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De beaucoup d’années, on nous a raconté que tout était rose. Même s’ici et là dans ce pays certaines choses n’allaient pas trop bien ou n’étaient pas trop justes, ça nous allait soi-disant bien, on devrait mieux de ne pas trop s’inquiéter. Nombreux sont ceux qui ont écouté ce message et ont éprouvé leur bonheur en essayant de gagner plus d’argent, en développant une modeste carrière, en ne réfléchissant pas trop pour jouir d’une semaine de vacances all-in à l’année, de nouvelles voitures et de portables étourdissants. Avec le sponsoring bienveillant de tous les partis politiques et les syndicats, il semblait devenu le sport national de faire comme si de rien n’était, comme si le ciel était tout clair.
Maintenant, il devient toujours plus difficile de prétendre que le ciel est d’un bleu d’acier. Des nuages noirs s’entassent au dessus de nos illusions et à certains endroits, la tempête s’est déjà déclenchée. Des licenciements massifs, une augmentation de la pauvreté, une notion croissante de l’inanité de l’existence qu’on nous offre, la démolition des soi-disant « acquis sociaux », les augmentations des prix, toujours plus de violence entre ceux qui l’ont toujours plus difficile à tenir la tête hors de l’eau. Certains l’appellent « crise », d’autres « la bulle de savon des marchés financiers qui explose » et encore d’autres « un passage nécessaire pour assainir l’économie. » Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : le temps des illusions de rose et de clair de la lune compte ses derniers jours.
En Europe, et aussi ici en Belgique, la « Bonne Nouvelle » du capitalisme et de la paix sociale rachetée en donnant à plus de gens l’accès à un certain niveau de consomption, aplanit la voie pour la brute loi de la survie. Plus de cadeaux, car les managers voient diminuer leurs profits. Plus de « tolérance » envers les pauvres, car les banques ont besoin de milliards d’argent du fiscal pour pouvoir continuer à réaliser les chiffres d’affaires. Plus de piété pour les perdants dans la concurrence effrénée, car sinon l’économie continuera à traînasser. Et pendant qu’en Grèce des dizaines de milliers de personnes engagent le combat contre cette saignée planifiée, ici en Belgique, à part quelques échauffourées, ça reste effrayamment tranquille.
De beaucoup d’années, ils nous ont endormis. Ils nous ont fait rêvé de faire une carrière, d’un bonheur qu’aussi nous qui ne sont pas à la tête des entreprises, des banques et des institutions, pouvaient aller acheter au supermarché. Ils nous ont fait oublier qu’est-ce que c’est lutter pour quelque chose de complètement différente, comment goûte la vraie liberté. Maintenant nous nous réveillons brusquement, l’un un peu plus vite que l’autre, et nous regardons dans le vide, encore étourdi de sommeil. Nous nous réveillons dans un monde où gagner la fin du mois n’est plus une évidence. Où nous ne savons plus comment forger des liens de solidarité face au goinfre de l’économie. Où on ne cesse de construire de nouvelles prisons et de centres fermés pour étrangers afin de pouvoir écraser immédiatement une éventuelle croissance du mécontentement. Où plus aucun vert n’est épargnée de la pollution et l’intoxication industrielles. Nous nous réveillons et le monde à l’air terriblement moche.
Nous sommes dans un sale pétrin. Nous devrions recommencer de zéro, nous armer d’idées qui sont véritablement les nôtres et trouver des manières de lutter qui ne cherchent pas de compromis avec ceux qui sont en train de faire de ce monde un grand cauchemar. A travers notre propre révolte, invitons aussi nos contemporains qui ont encore le regard hébété à la lutte contre l’asservissement de notre existence, appelons à la guerre sociale contre tous les oppresseurs et exploiteurs.
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Grève à l'école
Le sentiment du lundi matin. Ça fait des années que je ne suis plus allé à l'école, mais son souvenir est resté bien vivace. Ces pieds de plomb sur le chemin de l'école. Peut être que je m’en souviens bien parce que, aujourd’hui, ce n'est pas tellement différent. Juste qu’ aujourd'hui, c'est vers le travail que je me traîne. Ce sentiment de lundi matin n'est donc pas le privilège des écoliers et il ne se limite d'ailleurs pas au lundi matin.
Un certain ministre de l'éducation flamande s'étonnait du fait que le tract ci-dessous ne contenait pas d'exigences, n'avait pas comme motif particulier l'une ou l'autre réforme. En effet, cet appel n'a pas besoin d'autre motif que le train-train quotidien et ses ordres. Cet appel ne veut rien d'autre qu'un moment de rupture parce qu'il n'exige rien et tout en même temps.
Dans l'élan du jour annoncé, des tracts ont été distribués et des affiches collées auprès des écoles de certaines villes, à Louvain surtout. Sur les murs de plusieurs écoles, des tags sont apparus et quelques portes d'entrées ont été bloquées à la colle. Huit bus de la compagnie de transport public De Lijn ont également été tagués avec des slogans contre l'école.
* * *
Nous ne nous tairons pas!
Nous ne vous écouterons pas!
Lundi matin, bien trop tôt. Le réveille sonne. Le weekend a été beaucoup trop court et la routine va recommencer.
De retour à l’école, je suis à nouveau en retard. Mon casier judiciaire, mon journal de classe, est à nouveau rempli. La récré, l’heure fixe de «liberté». On a l’air de prisonniers. On a toujours peur de se faire prendre. Quand on fume, quand on se balade dans les bâtiments ou qu’on enfreint les règles.
De retour en classe, pas fait les devoirs. Je le sentirais dans mes points, les points avec lesquels on nous classe sur base de notre manière de penser et d’agir.
La dernière heure de cours, je pense à la liberté. Encore des jours à souffrir avant les vacances. Goûter deux mois à la liberté et puis à nouveau obéir.
La cloche sonne, le signal de la délivrance. Mais à la maison, c’est la pile de bouquins qui m’attend. Ce qu’on a pas pu faire à l’école, faudra le faire à la maison.
Je pense à demain, demain ressemblera à hier, comme hier ressemblait à aujourd’hui. La routine de l’obéissance, passer des heures à écouter les conneries qui nous dictent comme on devrait se comporter. Un par un, on nous éduque à devenir des instruments identiques.
On en a marre!
On en a marre d’obéir, d’écouter et d’être punis quand on ne le fait pas.
Nous ne nous tairons pas, nous n’écouterons pas.
Nous appelons à résister!
Lundi 10 mai va être un jour plein de plaisir, le jour où nous faisons ce que nous voulons. Un jour où nous apprenons ce que l’école ne peut pas nous apprendre, découvrir la liberté!
Avec ou sans mot d’excuse, ne vas pas à l’école. Fais ce que tu veux!
Un certain ministre de l'éducation flamande s'étonnait du fait que le tract ci-dessous ne contenait pas d'exigences, n'avait pas comme motif particulier l'une ou l'autre réforme. En effet, cet appel n'a pas besoin d'autre motif que le train-train quotidien et ses ordres. Cet appel ne veut rien d'autre qu'un moment de rupture parce qu'il n'exige rien et tout en même temps.
Dans l'élan du jour annoncé, des tracts ont été distribués et des affiches collées auprès des écoles de certaines villes, à Louvain surtout. Sur les murs de plusieurs écoles, des tags sont apparus et quelques portes d'entrées ont été bloquées à la colle. Huit bus de la compagnie de transport public De Lijn ont également été tagués avec des slogans contre l'école.
* * *
Nous ne nous tairons pas!
Nous ne vous écouterons pas!
Lundi matin, bien trop tôt. Le réveille sonne. Le weekend a été beaucoup trop court et la routine va recommencer.
De retour à l’école, je suis à nouveau en retard. Mon casier judiciaire, mon journal de classe, est à nouveau rempli. La récré, l’heure fixe de «liberté». On a l’air de prisonniers. On a toujours peur de se faire prendre. Quand on fume, quand on se balade dans les bâtiments ou qu’on enfreint les règles.
De retour en classe, pas fait les devoirs. Je le sentirais dans mes points, les points avec lesquels on nous classe sur base de notre manière de penser et d’agir.
La dernière heure de cours, je pense à la liberté. Encore des jours à souffrir avant les vacances. Goûter deux mois à la liberté et puis à nouveau obéir.
La cloche sonne, le signal de la délivrance. Mais à la maison, c’est la pile de bouquins qui m’attend. Ce qu’on a pas pu faire à l’école, faudra le faire à la maison.
Je pense à demain, demain ressemblera à hier, comme hier ressemblait à aujourd’hui. La routine de l’obéissance, passer des heures à écouter les conneries qui nous dictent comme on devrait se comporter. Un par un, on nous éduque à devenir des instruments identiques.
On en a marre!
On en a marre d’obéir, d’écouter et d’être punis quand on ne le fait pas.
Nous ne nous tairons pas, nous n’écouterons pas.
Nous appelons à résister!
Lundi 10 mai va être un jour plein de plaisir, le jour où nous faisons ce que nous voulons. Un jour où nous apprenons ce que l’école ne peut pas nous apprendre, découvrir la liberté!
Avec ou sans mot d’excuse, ne vas pas à l’école. Fais ce que tu veux!
Conversation
Mercredi après-midi. 14 heures. M. est assis sur les escaliers de sa maison quand B. passe et se pose à côté de lui.
B.: Héla! Comment vas-tu? Je t'ai plus vu depuis quelques jours...
M.: Je n'allais pas super bien. J'ai eu des disputes à l'école et le directeur a téléphoné à mes parents qui, bon bref, ont flippé un peu.
B.: Dis, qu'est-ce que t'avais fait alors? Ça ne pouvait quand même pas être si grave.
M.: Il ne s'agit pas de ça, tu sais quand même. Ça ne fait que deux ans que t'as quitté l'école... Les profs ne peuvent pas avaler qu'on s'oppose à eux, c'est ça le problème. Mais je ne peux quand même pas leur faire interdire mes pensées...
B.: Sois un peu plus clair. Qu'est-ce qui s'est passé au juste?
M.: Ben, on avait une semaine à thèmes cette semaine, tu sais, autour de plusieurs sujets; le chômage, la violence entre les jeunes etc. Pendant des heures, le prof a radoté sur les émeutes dans les quartiers et la montée de violence dans la rue. Il nous a fait lire des journaux et voir des bouts d'émissions à la télé. Soi-disant pour nous apprendre ce que le monde pense des jeunes qui font ce genre de chose, ou qu'est-ce que j'en sais. Alors j'ai dit que l'opinion des médias ne m'intéresse pas. Que de toute façon, ils ne font que se ramener avec la version des flics ou ce que veut entendre l'opinion publique. Il m'a demandé quelle opinion m'intéressait alors. J'ai répondu, l'opinion de ceux qui peuvent encore penser pour eux-mêmes et qui font autre chose que de répéter ce qui leur est dit. Et que ce n'est pas ça qu'on entend souvent à l'école. Alors il s'est mis en colère en disant que ça suffisait. J'ai répondu que c'était le meilleur exemple. Là-dessus, il m'a foutu à la porte et m'a envoyé chez le directeur. Mais j'ai pas été le voir...
B.: Aïe! Tu sais, pendant tout un temps, j'ai aussi eu des problèmes avec mes profs à l'école. Mais à un certain moment, j'ai juste arrêté de fauter des troubles. Je n'ai pas voulu mettre mon diplôme en jeu. Si tu ne l'obtiens pas, t'es le pigeon pour de vrai.
M.: Oui, c'est ce qu'ils nous disent toujours. Mais même si on l'obtient tous, ce diplôme, alors quoi?!
B.: Regarde, je suis ton pote. Je comprends que c'est de la merde. C'est la même chose pour moi. Mais qu'est-ce que tu veux faire? Plus tard, tu dois vivre de quelque chose.
M.: Mais, tu trouves pas ça bizarre qu'on doit aller 12 ans à l'école pour pouvoir vivre de quelque chose plus tard? Pour quoi alors? Pour travailler? Pour payer à manger, à boire, le loyer? Ça ne peut pas être l'horizon quand même! Je te jure, déjà maintenant, j'ai presque plus le temps pour faire toutes les choses que j'aime bien faire. Ou pour les choses que je voudrais vraiment apprendre. Ces choses qui sont justement trop importantes pour moi. Comment eux, peuvent-ils savoir ce qui est bien pour moi?
B.: Je ne sais pas. Mais je suis assez sur que tes parents recevront plus de coups de téléphone encore quand tu continueras à tout remettre en cause. Et pas seulement à l'école.
M.: C'est justement ça. Ils veulent surtout nous empêcher de poser les vraies questions. Il y a quelques jours, une fille à l'école a demandé à un prof ce qu'il pense du fait que à cinq rues de chez elle, les gens habitent dans des villas, que certains ont même un jardin et qu'ils roulent tous avec la dernière caisse toute neuve, alors que six maisons plus loin de l'autre côté, les trois filles de la famille dorment dans une chambre et les deux garçons dorment dans le living. Et que, quand il pleut, ils ont les pantalons mouillés car ils n'en ont qu'une paire. Tu sais ce qu'à répondu le prof? Il y a toujours eu des riches et des pauvres. Ça ne semble pas être tout à fait juste mais c'est comme ça. Ce qu'il veut dire en vrai c'est qu'on doit apprendre à vivre avec. Que c'est mieux qu'on ne pense pas trop à ça. Tu comprends? Ils veulent qu'on pense soi-disant pour nous mêmes et qu'on prenne des initiatives. Et quand on a la rage ou qu'on est triste parce qu'on sent que trop de choses ne vont pas dans nos vies, alors ils viennent avec l'un ou l'autre projet, qui servira à nous occuper. Pour retaper le quartier ou une connerie du genre. Pour imposer une structure à nos pensées. Pour nous calmer. Mais si ça n'aide toujours pas, si on se sent toujours enfermés, si on veut toute autre chose, alors tout à coup, on constitue un problème. On est dérangeants.
B.: Tu sais à quoi je pense souvent? Quand j'en ai marre de tout et surtout de mon boulot? Que je voudrais partir. Voir le monde. Apprendre des langues pour pouvoir parler avec les gens là-bas. Voir autre chose, tu comprends, avec mes propres yeux. C'est ça que j'aimerais bien faire.
M.: Oui, pouvoir faire ce que t'aime faire. Faire ce qui te semble important. Parce que c'est ma vie. Allez, c'est pas bizarre ça, quand même ! Ce qui est bizarre, c'est tout le reste.
B.: Héla! Comment vas-tu? Je t'ai plus vu depuis quelques jours...
M.: Je n'allais pas super bien. J'ai eu des disputes à l'école et le directeur a téléphoné à mes parents qui, bon bref, ont flippé un peu.
B.: Dis, qu'est-ce que t'avais fait alors? Ça ne pouvait quand même pas être si grave.
M.: Il ne s'agit pas de ça, tu sais quand même. Ça ne fait que deux ans que t'as quitté l'école... Les profs ne peuvent pas avaler qu'on s'oppose à eux, c'est ça le problème. Mais je ne peux quand même pas leur faire interdire mes pensées...
B.: Sois un peu plus clair. Qu'est-ce qui s'est passé au juste?
M.: Ben, on avait une semaine à thèmes cette semaine, tu sais, autour de plusieurs sujets; le chômage, la violence entre les jeunes etc. Pendant des heures, le prof a radoté sur les émeutes dans les quartiers et la montée de violence dans la rue. Il nous a fait lire des journaux et voir des bouts d'émissions à la télé. Soi-disant pour nous apprendre ce que le monde pense des jeunes qui font ce genre de chose, ou qu'est-ce que j'en sais. Alors j'ai dit que l'opinion des médias ne m'intéresse pas. Que de toute façon, ils ne font que se ramener avec la version des flics ou ce que veut entendre l'opinion publique. Il m'a demandé quelle opinion m'intéressait alors. J'ai répondu, l'opinion de ceux qui peuvent encore penser pour eux-mêmes et qui font autre chose que de répéter ce qui leur est dit. Et que ce n'est pas ça qu'on entend souvent à l'école. Alors il s'est mis en colère en disant que ça suffisait. J'ai répondu que c'était le meilleur exemple. Là-dessus, il m'a foutu à la porte et m'a envoyé chez le directeur. Mais j'ai pas été le voir...
B.: Aïe! Tu sais, pendant tout un temps, j'ai aussi eu des problèmes avec mes profs à l'école. Mais à un certain moment, j'ai juste arrêté de fauter des troubles. Je n'ai pas voulu mettre mon diplôme en jeu. Si tu ne l'obtiens pas, t'es le pigeon pour de vrai.
M.: Oui, c'est ce qu'ils nous disent toujours. Mais même si on l'obtient tous, ce diplôme, alors quoi?!
B.: Regarde, je suis ton pote. Je comprends que c'est de la merde. C'est la même chose pour moi. Mais qu'est-ce que tu veux faire? Plus tard, tu dois vivre de quelque chose.
M.: Mais, tu trouves pas ça bizarre qu'on doit aller 12 ans à l'école pour pouvoir vivre de quelque chose plus tard? Pour quoi alors? Pour travailler? Pour payer à manger, à boire, le loyer? Ça ne peut pas être l'horizon quand même! Je te jure, déjà maintenant, j'ai presque plus le temps pour faire toutes les choses que j'aime bien faire. Ou pour les choses que je voudrais vraiment apprendre. Ces choses qui sont justement trop importantes pour moi. Comment eux, peuvent-ils savoir ce qui est bien pour moi?
B.: Je ne sais pas. Mais je suis assez sur que tes parents recevront plus de coups de téléphone encore quand tu continueras à tout remettre en cause. Et pas seulement à l'école.
M.: C'est justement ça. Ils veulent surtout nous empêcher de poser les vraies questions. Il y a quelques jours, une fille à l'école a demandé à un prof ce qu'il pense du fait que à cinq rues de chez elle, les gens habitent dans des villas, que certains ont même un jardin et qu'ils roulent tous avec la dernière caisse toute neuve, alors que six maisons plus loin de l'autre côté, les trois filles de la famille dorment dans une chambre et les deux garçons dorment dans le living. Et que, quand il pleut, ils ont les pantalons mouillés car ils n'en ont qu'une paire. Tu sais ce qu'à répondu le prof? Il y a toujours eu des riches et des pauvres. Ça ne semble pas être tout à fait juste mais c'est comme ça. Ce qu'il veut dire en vrai c'est qu'on doit apprendre à vivre avec. Que c'est mieux qu'on ne pense pas trop à ça. Tu comprends? Ils veulent qu'on pense soi-disant pour nous mêmes et qu'on prenne des initiatives. Et quand on a la rage ou qu'on est triste parce qu'on sent que trop de choses ne vont pas dans nos vies, alors ils viennent avec l'un ou l'autre projet, qui servira à nous occuper. Pour retaper le quartier ou une connerie du genre. Pour imposer une structure à nos pensées. Pour nous calmer. Mais si ça n'aide toujours pas, si on se sent toujours enfermés, si on veut toute autre chose, alors tout à coup, on constitue un problème. On est dérangeants.
B.: Tu sais à quoi je pense souvent? Quand j'en ai marre de tout et surtout de mon boulot? Que je voudrais partir. Voir le monde. Apprendre des langues pour pouvoir parler avec les gens là-bas. Voir autre chose, tu comprends, avec mes propres yeux. C'est ça que j'aimerais bien faire.
M.: Oui, pouvoir faire ce que t'aime faire. Faire ce qui te semble important. Parce que c'est ma vie. Allez, c'est pas bizarre ça, quand même ! Ce qui est bizarre, c'est tout le reste.
Le chantier du centre fermé avance... Qu'est-ce qu'on attend?
Depuis quelques mois, une lutte est en cours contre la construction d’un nouveau centre fermé pour étrangers à Steenokkerzeel, près de Bruxelles. Il y a beaucoup de raisons et de manières de s’opposer à un monde qui construit des centres fermés pour expulser du pays ceux qui sont considérés comme de trop. Un monde qui met des millions de gens en fuite, qui les tolère tandis qu’il peut les exploiter à volonté et les déporte quand l’économie n’a plus besoin d’eux, quand ils commencent à représenter un danger pour l’ordre établit ou pour effrayer les autres sans-papiers et les pauvres. La lutte contre la construction du nouveau centre fermé est donc indissociablement liée à d’autres terrains où le conflit social se fait sentir.
Après des années de résistance de sans-papiers (par des centaines de manifestations, de rassemblements et d’occupations), l’Etat avait finalement préparé sa réponse à tous ceux – et ils ne sont pas peu – qui ne sont pas prêts à enterrer la hache de guerre et à prendre place à la table de négociations. Une majorité des sans-papiers en lutte a opté pour la politique et ceci était le prétexte à des discussions sans fin de ces grands messieurs à propos d’une régularisation. La régularisation actuelle est donc d’un côté un moyen de calmer l'acitivité autour des déportations et des centres fermés, et de l’autre côté une manière pour l’Etat de répondre à son besoin d’avoir plus de prise sur l’immigration ; une immigration qui selon eux doit être accordés aux besoins économiques d'une main-d’œuvre bon marché et docile. La régularisation va de pair avec un développement plus poussé de la machine à expulser, entre autre en agrandissant les centres fermés existants et en construisant un nouveau centre fermé à Steenokkerzeel où sont incarcérés les sans-papiers qui seront expulsés.
L’Etat a fait tout pour camoufler cet œuvre, mais il y a quelque chose de « spécial » concernant ce nouveau centre fermé. Il sera différent des centres existants. Pourquoi ? Parce que ces dernières années, des dizaines de révoltes, de mutineries, d’attaques contre les matons et d’évasions ont eu lieu dans les centres fermés, jusqu’à la destruction d’une grande partie du centre 127bis par moyen d’un incendie coordonné à minuit pile le … août 2008. Voilà la raison pour laquelle l’Etat veut maintenant une structure spécifique pour isoler les sans-papiers qui se rebellent et étouffer aussi bien que possible les révoltes. Voilà pourquoi la construction de ce nouveau centre fermé, avec ses cellules individuelles, ses caméras de surveillance et ses sas de sécurité, est indissociable de la dynamique de révolte qui s’est développée ces dernières années dans les camps de l’Etat.
En plus de critiquer le fait que les frontières servent à séparer les pauvres d’ici des pauvres de là bas, à monter les uns contre les autres le plus possible, cette lutte vise aussi le caractère changeant de l’immigration ; elle essaye de mettre le doigt sur une tendance qui pourrait donner le ton dans les années à venir. Les flux migratoires continuent à se grossir et deviennent, même pour les Etats, avec leurs armées, leurs polices et leurs protections technologiques, toujours plus difficile à contrôler. Traqués par la pauvreté, la destruction de l’environnement, la guerre et l’oppression, la Méditerranée devient moins infranchissable à beaucoup de pauvres; les barbelés et les douanes deviennent un obstacle surmontable. Les milliers d'entre ceux qui arrivent chaque année ici, c’est-à-dire, la pauvreté du monde entier, et les changements de l’économie comme par exemple « la crise » actuelle, presse sur les soi-disant « acquis sociaux » qui camouflent depuis aussi longtemps la misère produite par le capitalisme. Toujours plus de gens, sans et avec papiers, seront mis sur la touche, simplement parce qu’ils ne sont plus utilisables aux yeux de l’économie. La lutte contre la construction du nouveau centre fermé, contre cette réalisation concrète de la politique d’exclusion renouvelée, est une possibilité pour recommencer à parler du choix de combattre cette société divisée en riches et pauvres, en opprimés et oppresseurs. Une tentative qui n’est certainement pas vaine à une époque où le mécontentement et la rage sont toujours plus enrégimentés par les nationalismes qui s'exacerbent les uns contre les autres; par les religions qui prêchent l’asservissement ; par l’idéologie du brave citoyen qui propose à tous de devenir des flics sans uniforme.
La lutte contre la construction de ce nouveau centre fermé ne tombe donc pas du ciel. Mais alors, une autre question importante surgit, une question qui n’est pas séparée de nos propres désirs, rêves et idées, une question à laquelle les réponses ne peuvent être des suggestions et des indications : comment ? Que faire pour empêcher la construction de ce nouveau centre fermé et mettre des bâtons dans les roues de la machine à expulser ?
Le comment, la méthode que nous estimons la plus adéquate, refuse toutes les formes de politique et de représentation. Elle est basée sur le choix individuel de chacun et de chacune de s’engager dans la lutte et pas sur l’adhésion à un groupe ou programme politique quelconque. En d'autres mots, notre proposition c’est l’auto-organisation de la lutte. Ne pas laissez dépendre la lutte de politiciens ou de leaders, de leurs manières à arriver à des négociations avec l’Etat (comme voter « différemment » aux élections, des pétitions pour supplier les puissants, d’entamer un dialogue avec les responsables de la construction du centre), mais de la prendre en mains nous-mêmes. Ceci est une manière pour arrêter et empêcher la construction du nouveau centre nous-mêmes et d’une manière directe. Seulement ainsi, nous pouvons lutter pour un empêchement effectif de la construction de ce nouveau centre et éviter de tomber le piège d’un dialogue avec l’Etat à propos d’une éventuelle adaptation plus humaine des plans de construction.
Cette auto-organisation ne signifie pas forcément qu'il faut former un quelconque comité ou collectif, mais plutôt de rendre possible des moments de rencontre, créer des discussions, échanger des idées. Comme par exemple lors de rassemblements, de petites manifestations, de soirées de soutien à la lutte,… Mais le but n’est pas juste de parler tous un peu plus de ce nouveau centre fermé, de le critiquer pour ensuite aller se coucher avec la conscience apaisée. Non, l’auto-organisation est orientée vers l’agir, vers l’action.
Pour rendre possible l’action, il faut considérer l’ennemi dans toute sa concrétisation. Qu’il ne s’agit pas d’une entreprise qui construit le nouveau centre fermé, mais bien les entreprises Besix, Valens, Michiels etc. Que le centre fermé n’est pas juste un tas de barreaux, mais qu’il fonctionne grâce aux matons qui ont des noms et des adresses, grâce aux entreprises de nettoyage et de restauration comme ISS Cleaning et Sodexo, grâce aux médecins qui anesthésient et taisent ce qui s’est passé quand des prisonniers ont été tabassés par des matons. Que les gérants, l’Office des Etrangers, tous les partis et institutions politiques, les organismes européens de gardes-frontières comme Frontex, ne sont pas des abstractions, mais qu’ils consistent en des personnes concrètes qui portent toutes une responsabilité dans l’organisation de cette machine à expulser. Ces informations doivent circulent largement, doivent être accessibles à tous et toutes. La diffusion de ce genre d’informations est et restera toujours un élément fondamental de toutes les luttes. Un élément fondamental, mais ce n’est pas tout…
Car des idées pareilles se traduisent en mouvements de nos mains et de nos pieds ; notre volonté d’engager la lutte cherche des points de repère dans le monde physique. Il y a beaucoup de possibilités intéressantes... Une d'entre elles, ce sont des attaques modestes, simples et reproductibles contre toutes les structures et les hommes responsables de la construction de ce nouveau centre fermé et contre les rouages de la machine à expulser. Cette méthode permet à chacun et chacune, de la manière qu’il ou elle estime la plus adéquate, de prendre part à la lutte en première personne. Et ces attaques ne parlent pas seulement de la lutte contre le centre fermé. Elles parlent d’une manière qui refuse tout dialogue avec l’ennemi et qui ne perçoit pas la lutte sociale comme un spectacle politique, comme une affaire de partis et de syndicats, mais justement comme un conflit direct avec ceux qui endiguent nos vies. Au fur et à mesure que ce genre d’actes (la résistance lors des contrôles d’identité, le rejet de la bureaucratie qui, à travers tout genre de document, met nos vies sur ses rails, la casse des fausses catégories d’autochtones et d’allochtones, de nationalités et d’ethnies, le sabotage du mécanisme d’exploitation de sans-papiers et de toute le monde) s’élargissent, se diffusent et incitent d’autres, les grains de sables commencent à ronger la machine à expulser. Faisons alors en sorte qu’il n’y ai plus de pièces de rechange disponible.
Le plus bel aspect de chaque lutte qui ne se laisse pas embrigader par la politique, est sans doute qu’elle bouleverse les rôles sociaux. Dans un monde qui nous compartimente tous, qui nous enferme la plupart de la journée au boulot, dans les embouteillages ou derrière le fourneau, seule la lutte fait éclater cette routine macabre. Le plus beau du combat, c’est que tu apprends à mieux te connaître, que tu peux croître en idées, en rêves et en pratiques, que tu peux forger des liens avec d’autres, des liens complètement différents de tout la nausée que cette société nous offre. Voilà pourquoi cette lutte n’est pas un combat d’arrière-garde, mais une expression enragée de joie. Voilà pourquoi cette lutte vaut la peine d’être pratiquée.
Après des années de résistance de sans-papiers (par des centaines de manifestations, de rassemblements et d’occupations), l’Etat avait finalement préparé sa réponse à tous ceux – et ils ne sont pas peu – qui ne sont pas prêts à enterrer la hache de guerre et à prendre place à la table de négociations. Une majorité des sans-papiers en lutte a opté pour la politique et ceci était le prétexte à des discussions sans fin de ces grands messieurs à propos d’une régularisation. La régularisation actuelle est donc d’un côté un moyen de calmer l'acitivité autour des déportations et des centres fermés, et de l’autre côté une manière pour l’Etat de répondre à son besoin d’avoir plus de prise sur l’immigration ; une immigration qui selon eux doit être accordés aux besoins économiques d'une main-d’œuvre bon marché et docile. La régularisation va de pair avec un développement plus poussé de la machine à expulser, entre autre en agrandissant les centres fermés existants et en construisant un nouveau centre fermé à Steenokkerzeel où sont incarcérés les sans-papiers qui seront expulsés.
L’Etat a fait tout pour camoufler cet œuvre, mais il y a quelque chose de « spécial » concernant ce nouveau centre fermé. Il sera différent des centres existants. Pourquoi ? Parce que ces dernières années, des dizaines de révoltes, de mutineries, d’attaques contre les matons et d’évasions ont eu lieu dans les centres fermés, jusqu’à la destruction d’une grande partie du centre 127bis par moyen d’un incendie coordonné à minuit pile le … août 2008. Voilà la raison pour laquelle l’Etat veut maintenant une structure spécifique pour isoler les sans-papiers qui se rebellent et étouffer aussi bien que possible les révoltes. Voilà pourquoi la construction de ce nouveau centre fermé, avec ses cellules individuelles, ses caméras de surveillance et ses sas de sécurité, est indissociable de la dynamique de révolte qui s’est développée ces dernières années dans les camps de l’Etat.
En plus de critiquer le fait que les frontières servent à séparer les pauvres d’ici des pauvres de là bas, à monter les uns contre les autres le plus possible, cette lutte vise aussi le caractère changeant de l’immigration ; elle essaye de mettre le doigt sur une tendance qui pourrait donner le ton dans les années à venir. Les flux migratoires continuent à se grossir et deviennent, même pour les Etats, avec leurs armées, leurs polices et leurs protections technologiques, toujours plus difficile à contrôler. Traqués par la pauvreté, la destruction de l’environnement, la guerre et l’oppression, la Méditerranée devient moins infranchissable à beaucoup de pauvres; les barbelés et les douanes deviennent un obstacle surmontable. Les milliers d'entre ceux qui arrivent chaque année ici, c’est-à-dire, la pauvreté du monde entier, et les changements de l’économie comme par exemple « la crise » actuelle, presse sur les soi-disant « acquis sociaux » qui camouflent depuis aussi longtemps la misère produite par le capitalisme. Toujours plus de gens, sans et avec papiers, seront mis sur la touche, simplement parce qu’ils ne sont plus utilisables aux yeux de l’économie. La lutte contre la construction du nouveau centre fermé, contre cette réalisation concrète de la politique d’exclusion renouvelée, est une possibilité pour recommencer à parler du choix de combattre cette société divisée en riches et pauvres, en opprimés et oppresseurs. Une tentative qui n’est certainement pas vaine à une époque où le mécontentement et la rage sont toujours plus enrégimentés par les nationalismes qui s'exacerbent les uns contre les autres; par les religions qui prêchent l’asservissement ; par l’idéologie du brave citoyen qui propose à tous de devenir des flics sans uniforme.
La lutte contre la construction de ce nouveau centre fermé ne tombe donc pas du ciel. Mais alors, une autre question importante surgit, une question qui n’est pas séparée de nos propres désirs, rêves et idées, une question à laquelle les réponses ne peuvent être des suggestions et des indications : comment ? Que faire pour empêcher la construction de ce nouveau centre fermé et mettre des bâtons dans les roues de la machine à expulser ?
Le comment, la méthode que nous estimons la plus adéquate, refuse toutes les formes de politique et de représentation. Elle est basée sur le choix individuel de chacun et de chacune de s’engager dans la lutte et pas sur l’adhésion à un groupe ou programme politique quelconque. En d'autres mots, notre proposition c’est l’auto-organisation de la lutte. Ne pas laissez dépendre la lutte de politiciens ou de leaders, de leurs manières à arriver à des négociations avec l’Etat (comme voter « différemment » aux élections, des pétitions pour supplier les puissants, d’entamer un dialogue avec les responsables de la construction du centre), mais de la prendre en mains nous-mêmes. Ceci est une manière pour arrêter et empêcher la construction du nouveau centre nous-mêmes et d’une manière directe. Seulement ainsi, nous pouvons lutter pour un empêchement effectif de la construction de ce nouveau centre et éviter de tomber le piège d’un dialogue avec l’Etat à propos d’une éventuelle adaptation plus humaine des plans de construction.
Cette auto-organisation ne signifie pas forcément qu'il faut former un quelconque comité ou collectif, mais plutôt de rendre possible des moments de rencontre, créer des discussions, échanger des idées. Comme par exemple lors de rassemblements, de petites manifestations, de soirées de soutien à la lutte,… Mais le but n’est pas juste de parler tous un peu plus de ce nouveau centre fermé, de le critiquer pour ensuite aller se coucher avec la conscience apaisée. Non, l’auto-organisation est orientée vers l’agir, vers l’action.
Pour rendre possible l’action, il faut considérer l’ennemi dans toute sa concrétisation. Qu’il ne s’agit pas d’une entreprise qui construit le nouveau centre fermé, mais bien les entreprises Besix, Valens, Michiels etc. Que le centre fermé n’est pas juste un tas de barreaux, mais qu’il fonctionne grâce aux matons qui ont des noms et des adresses, grâce aux entreprises de nettoyage et de restauration comme ISS Cleaning et Sodexo, grâce aux médecins qui anesthésient et taisent ce qui s’est passé quand des prisonniers ont été tabassés par des matons. Que les gérants, l’Office des Etrangers, tous les partis et institutions politiques, les organismes européens de gardes-frontières comme Frontex, ne sont pas des abstractions, mais qu’ils consistent en des personnes concrètes qui portent toutes une responsabilité dans l’organisation de cette machine à expulser. Ces informations doivent circulent largement, doivent être accessibles à tous et toutes. La diffusion de ce genre d’informations est et restera toujours un élément fondamental de toutes les luttes. Un élément fondamental, mais ce n’est pas tout…
Car des idées pareilles se traduisent en mouvements de nos mains et de nos pieds ; notre volonté d’engager la lutte cherche des points de repère dans le monde physique. Il y a beaucoup de possibilités intéressantes... Une d'entre elles, ce sont des attaques modestes, simples et reproductibles contre toutes les structures et les hommes responsables de la construction de ce nouveau centre fermé et contre les rouages de la machine à expulser. Cette méthode permet à chacun et chacune, de la manière qu’il ou elle estime la plus adéquate, de prendre part à la lutte en première personne. Et ces attaques ne parlent pas seulement de la lutte contre le centre fermé. Elles parlent d’une manière qui refuse tout dialogue avec l’ennemi et qui ne perçoit pas la lutte sociale comme un spectacle politique, comme une affaire de partis et de syndicats, mais justement comme un conflit direct avec ceux qui endiguent nos vies. Au fur et à mesure que ce genre d’actes (la résistance lors des contrôles d’identité, le rejet de la bureaucratie qui, à travers tout genre de document, met nos vies sur ses rails, la casse des fausses catégories d’autochtones et d’allochtones, de nationalités et d’ethnies, le sabotage du mécanisme d’exploitation de sans-papiers et de toute le monde) s’élargissent, se diffusent et incitent d’autres, les grains de sables commencent à ronger la machine à expulser. Faisons alors en sorte qu’il n’y ai plus de pièces de rechange disponible.
Le plus bel aspect de chaque lutte qui ne se laisse pas embrigader par la politique, est sans doute qu’elle bouleverse les rôles sociaux. Dans un monde qui nous compartimente tous, qui nous enferme la plupart de la journée au boulot, dans les embouteillages ou derrière le fourneau, seule la lutte fait éclater cette routine macabre. Le plus beau du combat, c’est que tu apprends à mieux te connaître, que tu peux croître en idées, en rêves et en pratiques, que tu peux forger des liens avec d’autres, des liens complètement différents de tout la nausée que cette société nous offre. Voilà pourquoi cette lutte n’est pas un combat d’arrière-garde, mais une expression enragée de joie. Voilà pourquoi cette lutte vaut la peine d’être pratiquée.
Magouilles et encore de la torture à la prison de Forest
Depuis quelques mois, l’administration pénitentiaire de Forest essaye de s’enrichir considérablement sur le dos des prisonniers. Une magouille ingénieuse qui a déjà été dénoncée en janvier par un compagnon anarchiste incarcéré là-bas. Ils font payer aux détenus 30 euros par mois pour une télévision et l’abonnement, mais depuis l’introduction de la télévision digitale, ils ne peuvent capter que deux chaînes. De cette manière, la prison se fait un bon tas de fric, soit quelques milliers d’euros par mois. Début mai, des prisonniers de deux ailes ont protesté contre cette magouille en bloquant les préaux et en refusant de réintégrer leurs cellules. Ensuite, la direction a puni collectivement tous ceux qui ont participé à cette protestation avec un « régime cellulaire strict » (« RCS » pas de douches, pas de téléphone, pas de préau, pas de cantine, pas de visite,…). Cette espèce de magouille prospère bien dans les prisons. Encore à Forest par exemple, c’est un secret de polichinelle que les matons soustraient des produits alimentaires de la cantine et de la cuisine, emmènent à la maison des draps, des caleçons, des produits d’entretien,… et les prisonniers se retrouvent démunis. Ce n’est pas que nous sommes contre le vol, loin de ça, mais voler des prisonniers, de ceux à qui ont a essayé d’enlever déjà tellement, c’est carrément dégoutant et c’est tout à fait autre chose que vider le coffre-fort d’une banque. Après, tout le monde sait que les plus grands trafiquants de drogue à l’intérieurs des murs de la prison, ce sont les matons qui s’enrichissent en vendant de l’héroïne et d’autres drogues aux détenus, profitant du désespoir de beaucoup d’incarcérés.
Entre-temps, la suspension du commissaire de la zone de police de Midi qui se livrait, avec l'ensemble ses troupes, à des vexations et des tortures de prisonniers à Forest lors des grèves des matons, a été révoquée. Ce beau tortionnaire a été réintégré dans son boulot de merde dans... la même zone de police. Moins d’une semaine avant, des policiers de Vilvorde avaient décidé de « s’amuser » un peu avec un détenu. Ils l’avaient extrait de la prison de Forest pour une reconstitution et tout au long du trajet, ils se sont amusés à tirer en haut ses mains menottés sur le dos, provoquant ainsi une douleur terrible. Ce jeu de torture leur a été renvoyé à la gueule quand ils ont enlevé les menottes à l’entrée de la prison. Le prisonnier a envoyé un des policiers à l’hôpital, quatre autres policiers ont été légèrement blessés. La salle d’entrée était pleine du sang des tortionnaires. Voilà une réaction claire nette et directe; que leur violence leur soit renvoyée toujours et partout à la gueule.
Entre-temps, la suspension du commissaire de la zone de police de Midi qui se livrait, avec l'ensemble ses troupes, à des vexations et des tortures de prisonniers à Forest lors des grèves des matons, a été révoquée. Ce beau tortionnaire a été réintégré dans son boulot de merde dans... la même zone de police. Moins d’une semaine avant, des policiers de Vilvorde avaient décidé de « s’amuser » un peu avec un détenu. Ils l’avaient extrait de la prison de Forest pour une reconstitution et tout au long du trajet, ils se sont amusés à tirer en haut ses mains menottés sur le dos, provoquant ainsi une douleur terrible. Ce jeu de torture leur a été renvoyé à la gueule quand ils ont enlevé les menottes à l’entrée de la prison. Le prisonnier a envoyé un des policiers à l’hôpital, quatre autres policiers ont été légèrement blessés. La salle d’entrée était pleine du sang des tortionnaires. Voilà une réaction claire nette et directe; que leur violence leur soit renvoyée toujours et partout à la gueule.
50 pourcents
Une enquête menée par la Chambre de Commerce montre que plus ou moins la moitié des patrons bruxellois (entrepreneurs, banquiers, bijoutiers, commerçants, marchands etc.) ont déjà été braqués au moins une fois. Ceux-ci se plaignent du climat actuel à Bruxelles, où, selon les derniers chiffres publiés par la Police Fédérale à propos des premiers mois de 2010, cinq braquages armés ont lieu par jour. A ce propos, le chef de la police a dû admettre que cette criminalité est difficile à combattre, avouant que ça aurait pu être tout le monde. Le choix d’aller chercher l’argent là où il se trouve en abondance, n’est plus – au moins en ce moment – le terrain exclusif d’un « milieu criminel » ou du banditisme « classique » qui fourmillent d’indicateurs et de jeux manipulateurs. C’est juste un moyen de ramasser un peu de thunes. Après, ça a toujours été et ça l’est encore, un choix possible pour tous ceux qui en plus veulent faire autre chose de leur vie que d’aller travailler ou être à la recherche d‘un travail ; qui ne veulent plus laisser déterminer leur temps par les rythmes du système. Que ce soit par des vols dans les supermarchés, des braquages chez les riches ou les banques ou en refusant de payer les factures ou le loyer. Car les vrais voleurs, les vrais braqueurs, sont ceux qui nous enlèvent nos vies, qui nous font plier pour une aumône, qui étouffent nos désirs avec les mirages de gadgets technologiques et la merde dans les rayons des magasins. Ne plus attendre à l’infini le beau jour où la richesse serait repartie de façon un peu plus juste. Vivre ici et maintenant, se libérer ici et maintenant de la tyrannie du travail, de l’argent et de l’autorité, voilà l'essentiel...
Le travail
Le travail est avant tout un compromis que nous acceptons pour pouvoir survivre financièrement. Parce que nous n’avons jamais choisi le fonctionnement de ce monde, et parce que nous avons été élevés avec le message qu’il nous fallait ou marcher ou crever.
Le travail nous vole notre temps et notre énergie! Il essaye de déterminer une partie hallucinante de nos occupations et sollicite en permanence nos corps et nos esprits.
Le travail tend de plus en plus à se confondre avec notre identité. Lorsqu’on nous demande qui nous sommes, on veut en fait savoir ce qu’est notre boulot. Parce qu’en dehors du travail, il ne reste plus grand chose.
Notre statut social est aussi jaugé à la hauteur de notre travail. La société nous fait bien sentir que nous ne valons rien tant que nous ne travaillons pas, et que nous ferions mieux de rentrer dans le rang au plus vite, comme tout le monde.
Le travail s’efforce continuellement à semer la confusion en nous faisant croire que les intérêts des patrons sont aussi nos propres intérêts; que nous faisons partie prenante de l’entreprise, que nous devons nous réjouir quand les affaires vont bien (et que l’entreprise fait beaucoup de bénéfices), et que nous devons fournir des efforts supplémentaires quand ça va moins bien.
Le travail nous considérera pourtant toujours comme de la matière jetable. Lorsque les chiffres le demandent on nous jette à la poubelle et nous pouvons alors à nouveau mettre notre dignité de côté pour nous vendre à quelqu'un d'autre.
Le travail est cette chose pour laquelle nous restons à transpirer dans les salles d’attente d’Actiris ou dans les salles d’auditions de l’ONEM. Comme une armée de réserve, nous devons toujours nous montrer prêts à aller au casse-pipe de l’offre et de la demande. Et si nous ne le faisons pas, la menace financière revient vers nous au galop.
Le travail est cette chose sur laquelle les travailleurs crachent quand ils sabotent les machines pour pouvoir rester un jour à la maison.
Le travail est ce que les chômeurs essayent d’éviter par tous les moyens imaginables, que ce soit à l’aide de fausses sollicitations ou d’ingénieux mensonges.
Le travail est cette chose que les braqueurs rejettent quand ils vont chercher l’argent là où il est. Chez les banquiers ou les bijoutiers, chez ceux qui s’enrichissent sur le dos des autres.
Le travail est ce à quoi ils essayent, encore et encore, de nous contraindre. En tant que soldats à la rescousse de la sainte économie et de son déclin. Une économie de produits et services qui ne nous intéresse peut-être pas, mais qui nous fait quand même un odieux chantage et qui essaye de nous faire plier tous autant que nous sommes.
Refusons ce chantage. Fraudons, volons et sabotons ! Foutons en l’air l’économie et changeons le monde… Pour qu’à travers notre résistance nous puissions redécouvrir ce que respirer librement veut dire.
Le travail nous vole notre temps et notre énergie! Il essaye de déterminer une partie hallucinante de nos occupations et sollicite en permanence nos corps et nos esprits.
Le travail tend de plus en plus à se confondre avec notre identité. Lorsqu’on nous demande qui nous sommes, on veut en fait savoir ce qu’est notre boulot. Parce qu’en dehors du travail, il ne reste plus grand chose.
Notre statut social est aussi jaugé à la hauteur de notre travail. La société nous fait bien sentir que nous ne valons rien tant que nous ne travaillons pas, et que nous ferions mieux de rentrer dans le rang au plus vite, comme tout le monde.
Le travail s’efforce continuellement à semer la confusion en nous faisant croire que les intérêts des patrons sont aussi nos propres intérêts; que nous faisons partie prenante de l’entreprise, que nous devons nous réjouir quand les affaires vont bien (et que l’entreprise fait beaucoup de bénéfices), et que nous devons fournir des efforts supplémentaires quand ça va moins bien.
Le travail nous considérera pourtant toujours comme de la matière jetable. Lorsque les chiffres le demandent on nous jette à la poubelle et nous pouvons alors à nouveau mettre notre dignité de côté pour nous vendre à quelqu'un d'autre.
Le travail est cette chose pour laquelle nous restons à transpirer dans les salles d’attente d’Actiris ou dans les salles d’auditions de l’ONEM. Comme une armée de réserve, nous devons toujours nous montrer prêts à aller au casse-pipe de l’offre et de la demande. Et si nous ne le faisons pas, la menace financière revient vers nous au galop.
Le travail est cette chose sur laquelle les travailleurs crachent quand ils sabotent les machines pour pouvoir rester un jour à la maison.
Le travail est ce que les chômeurs essayent d’éviter par tous les moyens imaginables, que ce soit à l’aide de fausses sollicitations ou d’ingénieux mensonges.
Le travail est cette chose que les braqueurs rejettent quand ils vont chercher l’argent là où il est. Chez les banquiers ou les bijoutiers, chez ceux qui s’enrichissent sur le dos des autres.
Le travail est ce à quoi ils essayent, encore et encore, de nous contraindre. En tant que soldats à la rescousse de la sainte économie et de son déclin. Une économie de produits et services qui ne nous intéresse peut-être pas, mais qui nous fait quand même un odieux chantage et qui essaye de nous faire plier tous autant que nous sommes.
Refusons ce chantage. Fraudons, volons et sabotons ! Foutons en l’air l’économie et changeons le monde… Pour qu’à travers notre résistance nous puissions redécouvrir ce que respirer librement veut dire.
Contre le mur
Tu es pressé contre le mur. Le canon d’un fusil dans ton dos. Coincé. « à genoux! » siffle la voix derrière toi. Des jambes en caoutchouc, un cœur qui hurle dans tout ton corps. La sueur, car tu sais que plier les genoux signifie que le canon se retrouvera à la hauteur de ta tête. Un boum et tu es mort.
Te voilà, pressé contre le mur, dans une vie, une vie qui peut briser ta tête. Besoin d’argent, mais tu ne l’as pas, et partout où tu vas, on t'en demande. Tu es comme un étranger dans une ville immense. Besoin d’argent, mais tu ne l’as pas et partout où tu vas, tu es humilié, tu dois attendre dans la queue, faire tes preuves, faire croire aux autres que tu fais de ton mieux pour trouver du boulot, que tu obéis bravement, que tu fais « oui » de la tête en regardant vers le bas. Tout à fait comme devant le tribunal, où nous nous retrouvons quand nous ne payons pas nos factures, où nous pouvons atterrir quand nous prenons ce dont nous avons besoin, quand nous volons.
« Ne me détruis pas, laisse-moi vivre » une supplication marmonnée à la grâce de celui qui te met au pied du mur. Mais c’est qui, pourquoi ? D’où viennent ces murs et les gens qui y trouvent leurs comptes ? Maintes fois que tu étais là, là contre ce mur ou un autre, espérant que celui qui fait la pluie et le beau temps est de bonne humeur aujourd’hui. Le monde te coince. Tu prends une raclée, parce que tu es enfant, tu es femme, pauvre, immigré ou sans-papier. Pour qu’eux, ils puissent continuer, continuer à construire leur empire, leurs murs, la distribution de fonctions de portiers, de matons, de vigiles. Pour qu’ils puissent devenir encore plus riches, pour qu’ils puissent contrôler. Parce que ça les arrange bien que l'on soit à terre.
Te voilà, contre ce mur et tu te sens petit. Où est allée ta fierté ? Pourquoi cette peur pour ceux qui exercent du pouvoir sur toi, pourquoi baiser leurs pieds ? Te voilà, tu te sens petit… jusqu’à il y a quelque chose qui pète, bien profondément, en toi. Et tu penses… Cette société n’est pas la mienne, pour mes problèmes, elle ne connaît pas de solution. Ta croyance dans ce monde est perdue pour de bon, tout lien avec cette société appartient maintenant pour toujours au passé. Ton chagrin et ton sentiment d’impuissance font place pour la rage et la fermeté de rendre les coups. A ce jeu, je ne joue plus. Je revendique le pouvoir sur ma vie. Et alors il te pousse des ailes…
Ton coude s’élance derrière et touche la gorge du gardien qui est là. Avec ton autre main, tu saisis son flingue et en moins d’une seconde, tu le presse sur sa trempe. Ce mur, il sautera. Il sursaute, car sa fonction consiste à humilier, intimider, menacer, faire chanter. Par là, les gens se sentent automatiquement petits. Mais il s’est heurté à de la résistance. Il sursaute, tout comme ses maîtres, qui se laissent protéger par des grillages et des flics, par des tribunaux et des prisons. Il sursaute et tu lui colles la tête contre le mur. Ce mur, je le fais sauter et si toi tu t’y accroche pour protéger toi-même et ce monde, tu sauteras avec. Ton visage contre son oreille et tu y craches les mots : « Pas d’autre choix que ma révolte. Trop de drogues, trop de morts, trop de problèmes, de prison, de malheur. Je veux vivre et donc… Pas d’autre choix que ma révolte, ce n’est pas moi, mais ce monde qui doit être brisé.
Un boum perturbe le cours normal des choses. Aujourd’hui ce n’est pas toi qui a reçu les coups, mais la société qui te veut petit. Tu t’en vas et tu vas dormir. Le lendemain, tu te réveilles avec un sentiment doux. Mon destin, j’essaye de le garder dans mes propres mains. Tu te lèves, tu pars. A la recherche, en route...
Te voilà, pressé contre le mur, dans une vie, une vie qui peut briser ta tête. Besoin d’argent, mais tu ne l’as pas, et partout où tu vas, on t'en demande. Tu es comme un étranger dans une ville immense. Besoin d’argent, mais tu ne l’as pas et partout où tu vas, tu es humilié, tu dois attendre dans la queue, faire tes preuves, faire croire aux autres que tu fais de ton mieux pour trouver du boulot, que tu obéis bravement, que tu fais « oui » de la tête en regardant vers le bas. Tout à fait comme devant le tribunal, où nous nous retrouvons quand nous ne payons pas nos factures, où nous pouvons atterrir quand nous prenons ce dont nous avons besoin, quand nous volons.
« Ne me détruis pas, laisse-moi vivre » une supplication marmonnée à la grâce de celui qui te met au pied du mur. Mais c’est qui, pourquoi ? D’où viennent ces murs et les gens qui y trouvent leurs comptes ? Maintes fois que tu étais là, là contre ce mur ou un autre, espérant que celui qui fait la pluie et le beau temps est de bonne humeur aujourd’hui. Le monde te coince. Tu prends une raclée, parce que tu es enfant, tu es femme, pauvre, immigré ou sans-papier. Pour qu’eux, ils puissent continuer, continuer à construire leur empire, leurs murs, la distribution de fonctions de portiers, de matons, de vigiles. Pour qu’ils puissent devenir encore plus riches, pour qu’ils puissent contrôler. Parce que ça les arrange bien que l'on soit à terre.
Te voilà, contre ce mur et tu te sens petit. Où est allée ta fierté ? Pourquoi cette peur pour ceux qui exercent du pouvoir sur toi, pourquoi baiser leurs pieds ? Te voilà, tu te sens petit… jusqu’à il y a quelque chose qui pète, bien profondément, en toi. Et tu penses… Cette société n’est pas la mienne, pour mes problèmes, elle ne connaît pas de solution. Ta croyance dans ce monde est perdue pour de bon, tout lien avec cette société appartient maintenant pour toujours au passé. Ton chagrin et ton sentiment d’impuissance font place pour la rage et la fermeté de rendre les coups. A ce jeu, je ne joue plus. Je revendique le pouvoir sur ma vie. Et alors il te pousse des ailes…
Ton coude s’élance derrière et touche la gorge du gardien qui est là. Avec ton autre main, tu saisis son flingue et en moins d’une seconde, tu le presse sur sa trempe. Ce mur, il sautera. Il sursaute, car sa fonction consiste à humilier, intimider, menacer, faire chanter. Par là, les gens se sentent automatiquement petits. Mais il s’est heurté à de la résistance. Il sursaute, tout comme ses maîtres, qui se laissent protéger par des grillages et des flics, par des tribunaux et des prisons. Il sursaute et tu lui colles la tête contre le mur. Ce mur, je le fais sauter et si toi tu t’y accroche pour protéger toi-même et ce monde, tu sauteras avec. Ton visage contre son oreille et tu y craches les mots : « Pas d’autre choix que ma révolte. Trop de drogues, trop de morts, trop de problèmes, de prison, de malheur. Je veux vivre et donc… Pas d’autre choix que ma révolte, ce n’est pas moi, mais ce monde qui doit être brisé.
Un boum perturbe le cours normal des choses. Aujourd’hui ce n’est pas toi qui a reçu les coups, mais la société qui te veut petit. Tu t’en vas et tu vas dormir. Le lendemain, tu te réveilles avec un sentiment doux. Mon destin, j’essaye de le garder dans mes propres mains. Tu te lèves, tu pars. A la recherche, en route...
Brèves du désordre 5
Visite solidaire à l'office de tourisme grec - Des personnes font irruption dans l’office du tourisme grec balançant sur leur passage de l’huile sur les PC, de la peinture, des bombes puantes fabrication maison et une texte; « ...Nous sommes des clients inhabituels venus partager un bout de route avec les personnes qui ont choisi les chemins de la révolte. Les allers simples pour les enragés, et particulièrement les anarchistes, vers les cellules de l’Etat grec ne désamorceront pas l’explosion sociale en cours... Liberté pour les anarchistes incarcérés ! Liberté pour toutes et tous ! »
Besix Tower - L'accès au chantier de London Tower, mené par le constructeur Besix, était forcé et il y avait causé des dégâts divers. Besix participe à la construction d'un nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel.
Pas de chance - Pour la troisième fois en moins d'un an, la voiture privée du constructeur Patrick van Cleemput, chef d'entreprise, a été incendiée. Cette fois-ci, c'était son Mercedes.
Vague de graffiti - Le centre-ville de Louvain s'est vu récouvrir de tags sur des bâtiments officiels, des écoles, des chantiers,... appelant notamment à la grève des écoliers, une initiative autonome annoncée pour le 10 mai. Sur une église, les vandales ont peint « La réligion est un abus » et sur le chantier d'un ancien squat « Contre l'Etat et le Capital ».
Incendie immense - Un incendie immense a causé des dégâts de quelques millions d'euros dans un zoning industriel à Temse. L'incendie a notamment ravagé une partie d'un bâtiment de 8000 m2 de l'entreprise de transport Gilbert de Clerkc, l'entreprise de distribution Bruno Meersman et encore d'autres.
Pas de shopping aujourd’hui – Couvert par les ténèbres de la nuit, des mains inconnues ont foutu le feu au supermarché Spar à Rillaar. L’incendie a provoqué la chute d’une partie du toit et a détruit presque tout le stock. Ça prendra donc un peu de temps avant que le Spar puisse de nouveau essayer de vendre sa marchandise aux consommateurs et d’attraper ceux qui ne comptent pas payer pour leurs produits.
Distributeur de billet – A Tienen, un distributeur de billet de la banque KBC a été détruit. Deux jours plus tard, des tags apparaissent sur des façades de magasins.
Des chômeurs actifs ? – Quelques dizaines de chômeurs ont essayé d’occuper les bureaux de l’ONEM, l’organe fédérale qui contrôle les chômeurs, leur impose des devoirs et des obligations diverses et les radie éventuellement. La police, protecteur de l’ordre établi, a empêché la tentative d’occupation.
Actiris n’a pas beaucoup d’amis – A Berchem-St-Agathe, à Evere et à Auderghem, trois antennes d’Actiris ont été attaqués : vitres brisées, les façades recouvertes de slogans contre le travail. Actiris, c’est le service bruxellois qui essaye de coller du boulot aux chômeurs, qui les agresse avec des invitations et des rendez-vous insensés et les dénonce auprès de l’ONEM quand « ils ne font pas vraiment de leur mieux. » Les travailleurs de la nuit ont laissé des slogans tels que « Ne travaillez plus » et « Vive le travail de nuit ». Les semaines avant, des fugitifs du travail salarié avaient déjà cambriolé l’antenne d’Actiris à Ixelles. A Forest, toutes les vitres ont été cassées et l’antenne a dû fermer ses portes pendant un certain temps.
Concessionnaires sans stock – A Overijse et à Sint-Pieters-Leeuw, aux bords de Bruxelles, des feux ont été allumés chez deux concessionnaires. Plusieurs voitures garées sur leurs parkings ont été cramées ; les stocks de marchandise sont maintenant donc un peu plus modestes.
Pas de shopping aujourd’hui bis – A Waremmes, des inconnus ont tenté de foutre le feu à un supermarché Champion. Les dégâts sont limités.
Les villas gâtent les beautés de la nature – Tôt dans la matinée, quelqu’un enfonce avec sa voiture la porte d'entrée et le garage du villa du ministre de la Défense De Crem. Il voulait protester contre la pollution de l’environnement. Sa détention a été prolongé d'un mois et ils lui ont mit un psychiatre sur le dos.
Entretemps au pays de Mobib – La STIB ne cesse d’être embarrassé par le vandalisme contre les nouveaux portillons qui devraient rendre plus difficile aux voyageurs de se déplacer gratuitement à travers la ville. En outre, les portillons, tout comme le Mobib, la carte électronique d’abonnement, rendront plus facile toute sorte de contrôle, savoir, à chaque moment de la journée, qui va où. Le montant des dégâts aux nouveaux portillons s’élèvent entre temps à déjà plus de 60 000 euros.
L’industrie automobile pas vraiment aimé – Des inconnus ont mis le feu à cinq voitures chez le concessionnaire Geurts Car Center à Genk. Le feu a également endommagé d’autres voitures du Car Center, l’enceinte et la façade du bâtiment même. Geurts Car Center est un dealer officiel de la marque Opel. Dans les usines d’Opel à Anvers, un conflit, même s’il est plutôt tiède, est toujours en cours entre les ouvriers et la direction qui a décidé de fermer l’usine.
Pas à l’école – Des personnes qui n’aiment probablement pas trop l’école, ont incendié des parties de l’Athénée Royale à Chimay. Ils ont particulièrement visé une des deux salles des professeurs, qui a entièrement brûlée. D’autres locaux ont été gravement endommagés par le feu, la fumée et les eaux d’extinction.
Cassage de gueule de fascistes – Pendant qu’à Oudenaarde, l’étalage du bureau local du parti fasciste Vlaams Belang a été détruit avec professionalisme, la salle de fêtes de Charleroi, louée par l’organisation fasciste wallonne Nation qui voulaient y faire une soi-disant « fête du premier mai identitaire », a été entièrement recouverte de slogans contre les frontières, les nations, les États et les fascistes.
Insécurité – Pendant la nuit, un véhicule de la firme de sécurité privée G4S Securitas a entièrement brûlé à Asse. La voiture privée de l’agent de sécurité en question a aussi été détruite par le feu.
Ville de Gand – Deux véhicules de Service de la Ville de Gand ont été incendiés. Ces derniers temps, le rayonnement progressiste de la ville de Gand va toujours plus de pair, comment est-il possible autrement, avec une politique de répression accrue contre tout ce qui ne colore pas à l’intérieur des lignes social-démocrate.
De la joie à Rogier – Deux agents de la Police Fédérale ont été pris au piège par une cinquantaine de jeunes à la station de métro de Rogier et sérieusement passés à tabac. Malheureusement, deux jeunes ont ensuite été appréhendés.
Besix Tower - L'accès au chantier de London Tower, mené par le constructeur Besix, était forcé et il y avait causé des dégâts divers. Besix participe à la construction d'un nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel.
Pas de chance - Pour la troisième fois en moins d'un an, la voiture privée du constructeur Patrick van Cleemput, chef d'entreprise, a été incendiée. Cette fois-ci, c'était son Mercedes.
Vague de graffiti - Le centre-ville de Louvain s'est vu récouvrir de tags sur des bâtiments officiels, des écoles, des chantiers,... appelant notamment à la grève des écoliers, une initiative autonome annoncée pour le 10 mai. Sur une église, les vandales ont peint « La réligion est un abus » et sur le chantier d'un ancien squat « Contre l'Etat et le Capital ».
Incendie immense - Un incendie immense a causé des dégâts de quelques millions d'euros dans un zoning industriel à Temse. L'incendie a notamment ravagé une partie d'un bâtiment de 8000 m2 de l'entreprise de transport Gilbert de Clerkc, l'entreprise de distribution Bruno Meersman et encore d'autres.
Pas de shopping aujourd’hui – Couvert par les ténèbres de la nuit, des mains inconnues ont foutu le feu au supermarché Spar à Rillaar. L’incendie a provoqué la chute d’une partie du toit et a détruit presque tout le stock. Ça prendra donc un peu de temps avant que le Spar puisse de nouveau essayer de vendre sa marchandise aux consommateurs et d’attraper ceux qui ne comptent pas payer pour leurs produits.
Distributeur de billet – A Tienen, un distributeur de billet de la banque KBC a été détruit. Deux jours plus tard, des tags apparaissent sur des façades de magasins.
Des chômeurs actifs ? – Quelques dizaines de chômeurs ont essayé d’occuper les bureaux de l’ONEM, l’organe fédérale qui contrôle les chômeurs, leur impose des devoirs et des obligations diverses et les radie éventuellement. La police, protecteur de l’ordre établi, a empêché la tentative d’occupation.
Actiris n’a pas beaucoup d’amis – A Berchem-St-Agathe, à Evere et à Auderghem, trois antennes d’Actiris ont été attaqués : vitres brisées, les façades recouvertes de slogans contre le travail. Actiris, c’est le service bruxellois qui essaye de coller du boulot aux chômeurs, qui les agresse avec des invitations et des rendez-vous insensés et les dénonce auprès de l’ONEM quand « ils ne font pas vraiment de leur mieux. » Les travailleurs de la nuit ont laissé des slogans tels que « Ne travaillez plus » et « Vive le travail de nuit ». Les semaines avant, des fugitifs du travail salarié avaient déjà cambriolé l’antenne d’Actiris à Ixelles. A Forest, toutes les vitres ont été cassées et l’antenne a dû fermer ses portes pendant un certain temps.
Concessionnaires sans stock – A Overijse et à Sint-Pieters-Leeuw, aux bords de Bruxelles, des feux ont été allumés chez deux concessionnaires. Plusieurs voitures garées sur leurs parkings ont été cramées ; les stocks de marchandise sont maintenant donc un peu plus modestes.
Pas de shopping aujourd’hui bis – A Waremmes, des inconnus ont tenté de foutre le feu à un supermarché Champion. Les dégâts sont limités.
Les villas gâtent les beautés de la nature – Tôt dans la matinée, quelqu’un enfonce avec sa voiture la porte d'entrée et le garage du villa du ministre de la Défense De Crem. Il voulait protester contre la pollution de l’environnement. Sa détention a été prolongé d'un mois et ils lui ont mit un psychiatre sur le dos.
Entretemps au pays de Mobib – La STIB ne cesse d’être embarrassé par le vandalisme contre les nouveaux portillons qui devraient rendre plus difficile aux voyageurs de se déplacer gratuitement à travers la ville. En outre, les portillons, tout comme le Mobib, la carte électronique d’abonnement, rendront plus facile toute sorte de contrôle, savoir, à chaque moment de la journée, qui va où. Le montant des dégâts aux nouveaux portillons s’élèvent entre temps à déjà plus de 60 000 euros.
L’industrie automobile pas vraiment aimé – Des inconnus ont mis le feu à cinq voitures chez le concessionnaire Geurts Car Center à Genk. Le feu a également endommagé d’autres voitures du Car Center, l’enceinte et la façade du bâtiment même. Geurts Car Center est un dealer officiel de la marque Opel. Dans les usines d’Opel à Anvers, un conflit, même s’il est plutôt tiède, est toujours en cours entre les ouvriers et la direction qui a décidé de fermer l’usine.
Pas à l’école – Des personnes qui n’aiment probablement pas trop l’école, ont incendié des parties de l’Athénée Royale à Chimay. Ils ont particulièrement visé une des deux salles des professeurs, qui a entièrement brûlée. D’autres locaux ont été gravement endommagés par le feu, la fumée et les eaux d’extinction.
Cassage de gueule de fascistes – Pendant qu’à Oudenaarde, l’étalage du bureau local du parti fasciste Vlaams Belang a été détruit avec professionalisme, la salle de fêtes de Charleroi, louée par l’organisation fasciste wallonne Nation qui voulaient y faire une soi-disant « fête du premier mai identitaire », a été entièrement recouverte de slogans contre les frontières, les nations, les États et les fascistes.
Insécurité – Pendant la nuit, un véhicule de la firme de sécurité privée G4S Securitas a entièrement brûlé à Asse. La voiture privée de l’agent de sécurité en question a aussi été détruite par le feu.
Ville de Gand – Deux véhicules de Service de la Ville de Gand ont été incendiés. Ces derniers temps, le rayonnement progressiste de la ville de Gand va toujours plus de pair, comment est-il possible autrement, avec une politique de répression accrue contre tout ce qui ne colore pas à l’intérieur des lignes social-démocrate.
De la joie à Rogier – Deux agents de la Police Fédérale ont été pris au piège par une cinquantaine de jeunes à la station de métro de Rogier et sérieusement passés à tabac. Malheureusement, deux jeunes ont ensuite été appréhendés.
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