Brèves de désordre Numéro 18

A l'arrêt - A Ronet (près de Namur), une panne d'electricité frappe la gare de formation. La circulation des trains dans la région est fortement perturbée. Selon la SNCB, il s'agit d"un acte de malveillance". Quelques semaines plus tard, une grève contre des licenciements y paralyse toute la circulation des trains.

Feu aux tribunaux - Sur le parking à l'arrière du Palais de Justice à Arlon, la voiture appartenant à André Jordant, magistrat du Parquet d'Arlon, est détruite par un incendie pendant la nuit.

... et feu au capital - A Ghlin, des cocktails molotov sont balancés contre le concessionaire Daihatsu AD Motors. Onze véhicules garés sur son parking sont détruits, le showroom est aussi endommagé par les flammes.

Alerte - La maison communale à Molenbeek est évacuée suite à une fausse alerte à la bombe. Pareil pour le bâtiment de Swissport à l'aéroport de Liège.

Pneus crevés - A Arlon, un contrôle de police dégénère. Les policiers sont insultés et pris à partie. Quand une personne se fait serrée, les troubles continuent devant le commissariat. Au cours de la même nuit, les pneus de 61 voitures sont crevés dans les alentours. Ca rappelle d'ailleurs l'action de "La génération suivante" à Anvers qui ont dégonflé en une nuit les pneus de centaines de 4x4 en guise de protestation contre la pollution.

Hors service - Un câble de fibre optique coupé à Fleurus provoque une panne assez grosse du réseau de Mobistar dans la région du Hainaut.

La jeunesse engagée - Les bureaux du Service Communale de Jeunesse (service de prévention inclu) de Braine-le-Comte sont incendiées. Apparemment une jeunesse particulièrement participative là-bas.

Taxi - A l'aéroport de Zaventem, un chauffeur de taxi tente d'échapper à un contrôle policier. Il aurait alors emporté un policier sur le capot de la voiture; le policier a alors sorti son arme et a tiré trois coups. Le chauffeur a été atteint à l'épaule. Des centaines de taxis ont alors bloqué pendant toute la nuit l'autoroute qui donne accès à l'aéroport. Lors du blocage, il y a eu des échauffourées avec la police.

Flop - Le jour avant le premier mai, des néonazis du NSA veulent tenir leur propre manif. Faute de gens, ils restent traîner autour de la gare de Gand. Là, ils reçoivent quelques oeufs remplis de peinture. Quand ils veulent aller boire une bière, ils sont envoyés chier par le patron du bar. Entretemps, les médias parlent d’une “campagne de haine” contre certains bars à Gand, lieux de rencontre des organisations de droite. Les vitres et portes s’y font régulièrement attaquer.