et autres spécialistes estiment que l'on peut simplement les enterrer sous terre. Comme à la Campine (proche d'un des centres de recherche nucléaire, à Mol), où l'on est en train de creuser le sol, pour y stocker un peu de déchets à titre d'essai.&lt;br /&gt;Ces mêmes spécialistes gagnent leur pain grâce à l'existence de l'énergie nucléaire (et donc grâce aux subsides du gouvernement et des compagnies d'électricité). En Belgique, Electrabel gagne des milliards d'euros par an grâce à l'énergie nucléaire. Les gouvernements belges dépensent des millions d'euros pour la recherche dans le domaine du stockage des déchets nucléaires et le développement d'une nouvelle génération des réacteurs nucléaires. Où est-ce que ça nous mène, toute cette addition démesurée de problèmes et de coûts ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Mais sans l'électricité de l'énergie nucléaire, nous ne pouvons pas entretenir l'économie!”, c'est ce que bêlent en chœur les politiciens et les chefs d'entreprise, depuis déjà des années. Cette économie est manifestement une vache sacrée qui réduit même le cancer à une question accessoire. Cette même économie qui me prend en otage au travail et qui me donne quelques miettes. Cette même économie qui m'impose, ainsi qu'aux générations futures, des déchets qui provoqueront des cancers pendant des dizaines de milliards d'années en empoisonnant les environs. Alors, peut être ne suis-je pas si attaché que cela à cette chère économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'ils se foutent leur énergie nucléaire et l'économie là où le soleil ne vient pas !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5391032185719933375?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5391032185719933375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5391032185719933375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/lirradiation-vient-notre-rencontre.html' title='L&apos;irradiation vient à notre rencontre'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-1530966369030687621</id><published>2011-05-01T19:40:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T19:40:59.467+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>La routine du désastre</title><content type='html'>Les nouvelles de la catastrophe de la centrale atomique de Fukushima au Japon tournent en boucle. Face à un désastre sans précédent, les médias commentent en direct les nouvelles du nucléaire qui a l’air de n’en faire qu’à sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les infos fusent, c’est un véritable bombardement, mais rien ne perce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, aucun enseignement ne sera tiré. Une telle catastrophe ne pourrait pas arriver ici. Les journalistes, les experts et les politiciens discutent séisme et tsunami, s’accordant sur le caractère exceptionnel de la situation de cette île lointaine. Ces raclures en profitent même pour vendre la fameuse fiabilité des installations françaises qui seraient les plus sûres du monde. Sans jamais rappeler que n’importe quelle erreur humaine peut produire le même résultat partout. Sans jamais préciser que n’importe où en France, nous habitons toujours à moins de 100km d’une installation nucléaire. Ils se garderont bien de préciser que derrière la catastrophe, c’est un quadrillage et une gestion militaires qui s’instaurent. En plus d’être contaminé, chacun sera en permanence contrôlé, testé, mesuré, surveillé, et déplacé dans des zones où toute liberté, initiative individuelle, et parcelle d’autonomie, auront disparu sous le règne kaki.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur propagande préfère faire croire que ces opérations désespérées d’acheminement d’eau, de sable, que leurs mesures martiales de confinement et leurs pauvres distributions de pastilles d’iode ont pour but notre santé. Pourtant si c’était vrai, un petit nombre de pays ne la mettraient pas en péril permanent en s’engageant dans la voie du nucléaire. Derrière cette monstruosité se cachent d’énormes intérêts économiques et stratégiques. Depuis le début, nucléaires civil et militaire sont complètement imbriqués, et l’histoire du développement de cette technologie est entièrement liée à un jeu mortifère entre puissants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La routine du désastre est déjà présente, à travers la multiplication quotidienne de ce que ces autruches du nucléaire qualifient par euphémisme d’« incidents ». Ils nous promettent par exemple maintenant de vérifier l’état actuel des 58 réacteurs du territoire français, mais ne disent bien sûr rien des problèmes insolubles posés par les déchets radioactifs qui dorment sous nos pieds dans près de 1000 sites, ni des nombreux cancers et leucémies que subissent celles et ceux qui vivent aux abords des installations nucléaires. Sans compter toutes les barbouzeries au Niger et au Gabon, où Areva exploite la main d’œuvre locale en la condamnant à une mort lente en même temps que toutes celles et ceux qui habitent près des mines d’uranium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir fait comme si tout cela était inéluctable, essayant tant bien que mal d’éviter le pire, mais surtout sans jamais interroger ce qui a été et qui reste encore un choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vrai, on pourrait tout de suite se passer du nucléaire et du monde qui le produit. Les écologistes et autres ONG à la sauce verte ne parlent que d’une pseudo « sortie » du nucléaire d’ici 20 ou 30 ans, pour ne pas froisser leurs soutiens étatiques et leurs potentiels électeurs. En véritables sauveteurs du capitalisme, ils espérent occuper un rôle de contre-experts pour être associés à sa gestion actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que d’images spectaculaires de la centrale en feu, que de mises en scène de « sauvetages » épiques, que d’angoissants nuages radioactifs doit-on gober sans réagir ! Que de débats stériles entre politiciens sur les différentes alternatives pour répondre aux appétits dévorants du développement industriel, que de prétendus discours raisonnables pour des mesurettes qui ne remettent rien en cause ! Autant de mascarades pour recouvrir d’un voile opaque l’aberration du nucléaire. Il est grand temps de briser la vitrine qu’il représente et de mettre fin à toute cette merde. Derrière l’horreur de cette catastrophe sans précédent dont on a pas fini de compter les morts, c’est l’acceptation à un niveau mondial du nucléaire qui se joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat tient le rôle du pompier pyromane. Il est celui qui a mis en place tout ce merdier et qui fait maintenant mine d’être le protecteur, le seul à pouvoir assurer la sécurité des populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais le monde tel-qu’il-est-et-qu’il-ne-faut-surtout-pas-renverser n’avait trouvé de meilleur garant. Un possible figé qui, à part connaître l’empoisonnement et la militarisation de cette planète, verra à peu près toujours les mêmes en haut et les autres en bas, les mêmes qui « savent » et les autres qui suivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’ils craignent réellement, ce n’est pas le désastre en cours et à venir, ce ne sont pas non plus les appels de leurs sbires citoyennistes à une « meilleure » gestion de l’existant, tous parlent encore la même langue du mal nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’ils ont par contre à redouter ce sont des luttes contre le nucléaire et le monde qui va avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu’ils nous voudraient tous cobayes résignés et désemparés. Parce que la liberté commence par le sabotage de ce monde qui nous détruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni cobayes ni moutons,&lt;br /&gt;19 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Ce tract a été diffusé à Paris, en le traduisant, on l'a légèrement adapté à la situation belge]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-1530966369030687621?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1530966369030687621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/1530966369030687621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/la-routine-du-desastre.html' title='La routine du désastre'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2704003507113469872</id><published>2011-05-01T19:39:00.000+02:00</published><updated>2011-05-01T19:39:22.697+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>Étranger</title><content type='html'>&lt;i&gt;Cette lettre de Nordin Benallal nous est parvenue depuis la section de haute sécurité de Bruges.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien possible qu'il y a juste un truc qui cloche avec moi, mais je me suis toujours senti comme un étranger. Dans n'importe quel environnement où je me trouve, je suis étranger. Rien d'autre qu'un allochtone dans ma ville. Depuis la naissance, ils m'ont mis un tampon 'allochtone'. Ils ont changé le système maintenant, « modernisé » si tu veux, mais le principe reste le même. Je dis allochtone, parce que j'ai passé trop de temps en Flandres, et plus haut encore, chez leurs amis hollandais, ceux qui ont colonisé la Belgique avant que ce ne soit la Belgique. Le pays qui donne l'eau à la bouche encore à ces petits ministres flamands, le pays qui leur sert de grand exemple. Je pourrai aussi dire délinquant. Petit marocain ici, berbère là-bas - sale et pauvre – rien de plus qu'un touriste perdu au Maroc.&lt;br /&gt;Je suis resté sourd à la langue de camp de concentration moderne qu'est cette taule de Vught, en Hollande, où j'ai été enterré vivant pendant quelques années. De là, j'ai ensuite bougé à quelques kilomètres, mais le décor a peu changé. C'est d'ailleurs le grand exemple de l'EBI à Vught que la Belgique a emprunté pour construire son bloc d'isolement. Enfermé dans un cachot institutionnalisé et permanent dans la prison-usine de Bruges, la différence est dans la couleur des murs. Avec les matons, on n'a pas à se comprendre, je n'ai rien à voir avec eux, je n'ai pas à être ici. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étranger aux miens aussi. Coup après coup, c'est moi qui me retrouve dans le banc des accusés, je regarde autour de moi, y a personne, étrange. Accusé et condamné en premier lieu par les médias, avec les juges en croupe, et les honnêtes citoyens. Et comble de tout, par de soi-disant complices : c'est devenu tellement de bon ton et si facile de marcher avec la police pour sauver son propre cul. Et ceux qui n'ont jamais rien su, ni vu, ni entendu, ramassent bien, évidemment. Pourtant, je ne penserai même pas une seconde à changer quoi que ce soit. Comme on dit, la mauvaise herbe repousse toujours. Et j'entends bien être une mauvaise herbe dans leur prairie de bonnes intentions. Face à un monde aussi exécrable, que ce soit ici ou dehors, la seule chose que t'as, c'est ta dignité. Quand tu la vends, peu importe si t'as bien encaissé, tu l’a vendue, ta dignité. A l'intérieur de toi, t'es déjà mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme c'est l'argent qui fait tourner le monde, la prison n'échappe pas non plus à cette logique. Faire travailler les prisonniers, c'est un vrai business. Toutes sortes d'entreprises ont des contrats ici. Les camions vont et viennent toute la journée. De toutes les prisons que j'ai connues, faut dire que Bruges vole haut. Un peu comme aux États-Unis où règne le monde du fric. Sur les 800 prisonniers qu'il y a ici, une grande partie travaille. Pour une rémunération minable, dans des conditions indignes, mais pas de soucis avec la législation : profit garanti ! Comme pour les sans papiers dehors, l'exploitation n'a plus de limites. La directrice m'a aussi demandé de travailler. Ça, c'était une bonne blague. Moi, j'irais chipoter avec de petits pots en plastique à longueur de journée pour remplir leurs poches? Je ne pense pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, un homme est maintenant attaché à une chaise, mains et pieds liés, c'est comme ça qu'ils le trimballent à la douche à 10 mètres de la cellule. Ses hurlements des dernières semaines ont cessé, il ne fait plus que pleurer, jour et nuit. Ils bourrent tout le monde de médicaments. Ils disent que ce sont des vitamines, je leur réponds que s'ils en ont quelque chose à foutre de notre santé, qu'ils nous donnent des fruits. Ou qu'ils nous libèrent tout court. Les infirmières passent trois fois par jour. Parfois plus, quand nécessaire, comme cette fois où ils avaient besoin de vraiment droguer les gens au point qu'ils ne pouvaient plus parler, ni bouger ; c’était quand la télé est passée il y a deux semaines, avec le souci de bien montrer comme tout va bien ici, bien selon les règles. Quand, évidemment, ils ne pouvaient pas parler avec ceux qui auraient peut-être eus quelque chose à dire. Mais on a largement dépassé le stade où il suffirait de dénoncer ce qui se passe. De toute façon, ça ne choque pas. Beaucoup plus qu'exercer la répression physique contre les gens, ils ont réussi à rentrer dans leur tête. À partir de ce moment-là, c'est perdu : les gens ne voient plus que le monstre que les médias ont créé, l'étranger. Ce genre de régimes ultra-répressifs tombent pas du ciel, il y a des personnes qui lui donnent forme, qui le perpétuent jour après jour. Ce sont eux les responsables. Comme monsieur Meurisse et sa bande de laquais, ce monsieur qui a dû se cacher dans un bunker avec sa famille quand un prisonnier a réussi à s'évader d'ici. Pendant que des flics armés jusqu'aux dents protégeaient la prison de Gand, sa résidence officielle. Tous les autres, tous ceux qui exécutent ses ordres, se cachent derrière lui, pour se déresponsabiliser, comme des lâches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la prison, c'est vraiment très simple. Dans cet environnement, il n'y a pas dix mille options. Pour être franc, il y en a trois. Soit tu deviens fou, soit tu te suicides, soit tu t'évades. Vraiment très simple. Tout ce que ces hypocrites font, c'est caqueter réinsertion ici, resocialisation là. Et entre-temps t'es enfermé ici, et c'est une vraie lutte de ne pas perdre tes sens, aussi bien la raison que les choses qui paraissent les plus simples. Toucher, voir, sentir, entendre. Penser la liberté, de presser pour l'atteindre, c'est ce qui te garde en vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kiket&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Nordin parle ici du compagnon de lutte Ashraf Sekkaki. Ils n’ont pas seulement le même âge, mais partagent surtout la même rage contre ce système, et ont un parcours parallèle : en taule depuis des lustres, à l'exception de plusieurs évasions réussites, braqueurs de riches, combattants à l'intérieur des murs. Ashraf a été enfermé pendant plusieurs mois dans ce même bloc d'isolement, où il faisait tout pour en décrire l'atrocité et l’envoyer aux gens dehors. Sa lutte a payé ; il s'est finalement fait transférer vers la section normale de la prison de Bruges. Dans le bel été de 2009, il avait réussi à s'évader en hélicoptère (un peu comme Nordin l’avait fait quelques années auparavant depuis la prison d’Ittre). Sérieusement blessé, il a été brutalement arrêté au Maroc deux semaines plus tard. Après un an et demi en détention dans la prison corrompue d’Oujda, il réussit à s'évader dans un coffre fin novembre 2010, malheureusement pendant quelques heures seulement. Le directeur de la prison a ramassé plein de thunes en échange de sa collaboration, avant de le dénoncer lâchement. Au Maroc il vient d'être condamné à 18 mois pour cette évasion et pour l'évasion de Bruges à 12 années. Ashraf est depuis plus de 4 mois enfermé dans la prison ultra-sécurisée de Rabat, la prison où sont enfermés tous les opposants du roi. Il est gardé en isolement total, il n'a droit ni aux coups de téléphone, ni au courrier, ni à la visite. Mais comme on le connaît, il ne baissera pas la tête et tiendra le coup jusqu'à ce qu'on reçoive à nouveau des nouvelles de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;** La moitié des détenus travaillent, soit environ 5000. Dans certaines prisons, ce sont 98% des détenus qui travaillent, dans d'autres même pas 30%. Les prisonniers touchent entre 60 cent et 2€ de l'heure. Dans le « masterplan prison », le projet de construction de 10 nouvelles taules, l'augmentation de la capacité de travail est également incluse. Ils veulent mettre tout le monde au boulot. Voir le site de la régie du travail pénitentiaire pour découvrir leurs « atouts » : 'tarifs concurrentiels' = faites les bosser pour que dalle, 'grande quantité de main d'œuvre disponible' = ce sont des taulards! Où est-ce qu'ils vont aller?, 'flexibilité et possibilité de répondre à des demandes urgentes dans des délais courts' = faites ce que vous voulez, ils n'ont aucun droit, ils vont aller faire grève ou quoi ? Ha ha ha . Contrôle et caméras partout ? Ben oui, faut plus aménager l'espace, on est déjà dans une prison !&lt;br /&gt;d'après http://www.rtp-rga.be/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« [être] maton est une insulte » dit un de ces matons, délégué syndical. Il l'entend différemment, mais quand même. Belle vérité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*** Un mot sur la section de haute sécurité à Bruges&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quand la promotion s'impose &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelque temps, des voix un peu trop critiques se sont élevées contre l'infâme bloc d'isolement de la prison de Bruges. L'Etat a alors fait appel à ses journaflics de confiance, toujours prêts à leur lécher le derrière, pour faire un véritable spot promo. Une équipe de Koppen (pour la télévision nationale) y a donc été envoyée pour demeurer 48 heures sur place. Comment ils ont réussi à fermer les yeux et les oreilles à tel point reste un mystère. Pour eux, il n'y a strictement aucun souci avec ces cages à enterrer des humains vivant, les gardiens sont contents, avec un peu de chance les prisonniers aussi. Tout va bien. Tout ce petit monde complice (allant des gardiens à la direction, en passant par les assistants sociaux, infirmières et psychiatres) apparaît avec son nom devant la caméra, fier de son boulot de bourreaux.&lt;br /&gt;Les infirmières avaient soigneusement administré une double dose de calmants (en plus de la dose normale qui leur est donnée trois fois par jour) afin que les détenus ne soient vraiment plus capables de bouger, ni de parler. Meurisse, le directeur, avait donné l'ordre de ne certainement pas parler avec les détenus qui crachent sur leur détention, et évidemment, les journaflics n'ont fait qu'obéir aux ordres. Tout le monde savait que ce devaient être 10 minutes de spot promo et rien d'autre. On voit ainsi comment un psychiatre entre dans une cellule, accompagné par 6 matons, pour “parler” avec le détenu. Cela revient surtout à répéter le mot d'ordre de Meurisse et de la direction : sans “attitude positive”, sans collaboration, sans résignation, pas de salut. Ceux qui refusent doivent le payer cher.&lt;br /&gt;D'autres choses sont par contre plus difficiles à camoufler : ils montrent la cage à lions ('préau' de quelques mètres carrés, entouré de grilles partout), le cachot dans l'aile (un lit au milieu d'une minuscule pièce, et c'est tout). C'est une bande de bourreaux en costume cravate à Bruxelles (le Directorat général des prisons) qui décide de ce régime, individuel pour chaque personne. Tous les quelques mois, le régime passe en révision, et c'est alors que le vrai foutage de gueule apparaît.&lt;br /&gt;Après 5 mois d'enfermement, un détenu peut par exemple accéder à un couvert en inox (sinon c'est en plastique ou en playmobil). Les visites derrière les carreaux demeurent, tout comme les refus de demandeurs de visites, le refus de livres, de courrier. Sur les 8 détenus qui y sont actuellement enfermés, certains y sont depuis plus d'un an déjà ! Pour ceux qui y passent quelques mois, c'est un régime ultra-dur qui doit serrer la vis, et domestiquer le détenu. Et pour tous les autres, c’est surtout une arme de dissuasion pour mater l'esprit de révolte préventivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que nous relevons de l'attitude positive à adopter, c'est la révolte des détenus qui ont détruit le bloc d'isolement en avril 2009, en la mettant hors service pendant quelques mois, ceux qui se sont évadés après un placement dans cette geôle, et ceux qui continuent à se révolter malgré tout. Vive la bonne tenue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2704003507113469872?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2704003507113469872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2704003507113469872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/etranger.html' title='Étranger'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2795267444286144284</id><published>2011-05-01T19:35:00.001+02:00</published><updated>2011-05-01T19:35:05.426+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>L'insurrection pour le pain</title><content type='html'>J'étais alors un gamin de quatorze ans. C’était en l'an 1693. Quatorze ans, et déjà condamné par défaut à un bannissement de six ans de la ville d'Anvers. Je suis venu jusqu'ici pour vous raconter ce mois de juillet 1693. Ce mois où nous étions beaucoup à ne plus pouvoir avaler la pauvre ration qu'ils nous octroyaient. Et comment nous avons envoyé cette ration, juste assez ou justement pas assez pour survivre, dans leurs grandes gueules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écoute, ça commence un samedi. Là-haut, on avait décidé, au-dessus de nos têtes comme d’habitude, que le prix du blé allait de nouveau augmenter. Quoi que je la connaissais déjà, je ne me suis jamais familiarisé avec elle, la faim. Je ne me suis jamais habitué à elle, je n'ai jamais pu supporter sa présence proche, et encore moins l'accepter. Si je le pouvais, je la chasserais de la vie de chacun. Je la pousserais dans un gouffre avec un gros couvercle dessus. Pour libérer ma vie des larmes des enfants affamés du quartier, de la vue des pauvres faces partout autour de moi. Pour libérer mon corps de son élégie lancinante. Ce samedi-là, le moment semblait finalement arrivé. Pour beaucoup, la coupe était pleine. Les boulangers, qui font de l'argent avec notre faim, ne pouvaient pas s'empêcher de rapetisser leurs pains. Suffisamment pour rassembler un groupe de personnes enragées devant la mairie. Le pouvoir politique de la ville a essayé de nous calmer avec de pitoyables promesses. Des mots apaisants, mais ce n'est pas de ce pain-là qu'on irait manger. Nous avons aussitôt pris les rues et brisé les fenêtres des maisons de boulangers rencontrées sur notre chemin. Comme une trombe. Parfois, certains actes sont trop durs à supporter, trop difficiles à digérer. Parfois, il est temps de retrouver sa fierté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, c'est une femme du quartier qui a battu le tambour et crié pour se rassembler. Nous avons continué avec zèle là où nous nous étions arrêtés la veille, en allant briser les vitres de tous les autres commerçants qui aiment leur fric et rien d'autre. Pas d'argent, pas de pain. Pas d'argent, faim sur l'assiette. Le maire se paya entre-temps une belle frayeur. Le tumulte en ville, c'est dangereux pour son pouvoir. Il appela les hommes à s'armer et ramena, peureux comme un lièvre, les prix du blé au niveau antérieur. Il fit fermer les portes de la ville et prohiba à tous et toutes de se joindre au soulèvement. Il nous interdit de nous révolter, de se révolter contre le manque de contrôle sur nos propres putain de vies.&lt;br /&gt;Lundi, c'était au tour du magistrat de jouer sa petite scène. Il alla de boulanger en boulanger afin de contrôler si leurs pains avaient le bon poids. Il prétendait que oui, mais qu'est-ce que cela changeait au vide perpétuel dans nos estomacs ? Ce vide toujours présent, qui nous est si familier, auquel nous semblons être condamnés. Mais il n'y a rien, rien qui ne nous oblige à nous y résigner ! Nous étions plus que deux cents ce jour-là, et nous forçâmes la porte du boulanger Sint-Peeter. Nous avons vidé sa maison et brûlé ses meubles devant. Sur ce, ses confrères nous dispersèrent, et le pouvoir appela toutes les guildes et autres quartiers pour les aider à étouffer notre soulèvement. Plusieurs groupes écumèrent les rues et, près de la maison du négociant en grains Promen, un bâtard fit feu contre nous depuis sa maison. Il y a eu des morts et des blessés, mais nous ne nous sommes pas rendus. Des morts et des blessés, nous en voyons tous les jours, même quand nous nous tenons à carreau, quand nous restons silencieux et leur permettons de nous tuer à petit feu. Nous nous sommes donc dirigés vers la cave à bière de ce Promen, et l’avons bue toute entière. Quelques membres de la magistrature, le prévôt et les gardes civils accoururent pour chasser la foule. Nous nous sommes alors déplacés directement dans la maison de ce gros lard, avons pillé sa maison, brûlé sa literie, volé son blé et sa touraille. Pendant toute la nuit. Pendant que le magistrat tenait une réunion dans la mairie et racontait aux maîtres et aux doyens qu'ils devaient convaincre les citadins de leur quartier et de leur métier d’éradiquer conjointement le mal. Le mal, c'était nous, et ils avaient peur que notre révolte grandisse. Ils passèrent aux arrestations et prirent trois des nôtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jours suivants, la répression frappa. 1200 hommes furent montés contre nous. Les portes de la ville d’Anvers restèrent fermées, et quiconque se trouvant près du pillage était considéré comme openbaere vyand vande Justitie, Ruste ende Westandt deser Stadt [ennemi public de la Justice, de la Paix et de la Prospérité de cette Ville]. Tous les rassemblements furent interdits, les étrangers durent quitter la ville, les patrouilles circulèrent toute la journée. Le mercredi, ils octroyèrent même une prime de 600 florins aux mouchards. Quiconque oserait encore attaquer verbalement ou physiquement les commerçants qui portent la nourriture en ville serait sévèrement puni. Ce jour-là, les portes de la cité s'ouvrirent à nouveau, et tous ceux qui entraient étaient contrôlés. Ils étaient en effet convaincus que, parmi les insurgés, se trouvaient nombre d'étrangers et de vagabonds. C’est comme cela que la protestation prit fin, et qu’ils passèrent d'emblée à une nouvelle réduction du poids du pain. Ils cherchèrent des suspects, mais ne purent arrêter que quelques personnes. Beaucoup d'entre nous s'échappèrent. J’étais du nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’étais alors qu’un gamin de 14 ans, et j'ai été condamné par défaut à un bannissement de six ans de la ville d'Anvers. Là où je vais maintenant, je suis devenu étranger. Je resterai toujours vagabond. Là où je suis, je raconte ces histoires du temps où j'avais 14 ans, et où j’expérimentais les jours les plus intenses de ma première jeunesse. Ils peuvent me punir, mais ce que nous avons vécu lors de ces moments-là, ils ne pourront jamais nous l'arracher. Trois jours à Anvers dont j'ai pris goût pour toujours. Le goût de l'insurrection, du conflit poivré. Je rassemble les histoires, celles d’émeutes dans d'autres villes, et je les raconte lorsque je voyage et que je cause des troubles. Je suis peut-être bien un étranger, mais certaines choses sont connues de beaucoup. Notre vie est pillée chaque jour. Certains ont le contrôle sur ce dont nous avons besoin pour vivre, et nous serons toujours en conflit avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ce texte est basé sur les faits réels du soulèvement d’Anvers en 1693)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2795267444286144284?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2795267444286144284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2795267444286144284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/linsurrection-pour-le-pain.html' title='L&apos;insurrection pour le pain'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3931811417355112131</id><published>2011-05-01T19:33:00.001+02:00</published><updated>2011-05-01T19:33:44.352+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>Il n’y pas de désastres naturels</title><content type='html'>Des milliers et des milliers de morts et de disparus, des millions de gens qui ont presque tout perdu. Au moins pour l’instant. Des villes entières rasées. C’est comme si le Japon n’avait pas été frappé par un tremblement de terre, mais par des bombes atomiques. Comme si les maisons n’avaient pas été ravagées par un tsunami, mais par une guerre. Et en effet, c’est le cas. Mais les ennemis qui frappent aussi durement ne sont pas la terre ou la mer ; il ne s’agit pas d’instruments de vengeance d’une nature que nous nous sommes habitués à considérer comme hostile. L’ennemi, c’est nous. Nous sommes la guerre. L’humanité, c’est la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nature, c’est simplement son plus grand champ de bataille. Nous sommes la cause des inondations en transformant l’atmosphère avec les activités industrielles. Nous avons changé les fleuves en cimentant leurs lits et en déboisant leurs rives. Nous avons fait s’effondrer les ponts en les construisant avec des matériaux bon marché et de mauvaise qualité pour obtenir plus de commandes. Nous avons effacés du sol des villages entiers en érigeant des cités dans des zones à risque. Nous avons contaminé la planète en construisant des centrales nucléaires. Nous avons élevé des cadavres en ayant pour seul but le profit. Nous avons négligé de prendre des mesures préventives contre de tels événements parce que nous ne nous soucions que de construire de nouveaux centres commerciaux, des stades et des lignes ferroviaires. Nous avons permis que tout cela se produise et se répète encore en déléguant les décisions, qui touchent pourtant à nos vies, à d’autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant que nous avons détruit le monde pour pouvoir nous déplacer plus vite, pour manger plus vite, pour travailler plus vite, pour gagner de l’argent plus vite, pour regarder la télé plus vite, pour vivre plus vite, nous osons nous plaindre en découvrant que nous mourrons aussi plus vite ? Il n’y a pas de désastres naturels, il n’y a que des désastres sociaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous ne voulons pas rester victimes de tremblements de terre imprévus, d’inondations brutales, de virus inconnus et ainsi de suite, il n’y a rien d’autre à faire qu’agir contre notre véritable ennemi : notre façon de vivre, nos valeurs, nos habitudes, notre culture, notre indifférence.&lt;br /&gt;Ce n’est pas à la nature qu’il faudrait urgemment déclarer la guerre, mais à cette société et toutes ses institutions. &lt;br /&gt;Si nous ne sommes pas capables de nous imaginer une autre existence et de nous battre pour la réaliser, alors il ne nous reste qu’à nous préparer à mourir dans l’existence actuelle, dessinée et imposée par d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mourir en silence, comme nous avons toujours vécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Texte traduit de l'italien, d'une affiche apparue sur les murs de Florence]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3931811417355112131?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3931811417355112131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3931811417355112131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/il-ny-pas-de-desastres-naturels_01.html' title='Il n’y pas de désastres naturels'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6577657721343565165</id><published>2011-05-01T19:32:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T19:32:52.337+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 16'/><title type='text'>Brèves du désordre 16</title><content type='html'>Nom et adresse connu – Des inconnus ont rendu une visite nocturne au domicile du parlementaire flamand Johan Deckmyn (Vlaams Belang) à Gand. Les vitres de sa voiture, garée dans l’allée, ont été cassées. Une autre fois, un crucifix avait été jeté à travers la porte vitrée de la villa Deckmyn. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conneries – Les bureaux de quatre partis politiques (Vlaams Belang, PTB, Groen et CD&amp;V) à Louvain ont été visés par des inconnus qui ont peint des slogans disant « Conneries » sur leurs façades. En ne faisant aucune distinction entre les différentes formations politiques, les auteurs ont mis en évidence qu’ils ont agi contre la politique tout court, ce dans quoi nous pouvons pleinement nous reconnaître. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez de se prosterner – A Ardooie, le tabernacle en bois d’une chapelle copiée sur la grotte de Lourdes a été incendié. La grotte pèlerine fait maintenant partie du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wheelie – Quand les flics arrêtent un motard acrobatique, quelques jeunes de Molenbeek ne se laissent pas faire. Une patrouille est bombardée de pierres et de planches. La police sort le gaz lacrymogène, une fois de plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas d’austérité vis-à-vis des pavés ! – Après un appel des syndicats, 20 000 personnes sont descendues dans les rues de Bruxelles contre les mesures d’austérité belges et européennes. Toute la ville a été paralysée par des manifestations qui sont parties des quatre coins de la ville, convergeant au cœur administratif de la Belgique et de l’Europe (autour de la rue de la Loi). Là, des affrontements qui ont duré deux heures ont eu lieu entre des manifestants et la police. Des manifestants lançaient des pavés, des feux d’artifice et des bouteilles sur les rangées de policiers en tenue anti-émeute ; la police a fait usage de l’autopompe et de lacrymogènes. La police n’a pas réussi à isoler ceux qui voulaient l’affrontement des autres manifestants ; cette fois-ci, la solidarité était aussi de mise. Au total, douze policiers ont été blessés et deux manifestants ont été arrêtés puis relâchés (mais avec inculpation pour rébellion et tentative de vol d’un appareil photo de la police). Tout au long du parcours, les fenêtres de différents ministères ont été brisées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et plus tard ce jour-là… - Le soir après la grande mobilisation contre l’austérité à Bruxelles, des véhicules ont été livrés aux flammes à plusieurs endroits de Belgique, notamment dans le bassin liégeois. A Ardooie, le feu a dévoré la voiture d’un chef d’entreprise, tandis que dans la zone industrielle de Seneffe, huit camions et un hangar d’entreprise sont partis en fumée. Enfin, sur le campus de l’université de Louvain, deux voitures ont été carbonisées, et deux autres véhicules endommagés par les flammes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Randonnée – Voorpost avait prévu un tour le long de 7 villes qui seraient historiquement Vlaamsch. Pour l'occasion, ils ont invité leurs copains pareillement réactionnaires et fascistes du KVHV et NSV. Ils n'ont pas pu aller très loin. A Enghien, une 50-aine d'enragés jettent des œufs et du mobilier urbain sur eux. Après un blessé et quelques vitres cassées d'un de leurs bus, les fascistes battent en retraite. A grande déception des autres à Mouscron, qui avaient plus d'œufs en réserve. À Tournai, des tracts ont été distribués et partiellement confisqués par les flics.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fastfood – Au centre-ville de Gand, les vitres d’un McDonald’s sont brisées. Le gérant de ce modèle du capitalisme mondial (et d’un goût réellement mauvais) dénonce le fait d’être régulièrement la cible de vandales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Feu d’artifice contre la prison – A Gand, le tribunal a condamné un compagnon anarchiste à six mois de prison avec sursis pour avoir participé à un rassemblement contre toutes les prisons au Nouvel An. A cette date, une cinquantaine d’anarchistes s’étaient rassemblés devant la prison de Gand pour exprimer, à travers des feux d’artifice et des slogans, leur hostilité à toute forme de prison. Les policiers présents sur les lieux ont été quelque peu harcelés ; une policière aurait été blessée par un jet de feu d’artifice…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oiseau libre – Peu après son arrestation, un jeune voleur arrive à s'évader du Palais de Justice à Charleroi. Quand les flics se sont aperçu de sa disparition, le oiseau s'était déjà envolé. La veille, une évasion de la Chambre de conseil avait encore été déouée par de bon citoyens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6577657721343565165?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6577657721343565165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6577657721343565165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/breves-du-desordre-16.html' title='Brèves du désordre 16'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-5339855136241462820</id><published>2011-05-01T19:16:00.000+02:00</published><updated>2011-05-01T19:16:56.197+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>Édito 15</title><content type='html'>Télécharger &lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice15.pdf"&gt;numéro 15&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis combien de temps est-ce que cela dure déjà là-bas, en Afrique du Nord et au Proche-Orient? Combien de semaines se sont-elles écoulées depuis que l'insurrection est née - d'abord en Tunisie et en Égypte - contre ces régimes tant hais, contre une vie qui ressemble trop à une prison? Une insurrection qui s'est répandue vers la Libye, le Bahreïn, l'Iran, le Maroc et...&lt;br /&gt;Ou peut-être que la question est mal posée et qu'il ne s'agit pas tant de savoir « depuis combien de temps », mais plutôt ce qu’il s’y passe encore. Et ce n'est pas une question facile. La réponse, on ne peut qu'essayer de la composer de tous ces extraits et de toutes ces déformations qu'ils essayent de nous vendre ici avec leurs journaux. Cependant, nous pouvons sans doute être sûrs d’une partie de la réponse : il y a encore des gens qui luttent, avec comme enjeu rien de moins que leur vie. Et beaucoup d'entre eux sont persécutés, torturés et assassinés, pour rien de moins que leur courage et leur volonté de renverser tant de choses. C'est une guerre qui fait rage. Et ce qui semble peut-être parfois tellement loin derrière les écrans est une réalité sanglante dans beaucoup d'endroits.&lt;br /&gt;Et pourtant, on a vite tendance à se réfugier derrière chaque mur à portée de main. Chaque personne de quelque importance prêche et analyse, à partir du grand livre de la civilisation et de la démocratie occidentale. On distribue des tapes dans le dos au petit frère un peu niais qui a maintenant aussi trouvé son chemin vers le progrès. “Bien fait les gars, peut-être que vous aussi vous êtes prêts pour le grand bouleversement que nous avons vécu il y a 150 ans.” C'est clair qu'il ne leur manque certainement pas de fantaisie. &lt;br /&gt;Ou peut-être te battrais-tu pour ceci? Dans une situation où tout est en jeu, où d'un coup, tout est possible, choisirais-tu ceci? Une vie comme celle-ci? Et l'argument: “Mais comparé aux autres imbroglios, nous nous en tirons bien ici” ne compte pas. Il ne devrait jamais compter, parce que cela ne fait que confirmer que la peur est trop grande pour que les rêves deviennent des possibilités. Et là se trouve le plus grand obstacle à dépasser.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-5339855136241462820?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5339855136241462820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/5339855136241462820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/edito-15.html' title='Édito 15'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2365146371308137472</id><published>2011-05-01T19:05:00.005+02:00</published><updated>2011-07-25T19:10:58.468+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>Des sons</title><content type='html'>Au travail!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le son du réveil qui t’extirpe de tes rêves profonds vers la surface de l’existence : le début d’une journée pareille, une journée arrachée à tes mains, une journée qui n’est plus la tienne. A cause du besoin d’argent. A cause de la foi dans le saint travail.&lt;br /&gt;Le son du tram, métro, bus, trains grondants, voitures klaxonnantes et tintements de sonnettes de vélo. Le son de pas pressés à chaque coin de rue. L’horloge fait tic-tac, je dois me dépêcher, tic-tac, je ne peux pas être en retard, tic-tac, la course vers le travail. Sur le chemin, les gens se bousculent, ils poussent l’autre dans un coin quand ils se plongent dans les transports en commun bourrés, ils écrasent tout le monde dans leur ligne droite vers les bureaux, les usines, les magasins.&lt;br /&gt;Et alors… le son de l’enfant qui rit encore, rendu muet par l’ordre de se taire. Se taire, au milieu de la folie de tous ces bruits agressifs, cette cacophonie d’un monde qui tourne, tourne, tourne, tourne autour de l’argent et de l’esclavage. Se taire, dans un monde qui est comme une cocotte-minute, prête à exploser à cause d’une accumulation de vacarme forcené, de bruits violents, plus vite, plus vite, plus vite…&lt;br /&gt;Des sons d’ordinateurs, de machines, de portables. Bip-bip-attention-bip… Des sons d’électronique. Travaux de voirie, chantiers, sirènes. Un homme est capable de s’adapter aux conditions les plus rudes. A tel point que nous ne sentons plus, ne savons même plus discerner ce qui ne va pas. Plus comprendre d’où vient précisément ce néant dans notre corps. Un néant produit par l’attaque continuelle contre nos sentiments, par une adaptation ininterrompue à cette agressivité, par cultiver une peau d’éléphant et penser que celle-là nous rend courageux et forts. Un néant, à tous les endroits où nous aurions pu être remplis d'un torrent de vie.&lt;br /&gt;Se courber, pour rester droit dans un monde tordu. Se tromper en pensant qu’il devrait être ainsi, voire y croire réellement et forcer les autres à faire pareil. Devenir un élément de cette frénésie. Et surtout… oublier que les choses pourraient être autrement. Imagine… Un moment… Imagine un monde sans travail salarié. Un monde sans la concurrence répugnante stimulée par le travail. Sans la méfiance et le contrôle parmi les hommes, sans les milliers de camisoles dans lesquelles on se serre ou on est serré. Une vie sans les problèmes causés par l’argent, les ordres, la pauvreté, la fatigue traînante. Ça semble valoir la peine, non ?&lt;br /&gt;Pour finir… Le son des gens qui sont entrés dans les bureaux du Forem à Liège, l’Actiris wallon. Non, pas les pas d’un chômeur mal assuré et isolé, que le contrôle a appelé à rendre des comptes. Aujourd’hui, le 4 mars 2011, ce sont les pas précis et solidaires de grévistes masqués. Les bureaux sont saccagés, le bruit de la destruction libératrice casse le son des ordinateurs, des prises de bec et de l’humiliation qui remplissent habituellement l’air des ces locaux-là. Le son de la vie fracture le monde terne du travail obligé…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2365146371308137472?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2365146371308137472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2365146371308137472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/des-sons.html' title='Des sons'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3200399601317845434</id><published>2011-05-01T19:05:00.004+02:00</published><updated>2011-05-01T19:05:50.200+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>Un autre conflit est possible</title><content type='html'>&lt;i&gt;Grondements et grèves contre le nouvel accord interprofessionnel&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains l’ont peut-être complètement ignoré, d’autres ont été forcés de le constater de près. Quoi qu’il en soit, le 4 mars avait été annoncé avec un grand roulement de tambours. Une journée d’action nationale contre le nouvel accord interprofessionnel. Du côté des organisations de patrons et d'employeurs, on protestait d'avance ; quant au gouvernement des affaires courantes, il a précisé que l’accord actuel serait de toute façon maintenu envers et contre tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans certaines parties du pays, ça a été une journée assez active. En des dizaines d’endroits, des piquets de grève ont bloqué les accès aux zonings industriels, aux sièges de banques et aux entrées d’autoroutes ; les ouvriers et les travailleurs de nombreux supermarchés et entreprises ne sont pas allés bosser ; plusieurs « secteurs clés », comme la sidérurgie, étaient totalement à l’arrêt. Il y en avait aussi qui avaient bien réfléchi, et qui sont par exemple allés bloquer les centrales à béton pour paralyser les chantiers. Entre-temps, la situation s'est aussi un peu tendue à Liège, où des grévistes masqués ont saccagé le siège du Forem (équivalent de l’Actiris bruxellois), et des bureaux dans la Tour des Finances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourquoi ? Pendant que partout en Europe et aussi en Belgique, les mesures d’austérité s’enchaînent, que les conditions de travail deviennent plus dures, que la flexibilisation est poussée toujours plus loin, les syndicats socialistes et libéraux ont appelé à réagir contre le nouveau accord interprofessionnel. Un tel accord par rapport aux salaires, allocations et bénéfices sociaux est conclu tous les deux ans entre les patrons et les syndicats, sous l’œil bienveillant de l’Etat. Le but principal de cet accord est d'encadrer strictement les éventuels conflits sur les lieux de travail, et par avance. En signant l’accord interprofessionnel, les syndicats s’engagent à respecter ses clauses, et à limiter leurs revendications aux termes inclus dans l’accord. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ceux qui y étaient&lt;br /&gt;Soyons honnêtes : ce nouveau AIP n’a rien de fondamentalement important. Peut-être les syndicats ont-ils trouvé un exutoire pour évacuer le mécontentement grandissant à la base ; peut-être le conflit autour de cet AIP n’est-il pour beaucoup qu’une occasion, un prétexte pour exprimer son mécontentement.  &lt;br /&gt;En ce qui nous concerne : on s’en fiche complètement de ce nouvel accord, et nous ne sommes pas non plus pour un accord « parachevé ». On s’en fiche, mais pas parce qu’on s'en taperait du durcissement des conditions de travail, de la pression au boulot, du fossé entre les pauvres et les riches, mais parce que nous considérons toutes ces choses comme des conséquences du problème fondamental : l’économie capitaliste.&lt;br /&gt;Nous ne voulons contribuer en aucune manière à ce que cette économie tourne de manière plus aisée, au contraire. La machinerie de l’économie nous bouffe, rend nos vies pauvres et vides. Nourrir cette machine avec nos énergies : il n’y a que ceux d’en haut qui en profitent.&lt;br /&gt;Nous sommes certains que parmi ceux qui étaient là le 4 mars, il y en avait aussi qui ne veulent pas suivre aveuglément les hiérarchies syndicales. Qui ne veulent pas être un troupeau, se laisser mener par les bergers des « organisations de travailleurs » qui n’aspirent pas à autre chose qu’à conclure des accords avec le patronat sans jamais remettre réellement en question le système économique actuel et les rapports sociaux. &lt;br /&gt;Ceux qui veulent lutter contre le capitalisme, pas pour l'adoucir un peu, mais pour le détruire, doivent urgemment prendre leurs distances avec les syndicats. Pas de leurs camarades de combat bien sûr, mais surtout de l’institution qu’est le syndicat, de la mentalité grégaire qu’il favorise, des limites qu’il impose à l’action.  &lt;br /&gt;Car la lutte contre le capitalisme n’a pas seulement besoin de grèves et de blocages. L’économie doit être paralysée, et de force. Elle doit être endommagée par le sabotage de ses infrastructures, de ses usines, de ses réseaux électriques, de ses bureaux. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut conquérir l’espace pour réfléchir sur un monde réellement autre, un monde où l’argent ne règne plus. Les armées du travail qui obéissent et se courbent maintenant sur ordre des patrons, doivent réapprendre à désobéir et à oser l’insoumission face à la machine de guerre de l’économie.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ceux qui n’y étaient pas&lt;br /&gt;Certains cœurs rebelles se sont peut-être demandés si, pour eux, il y avait quelque chose à chercher chez tous ces sacs-poubelles rouges ; si ils devraient même agir tout court quand un syndicat est à l’origine d’un appel à l’action (et que, justement, le combat contre l’exploitation est quotidien et doit l’être !). Malgré tout, nous pensons qu’il est nécessaire de jeter des ponts pour lier les différents conflits qui perturbent le cauchemar étatique de la paix sociale brisée entre riches et pauvres, entre gouvernants et gouvernés. Les lier dans un élan de révolte. Des émeutes dans les quartiers aux mutineries dans les prisons et les centres fermés ; des grèves sauvages dans les usines aux blocages et sabotages auto-organisés et autonomes de la machinerie économique et du monde marchand.&lt;br /&gt;Il est juste de ne courir derrière aucun drapeau, de ne hurler avec aucun troupeau, de ne rien se laisser dicter par aucune instance, même quand elle prétend, comme le syndicat, défendre « nos » intérêts. Cela va de pair avec le défi de donner soi-même forme à la lutte, de tisser des liens hors de tout appareil politique ou syndical, entre ceux qui ne veulent plus crever à la tâche, qui ne veulent plus être empoisonnés par l’économie cancérigène, qui ne veulent plus se faire sucer le sang par les patrons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3200399601317845434?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3200399601317845434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3200399601317845434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/un-autre-conflit-est-possible.html' title='Un autre conflit est possible'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-2135808328793161845</id><published>2011-05-01T19:04:00.000+02:00</published><updated>2011-05-01T19:04:11.122+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>La langue de l'État ne sera jamais la nôtre</title><content type='html'>Quand les camps de déportation deviennent des centres d'acceuil et les matons des accompagnateurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'État aime les belles façades. À 50 mètres du camp de déportation 127bis à Steenokkerzeel (à côté de la piste d'atterrissage de Bruxelles-Aéroport), il a construit un bâtiment à la pointe de l'architecture. Un ovale au toit vert, presque dissimulé dans le paysage. Seuls les grillages et les caméras de surveillance trahissent la vraie fonction de cette bâtisse. Une prison pour les personnes sans-papiers qui causent trop de problèmes dans les autres camps. Car les structures de l'État montrent bien des fissures. Récemment, une émeute éclate au 127bis. Deux tiers du bâtiment sont détruits (la même chose s’était déjà passée en août 2008) et une personne disparaît dans la nature. Le lendemain, c’est dans le camp de déportation de Merksplas qu’une tentative d'émeute se déclare. Et une semaine plus tard, une action agitée a lieu devant le camp de Vottem (près de Liège). Voilà les dernières traces de la lutte contre les camps de déportation, lutte qui est en cours depuis la construction du premier camp. Tout cela est plutôt fâcheux pour l'État qui a sa propre manière de faire comme si de rien n'était. En plus de l'isolement et de la répression, il a aussi développé son propre vocabulaire et son discours. C’est comme cela qu’il tente de rendre un peu plus digeste la misère qu'il nous impose. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Il y a presqu’un an, un article est sorti dans un journal flamand sous le titre : « Des gens qui haïssent l’asile frappent encore ». En fait, il s’agissait simplement de slogans contre la construction d’un nouveau camp de déportation à Steenokkerzeel, qui avaient été peints autour de l’entreprise Michiels. Cette boîte de Heist-op-den-Berg collabore en effet à cette construction. Pour un lecteur sans connaissance préalable, l’article de ce journal était totalement incompréhensible. Le journaliste-jongleur y tirait le rideau sur la réalité des camps de déportation, trompait son public et annihilait ainsi la signification de l’action en question.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait croire que la cause en était l’ignorance de ce journaliste, et qu’il n'en savait pas plus. Pourtant, cela n’est depuis longtemps plus une chose singulière. Ainsi, les rédacteurs du journal télévisé national parlent par exemple immanquablement de « centres d’accueil » ou de « centres pour réfugiés », alors qu’ils sont en réalité en train de parler de « centres pour illégaux », de « centres fermés » ou, comme les prisonniers les nomment eux-mêmes, de « camps de déportation ».&lt;br /&gt; Mais l’obscurité ne se termine pas là : ceux qui sont enfermés dans ces camps sont appelés des habitants, ceux qui les enferment des accompagnateurs, ceux qui les bourrent de tranquillisants et de somnifères sont des docteurs, et ceux qui essayent de convaincre par une légère contrainte les prisonniers de partir volontairement sont des assistants sociaux. Les salles de récréation dans ces camps ne sont rien d’autre que des baraques pleines de fumée, où les gens qui n’ont rien d’autre à faire allument une cigarette après l’autre dans une vaine tentative d’adoucir une situation de stress insupportable. Qu’est-ce qu’ils savent de moi ? Est-ce que l’ambassade veut collaborer? Est-ce que je serais le prochain à me retrouver dans l’avion? Que se passera-t-il si je reviens dans le pays d'où j’ai fui ? &lt;br /&gt; Parlons clairement et alors, peut-être, on sera compris : « Comment appelle-t-on un endroit surveillé par des caméras, protégés par des barbelés et des matons, où des gens sont enfermés ? » Une prison peut-être ? Oui, exactement, une prison. Les centres pour illégaux sont des prisons, sauf qu’elles ont un statut spécial et une fonction spéciale. La différence avec une prison ordinaire, c’est qu’il n’y a pas eu de juge pour décider d’enfermer la personne en question, mais que c’est l’Office des Etrangers qui prend cette décision. Il ne s’agit donc pas de purger sa peine, mais d’un enfermement administratif. Cela signifie que les gens qui ne disposent pas de documents adéquats peuvent être enfermés pour quelque mois afin de faciliter le travail administratif de l’Office des Etrangers, qui doit obtenir les documents nécessaires pour une déportation. Lorsque quelqu’un se retrouve dans un tel camp, l’Office s’occupe plus à fond de cette personne. Il s’agit surtout pour cet organisme de rechercher l’identité et la nationalité de la personne, si elles ne sont pas déjà connues, par exemple à travers la base de données printrak (où les empreintes digitales de tous ceux qui ont demandé l’asile dans un des pays de l’Union Européenne sont enregistrées). L’ambassade du pays « d’origine » doit alors confirmer cette identité et fournir les documents nécessaires pour foutre quelqu’un dans l’avion (ça s’appelle un laissez-passer). Enfin, il est évidemment plus facile de déporter quelqu’un quand celui-ci est enfermé entre quatre murs. Tout le fonctionnement interne du camp est basé sur l’exercice d'une pression psychologique sur les prisonniers pour faire en sorte de les briser et de les faire collaborer à leur propre déportation. Pour les prisonniers qui continuent de résister, les administrations des camps disposent de tout un arsenal de punitions : suppression des visites, cellules d’isolement, tabassages,…&lt;br /&gt;Quand quelqu’un se retrouve dans un camp, ceci ne veut pas nécessairement dire qu’il sera déporté. Car la machine n’est pas si bien huilée que ça. Non seulement il y a beaucoup d’évasions, mais la bureaucratie n’y arrive pas non plus à chaque fois. En soi, pour l’Etat, il n’importe pas toujours tellement de savoir qui sera déporté ; il dispose d'assez de sans-papiers, souvent réduits à des numéros et des dossiers. La déportation, c’est l’épée dans les reins qui fait en sorte que beaucoup restent calmes, qu’ils demeurent sans broncher, et qu’ils acceptent plus facilement d'être exploités comme des esclaves. Tout comme il existe pour les autres pauvres un arsenal de moyens pour les faire chanter (comme par exemple la prison, l’huissier, la radiation chez l’Onem,…). Evidemment, l’économie profite du travail en noir ; évidemment elle profite de sans-papiers souvent disposés à travailler pour des salaires bien inférieurs au minimum. On crie sur tous les toits que « les illégaux sont des profiteurs », mais en fait, on profite des illégaux. Nous ne voulons pas dire par là que tous les sans-papiers sont des anges, ce sont des êtres humains comme tout le monde qui, exactement comme tous les autres, cherchent des moyens pour survivre dans cette société. &lt;br /&gt; Reste alors la question du pourquoi l’Etat nous jette délibérément de la poudre aux yeux, pourquoi il fait en sorte que les médias parlent de « centres pour réfugiés » et pas de camps de déportation. Cela signifierait-il qu’il aurait honte de ses pratiques, ou qu’il aurait peur d’une résistance majeure ? Il semble que les attachés de presse de l’Office des Etrangers visent à semer la confusion, parce que cela fait des années qu’il y a des luttes contre ses camps, mais de là à croire qu’il en aurait honte ? Cela ne nous semble pas être le cas. Tout d’abord parce qu’un maître n’a pas honte, jamais, mais trouve justifié tout ce qu’il fait, à tout moment. Il y croit, dans son droit au pouvoir, et ne demandera pardon que le dos au mur. L'explication se trouve peut-être plutôt du côté de l'attitude paternaliste de l’Etat qui, en bon négrier, prouve qu’il est charitable en offrant un toit et de la nourriture à ses esclaves. Ainsi, après le meurtre de Sémira Adamu (une réfugiée asphyxiée dans un avion après que les policiers lui aient collée un coussin sur la bouche lors d'une tentative d’expulsion), une commission avait été formée (sous la direction de l’intellectuel Etienne Vermeersch), afin d’enquêter sur comment il serait possible d’expulser humainement. Depuis cette commission, ils ont souvent répété qu’ils voudraient humaniser les camps, qu’ils voudraient une politique d’asile humaine. &lt;br /&gt; Il semble donc que l’Etat croit réellement être humain en enfermant des gens dans des camps, et quand il accorde des permis de séjour provisoires aux meilleurs esclaves (ceux qui s’inclinent le plus et qui font de leur mieux pour s'intégrer en acceptant de faire toutes sortes de boulots précaires ou sales). Ensuite, si ceux-là continuent leurs efforts, l’Etat humain donnera peut-être une carte de résidence, et encore quelques années plus tard, qui sait ?, la nationalité belge. Et si quelqu’un enfreint la loi, il pourra encore moins compter sur de la clémence que les autres pauvres. Des « illégaux » sont enfermés en prison pendant des mois lorsqu'ils ont commis un petit délit ; et des rafles sont régulièrement organisées pour constater qui se trouve en Belgique, et qui peut être enfermé dans un camp avec une chance réelle de pouvoir le déporter. Et puis n’oublions pas que l’Etat a presque fini la construction de ce nouveau camp de déportation à Steenokkerzeel, un camp qui ressemble encore plus aux prisons ordinaires. Ce camp-là est d'ailleurs spécialement conçu pour enfermer et isoler les esclaves réfractaires…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-2135808328793161845?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2135808328793161845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/2135808328793161845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/la-langue-de-letat-ne-sera-jamais-la.html' title='La langue de l&apos;État ne sera jamais la nôtre'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-3777350347171374005</id><published>2011-05-01T18:59:00.001+02:00</published><updated>2011-05-01T18:59:43.223+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>Le syndicat forme un bloc... de poids mort à traîner</title><content type='html'>Brièvement, mais sérieusement sincère, je voudrais partager quelques réflexions avec vous par rapport au syndicat. Certains trouveront peut-être le moment inopportun pour les critiquer. Juste au moment où nous avons une journée de grève pas mal suivie derrière nous, une journée avec quelques beaux gestes dont la grande partie a été organisée, ou au moins soutenue, justement par le syndicat. Maintenant, et justement pour cela, je ne peux pas m’imaginer de meilleur moment. Si on va se battre, mieux vaut savoir comment et pourquoi chacun se lance dans la lutte. Ne serait-ce que pour éviter d’être enrégimenté dans une quelconque armée ou de se laisser limiter dans le choix des armes par des commandants autoproclamés. &lt;br /&gt;Je suis un homme épris de liberté, je suis donc contre le syndicat. Je ne peux pas faire autrement ! Je tends vers une liberté la plus étendue possible, et je veux me donner tous les instruments qui me semblent adéquats pour aller dans cette direction. Sur les deux plans (donc, au niveau du but et des moyens), le syndicat croise mon chemin. Pas en tant que compagnon de route, mais plutôt sous forme d’obstacle. Je suis retenu et sommé de ne pas courir librement, et de suivre les sentiers tracés par le syndicat…&lt;br /&gt;Commençons par le début. Dans son essence, le syndicat est un interlocuteur autour de la table économique. Il peut bien se fâcher de temps en temps, sa tâche sera toujours d’ouvrir le dialogue et d’arriver aux compromis. Le syndicat ne veut rien d’autre que trouver des solutions acceptables pour tous les interlocuteurs, pour toutes les parties prenantes. Et au nom des travailleurs, le syndicat s’assoit autour de la table et ne la renverse pas ; un geste qui élèverait une barricade claire et nette entre lui et les patrons. Non, le syndicat embrasse une position de négociation, et de là, les revendications possibles sont évidemment limitées. Il s’agira toujours de conditions « supportables » pour les ouvriers à l’intérieur de l’économie ; jamais le syndicat ne remettra en question l’économie en soi, jamais il ne se retournera contre la logique qu’il y a derrière l’état actuel des choses.&lt;br /&gt;Le syndicat a également cette tendance irritante à canaliser toute forme de rage sur le lieu de travail. Partout règne l’idée que si on est pris par un certain mécontentement, il faudrait adhérer au syndicat pour pouvoir en faire quelque chose. Ensuite, le syndicat déterminera évidemment la protestation, le comment il faut agir. La plupart du temps, le choix est alors entre la bonne vieille grève, le piquet ou la manifestation. Et ceux-là, uniquement au moment où le syndicat les estime opportuns. Franchement, une journée d’action nationale comme le 4 mars… Je pense que des choses intéressantes ont été faites, mais il faut bien admettre qu’une telle journée a été pensée pour ne pas encourager plus de protestations que souhaitées. Qu’un certain conflit n’ait appelé à l’action qu’une journée bien précise, c’est déjà une énorme limite. Mais qu’en plus, cette journée tombe un vendredi, c’est vraiment ennuyant. Ennuyant, mais compréhensible… si on suit la logique du syndicat. Le samedi, beaucoup de gens ne doivent pas aller bosser, et la possibilité est alors moins grande pour que le rythme économique soit davantage perturbé. Si une telle journée avait lieu un lundi, la possibilité serait majeure pour que la faim inassouvie d’une partie des travailleurs en colère continue à provoquer des désagréments tout au long de la semaine. Une seule journée, qui plus est un vendredi, voilà bien une décision prise pour ne pas brûler les ponts autour de la table de négociations, cela va de soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le syndicat cherche à nous rogner les ailes, et c’est une partie de sa fonction (c’est-à-dire, favoriser des compromis avec le patronat). Il cherche à arracher les idées et les énergies de nos mains en espérant qu’on oubliera, qu’on finira par ne savoir parler que son langage. Et je n’ai vraiment pas envie de finir comme ça !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-3777350347171374005?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3777350347171374005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/3777350347171374005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/le-syndicat-forme-un-bloc-de-poids-mort.html' title='Le syndicat forme un bloc... de poids mort à traîner'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7728940611912599458</id><published>2011-05-01T18:58:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T18:58:53.371+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>Désastre nucléaire! Le monde tourne mal</title><content type='html'>Un tremblement de terre de 8.8 sur l'échelle de Richter. Premières secousses, nouvelles secousses. Un tsunami inondant de larges parties du pays. Le nombre de morts est estimé à plusieurs milliers. Des villages entiers sont balayés. Ce n'est pas le premier séisme qui touche le Japon, bien que celui-ci soit particulièrement violent. Avec des conséquences plus importantes. Le Japon compte 17 centrales nucléaires, avec au total pas moins de 55 réacteurs nucléaires. Dans la centrale de Fukushima, la situation tourne au désastre nucléaire. Suite au séisme, le système de refroidissement s'est éteint dans au moins trois des six réacteurs. Alors, ils surchauffent et peuvent fondre, ou peut-être ont-ils déjà fondus. Dans trois bâtiments, une explosion ou un incendie s’est produite. Des « problèmes » sont annoncés dans d'autres centrales, mais on n’en sait pas plus. Quand, lors des premières heures des soucis nucléaires, les autorités japonaises proclamèrent l'état d'urgence, elles annoncaient en même temps qu'il n'y avait aucun danger pour les riverains. Ha. Un peu plus tard, elles annonceront pourtant qu’il vaut mieux fermer les portes et les fenêtres dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale. Puis, ce rayon s'est agrandi et tous les habitants de la région ont été soumis aux contrôles des hommes en blouses blanches, avec leurs masques et leurs mesureurs. Et maintenant, l'évacuation de toute la région est en cours, plus de 200 000 personnes. D'autres pays font juste partir leurs ressortissants du Japon. Le gouvernement doit peu à peu admettre qu'il y a un grand danger pour la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Belgique, les infos sur la catastrophe au Japon arrivent au moment où les lobbies nucléaires entament une nouvelle offensive. Reportages télé, rapports, « une » des journaux, ministres aux allures de perroquet. Tous les moyens sont à nouveau employés pour nous dépeindre le désastre qui nous attend à défaut d’énergie nucléaire: déficits d'électricité, émission de CO2 élevée, dépendance des fournisseurs étrangèrs. Honnêtement, peu importe que l’entreprise qui vient nous couper l’électricité quand on ne veut ou ne peut plus payer les factures soit étrangère ou nationale. Dépendance, menace de déficits, on s'y connait, grâce aux compagnies qui se remplissent les poches de thunes avec l'énergie nucléaire. Le gouvernement belge avait aussi entamé sa campagne d'information autour des centrales nucléaires existantes. Que faire en cas de catastrophe? Peut-être se cacher en dessous de la chaise? Comme si un désastre nucléaire était quelque chose que l’on pouvait apprendre à manier. La radiation nucléaire qui se propage pendant de décennies avant de disparaître, l'augmentation de cancers auprès des prochaines générations. Mieux vaut ne pas être dans les environs. Et c'est plutôt difficile dans un petit pays comme la Belgique. L'État distribue déjà des pilules d’iode aux 2,4 millions de riverains vivant à proximité des centrales nucléaires. Et alors, le périmètre de 20 kilomètres qu'ils manient est minimal. Évidemment, face au désastre sans retour, les scientifiques se hâtent de prêcher qu'un tel séisme était bien extraordinaire. Mais le problème ne réside pas dans ces seules catastrophes. Les rapports de sécurité qui arrivent à nos oreilles parlent déjà de fuites régulières. Des erreures humaines (sous la pression productiviste intrinsèque à chaque usine), les machines qui ne coopèrent plus. Tous des « imprévus ». Sont-ils moins réels pour autant? Combinés à la technologie mortifère, ce ne sont pas de simples « accidents ». Dans ce sens, il reste difficile à comprendre comment un pays qui a été touché par la force destructive d'une bombe atomique peut accueillir tant d'industries qui s'appuyent sur cette même force destructive. Le profit pardonne beaucoup dans ce monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7728940611912599458?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7728940611912599458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7728940611912599458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/desastre-nucleaire-le-monde-tourne-mal.html' title='Désastre nucléaire! Le monde tourne mal'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-6469668179992261283</id><published>2011-05-01T15:58:00.002+02:00</published><updated>2011-05-01T15:58:08.309+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Numéro 15'/><title type='text'>Brèves du désordre numéro 15</title><content type='html'>Dérangement – A Bornem, des policiers arrêtent quelqu’un parce qu’il dérange, et l’emmènent au commissariat. L’homme est relâché, mais il revient un peu plus tard. Il parvient à s'introduire dans le commissariat sans être aperçu, et met le feu à un bureau. Un policier l’attrape alors que l’homme s’apprête aussi à incendier l’entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cellule en feu – Après une bagarre avec les « accompagnateurs », un homme met le feu à son matelas dans l’hôpital psychiatrique de Sint-Amandus. L’homme a été envoyé en prison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tac tac – Un matin, le conseiller communal de Bruges du parti nationaliste NVA découvre que les fenêtres de sa voiture ont été cassées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poudre – Le secrétariat national du parti fasciste Vlaams Belang à Bruxelles est évacué suite à la découverte d'un courrier contenant de la poudre blanche. Il n’est pas clair si la poudre était vraiment dangereuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boum ! – Le service de déminage se hâte à Trazegnies. Un homme y avait découvert une valise devant sa maison avec le message « Attention, explosif, ne pas fumer ». La valise ne contenait qu’un petit papier avec « Boum ! » écrit dessus. Il y a deux semaines, une valise semblable avait été retrouvée au pied d’un monument dans les environs. L’homme qui a trouvé la valise devant sa porte est le même qui avait monté des rondes de citoyens (y compris la nuit) après une série d’incendies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nez – A Oostende, quelques personnes ont tenté de scier le nez d’une statue du roi Léopold II. Il y a quelques années, cette même statue avait été recouverte de peinture rouge ; une action revendiquée ensuite par « l’Ostendais Colérique », pour dénoncer le régime sanguinaire du roi au Congo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travaux de peinture – Plusieurs bombes de peintures sont jetées contre l’écran géant situé place Flagey à Ixelles (Bruxelles). Depuis que la place a été réaménagée pour attirer plus de yuppies, le nouveau « mobilier » a souvent été la cible de vandalisme créatif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meubles en feu – Dans les environs de Charleroi, un énorme magasin de meubles est incendié ; tout a été ravagé. En 2001, ce même bâtiment (abritant alors deux magasins), avait déjà été incendié. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concert annulé – Dans les environs de la rue de la Loi à Bruxelles, des échauffourées éclatent lorsque des gens essayent de perturber un concert du musicien congolais Werrason, un pro-président Kabila qui refuse de dire le moindre mot sur la situation misérable au Congo. On lui reproche, comme aux autres musiciens congolais, de n’être intéressé que par l’argent et de collaborer avec Kabila. La police intervient avec des anti-émeutes et l’autopompe. A la fin, le concert est annulé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Frein de secours – En pleine heure de pointe en fin de journée, un inconnu tire délibérément le frein de secours sur un train entre Bruxelles-Central et Bruxelles-Midi. Le trafic ferroviaire en est complètement perturbé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des nuits obscures – Deux nuits de suite, quelques rues sont plongées dans le noir dans le quartier Helmet à Schaerbeek. Selon le bourgmestre, les auteurs de ces sabotages du réseau électrique sont des jeunes des logements sociaux. Quelques semaines avant, un sabotage semblable avait touché d’autres rues du quartier. Pendant les émeutes à Molenbeek ou Anderlecht en 2009, une même tactique avait déjà été utilisée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Insécurité – Les fonctionnaires de l’Union Européenne se plaignent de la piste cyclable de la rue de la Loi. Ils disent qu’ils sont souvent heurtés par des cyclistes très rapides dès qu’ils sortent de leurs bâtiments. Mais même à l’intérieur, les fonctionnaires ne sont pas plus à leur aise. Au septième étage du Conseil de l’Europe, la veille de la journée d’action nationale contre l’accord interprofessionnel, des inconnus ont mis le feu à un local technique. Les dégâts sont malheureusement restés limités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Insécurité bis  - Après quelques incidents dans le métro bruxellois (dont le dernier était un chauffeur qui a frappé un passager), 10 vigiles de l’entreprise de sécurité privée Securitas ont été engagés. Leur premier jour de travail a commencé par un pavé lancé sur le pare-brise d’un tram (un incident qui entraîne le déploiement permanent de policiers sur la ligne 94). Et une semaine plus tard, les mercenaires se plaignent qu’ils sont insultés au quotidien. Trois agents de sécurité ont déjà demandé à être transférés. Entre-temps, les jets de pierres contre les trams et les métros continuent, et il est à noter que personne n’a encore été blessé lors de ces petites obstructions contre la STIB. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kermesse – Au tir forain sur le Grand Marché de Nivelles, un homme dirige son fusil à plomb… vers le Palais de Justice. Une vitre du bâtiment éclate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifs et saccage – Selon la police, la manifestation des fascistes du cercle étudiant flamand NSV et la contre-manifestation des antifascistes se sont déroulées « dans le calme » malgré quelques incidents. Au début des deux manifestations, à un autre endroit dans la ville, des inconnus masqués se sont attaqués au siège du VDAB (l’équivalent flamand de l’Actiris et le Forem). Ils ont cassé 32 vitres du bâtiment abritant les négriers modernes et les prêcheurs du travail. Pendant et après la manifestation, des types du NSV sont attaqués aux pierres et bombes de peintures. Quatre voitures sont endommagées auprès du commissariat de police de Ledeberg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intégration ratée – Le nouveau bâtiment du centre d'intégration à Kessel-Lo est couvert de tags. « s'intégrer égale s'auto-éliminer » et « insurrection partout ». Il y a une semaine, des papiers avec un message similaire avaient été collés sur les fenêtres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-6469668179992261283?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6469668179992261283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/6469668179992261283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/breves-du-desordre-numero-15.html' title='Brèves du désordre numéro 15'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-tJcAM-_4utc/TtTevXECwPI/AAAAAAAAABc/n8Dw1wMz0gY/s220/broken.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3671772973320707951.post-7418359405696120829</id><published>2011-03-05T15:06:00.000+01:00</published><updated>2011-03-05T15:06:05.350+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='numéro 14'/><title type='text'>Edito 14</title><content type='html'>&lt;a href="http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice14.pdf"&gt;Télécharger le numéro 14 de Hors Service en PDF.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des gens qui se battent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, nous apprenons avec joie les infos à propos des soulèvements dans le monde arabe. Comme on le faisait en 2008 lorsque la Grèce s’enflammait après qu’un jeune anarchiste ait été abattu par la police. Comme en 2005, quand des émeutes secouaient les banlieues françaises. Ces insurgés nous donnent le sourire aux lèvres, comme n’importe quelle autre nouvelle à propos de gens qui se révoltent, que ce soit en prison, dans un centre fermé ou dans la rue.&lt;br /&gt;Des gens qui se battent, c’est quelque chose de partout et de toujours. Pourtant, on finit à chaque fois par l’oublier, on oublie qu’il vaut mieux essayer de se battre que de rester prisonnier de sa situation, qu’il est possible de lutter. On l'oublie, parce que l’Etat fout des gens en taule, les déporte ou les assassine. Parce que l’Etat fait de petites concessions pour calmer les gens. Parce qu’on nous fait avaler au quotidien une merde qui dit à quel point il est juste d’obéir. Parce que parfois, nous ne savons plus par où commencer, pour ensuite ne plus rien commencer du tout. Et lorsque cela ne passe plus à la télé, on l’oublie. Mais n'existe-il pas de plus beau sujet pour en parler, n'existe-il pas de nouvelles plus joyeuses à diffuser que celles de gens qui ont choisi de ne plus se laisser faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons en parler, parler des gens qui se battent, et parler de notre lutte. Pour que ces histoires puissent inspirer, puissent donner du courage et des idées à tous ceux qui trépignent d’impatience. Pour que, malgré tout, nous puissions continuer à insuffler de la vie dans notre révolte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3671772973320707951-7418359405696120829?l=journalhorsservice.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7418359405696120829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3671772973320707951/posts/default/7418359405696120829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/03/edito-14.html' title='Edito 14'/><author><name>Hors Service</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07530792181689288594</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/20
