Affichage des articles dont le libellé est Numéro 41. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Numéro 41. Afficher tous les articles

Hors Service n°41

Téléchargez le numéro 41 ici en format PDF.

Full swing aux deux terrains de golf à Bruxelles

Le 8 octobre, grande indignation dans la presse. On est allé perturber les plus riches de Bruxelles dans les coins où ils voudraient tranquillement jouer au golf. Ne vous trompez pas, le golf n'est pas seulement le club et la balle, c'est un symbole suprême de l'arrogance des bourgeois. Les vêtements de clown, les gants, les caddies, les voiturettes, les terrains énormes, les after-sports luxueux, la tranquillité lourdement payée par ceux qui ne bénéficient pas de ce traitement de faveur. Une session revient à facilement 100 euros, pas difficile alors de comprendre quel genre de personnes ce sport attire.

Au terrain qui compte 40 hectares du Royal Amical Golf Club à Neerpeede dans Anderlecht, 15 des 18 terrains de golf sont désormais inutilisables. Les greens ont été abîmés et détruits à l'aide de coups de bêche et on a déversé du sel de déneigement sur la pelouse. Le sel endommage les sous-sols. Il y a eu au moins 50.000 euros de dégâts et le terrain a dû être fermé. “Le travail de 6 personnes durant un an a été détruit en une nuit. C'est quelqu'un qui voulait détruire le golf” dit le greenkeeper Ghislain Poot, collègue et famille de Paul Poot, le directeur du club. Le même nom de Paul Poot est également notaire sur la chaussée de Mons à Anderlecht, pure coïncidence ?

Rien de comparable avec des dégâts causés par le passage de quad ou de moto. Les tensions avec certains voisins n'expliqueraient pas non plus une telle agression. Le gros des réparations pourrait prendre trois semaines mais le sel pourra mettre en danger la saison prochaine. Les compétions ont été annulées.”

Que tout le monde n'est pas fan du golf, ils le savent déjà au club d'Anderlecht. De temps en temps, des petits feux sont allumés. D'ailleurs, pas loin de là, un mois auparavant, un incendie volontaire avait abîmé le local du club de golf Steenpoel à Dilbeek. Le feu a été mis à la véranda et s'est propagé à la toiture. Le lendemain, la compétition prévue a toutefois eu lieu, mais pour l'occasion avec une panne d'électricité.

Au Brussels Golf Club à Watermael-Boitsfort, cinq greens sur neuf ont été attaqués et aspergés de sel. « Les greens sont les parties les plus chères du terrain de golf, le coût des réparations s'élève à 15 à 20 000 euros par green. »

Au lieu de s'indigner sur les coûts de réparation, on pourrait peut-être s’interroger sur la nécessité de cette quantité de pognon qui est mise dans ce loisir de luxe. De plus, est-il nécessaire d'occuper tellement d'espaces qui étaient autrefois de la nature ? Est-il nécessaire d'utiliser tellement d'engrais et de pesticides venimeux pour l'entretien des terrains ? Ces pesticides tuent notamment une grande partie des insectes et des oiseaux. Est-il nécessaire de confisquer tant de tonnes d'eau pour l'entretien des terrains alors que, pour certaines tranches de la population, l'eau devient comme de l'or ? Dans plusieurs pays plus pauvres comme le Portugal ou au-delà de la Méditerranée, des terrains de golf poussent comme des champignons pour attirer les touristes. L'eau y est alors tellement gaspillée qu'il y a un véritable manque d'eau dans les autres coins du pays.

L'indignation des clubs de golf et de leurs usagers cache la conscience de leur tort. Leur sport de luxe est une prolongation de la même optique qu'ils appliquent ailleurs : destruction de la nature, gaspillage des ressources premières, occupation de l'espace, arrosage de fric et arrogance de classe. Full swing dans leur gueule !

Brisons nos chaînes

Vendredi matin 18 octobre. A Anderlecht, au square Albert, une grande banderole « Occupation contre la maxi-prison. Brisons nos chaînes. Liberté pour tous » apparaît sur l’ancien complexe du garage Renault. En même temps, des milliers de personnes dans le quartier autour trouvent des tracts dans leurs boîtes aux lettres invitant à un week-end de rencontres et d’initiatives contre la construction de nouvelles prisons et contre le réaménagement urbain qui transforme la ville en grande prison à ciel ouvert.
Dans l’après-midi, les premiers flics se pointent. Et leurs rangs se grossissent rapidement. Depuis le bâtiment, les occupants scandent « Flics, dégage » ; en face, de nombreuses personnes du quartier se rassemblent. Sur le bâtiment occupé, encore des banderoles : « Système carcéral, rage viscérale » et « Dedans comme dehors, courage et force à ceux qui se battent ». Les flics débarquent en nombre, les insultes fusent, des policiers sont arrosés d’eau, quelques pierres et des œufs volent depuis l’attroupement hostile aux serviteurs de l’ordre. A l’arrivée de plusieurs dizaines de policiers en tenue anti-émeute, les occupants décident de monter sur le toit, lançant des fusées et criant leur rage contre ce monde de prisons et de pouvoir. En face du bâtiment, l'hostilité contre les flics monte. « Mort aux poulets ». Les occupants arrivent à s’échapper à ce qui s’annonçait aux yeux de tous comme une boucherie. L’occupation est expulsée, mais les flics sont verts... ridiculisés, insultés et quelque peu attaqués, ils n’ont pu effectuer aucune arrestation.
Le lendemain, les activités annoncées sur l’invitation continuent, et ce en plein air. Distribution de tracts dans le quartier, discussions informelles, table de presse et banderole anticarcérale sur le square Albert. Le soir, un concert de rap s’improvise sous les immeubles du square. Plusieurs personnes prennent le micro pour cracher leurs paroles de révolte.
Enfin, le dimanche, il semble que quelques dizaines de personnes aient à nouveau traversé le quartier : collage d’affiches, bombage des murs avec des slogans contre la prison et son monde, distribution de tracts.
Ce week-end d’initiatives voulait créer une ouverture pour ceux et celles qui veulent se battre contre la construction d’une maxi-prison à Bruxelles et contre la transformation de Bruxelles en ville-prison, taillée pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les capitalistes. Des rebelles de différents horizons se sont rencontrés dans la rue, ont tenu face à la pression policière, se sont solidarisés avec la lutte en cours, ont forgé des complicités dans la tension de la révolte. Il s’agit dès lors de diffuser aux quatre coins de Bruxelles les appels à la lutte, de forger de liens entre ceux qui ne se laissent pas faire et veulent se battre contre la construction d’un nouvel enfer carcéral. Cette lutte ne sera pas facile, elle aura besoin de tout : de paroles, de discussions, d’initiatives, d’occupations, d’actions, d’attaques contre les responsables et les constructeurs du projet de la maxi-prison, de complicités entre rebelles de partout. Ce week-end a donné du courage à de nombreuses personnes, des déterminations se sont affirmées, des volontés se sont renforcées, des sourires sur les visages, la force de la révolte couve en nous... plus que jamais, nous sommes prêts pour le combat !

Les prisons en feu, les matons au milieu

Gardiens de prison désignés comme tortionnaires


Ce n'est pas ici un procès contre le monde carcéral belge”. Les avocats qui ont défendu ce mercredi 16 octobre trois matons tortionnaires et une directrice adjointe de l'époque étaient tous les plus convaincus défenseurs des droits des détenus et franchement indignés de la violence exercée contre ceux-ci. Sauf bien sûr s'il s'agit de faits réels, comme c'était le cas le 6 décembre 2007 contre Farid Bamouhammad, sauf s'il s'agit bien sûr de se questionner sur le comportement des tortionnaires qui siégeaient justement devant eux sur le banc des accusés, s'il s'agit de chercher à comprendre pourquoi l'un d'eux – le mal famé chef surveillant Daniel Delbard – était l'un des “apôtres” du Jésus Fonck, directeur de l'époque de la prison de Ittre. L'hypocrisie n'a pas eu de limites ce jour-là.
Vous avez la réalité en face de vous, n'avez-vous pas honte ?” a répondu Farid aux avocats de ses bourreaux.
Pendant des années, la prison de Ittre a été dirigée par un sauvage Fonck et une dizaine de matons qui tabassaient les détenus avec la même régularité qu'ils buvaient leur tasse de café le matin. Il s'agissait là d'une violence systématique et organisée, couverte par l'administration pénitentiaire.

Début décembre 2007, les matons d'Andenne se mettent une fois de plus en grève pour exiger le départ de Farid. Il est alors envoyé à la prison de Ittre, où les matons ne sont pas non plus contents, ils avaient déjà leur lot de détenus récalcitrants à gérer et l'ambiance était à l'émeute. Comme cela s'est passé plusieurs fois à cette époque, le directeur et ses apôtres ont voulu se faire plaisir. Farid est attendu par un comité d'accueil de matons qui le rouent de coups et le mettent au sol au moindre mot venant de sa bouche. Ils le traînent au cachot où il sera attaché jour et nuit, les pieds et les mains liés, pendant plusieurs jours, dans le froid. On est en plein hiver.
Cela a un nom, ça s'appelle la torture. Cela sait se couvrir aussi. L'usage d'un instrument de torture est nié, aucune trace n'est laissée. Le médecin complice des violences commises viendra seulement 6 jours après pour constater les séquelles des entraves (chevilles ensanglantés entre autres), et notera ensuite que les autres traces seraient dues à de “l'automutilation”.
Farid a porté plainte pour traitement inhumain et coups et blessures. Les matons répondent tout de suite en l'attaquant de leur côté pour menaces et insultes.
Les matons présents le jour du procès ont tant bien que mal essayé de se justifier, de pratiquer l'oubli sélectif, de jeter la faute sur les flics et surtout sur Farid lui-même bien sûr. On lui reproche entre autres de ne pas avoir lui-même demandé à enlever les entraves. Sa présence même était déjà une menace et justifiait à leur avis cette violence. Comme une véritable mafia, les uns couvraient les autres en ajustant leurs discours. Deux délégués syndicaux de la prison de Ittre étaient présents pour soutenir leurs bourreaux et défendre les intérêts de toute la matonnerie. Un témoin – lui-même ex-directeur de Ittre et de Lantin – est venu confirmer que certains matons voulaient éliminer Farid et que lui-même a été muselé par le directeur Fonck. Il disait aussi que ce sont souvent les chefs de quartier qui décident eux-mêmes des « moyens de coercition » utilisés à l'encontre des détenus.


Aujourd'hui, certains matons violents ont été mutés. Delbard a rejoint la prison de Marneffe, d'où il continue à inciter d'autres matons à cogner, à faire grève, au delà des murs d'une seule prison. Les trois frères Baldan se sont éparpillés, l'un est maton à Lantin où il a notamment géré les matons du bloc U (isolement), l'autre fait la sécurité d'une boîte de nuit et le troisième travaille pour la douane. Le directeur Fonck a eu sa dose ; il aurait subi une tentative de meurtre sur l'autoroute, un cambriolage particulièrement violent chez lui pour finalement être frappé par une crise cardiaque. Après avoir été un légume dans le coma, il ne se souvient plus de rien aujourd'hui, pas même d'avoir un jour été directeur de prison.
Quelques pions ont été changés depuis, mais la violence commise contre les détenus, et particulièrement ceux qui ne se laissent pas facilement soumettre, est toujours monnaie courante dans les prisons belges. À plusieurs reprises pendant le procès, Farid a dénoncé cette violence commise contre les détenus à Ittre et dans d'autres prisons.

Rendu le 29 novembre au tribunal de Nivelles. Mais nous ne sommes pas dupes. Ce n'était effectivement pas un procès contre le monde carcéral belge, une chose pareille n'est pas imaginable. Les bourreaux, leurs chefs et leurs complices n'iront pas se poursuivre devant leur propre justice. Nous savons que même assassiner un détenu de sang froid, comme Michael Tekin qui a été roué de coups et étranglé par une dizaine de matons à Jamioulx, n'est pas considéré pour eux comme un fait punissable, alors nous ne nous faisons pas trop d'illusions sur les suites de ce procès qui a à son origine un homme qui ne se laisse pas facilement enfermer et soumettre. Ce n'est pas dans la salle d'une cour que nous devons attendre que justice soit faite. Ce qui était beau par contre, c'était de voir l'effarement et le malaise sur les sales gueules de ces matons.

Récit d'une émeute en octobre 2006, témoignage recueilli en 2011 et publié dans le livre 'Brique par brique'.
« […] Ça s'est passé sur la section réA, où tous les punis sont enfermés et surveillés. Une équipe de bâtards de matons. L'équipe de Fonck, un directeur qui disait aux détenus : « Moi je suis Jésus, les gardiens sont mes apôtres ». Fonck se promenait dans la taule avec un Magnum 357.
L'équipe de Fonck, des gardiens qui étaient protégés par Fonck. Delbard – on dirait Claude François -, Luigi et Adelio Baldan, l'adjudant Theemans. »


« Le 18 janvier 2007, lors de l'évasion d'un détenu depuis l'hôpital de Tubize, on prend le temps de tabasser deux matons qui surveillaient le détenu. Ces deux matons ne sont pas n'importe qui. Ils faisaient partie de cette équipe de bourreaux. Serge V. est roué de coups alors qu’il se trouve au sol. Il garde une incapacité de travail permanente. Son collègue Marcello Martinez, également tabassé, finira par se suicider.
Comme c'est souvent le cas, les matons partent directement en grève pour brouiller les pistes d'une enquête sur le pourquoi de ces faits. Toute l'attention part alors aux réclamations des gardiens. Dans quatre autres prisons en Wallonie, les matons suivent la grève.
La mafia fait son travail : pour cette évasion, le détenu écopera 8 ans de prison et ses trois complices de 6, 5 ans et 30 mois. »

Correspondance contre la taule

Début octobre, prison de Saint-Gilles. Un détenu ne laisse plus passer la fouille habituelle. Dégâts: trois matons blessés, dont l'un sera emmené à l'hôpital. Une semaine plus tard, il y est toujours. Le détenu est transféré à la prison de Forest, où il reçoit plusieurs doses d'Haldol.
Deux mois auparavant, un jeune détenu était encore monté sur le toit pendant une heure pour protester contre les conditions de détention. Depuis, il est enfermé dans le bloc strict, l'aile B où les gardiens le passent régulièrement à tabac pour se venger de sa détermination, il est privé de tout contact avec l'extérieur.
Début novembre, deux prisonniers montent sur le toit de la prison de Merksplas, pour les mêmes raisons.

Début octobre, prison de Turnhout. Un détenu est particulièrement et continuellement visé par l'administration pénitentiaire. Pendant la visite de son frère, des matons se ramènent pour effectuer une fouille sur son corps. Lorsque le détenu est emmené, son frère perd son calme. Il jette tout ce qu'il a sur les mains, prend des chaises et commence à les balancer partout. Affrontement physique avec toute une clique de matons. Le détenu revient, voit son frère et y met du sien. Régime strict pour le détenu, cachot de police et interdiction de visite pour son frère. Au moins ils se sont pas laissés faire!

Brèves du désordre 41

Brûle, tribunal, brûle – La salle d’audience de la Justice de Paix d’Uccle a été incendiée. Selon les keufs, un suspect serait passé aux aveux. Un juge l’avait condamné pour défaut de paiement d’une facture de l’hôpital. Nous saluons ceux qui ne se laissent pas faire par les juges et les lois, et tentent de rendre les coups.

Vague d’incendies de voitures – Depuis des années, les incendies de voitures fonctionnent comme des torches dans la nuit : des torches criant la révolte contre une vie dégradée en travail, prison, obéissance et ennui. Si des véhicules touchés sont choisis à l’aveugle, il faut cependant noter que la vague incendiaire en septembre a notamment frappé les quartiers riches d’Uccle, brûlant des dizaines de voitures de luxe. D’ailleurs, la contamination n’est jamais très loin : à Liège, Charleroi, Jupille et Verviers aussi, des dizaines de voitures et de véhicules d’entreprises ont été la cible d’incendiaires noctambules. A Seraing, quatre voitures ont flambé devant l’entrée du commissariat.

Presque – Un soir, un incendie a ravagé un entrepôt de la commune d’Anderlecht juste à côté du supermarché Cora. L’intervention des pompiers a épargné ce supermarché. A deux doigts de flamber, ce temple de la consommation et du capitalisme comme toutes les propriétés des autorités resteront cependant toujours des cibles pour les enragés.

Manifs, occupations et affrontements – Quelques centaines d'Afghans et d'autres personnes qui luttent contre les centres fermés et les expulsions descendent depuis plusieurs semaines dans la rue pour réclamer des permis de séjour. A deux reprises, leurs manifestations ont été attaquées par la police, laissant de nombreux manifestants blessés. Certains ont même des morsures de chien. Quand, à plusieurs reprises, ils ont occupé des bâtiments vides pour s'organiser, ils ont été brutalement expulsés par la police. Le lendemain d'une de ces manifestations sur le carrefour d'Arts-Loi, attaquée par la police et laissant des flaques de sang sur le pavé, des milliers de flics ont manifesté contre la violence contre les agents. La police matraque, torture, tue et humilie pour protéger les intérêts des riches et des puissants, et par sa manif passant sur les flaques de sang de manifestants, elle a exigé la carte blanche pour continuer son terrorisme. Flics, porcs, assassins, on saura vous rendre les coups.

Flics dégage – A Houthalen (Limbourg), des affrontements ont eu lieu entre des habitants d'une cité et des unités de policiers anti-émeute. Plusieurs véhicules des flics ont été endommagés, un combi s'est écrasé contre un mur, un flic se trouve toujours dans le coma. Au final, les flics ont dû se retirer du quartier. A Molenbeek, des policiers, à la poursuite d'une personne, ont pénétré dans un domicile familial. Ils ont sorti les matraques et ont aspergé toute la famille de lacrymogène. Quatre personnes ont été arrêtées et amenées au commissariat. Le père a fait une crise d'asthme à cause des policiers. Un rassemblement s'est improvisé devant le comico pour exiger la libération. Tous les quatre ont au final été relaxés. Deux flics prétendent subir une incapacité de travail à cause de la résistance, d'ailleurs tout à fait juste, de la part des proches.

Journaliste dégage – Quand une journaliste s'est pointée avec son cameraman sur la place Lemmens à Anderlecht, des personnes lui ont fait comprendre qu'elles ne voulaient rien savoir des médias. Quand elle a insisté, une autre personne est venue et lui a tiré dans le genou avec un pistolet à plomb, et alors les charognards de journaleux se sont cassés... pour ensuite aller pleurer sur les écrans que les gens ne veulent pas lui parler et ne veulent pas être filmés! Dégageons les journalistes, ce sont des laquais du pouvoir.

Remarquable – A Zaventem, près de l’aéroport, des inconnus ont mis le feu à des pneus, provoquant une colonne de fumée noire. On ne sait pas si les avions ont été perturbés, mais en tout cas, provoquer une grosse fumée à côté de l’aéroport serait certes une bonne idée et facile à réaliser pour empêcher par exemple une expulsion d’un sans-papiers.

Hors service – Les autorités ont désormais planté des parcmètres presque partout. Mais cette pratique d’extorsion de la population pour remplir les caisses de l’Etat se heurte aussi à une résistance diffuse. Une dépêche de presse racontait récemment comment des dizaines de parcmètres sur une même zone à Bruxelles (à Saint-Gilles en l’occurrence) avaient été sabotés en une même nuit. Une petite ballade nocturne, de la colle dans la fente, de la peinture sur l’écran, un bon coup de marteau, un petit feu en bas... les possibilités sont variées pour mettre hors service ces appareils de merde.

Feu aux prisons – Attaquer la prison, c’est aussi attaquer les rouages qui font tourner la machine à enfermer, comme par exemple les entreprises qui construisent et entretiennent les taules. A Paris à différents endroits, plusieurs véhicules appartenant à Eiffage, constructeur de prisons en Belgique, France et ailleurs, et à l’entreprise Vinci, également constructeur de prisons, ont été incendiés début octobre. Pour une liste des entreprises qui se font du fric sur le dos des prisonniers, allez voir par exemple sur www.lacavale.be